Articles de pierre_radmacher
Visite expresse au domaine du « Caveau du Val de l’Amour » à Cramans
Profitant d’une petite parenthèse « fraîcheur » entre deux épisodes caniculaires, je suis retourné au pays de Gustave Courbet pour refaire une fois de plus les deux vias ferratas du Doubs situées à Nans-sous-Sainte-Anne et à Ornans.

La grande falaise de la via de Nans-sous-Sainte-Anne…

…et la Roche du Mont où se trouve la via d’Ornans
Après une première grimpette matinale à Nans, j’ai vu sur mon GPS que je ne me trouvais qu’à 25 km de Cramans, le village où Sylvain Jacquot a installé son domaine viticole...et comme ma dernière visite chez lui date de 2023, j’ai pensé qu’il était temps de refaire un petit tour dans ce vignoble situé à la limite entre le Doubs et le Jura.
Ma visite programmée « à l’arrache » fut assez courte mais j’ai eu la plaisir d’échanger quelques mots avec Sylvain pour constater qu’il continuait son petit bonhomme de chemin, à son rythme et sans déroger aux principes qu’il a instaurés depuis qu’il a commencé son activité de vigneron : viticulture BIO avec beaucoup de travail à la main, élaboration des vins sans intrants, élevages longs, voire très longs en foudres ou en fûts, pour que les vins se stabilisent naturellement.
Malgré mon arrivée tardive, Sylvain m’a quand même proposé de déguster quelques vins.
Je n’ai pas eu le temps de prendre des notes détaillées mais une fois encore, j’ai beaucoup apprécié le style assez unique de ces différentes cuvées avec un trousseau 2022 profondément fruité, solidement construit mais très soyeux en bouche, un poulsard 2023 très gourmand et d’une redoutable gouleyance, un chardonnay 2023 bien tonique et d’une grande élégance et pour terminer en beauté deux superbes cuvées de vin jaune – un 2018 en bouteille remarquable de finesse et un 2015 prélevé sur fût, alliant force et sapidité dans un parfait équilibre.

Les bouteilles du domaine sont facilement reconnaissables…alors si vous en croisez l’une ou l’autre sur le rayonnage d’un bon caviste, n’hésitez pas !
Vins du mois de juillet 2026
Rheinischer Landwein Harvest Moon 2023
Soma Vines à Hackenheim

Robe : jaune d’or, assez foncé avec une forte turbidité
Nez : complexe et raffiné avec des notes d’écorce d’orange et de thé noir accompagnées par de fines touches végétales
Bouche : large et consistante avec un équilibre riche et bien gourmand stimulé par un léger grain tannique, finale très sapide avec un sillage sur les agrumes et les épices douces.
J’ai rencontré ce vigneron au domaine Brandt à Ergersheim (au salon « A contre courant » et ‘ai été séduit par cette cuvée originale réalisée à partir de rieslings issus d’un terroir gréseux, macérés durant 7 jours et élevés en fûts.
Malgré sa robe bien trouble, l’influence de la macération reste très délicate avec une aromatique qui séduit par sa complexité et une présence en bouche d’une grande gourmandise…un vin vraiment étonnant !
Mosel Riesling Kröver Steffensberg Spätlese 2016
Weingut Vollenweider à Traben-Trabach

Robe : jaune moyen avec beaucoup d’éclat
Nez : mûr, riche et très engageant avec des notes de citron confit et de mangue sur un fond délicatement vanillé
Bouche : attaque douce et milieu très suave stimulé progressivement par une acidité très mordante qui apporte beaucoup d’énergie à une finale longue et vibrante qui laisse persister de beaux arômes de groseille à maquereau et de citron frais.
J’ai découvert ce domaine lors de notre sortie dans le vignoble mosellan en 2023 – je n’ai toujours pas réussi à mettre mes notes au propre – et j’avais beaucoup apprécié la rencontre avec ce jeune vigneron qui travaille des vignes sur des coteaux de schistes extrêmement pentus qui bordent les méandres de la Moselle.
C’est un vin très expressif avec une matière très riche stimulée par une acidité cinglante…et malgré son âge déjà respectable, il semble encore avoir besoin de pas mal de temps pour trouver son équilibre optimal.

