Visite estivale au domaine Emile Beyer à Eguisheim

Depuis 2012, il ne se passe pas une année sans que j’aille me promener du côté d’Eguisheim pour profiter de la beauté de ce village situé dans un décor idyllique entre coteaux viticoles et montagne vosgienne mais aussi pour rendre visite à Christian Beyer et suivre l’évolution de ce beau domaine familial qu’il dirige avec compétence et enthousiasme depuis 1997.

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Installé dans une ancienne hostellerie située sur la place du château au centre d’Eguisheim, le domaine Emile Beyer fait partie de l’histoire du village

Comme en été 2016, Christian et son épouse Valérie ont réussi à se libérer pour une après-midi et m’ont invité à partager quelques moments d’échanges viniques en leur compagnie.
Une promenade dans des vignes sous un beau soleil d’été suivi par une séquence de dégustation au frais en compagnie de quelques belles bouteilles…voilà un programme tout à fait à mon goût !
Hoppla c’est parti !


Après une rapide visite matinale au domaine Muré et l’indispensable pause déjeuner au restaurant l’Altévic, il me reste même un peu de temps pour faire une promenade digestive autour des châteaux d’Eguisheim.

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La ruine du Wahlenbourg et le donjon du Dagsbourg au second plan.

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Vue imprenable sur la plaine du Rhin et la Forêt Noire…

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…et Egusiheim qui apparaît dans un petite trouée entre les arbres de la forêt vosgienne.


Après ces quelques enjambées à l’ombre de la forêt vosgienne, je reprends la route vers Eguisheim pour me rendre à mon rendez-vous de l’après midi.

Christian Beyer me rejoint rapidement dans le magnifique caveau du domaine et nous nous installons dans la salle de convivialité attenante pour discuter un peu en attendant l’arrivée de Valérie (et de sa voiture climatisée !).

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L’espace dégustation du domaine Emile Beyer…

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…avec une petite salle de convivialité…

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…où visiblement on ne boit pas que du vin d’Alsace !

Christian me présente rapidement le millésime 2016 : « pour notre domaine c’est un très beau millésime avec des rendements moyens de 55 hl/ha, 35 à 40 hl/ha pour les Grands Crus ». Mais comme l’a déjà relevé Frédéric Schmitt, « il va y avoir une grande hétérogénéité qualitative dans la production alsacienne ».

Nous parlons également des activités de la Confrérie Saint Etienne dont Christian est l’actuel Major. A ce titre il est chargé de préparer la grande vente aux enchères de millésimes anciens prévue le 25 novembre mais aussi d’organiser des sessions de dégustations thématiques avec deux rendez-vous importants en septembre : « Les grands terroirs alsaciens » (le 7 septembre) et « L’Alsace, terre de pinot noir » (le 14 septembre).

Bon assez parlé boulot, c’est l’heure de la promenade dans les vignes !

Première étape : le lieu-dit Saint Jacques.

C’est un lieu-dit situé sur le versant nord-est du coteau inférieur de l’Eichberg et qui doit son nom au chemin de Compostelle qui le traverse.
Le domaine Beyer y exploite 2 parcelles riesling – l’une plantée en 1974 et l’autre dans les années 80 – et Christian vient d’y replanter une jeune vigne « qui ne produira rien cette année mais dont les raisins entreront un jour dans la cuvée Saint Jacques…mais ce n’est pas pour tout de suite ! »

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La jeune vigne de Saint Jacques : alternance de rangs travaillées et de rangs avec un enherbement choisi (semis de céréales et de légumineuses).

