Les vins du mois de septembre 2014


Meursault Les Tessons 2007 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Dsc 1723

Robe : jaune moyen avec des reflets argentés.
Nez : fin et délicat avec une palette qui évoque l’amande, le beurre frais et la poudre de craie.
Bouche : beaucoup de classe et d’élégance, matière ample, gras sensible et toucher très onctueux, ligne acide superbe qui étire et tend la structure, finale saline avec un sillage aromatique bien long sur les herbes aromatiques.
Ce Tessons arrivé dans sa phase de pleine maturité nous éblouit par son expressivité et par sa présence en bouche à la fois voluptueuse et solidement tenue par une charpente minérale, véritable signature de ce beau terroir murisaltien.


Meursault Vieilles Vignes 2008 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Dsc 1725

Robe : jaune franc, très brillant avec des reflets argentés.
Nez : noble et très évolutif, un peu orientale à l’ouverture (résine, oliban), l’expression aromatique devient plus classique après oxygénation avec des notes de beurre, de noisette fraîche et d’agrumes mûrs (pomelo).
Bouche : matière longiligne avec une acidité puissante, structurante sans être agressive, finale très onctueuse qui prolonge des amers minéraux de toute beauté.
Voilà une superbe cuvée de Meursault qui me semble arrivée à sa phase de maturité optimale et qui nous propose une interprétation archétypique de cette élégance murisaltienne à laquelle personne ne résiste. MIAM !


Meursault 1° Cru Les Cras 2008 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune moyen avec une franche vive et très claire.
Nez : complexe et racé, on y sent des arômes de fougère, de craie suivis par quelques notes d’agrumes mûrs (orange sanguine) et une touche de miel de fleurs après une longue aération.
Bouche : attaque franche avec une acidité qui se montre sans tergiverser, une minéralité omniprésente et une matière concentrée donnent de la largeur à la structure, la finale finement tannique et bien salivante prolonge des notes de poudre de craie et d’agrumes.
Malgré beauté du Vieilles Vignes 2008, ce premier cru marque incontestablement une montée en gamme impressionnante…pour moi Cras est aussi grand que Charmes sur ce millésime. Sublime !


Nuits Saint Georges Les Charmottes 2010 – Domaine Chicotot à Nuits

Dsc 1724

Robe : rubis assez clair avec une frange tirant sur le roux.
Nez : délicat mais très racé  avec une palette qui évolue du bigarreau mûr, vers des notes plus florales pour finir sur des évocations minérales (terre humide).
Bouche : après une attaque souple et très gourmande la matière prend du volume en milieu de bouche, la chair s’épaissit avant que la finale acidulée et finement tannique redonne un côté plus léger à l’ensemble.
Sensuel, équilibré et d’une grande complexité aromatique et structurelle ce Charmottes nous propose une expression très aboutie d’un pinot noir nuitton.
Très belle bouteille !


Gevrey Chambertin 2011 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Dsc 1729

Robe : rubis moyen, pas trop soutenu avec des bords rosés.
Nez : palette raffinée sur la cerise rouge, la violette et de petites nuances minérales.
Bouche : superbe d’élégance avec un jus gourmand où le fruit s’épanouit, une acidité vibrante et une trame tannique d’une finesse extrême, finale qui laisse persister longuement un beau sillage floral.
Je trouve ce Gevrey village absolument parfait…il me donne tout ce que j’attends d’une belle quille bourguignonne.
Les poètes pourront expliquer cette belle réussite par l’influence positive d’une cave où prolifèrent les Grands Crus nuittons, personnellement je la mettrais davantage sur le compte de la qualité du travail effectué par Jérôme Castagnier. Chapeau !

Cimg5402
Un peu d’Alsace après cette série exclusivement bourguignonne : les pentes du Sommerberg en automne.


Commentaires (1)

1. Pr.Grumao (site web) 12/10/2014

Quand j'ai vu l'étiquette du Meursault, j'ai songé à un millésime des années 70...Eh bah même pas ! :)

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