Visite au domaine Vollenweider au printemps 2023
Côtes du Rhône Un Air 2024
Domaine La Reméjeanne à Sabran

Robe : grenat moyen avec une frange violine
Nez : élégant et très délicat avec des notes de prune et de pêche de vigne sur un fond finement épicé
Bouche : attaque douce et assez légère, milieu de bouche plus ample avec une acidité fondue et des tanins très soyeux, finale très digeste avec des amers fins et un beau sillage acidulé accompagné par des touches d’épices douces.
Cette bouteille m’a été offerte par l’ami Cyril qui suit depuis de longues années ce domaine que nous avions visité ensemble en 2014.
C’est un vin qui se livre sans chichis, accessible mais avec un joli fond vineux et une fraîcheur finale qui lui octroie une parfaite gouleyance. MIAM !

Hunawihr vu du Rosacker en juillet 2026
Les vins du mois de juin 2026
Alsace 2024
Domaine Einhart à Rosenwiller

Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
Nez : avenant et complexe avec des notes de fruit sjaunes frais, de citron et de craie sur un fond autolyse bien sensible.
Bouche : fraîche et légère, en demi-corps, stimulée par une belle salinité et une fine présence tannique, finale appétante et salivante avec un sillage citronné et des amers minéraux.
Dégustée une première fois in-situ lors de notre session AOC avec Théo Einhart, cette cuvée d’entrée de gamme s’est montrée très à son avantage lors d’un apéritif à la maison…c’est un vin de soif, fringant et accessible mais avec une vraie signature de terroir. MIAM !
Alsace Grand Cru Altenberg de Bergheim Riesling 2016
Domaine G. Lorentz à Bergheim

Robe : jaune profond avec des éclats presque fluo
Nez : mûr, riche et bien loquace avec des notes d’orange et d’épices douces sur un fond balsamique très élégant
Bouche : pleine et bien charnue avec un équilibre très gourmand assuré par une acidité large et mûre, texture légèrement granuleuse, finale longue et sapide avec une longue persistance sur les agrumes et les épices.
Après 10 années en cave cette cuvée découverte au domaine à l’occasion de mon travail sur ce Grand Cru en compagnie de Georges Lorentz, révèle toute sa classe en développant un jus profond, bien aromatique et parfaitement équilibré…un Altenberg qui commence à raconter son terroir mais qui aura surement encore plus de chose à dire dans quelques années. MIAM !
Lirac Pradau 2022
Domaine des Maravilhas à Saint-Laurent-des-Arbres

Robe : jaune clair avec une belle brillance
Nez : mûr et très séduisant avec des notes de mandarine, de citron et de poudre de craie.
Bouche : généreuse avec un développement aromatique assez « spectaculaire » sur les fruits exotiques, la pêche et l’abricot, finale longue et sapide étirée par une acidité assez tranchante.
J’ai découvert cette cuvée en 2023, lors de ma visite au domaine des Maravilhas et quelques années plus tard, je l’ai regoûtée avec grand plaisir.
C’est un assemblage original de bourboulenc et de grenache blanc (50/50) très expressif sur le plan aromatique, gourmand et fringant en bouche un très beau blanc sudiste tout simplement !
Côtes du Rhône Mistral 2024
Domaine de Ferrand à Orange

Robe : grenat assez profond avec des bords tirant sur le mauve.
Nez : ouvert et charmeur avec des notes de petits fruits noirs, de laurier et d’&pices douces.
Bouche : ample et solidement construite avec un équilibre assez frais et des tanins veloutés, finale très digeste avec un long sillage acidulé et épicé.
Cette bouteille m’a été offerte par l’ami Cyril, qui suit depuis de longues années ce vigneron qui produit d’excellents Châteauneuf-du-Pape mais qui se défend également très bien lorsqu’il s’agit d’élaborer une cuvée générique qui tient la route. MIAM !

Lourmarin dans le Luberon où j’ai effectué une partie de mon périple sudiste 2026
Les vins du mois de mai 2026
Alsace Sand 2018
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

Robe : jaune moyen, très lumineuse.
Nez : discret et très complexe avec des notes de citron mûr et de brioche au beurre sur un fond pierre à fusil assez marqué.
Bouche : sèche et droite, tenue par une acidité assez mordante et stimulée par une forte présence saline, finale tonique et salivante avec une persistance citronnée et épicée.
Cette cuvée de pinot blanc, issue d’une parcelle granitique située sur une colline qui domine Wettolsheim, est un vin étonnant (voire déroutant) qui développe une énergie et une force expressive qui peuvent faire oublier l’âge et le cépage…une preuve de plus que quand un « petit » cépage rencontre un beau terroir et un grand vigneron, la magie opère toujours !
VDF Viognier 2020
Domaine Curtat à Tournon-sur-Rhône

