Une série de vins espagnols et italiens.

J’avoue très mal connaître les vins hors de nos frontières. J’en bois quelquefois mais sans réellement approfondir la chose. Depuis quelque temps cependant, au hasard des rencontres humaines et de quelques périples géographiques, j’ai acheté et ouvert quelques vins espagnols et italiens. C’est donc un commentaire fait de sensations primaires avec peut être parfois des erreurs dans la transcription de l’identité du vin car les étiquettes sont pour la plupart à rallonge !!!

Les vins Blancs :

Sisquella 2012 Clos Pons Costers del Segre : la encore d’un blanc diaphane, avec un nez frais sur le pamplemousse, le thym frais. On retrouve d’ailleurs en bouche le côté amer du pamplemousse et cette fraîcheur avec là encore une pointe saline. La perception acide est  encore un peu haute pour moi mais mieux maitrisée. Intéressant avec des entrées un peu grasse telles du jambon ou des tapas frits.
C’est pas mal.

Pura Vida 2013 Costers Del Segre : d’une couleur très blanche, sur le citron, le fenouil, la fleur d’acacia. Il est plutôt vif pour ne pas dire acide, avec une touche saline et fraîche mais le tout retombe rapidement.
Assez moyen.

Fontanasanta Manzoni bianco Dolomiti 2012 Foradori : un vin à l’identité forte, d’un jaune soutenu, avec des parfums de citrons confits, de miel, de cire d’abeille avec une pointe plus fraiche de zestes d’agrumes. Je perçois un pet de réduction. Très aromatique. La bouche est riche, assez grasse, sphérique avec de très jolies notes de poires william et un fond d’alcool qui remonte légèrement.
Très particulier, on sent que le vin aurait pu basculer du côté obscur

Photoesp italie

Bianco 2007 Etna Tenuta delle terre nere : là encore, un joli jaune dorée soutenue, très glycériné, citron confit, cédrat, épices, beurre et un relent minéral. Un petit côté caramel au lait apparaît en se réchauffant.
Un vin très structuré, minéral, avec une pointe un peu sèche et une légère touche d’oxydation, mais l’ensemble reste très agréable.

Photo tenuta nere

Les vins rouges :

Finca Espolla 2010 Castillo Perelada : assemblage de Monastrell, syrah, Garnatxa, cabernet sauvignon. De couleur pourpre, il exhale des senteurs de chêne, de fumé, de cuir avec des notes de mûres. C’est un vin assez massif, balsamique, un peu entêtant avec une pointe d’amertume. Le fond de verre est sur la cendre froide et un léger menthol.
Bien fait techniquement mais un rien empreint de lourdeurs.

Licis 2011 Ribeira Sacra Franck Massard : un vin découvert à Bron au salon de la Cugnette. Un peu réduit, très fruit à noyau, floral, un peu lardé. On pourrait penser à une jolie syrah de crozes hermitage avec cette pointe acide sous jacente. Un côté minéral se développe au fur et à mesure avec un trait végétal voire une petite amertume. Le fumé revient en fond de verre avec une pointe florale.
Très élégant.

Vendemmia 2011 Barbera d’alba de Vajra : une forte volatile à l’ouverture, puis du fumé. Après un moment de pause à l’air, le vin se remet à l’endroit et le fruité revient, fruits noirs, myrtille. La bouche est serrée avec une pointe d’alcool qui chauffe un peu le vin et une acidité un poil mordante.
Pas très convaincu par ce vin en l’état.

Photo espagne italie

Fonterenza rosso di Montecalcino 2011 : 100 % Sangiovese, d’une belle couleur assez vive avec un panier de fruits noirs qui s’impose d’emblée. Le vin est très structuré, voire un peu sévère, mais l’ensemble est agréable, avec des tanins encore présents qui devront se fondre. La finale est plutôt fraîche et réglissée.
Un vin qui s’exprime plutôt en mangeant qu’en dégustation pure.

Bon…ce n’est pas l’extase, pas de coup de cœur particulier, mais l’ensemble est plutôt de qualité. Les prix ne sont pas tendres en Italie et il me semble depuis quelques temps que l’Espagne, de ce point de vue là,  présente des rapports qualité prix assez intéressants avec des vins souvent techniquement bien faits, stables.
Je complèterai mes dégustations Espagnols avec les différents achats que j’ai pu faire ces derniers mois afin d’avoir un panorama plus large.

Pardon pour ces commentaires un peu courts mais ma passion du vélo m’a trahie en me jetant au sol comme un vieux sportif à qui on dit de se calmer et qui n’écoute rien. Résultat, un handicap passager qui ne permet pas d’écrire correctement et m’oblige à taper d’un doigt à l’ordi ! Mais une main suffit pour tenir le verre ! Santé !!!


Cyril Amelin - juin 2015

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