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Une parcelle de vieilles vignes de riesling sur Saint Jacques

Conscient du potentiel de ce terroir (marno-calcaro-gréseux…je crois), Christian Beyer à décidé de créer cette cuvée Saint Jacques en 2014 : le riesling Hostellerie a surement perdu quelques très beaux raisins mais le domaine Beyer a enrichi sa gamme avec un vin qui n’a pas tardé à se faire remarquer par la critique œnophile.
Gageons que cette reconnaissance rapide et méritée se concrétisera prochainement par une accession au grade de 1° Cru…


Deuxième étape : le lieu-dit Hohrain

Voilà encore un versant nord d’un coteau classé (le Pfersigberg) qui démontre année après année que c’est un terroir capable de produire de très beaux vins !
Christian Beyer y a replanté une vigne de pinot gris dont nous arpentons les rangs qui viennent d’être désherbés « à la pioche et à la fraîche ce matin ».

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La jeune vigne de pinot gris sur le Hohrain avec les 3 châteaux à l’horizon

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Le sol très caillouteux du Hohrain…

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…avec un pierrier impressionnant alimenté par les vignerons…

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…et où Valérie et Christian trouvent toujours des minéraux qui les interpellent.


Nous passons aussi dans les rangs de la vieille vigne de pinot gris du Hohrain qui vient d’être effeuillée « on effeuille au niveau des grappes mais le rognage est très limité pour laisser une grande surface foliaire à la plante ».

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Des pieds de pinot gris du Hohrain fraîchement effeuillés.

Le Hohrain est également un candidat sérieux pour un classement en 1° cru : « c’est un coteau bien ventilé avec un sol caillouteux à dominante calcaire…c’est un terroir où le pinot gris se plaît à merveille et où on peut réaliser de belles cuvées de V.T. ».

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Notre prochaine destination vue du Hohrain : les terrasses du Clos Lucas sur le Sundel


Troisième étape : le lieu-dit Sundel

Le Sundel est un coteau calcaire exposé au sud qui fait partie du Grand Cru Pfersigberg. C’est dans cet environnement d’une beauté magique où le regard balaye le vignoble d’Egusiheim et porte bien au-delà de la plaine du Rhin, que Christian Beyer a décidé de créer le Clos Lucas.

La jeune vigne de riesling dont j’ai vendangé quelques pieds l’année passée commence à produire des raisins de grande qualité : en 2016, les grappes du Clos ont fait partie de l’assemblage de la cuvée de riesling Eguisheim.
Au dessus de la grande parcelle de rieslings se trouve une jeune vigne de pinot noir plantée en 2014 « avec des porte-greffes diversifiés et une sélection de greffons provenant des vignobles alsacien et bourguignon ».

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La jeune vigne de pinot noir du Clos Lucas.

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Le sol calcaire riche en oxyde de fer du Sundel

Comme sur le Hohrain, les vignes du Clos viennent d’être piochées mais sur le Sundel, le travail est plus difficile : il y a de la pente (pas trop mais quand même…) et il y a l’exposition plein sud qui fait très vite monter la température « mes stagiaires l’appellent le Clos de l’Enfer ».
Malgré tous ces efforts, il va falloir s’armer de patience avant de pouvoir goûter la première cuvée de Clos Lucas rouge : « Les raisins entreront d’abord dans l’assemblage pour la cuvée Eguisheim, puis dans celui de la cuvée Sundel… »
Nous terminons notre promenade en allant voir les autres parcelles du Sundel ainsi que la friche que Christian projette de mettre en culture dans les mois qui viennent.

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Les gewurztraminers du Sundel qui commencent à souffrir de la chaleur.

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L’une des deux parcelles de pinot noir du Sundel et ses lavandes sauvages…

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…et la friche du Sundel qui fait partie intégrante du G.C. Pfersigberg.

Déjà évoqué l’année passée, le projet d’exploiter la friche sur le coteau du Sundel commence à prendre forme « le défrichage est prévu pour cet hiver et les travaux de terrassement se feront au printemps ».
La récente visite d’une spécialiste en botanique a permis d’identifier près de 70 espèces végétales dans cette friche et Christian a décidé de préserver ce patrimoine en laissant des haies entre ses futures parcelles « le projet prévoit une parcelle de riesling et une parcelle de pinot noir séparés par une haie ».

