Les vins du mois de décembre 2014

Riesling Stein 2007 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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Robe : lumineuse, jaune franc avec des reflets dorés.
Nez : riche, intense, palette raffinée et évolutive, pêche jaune bien mûre, ananas frais, épices douces et poudre de craie
Bouche : matière ample et généreuse, structurée par une acidité discrète et une très belle salinité, finale longue, salivante, notes de pamplemousse, amers fins et petite touche grillée.
Même si la belle exubérance de sa jeunesse s’est un peu tempérée, ce superbe riesling a gardé son caractère expressif et généreux tout en affirmant un équilibre plus vertical et une minéralité plus profonde…un grand Stein dans la force de l’âge mûr. MIAM !


Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2008 – Domaine Hering à Barr

Robe : jaune citron, belle brillance et reflets métalliques.
Nez : complexe et racé avec une palette classique sur le miel, la résine et le citron frais.
Bouche : attaque souple mais très vite la sensation de douceur est relevée par une présence acide large et assez mordante, finale longue, très salivante avec de beaux amers nobles.
Après une expression aromatique très engageante – qui m’évoque presque un cru de Meursault – la présence en bouche stricte et sans concession de ce riesling peut surprendre…mais je reste bluffé par la force minérale de ce vin que je sens presque inaltérable que je serai curieux de regoûter dans une dizaine d’années.


Riesling Grand Cru Hengst 2009 – Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune clair, lumineuse avec des reflets dorés.
Nez : expressif et bien mûr, palette très séduisante sur le citron confit, l’ananas rôti avec quelques notes grillées et une fine touche vanillée.
Bouche : matière puissante et concentrée, acidité mûre et rayonnante, finale très longue, parfaitement digeste, amers nobles et sillage délicatement fruité avec un soupçon de poivre et un petit grain tannique.
Dans ce riesling pleine de fougue ont sent que les effets du terroir et du millésime agissent de concert pour nous livrer un vin plein d’énergie vitale au charme ravageur. Magnifique !!!


La Madura-Grand Vin VDP d’Oc 2012 – C. Bourgne à Saint Chinian

Robe : jaune clair, belle brillance et reflets or pâle.
Nez : expressif et très raffinée, groseille bien mûre, écorce d’agrumes, gingembre frais, touche épicée et pointe minérale très noble.
Bouche  chair gourmande et bien dodue étirée par une trame acide bien en place, toucher onctueux avec un joli gras, finale épicée et tenue par une salinité qui commence à pointer.
Ce vin issu à 100% de sauvignon représente pour moi l’une des interprétations les plus complexes et les plus abouties de cépage.
Equilibre, complexité, minéralité…tout est là ! Superbe cuvée !


Mas Del Perié-La Roque Cahors 2012 – F. Jouves à Trespoux

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Robe : très sombre, opaque avec des bords pourpres.
Nez : mûr et très complexe, prune bien mûre, myrtille, réglisse et petites notes de violette.
Bouche : matière épaisse avec une texture particulièrement onctueuse, tanins présents mais bien souples, équilibre tonique, finale sapide et longuement aromatique.
Issu d’une vigne de malbecs située sur un terroir argilo-calcaire et travaillée en biodynamie cette cuvée élevée pour moitié en barriques et pour moitié en cuves béton a bousculé définitivement ma représentation du vin de Cahors.
Malgré une silhouette musculeuse et une ossature solide la matière caresse les papilles en déployant une expression aromatique envoûtante.
Présenté par Claude Weinzorn à l’occasion du Salon de Strasbourg, Fabien Jouves est le vigneron qui m’aura redonné l’envie de boire du Cahors. MIAM !


Château Beychevelle 2001 – S.C.CH. à Saint Julien

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Robe : grenat sombre avec une frange brunissante.
Nez : noble et raffiné, touche de torréfaction à l’ouverture, groseille bien mûre et notes de sous-bois par la suite.
Bouche : attaque acidulée très stimulante, matière large et charnue structurée par un maillage tannique présent mais bien souple, finale équilibrée, très digeste avec une touche légèrement amère.
Même si la finale est un poil trop austère à mon goût, ce quatrième cru classé de Saint Julien s’est livré avec une gourmandise un peu canaille tout en gardant beaucoup de sérieux et de tenue en bouche.
La fin du flacon dégusté le lendemain a révélé un vin plus fatigué avec une expression bien moins flatteuse : déstructuré en bouche et moins net au niveau aromatique…peut-être le signe annonciateur d’une phase de déclin.

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La cathédrale sous le soleil de décembre…mille ans en 2015 et toujours aussi belle !


Commentaires (2)

1. Jaffuel Dany 04/01/2015

Surprenant pour moi que la conservation des vins du domaine Rietsch surprennent quand on a eu l'occasion d'en boire quelques uns
Les notes que certains commentaires sur le web classent dans les oxydatives disparaissent sur quelques jours. Ce sont des notes épicées qui à mon sens sont liées à l'élevage et en particulier au bois. Ces vins sont par contre une expression de la minéralité comme Fleur de cailloux de JPP peuvent l'être. Des vins remarquables

2. Arrakis (site web) 03/01/2015

Etonnant que le Beychevelle, un monstre, soit déliquescent si rapidement et le Stein -très peu traité- semble absolument à son apogée ! Miracle !

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