Les vins du mois de janvier 2015

Gewurztraminer V.T. 2007 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

Robe : jaune franc, un peu fluo, consistance assez épaisse, reflets vert clair.
Nez : charmeur et complexe, palette classique mais absolument irrésistible qui s’ouvre sur des notes de fruits exotiques (mangue, litchi, ananas frais) pour enchainer sur de délicats arômes de rose.
Bouche : matière qui flatte les papilles avec un moelleux très agréable, un toucher lisse et caressant et une acidité qui s’invite dès le milieu de bouche pour donner un beau tonus à la finale.
Voilà une interprétation magistrale d’un gewurztraminer en surmaturité : sexy, généreux mais avec une digestibilité exemplaire…on arrive même à regretter qu’il n’y ait que 50 centilitres dans la bouteille. MIAM !


Riesling Grand Cru Wineck Schlossberg 2007 – Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

Robe : jaune clair avec des reflets or blanc.
Nez : fin, typé et très flatteur, notes d’agrumes mûrs (citron, mandarine, pomelo) avec une petite touche légèrement grillée.
Bouche : attaque très douce, matière qui se développe en crescendo avec une acidité puissante qui structure une chair fruitée assez généreuse, salinité qui s’invite dès le milieu de bouche et qui tonifie une finale où on perçoit une fine touche minérale et quelques beaux amers.
Arrivé à pleine maturité (comme beaucoup de 2007 alsaciens d’ailleurs), ce riesling né sur ce coteau granitique de Katzenthal dégage une belle impression de plénitude : interprétation plus disciplinée et plus droite des terroirs de granit – surtout lorsqu’on le compare à ses voisins du Sommerberg – ce Grand Cru offre au gastronome une pléthore de possibilités d’accords culinaires.


Pouilly Vinzelles Les Longeays 2010 – Domaine de La Soufrandièreà Vinzelles

Dsc 1946

Robe : jaune clair, brillant avec des bords vert pâle.
Nez : délicat et racé avec une palette complexe et évolutive : notes de chèvrefeuille, de pierre chaude, léger fumé et fruits blancs frais après oxygénation.
Bouche : matière dense et volumineuse tendue par une acidité droite mais sans aspérité, la finale voit naître quelques amers nobles mais est vite dominée par une présence minérale très intense.
Situé dans le voisinage immédiat des Quarts, le climat des Longeays est considéré comme l’autre grand terroir de Vinzelles et cette cuvée qui entre dans sa phase de plénitude le prouve de façon éclatante. Grand vin !


Meursault 1° Cru Bouches Chères 2009 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, belle brillance et frange vert-pâle.
Nez : beaucoup de retenue à l’ouverture mais palette bien complexe après oxygénation, notes de fruits blancs frais et de fougère avec une touche d’herbes aromatiques.
Bouche : attaque en souplesse, matière large avec une acidité qui se tend progressivement pour étirer et équilibrer la structure, finale un poil chaleureuse avec un sillage très long où on retrouve des effluves d’herbes aromatiques.
Même si la signature solaire du millésime se révèle en fin de bouche, ce premier cru de Meursault à l’expression aromatique un peu timide séduit par sa superbe présence en bouche…La grande classe !


Sydre Argelette 2010 – Eric Bordelet à Charchigné

Dsc 1965

Robe : jaune franc avec des nuances orangées, cordon de bulles très fin.
Nez : fruité délicat, étonnant de complexité, petites notes minérales et fumé discret.
Bouche : matière dense, chair gourmande, équilibre parfait entre richesse, acidité et amertume, mousse onctueuse avec une bulle légère, d’une extrême finesse, retour aromatique très persistant sur le fruit et la minéralité, très grande sapidité.
Lorsqu’un cidre est conçu comme un grand cru, il a parfaitement sa place dans les carnets de dégustation d’un œnophile : chez Eric Bordelet on parle cépage et terroirs comme pour un vin et on réalise des cuvées de cidre qui révèlent des qualités organoleptiques exceptionnelles.
Le Sydre Argelette, qui est la cuvée haut de gamme du domaine, provient d’un terroir de schiste et est réalisé à partir d’un assemblage de multiples variétés de pommes.
Voilà une très belle bouteille qui aura dorénavant sa place parmi les vins effervescents de ma cave. MIAM !


Chambolle Musigny Les Fremières 1999 – M. Agnien à Morey Saint Denis

Dsc 1944

Robe : grenat profond, légère turbidité et frange brunissante.
Nez : délicat et complexe avec une palette qui évolue continuellement, bouquet floral très fin, notes d’orange sanguine, graphite et discrète pointe mentholée.
Bouche : attaque tonique suivie par un très beau développement tout en largeur, texture d’une grande gourmandise, acidité mûre et tanins souples, grande longueur finale avec un sillage aromatique sur les agrumes, la réglisse et une pointe minérale.
Malgré un début de réveillon très compliqué – dans un restaurant que nous avons fini par fuir au bout d’une heure – cette très belle bouteille m’a fait oublier notre déconvenue en me tenant compagnie lors du passage vers la nouvelle année.
Arrivé à pleine maturité ce Chambolle est un véritable nectar…MIAM !


VDP du Mont Baudile Le Grenache du Badaïre 2012 – Supply-Royer à Arboras

Dsc 1979

Robe : grenat brillant, densité moyenne…un peu inhabituelle pour les vins du domaine.
Nez : fruité mûr, charme presque irrésistible, notes de cerise noire confite et senteurs de garrigue…celle d’Arboras peut-être ?
Bouche : matière ronde et caressante dès l’attaque, chair tendre et fruitée, acidité très souple mais présente, développement aromatique sur la cerise, le noyau, l’amande fraiche, finale digeste, glissante mais bien longue.
J’avais déjà beaucoup aimé cette cuvée lors de ma dernière visite au domaine Supply-Royer mais cette fois ci elle m’a vraiment subjugué par sa finesse et sa gourmandise…et pourtant Eric a un peu de mal à revendiquer le style de ce vin qui n’a pas assez l’accent du pays, à son goût. Pour moi c’est « bu et approuvé »…sans hésitation. MIAM !

Dsc 1774
Rendez-vous pour mon prochain Grand Cru.


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