Bon c’est bien beau de parler de l’avenir mais il est grand temps de revenir dans le présent en allant vérifier si les vins disponibles actuellement au domaine sont toujours aussi bons…c’est parti, direction la maison Beyer à Eguisheim.
Nous nous installons dans la cave historique sous la fameuse hostellerie « Au Cheval Blanc » : la fraîcheur du lieu est plus que bienvenue et le délicat parfum d’huile de lin qui flotte dans l’air me rappelle l’ambiance des caves où j’ai travaillé dans mes jeunes années...voilà une session de dégustation qui s’annonce bien !

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L’escalier en grès qui mène à la cave…

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…la cave rénovée avec de vieux foudres et des pièces de chêne de l’ancien pressoir.


Riesling Tradition 2016 : arômes frais et citronnés au nez, matière gourmande avec un joli gras, finale assez pointue avec un sillage acidulé vivifiant.
Ce riesling pur et précis témoigne de la qualité du travail du vinificateur et constitue une entrée de gamme joliment balancée.
Réalisé à partir de la production des jeunes vignes du domaine et complétée par des raisins achetés cette cuvée sera labellisée bio en 2017 : « pour rester en cohérence avec notre philosophie nous avons décidé de travailler exclusivement avec des apporteurs de raisins qui mettent en oeuvre une viticulture bio certifiée ».

Riesling Eguisheim 2016 : aromatique complexe et intense, belles notes d’agrumes et nuances minérales en filigrane, matière charnue tenue par une acidité centrée et bien mûre et par un fin maillage tannique, finale tonique, salinité impressive.
Pour se mettre en cohérence avec la future réforme sur les appellations alsaciennes qui projette d’instituer 4 catégories (Générique – Village – 1° Cru – Grand Cru), les Beyer ont décidé de changer le nom de leur gamme « Hostellerie » en « Eguisheim ».
Ceci dit, la qualité de cette cuvée de riesling, née sur les coteaux d’Eguisheim, est restée inchangée et nous offrant un rapport Q/P tout à fait exceptionnel. MIAM !

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Riesling Saint Jacques 2016 : olfaction pure et encore un peu retenue, on devine de fines nuances de fruits exotiques, attaque franche avec une acidité calcaire immédiate, saillante et bien centrée, matière fruitée puissante et finale juteuse et minérale, sillage marqué par de belles sensations salines.
Christian Beyer croit beaucoup dans le potentiel de ce terroir qu’il travaille avec conviction pour y réaliser de grands vins et ce riesling absolument magnifique prouve que son enthousiasme est pleinement justifié. MIAM !

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Riesling Grand Cru Pfersigberg 2016 : nez ouvert et flatteur, palette complexe avec des notes d’ananas frais, de citron mûr et d’herbes provençales, matière très gourmande en bouche, structure sphérique tenue par une acidité bien souple, finale persistante rehaussée par une salinité intense et des amers nobles.
Riesling Grand Cru Eichberg 2016 : nez moins expansif avec une palette plus « sérieuse », notes de zestes d’agrumes et évocations minérales naissantes, attaque vive avec une acidité puissante équilibrée par un jus très concentré, presque granuleux, structure profonde, finale longue et minérale.
Les deux rieslings Grand Cru du domaine Beyer sont au niveau attendu avec des expressions pures, des équilibres impeccables et des identités minérales bien affirmées : le Pfersigberg droit et lumineux et l’Eichberg ample et puissant forment comme chaque année un duo complémentaire qui mérite sa place dans la cave de chaque amateur de grands vins d’Alsace. Double MIAM !