Robe : jaune clair, limpide et brillante
Nez : peu engageant à l’ouverture à cause d’une réduction carabinée et très tenace, palette bien plus agréable après une longue aération, notes florales et mentholées sur un fond épicé/boisé.
Bouche : fraîche et bien consistante avec un centre bien suave, finale tonique et salivante avec des amers délicats et une belle longueur citronnée et épicée.
Cette cuvée de viognier récoltée sur un terroir de schistes et élevée pour 90% en fûts et 10% en cuve inox a eu besoin d’une aération très conséquente pour évacuer cette réduction qui a durablement affecté son expression aromatique
Voilà une bouteille qui a été très mal jugée parce que mal servie…désolé pour tous ceux qui n’ont pas pu la voir sous un jour tout à fait différent le lendemain de son débouchage.
VDP La Marsanne de Labade 2023
Domaine Supply-Royer à Arboras

Robe : jaune moyen avec beaucoup d’éclat
Nez : raffiné et très complexe avec des notes de citront confit, de fruits exotiques et de craie accompagnées par de fines nuances balsamiques.
Bouche : très voluptueuse avec une attaque douce et suave et un centre très riche (presque sucré), équilibrée par une acidité bien large et une fine tannicité, finale citronnée et bien salivante.
En 2023, cette parcelle de marsanne reprise par Eric il y a quelques années, a produit une vraie petite pépite vinique.
C’est un vin expressif, remarquable de gourmandise et d’une parfaite buvabilité…irrésistible ou presque. MIAM !
Saint-Amour Côte de Besset 2024
Château Bonnet à La-Chapelle-de-Guinchay

Robe : rubis moyen avec une fine frange violine
Nez : ouvert et séduisant avec des notes de pivoine et de cerise burlat sur un fond finement épicé
Bouche : juteuse avec une mâche tannique onctueuse, stimulée par une acidité assez vive mais parfaitement intégrée, finale fraîche et glissante avec une belle longueur florale et épicée.
Cette bouteille qui m’a été offerte par une amie de mon fils, m’a très agréablement surpris. C’est une une très belle cuvées de Saint-Amour, toute en délicatesse avec une balance parfaite entre vinosité et buvabilité…le Bojo comme j’aime !
Mouln à Vent 2016
Domaine de Forétal à Vauxrenard

Robe : grenat assez soutenu avec une frange légèrement dégradée
Nez : ouvert et très avenant avec une palette bien mûre sur la pivoine et la pêche de vigne
Bouche : dense et bien charnue avec une mâche tannique bien gourmande et une acidité longue qui apporte de la sapidité à une finale marquée par un beau retour floral et végétal.
Cette cuvée de moulin-à-vent achetée à l’occasion de ma visite au domaine en 2017, a mis un peu de temps à se mettre en place mais après une petite dizaine d’année en cave, ce vin nous a vraiment régalé par son expressivité et son énergie.
Auxey-Duresses 1er Cru 2022
Domaine Prunier et fille à Auxey-Duresses

Robe : grenat assez profond avec des bords très fins tirant sur le roux
Nez : expressif et très avenant avec une palette classique sur la cerise bien mûre et les épices douces et un boisé léger
Bouche : pleine et assez volumineuse avec une texture veloutée, équilibre très digeste assuré par une acidité souple et bien large, finale longue et intense.
Cette bouteille dénichée à l’occasion de mon passage au domaine en 2024, s’est livrée à la dégustation avec une spontanéité gourmande tout à fait réjouissante.
Voilà un très joli vin qui nous rappelle qu’il y a encore des appellations bourguignonnes qui nous proposent des cuvées de 1er Cru de très bon niveau à des tarifs encore accessibles.

Sortie à Rosenwiller avec le club AOC…CR à suivre.
Les vins du mois d'avril 2026
Alsace Niderwind 2020
Domaine Niderwind à Strasbourg

Robe : jaune profond avec des éclats vieil or
Nez : complexe et très avenant avec des notes d’orange amère, de vanille et d’épices sur un fond balsamique et finement boisé
Bouche : ample et consistante avec un joli gras, centre riche et suave, équilibre sec, finale très sapide avec un léger grain tannique et de beaux amers minéraux.
Elaboré par Igor Monge – l’œnologue de la cave des Hospices de Strasbourg – ce « vin de ville » se goûte très bien après plus de 5 années de garde.
C’est une cuvée d’assemblage qui nous offre une interprétation originale mais très intéressante et surtout très agréable à siroter, d’un vin d’Alsace.
Puligny-Montrachet 2016
Domaine F. Carillon à Puligny

Robe : jaune très clair avec des reflets argentés
Nez : racé et expressif avec une palette très complexe sur la cire, les épices et les fleurs blanches sur un fond délicatement mentholé
Bouche : attaque très suave, matière généreuse et gourmande appuyée sur une acidité large et mûre, toucher très voluptueux, finale fraîche et bien saline stimulée par une fine amertume mais un peu courte.
Issue d’un millésime assez difficile en Bourgogne, cette cuvée a parfaitement intégré cette acidité virulente qui lui donnait un côté un peu austère dans sa jeunesse.
Aujord’hui c’est un superbe chardonnay bourguignon arrivé dans sa phase de pleine maturité et parfaitement capable de conserver ce niveau durant quelques années. MIAM !
Côtes Roannaise 2023
Domaine des Pothiers à Villemontais

Robe : rubis très sombre, presque un fin liseré mauve
Nez : intense et flatteur avec des notes de fruits rouges mûrs, de pivoine et d’épices.
Bouche : pleine et charnue avec un toucher très soyeux assuré par des tanins fondants, acidité longue et rectiligne qui apporte une grande fraîcheur à l’ensemble, finale très digeste avec une salinité sensible et un beau sillage épicé et minéral.
Cette cuvée vinifiée à partir du fameux gamay « Saint Romain », est une pure caresse pour nos papilles, c’est un vin dont la fraîcheur et la gourmandise seraient capables de convertir chaque abstinent de reprendre le maniement du tire-bouchon.
Régnié Les Bruyères 2021
Domaine F. Berne à Lantigné

Robe : rubis très sombre avec une fine frange violine
Nez : ouvert, charmeur et bien complexe avec des notes de cerise noire et d’épices sur un fond finement boisé
Bouche : attaque franche et assez nerveuse avec un jus dense et solidement construit soutenu par une acidité mûre et des tanins veloutés, finale tonique et très digeste avec une belle longueur minérale et épicée.
Née durant une année bien compliquée dans le vignoble du Beaujolais, cette cuvée aura eu besoin de quelques années pour se poser mais aujourd’hui ce régnié nous offre un petit récital olfactif et gustatif de toute beauté. MIAM !
Chambolle-Musigny 1er Cru Les Gruenchers 2010
Domaine A. et B. Rion à Vosne-Romanée

Robe : grenat moyen, légèrement trouble, avec une fine frange orangée
Nez : ouvert et très complexe avec de notes de cerise, de noyau et de craie sur un fond légèrement fumé/boisé
Bouche : très agréable avec un jus onctueux et gourmand qui enrobe une acidité longue, développement aromatique floral très charmeur, finale très sapide avec une belle persistance florale et minérale.
Après plus de 15 années de garde, ce chambolle s’exprime avec une élégance et une classe incomparables que, pour le moment, je ne retrouve que sur les grands pinots noirs bourguignons.
C’est une bouteille venue d’un temps révolu où je pouvais acheter des premiers crus par 3 ou pas 6 pour avoir le plaisir de suivre leur évolution dans le temps.

Le vignoble d’Eguisheim en avril 2026
Petit repas entre bons vivants – Avril 2026
Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant que sur des sensations en mémoire.et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles…à table !
Comme pour le repas de Noël nous avons décidé de fêter Pâques avec un peu de retard en organisant un déjeuner festif accompagné par quelques très belles quilles.
Au menu : - planchette de charcuteries et de fromages
- gigot d’agneau à la cuiller aux épices douces
- tarte crémeuse spéculos - café
Valais Fendant La Liaudisaz 2019 – M.T. Chappaz à Fully : nez pur et ouvert avec une palette florale très séduisante, bouche riche et juteuse avec une acidité fondue, finale un peu légère relevée par un perlant très léger et une fine amertume.
VDF Les Reboussiers 2019 – SAS Les Reboussiers à Cazevieille : nez assez discret avec des notes florales et miellées, bouche très souple avec une attaque très timide, un milieu rond et suave et une finale un peu plate.
Alsace Riesling Schiste 2022 : Soil Therapy à Soultzmatt : nez exubérant et flatteur avec des notes d’agrumes et de pierre à fusil, bouche puissante avec un équilibre très droit, finale sapide avec des amers nobles et une persistance minérale et fumée.
Ces trois bouteilles dégustées à l’apéritif et sur la planchette charcutière et fromagère ont été diversement appréciées :
- produit par une vigneronne emblématique du Valais, la cuvée de chasselas a évolué favorablement dans le verre sans pour autant susciter une grande émotion.
- le blanc languedocien, assez agréable au nez mais simple et glissant en bouche, n’a pas réussi à convaincu grand monde.
- une fois n’est pas coutume c’est un superbe riesling alsacien qui a remporté la mise, un vin puissant, complexe et empreint d’une belle minéralité. MIAM !