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Pinot Gris Eguisheim 2014 : nez qui s’ouvre sur des notes de froment et de beurre frais avant d’évoluer vers un joli registre fruité (fruits jaunes), matière très suave en bouche avec une texture bien grasse mais l’équilibre reste parfaitement sec, finale de longueur moyenne mais avec une belle sapidité.
Pinot Gris Hohrain 2014 : olfaction très discrète, notes de pêche blanche sur un fond minéral prometteur, structure allongée avec une ligne acide solide enrobée par une matière concentrée, texture assez grasse mais finale un peu austère avec une présence minérale particulièrement intense.
Ces deux cuvées vinifiées en sec démontrent que le pinot gris est capable de générer de grands vins avec de belles expressions minérales, qui se révèlent d’autant plus qu’elles ne sont pas écrasées par des richesses excessives.
Elégants, digestes et bien marqués par leur terroir, ces deux pinots gris possèdent des qualités gastronomiques exceptionnelles : la cuvée « Eguisheim », née sur une parcelle gréseuse plantée en 1974, est déjà prête à boire alors que celle du Hohrain aura besoin de quelques années de garde pour exprimer son potentiel.

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Gewurztraminer Tradition 2016 : nez expressif et intense, palette classique sur un registre floral et épicé, matière ample et riche, équilibre dynamique, finale suave et bien tenue.
Avis aux amateurs, le gewurztraminer « Tradition » 2016 sera la seule cuvée de gewurztraminer produite cette année au domaine Beyer…ce qui veut dire qu’il a été réalisé par un assemblage de raisins issus des plus belles parcelles d’Eguisheim !
Suite à ce millésime complexe pour ce cépage, Christian a décidé de ne pas isoler ses cuvées de terroir « pas assez typées » à son goût.
Au final, voilà un vin qui été jugé indigne de porter le nom d’une cuvée haut de gamme mais qui dépasse de beaucoup le niveau d’une cuvée générique.

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Gewurztraminer Eguisheim 2015 : nez épanoui et complexe, notes de rose et d’épices sur un fond minéral déjà bien sensible, attaque franche, milieu de bouche ample et profond, finale longue, intensément aromatique mais très digeste.
Gewurztraminer Grand Cru Pfersigberg 2015 : nez assez discret, palette complexe mais bien fraîche, bouche sphérique très opulente (37 g de SR), ligne acide très solide qui structure l’ensemble, finale sapide avec des arômes d’épices et de beaux amers minéraux
Voilà deux vins typés et élégants qui nous prouvent que l’excès de richesse n’était pas une fatalité pour les gewurztraminers nés en 2015. La cuvée « village » est déjà bien en place et nous séduit par son équilibre et sa force expressive.
Issu d’une parcelle de vieilles vignes située au cœur du Grand Cru – sur le lieu-dit cadastral Pfersigberg – le second gewurztraminer est moins expansif mais révèle une matière puissante équilibrée par une trame acide/saline de très belle facture.
A mon sens, la cuvée Eguisheim est déjà prête à boire – plaisir immédiat – mais le Pfersigberg est un vin taillé pour la garde – émotions majeures garanties dans quelques années…

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Pour terminer cette belle série de vins tranquilles, nous passons dans le monde de la bulle et de la fête en dégustant les 3 cuvées de crémant de la maison Beyer.
Les vins effervescents ne sont pas forcément dans l’A.D.N. de la maison Beyer, même si le grand-père de Christian – l’un des rares œnologues diplômés en Alsace à cette époque – était « passionné par la méthode champenoise ».
Le domaine produit pourtant 3 cuvées de crémant, élevées durant 24 mois sur lattes et très faiblement dosées (moins de 2 g/l) « Les 2/3 de nos parcelles sont en coteau et nos raisins destinés au crémant ont en général des richesses naturelles assez élevées…nul besoin de rajouter de la sucrosité »