Le gigot qui a passé plus de 7 heures au four à basse température
Baden Spätburgunder-Bombacher Sommerhalde 2003 – Weingut B. Huber à Malterdingen : nez ouvert avec un fruité mûr accompagné par des touches lactées (caramel, beurre) assez sensibles, bouche rondouillarde et bien gourmande avec un centre qui laisse une impression un peu sucrée (mais le vin est techniquement sec), finale bien fruitée et d’une belle gouleyance.
Lussac Saint-Emilion Clos les Hauts Martins 2016 – EARL Les Hauts Martins à Lussac : nez complexe et très avenant avec des notes de mûre, de cerise noire et d’épices sur un fond légèrement réglissé, bouche charnue, profondément fruitée avec des tanins veloutés, finale fraîche et appétante.
A côté d’un piot noir allemand, déroutant mais somme toute assez séduisant, la cuvée bordelaise nous a ramené dans un univers plus classique tout en gardant un côté très avenant.
Face à ce gigot en cocotte aux saveurs plutôt prononcées, le pinot noir a rapidement déposé les armes, contrairement au Lussac qui a relevé le défi gustatif sans fléchir.
Je n’ai plus acheté de vin de Bordeaux depuis plus d’une décennie mais j’avoue avoir été charmé par cette bouteille et plus encore par l’accord qu’elle a réalisé avec ce plat.
La quintette du jour
Vins du mois de mars 2026
Alsace Sylvaner-Roche Granitique 2022
Domaine Kirrenbourg à Kaysersberg

Robe : jaune moyen, limpidité parfaite, très brillante.
Nez : ouvert et complexe avec des notes d’agrumes frais sur un fond anisé et légèrement iodé
Bouche : attaque franche et tonique, jus ample et profondément salin, finale très salivante avec des amers fins et un sillage sur les zestes et la pierre.
Voilà une bouteille de plus qui prouve que le sylvaner est un grand cépage, capable d’engendrer de très beaux vins…c’est diablement bon !
Alsace Riesling Muhlforst 2022
Domaine Stoeffler à Barr

Robe : jaune moyen, limpidité parfaite, très brillant
Nez : ouvert et complexe avec des notes d’agrumes frais sur un fond anisé et légèrement iodé
Bouche : attaque franche et tonique, jus ample et profondément salin, finale très salivante avec des amers fins et un sillage sur les zestes et la pierre.
Je n’achète pratiquement jamais de vin en G.D., surtout pas de l’alsace, mais cette bouteille signée par un vigneron que je connais un peu, m’a fait de l’œil lorsque je l’ai repérée sur son étagère du rayon vin de mon magasin habituel…et franchement, j’ai été très agréablement surpris par la qualité de ce riesling issu d’un terroir hautement qualitatif de Hunawihr. Comme quoi… !
Alsace Grand Cru Winzenberg Pinot Gris 2024
Domaine H. Meyer à Blienschwiller

Robe : jaune clair, peu intense mais d’une belle brillance.
Nez : expressif et complexe avec des notes de fruits à chair blanche et d’herbes à tisane (verveine, mélisse) sur un fond fumé assez sensible
Bouche : attaque douce et engageante, centre suave mais assez consistant, équilibre très digeste assuré par une acidité souple et une forte présence saline, finale bien gouleyante relevée par de beaux amers minéraux.
Cette cuvée vinifiée avec beaucoup de précision par Pierre Meyer nous montre que le terroir granitique du Winzenberg peut également donner naissance à de très beaux pinots gris.
C’est un vin généreux au nez comme en bouche mais d’une parfaite buvabilité…que demander de plus !
Meursault 1er Cru Charmes 2015
Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, peu intense mais d’une belle brillance.
Nez : expressif et complexe avec des notes de fruits à chair blanche et d’herbes à tisane (verveine, mélisse) sur un fond fumé assez sensible
Bouche : attaque douce et engageante, centre suave mais assez consistant, équilibre très digeste assuré par une acidité souple et une forte présence saline, finale bien gouleyante relevée par de beaux amers minéraux.
Après la déception occasionnée par un Charmes 2015 peu à son avantage – du probablement à un transvasage dans une bouteille contaminée lors d’une dégustation au club AOC – j’ai ouvert cet autre premier cru de Meursault du même millésime pour me rassurer et ce fut une pleine réussite…un vin magnifique goûté dans la force de l’âge mûr. MIAM !
Ventoux Syrah 2022
Domaine de La Combe au Mas à Mormoiron

Robe : rubis très sombre, presque opaque, avec un fin liseré mauve
Nez : assez discret mais agréable et complexe avec des notes de baies noires et d’épices sur un fond minéral bien sensible.
Bouche : attaque suave et gourmande puis développement d’un jus profond et vineux, structuré par une maille tannique veloutée, finale intense et bien tonique avec une belle longueur fruitée/poivrée/minérale.
Cette cuvée de syrah un peu rétive dans sa prime jeunesse, se livre aujourd’hui avec une belle force expressive tout en caressant nos papilles par son jus dense et onctueux.
C’est du beau travail, bravo Thomas et à Marie-Sophie…et à bientôt dans le sud !
Passage à Mercurey lors des « Grand Jours de Bourgogne » en mars 2026
Déjeuner au restaurant La Merise à Laubach - Février 2026
Cela fait deux ans que notre « petit dernier » nous offre un joli cadeau de Noël en nous invitant pour un déjeuner dans un établissement étoilé alsacien.
L’année dernière c’était la Villa Lalique et cette année notre escapade gourmande nous fera découvrir le restaurant La Merise à Laubach.

La Merise en février 2026

Notre « terrain de jeu » du jour
Ce restaurant gastronomique se trouve dans un petit village campagnard près du Parc Naturel des Vosges du Nord.
Le chef doublement étoilé Cédric Deckert est en cuisine et son épouse Christelle gère une salle d’une trentaine de couverts.
Pour notre déjeuner du jour nous avons choisi la formule « menu en 5 temps ».

Les « prémices »…

…et un verre de riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten « cuvée Henriette » 2017
Pour l’apéritif, j’ai choisi un verre de Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten « Cuvée Henriette » 2017 du domaine Mochel : un superbe riesling, pur, concentré et très tonique élaboré par vigneron que je connais et apprécie depuis très longtemps…une valeur sûre qui mérite sa place sur une grande table !

Premier temps : l’œuf parfait à la noix de muscade et au gingembre

Deuxième temps : la découpe de langoustines, sauce tartare et glace moutarde à l’ancienne

Troisième temps : le dos de chevreuil, concombre, raifort et sauce diable.

Quatrième temps : mes meilleurs souvenirs d’enfance
Pour accompagner ces différentes préparations nous avons choisi de suivre les conseils de la sommelière en optant pour une bouteille de Terrasses du Larzac 2022 du domaine Montcalmes : un très beau vin qui propose une aromatique très avenante tout en développement un jus généreux mais parfaitement digeste…et qui a réussi a créer de très beaux accords gustatifs avec tous les plats même avec la très belle assiette à base de langoustine.


La touche sucrée finale
La Merise est une très belle adresse gourmande dans notre région qui regorge de grands restaurants.
Le cadre est accueillant et combine à merveille un côté campagnard traditionnel et un raffinement plus contemporain, le service en salle est attentionné et les assiettes préparées par le chef, aussi belles à regarder que bonnes à déguster, nous proposent un jeu de textures et de saveurs tout en finesse et en harmonie.
La carte des vins est très conséquente et fait une large place aux domaines alsaciens. On y trouve aussi une série de grandes références du vignoble français mais également quelques pépites plus originales dénichées par une sommelière qui maîtrise son sujet.
Les prix sont au niveau de ceux pratiqués par ce type d’établissement – donc toujours trop chers pour quelqu’un qui connaît un peu les tarifs pratiqués dans les différents domaines – mais cela n’a rien d’anormal dans un restaurant doublement étoilé.
Bravo et merci à tous ceux qui travaillent dans ce lieu dédié au bon vivre et à la haute gastronomie…et merci à notre Titi pour cette invitation.