Crémant Brut Réserve : nez ouvert et charmeur, notes de fruits blancs et de brioche au beurre, silhouette élancée tenue par une acidité mûre et bien tendue, finale fraîche et appétente.
Réalisé à partir d’un assemblage de pinots blancs et auxerrois de 2014, ce premier brut de la maison Beyer flatte les papilles par sa gourmandise très spontanée tout en révélant un joli fond vineux.
Crémant Rosé : robe rose saumon, fruité délicat au nez, mousse crémeuse mais un peu plus invasive que pour le brut, acidité bien en place, amers salivants en finale.
Plus retenu au plan aromatique que la version blanche mais tout aussi vineux en bouche, ce rosé est à la fois festif et gastronomique.
Crémant Cuvée Emile Victor : nez fruité épanoui très charmeur, palette exotique intense (mangue fraîche, carambole…) qui se confirme et s’amplifie en bouche, matière gourmande, bulle fine et acidité ciselée, équilibre très digeste, beaux amers en finale.
Cette cuvée qui rend hommage au grand-père passionné de champagne mais qui est mort trop jeune pour mener à bien ses rêves effervescents en Alsace.
Avec ce crémant flatteur et très « champenois » dans sa conception – assemblage de chardonnay, pinot blanc et pinot noir de 2013, élevage de 30 mois sur lattes – Christian rend un hommage vibrant et pétillant à son aïeul. MIAM !

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Un beau trio aromatique et désaltérant pour finir…

 

Animé par la volonté de faire fructifier un héritage familial dont il connaît la valeur, Christian Beyer travaille d’arrache-pied pour faire évoluer son domaine en menant à bien de nombreux projets : construction d’une nouvelle cave, restructuration du caveau de dégustation, rénovation de la cave historique, création du Clos Lucas, plantation de pinot noir sur le Sundel, remise en culture de la friche du Sundel…la liste est longue et je suis sûr d’en avoir oublié quelques uns !
Il est également très impliqué dans la vie de son village et occupe pour un an le poste de Major à la Confrérie Saint Etienne…si on ajoute à tout ça les deux adorables têtes blondes qui revendiquent également un peu de temps de la part de leur papa, on peut se demander si les journées ne font pas plus de 24 heures à Eguisheim !

La promenade dans les vignes avec le couple Beyer m’a permis de constater une fois encore à quel point ces vignerons étaient passionnés par leurs terroirs : ils connaissent parfaitement la nature des sols et l’écosystème de chaque parcelle.
Ils savent également « écouter » la vigne pour comprendre la relation subtile qui se tisse entre la plante et son environnement « le travail du vigneron consiste à aider la vigne à trouver un équilibre optimal dans son environnement ».
Avec le projet de plantation sur la friche du Sundel, Christian va faire l’expérience d’une nouvelle forme de viticulture encore plus en harmonie avec son écosystème…l’histoire en est à ses débuts mais s’annonce d’ores et déjà passionnante.

Pour ce qui est des vins, je crains de ne pas pouvoir éviter la redondance dans mes propos : la gamme du domaine est toujours aussi cohérente et propose une série de cuvées dont le haut niveau qualitatif m’étonnera toujours.
Les vins génériques sont très bien construits et facilement accessibles et la série de cuvées « Eguisheim » est toujours un must absolu en terme de rapport Q/P.
Bien que profondément imprégnés par la minéralité de leurs terroirs d’origine, les Grands Crus et les cuvées parcellaires (futurs 1° Crus) restent des modèles de finesse et d’élégance.
Je n’ai que rarement dégusté les crémants du domaine et je dois dire que cette triplette pétillante et désaltérante a été la belle découverte du jour : par ces temps de canicule ces 3 bulles qui allient séduction et vinosité, frivolité et profondeur, ont mis un point final très apprécié à cette dégustion.
Pour être complet il faut également citer le pinot noir du Sundel – pas goûté aujourd’hui mais dont j’ai encavé quelques exemplaires – est en passe de devenir l’une des références alsaciennes sur ce cépage.

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La version 2015 est en cave…commentaires de dégustation à suivre.

Mille mercis à Valérie et Christian d’avoir partagé avec moi ces beaux moments d’émotion vinique.

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