Pourquoi je ne bois que du bon vin !!!

Dsc 2901

Ce petit texte publié il y a quelques années sur l'un de mes anciens blogs est toujours encore d'actualité et traduit plus que jamais le sens de mes publications sur ce site :

" Lors d’un petit retour en arrière sur mes notes de l’année écoulée, j’ai pris conscience que, d’après le contenu de mes commentaires, j’étais un dégustateur qui ne buvait que de très bons vins : conséquence d’une propension au dithyrambe gratuit, liée à mon grand âge…éventuellement, chance éhontée dans le choix de mes bouteilles…peut-être !
Ces hypothèses si peu flatteuses à mon égard ont surement leur part de vérité (hélas…), néanmoins je vais quand même essayer de vous livrer quelques explications plus personnelles sur la manière dont je conçois ma pratique d’œnophile et de bloggeur vinique.

En premier lieu, je voudrais préciser que je ne rédige pas de compte-rendu sur tous les vins que je goûte : ma vitesse d’écriture étant inversement proportionnelle à la vitesse à laquelle je vide ma cave, le rapport exhaustif de mes aventures viniques monopoliserait l’intégralité du temps libre que m’octroie l’Education Nationale.
Je suis donc obligé de sélectionner les bouteilles qui feront l’objet de mes élucubrations.
Pour ce faire, j’utilise un critère très simple : si je n’aime pas un vin, je m’interdis d’écrire une ligne à son sujet. Cela va de soi pour certains, vraiment mauvais, qui ne méritent pas qu’on en parle (mais à vrai dire, j’en croise très peu…) mais cela s’applique aussi à d’autres, bien plus nombreux, qui sont certainement bien faits mais qui auront été desservis par un contexte, une ambiance et se présenteront à moi sans charme et parfois même sans intérêt. Dans ces conditions, je ne vois pas comment, avec ma seule légitimité de critique amateur autoproclamé, je pourrais, d’un coup de plume, torpiller le produit du travail d’un vigneron sans avoir essayé de comprendre sa conception du vin.
Le vin n’est pas une boisson comme une autre (pour ceux qui en doutent, allez faire un tour chez Jean-Robert Pitte), c’est un objet de culture dont la pleine jouissance demande parfois certaines connaissances. Pour moi, la démarche d’œnophile est une démarche d’apprentissage permanent, dans les livres, les clubs de dégustation, certains sites internet, mais surtout sur le terrain avec les vignerons.
Lorsque je suis en face d’une bouteille qui me laisse perplexe, je me demande toujours si je suis assez informé pour l’apprécier pleinement… en général, l’envie d’écrire des sentences définitives sur sa qualité me passe très vite.

En second lieu, je doute que le seul fait de publier des articles sur un site me confère le statut de dégustateur…
D’ailleurs, lorsque j’entends parler de la vie de ces stakhanovistes du crachoir, je suis très heureux de me retrouver à ma place et de profiter de leurs travaux de défrichage pour choisir sereinement les vins que je vais goûter ou les vignerons que je vais rencontrer.
Je me souviens de ces temps anciens, où je partais à la découverte d’un vignoble sans guide et où je me retrouvais dans des caves choisies au hasard de la route. Je dégustais des vins qui, l’ambiance aidant (je ne crachais pas à l’époque), me semblaient remarquables mais qui, une fois de retour au bercail, se montraient beaucoup moins à leur avantage…
Dieu merci, ce genre de mésaventure est devenu beaucoup plus rare à l’heure actuelle !

Les dégustateurs goûtent évaluent et hiérarchisent, c’est leur travail qui permet à l’amateur de se retrouver dans le dédale de l’offre vinique actuelle.
Moi je parle de vins, de vignerons, de régions qui me plaisent, c’est ma manière de prolonger les émotions liées à ces rencontres et de pérenniser quelques beaux souvenirs…

Plaisir de goûter, plaisir d’écrire et plaisir de pouvoir partager ces émotions avec vous…
3 raisons de ne boire que du bon vin. "

Es gilt !!!

 
Commentaires (2)

1. pierre_radmacher (site web) 02/06/2016

Je crois que ce texte n'a été posté que sur le forum "degustateurs.com"...je l'ai retrouvé dans mes archives et je me suis rendu compte que je n'avais toujours pas évolué dans ma façon de boire et de penser le vin.
Merci pour ton message.

2. Eric (site web) 24/05/2016

Salut Pierre

Merci d'avoir remit en ligne ce billet que j'avais dû rater à l'époque de se première publication. Connaissant un petit peu le personnage bachique, ce texte décrit bien ta façon de boire je trouve. Tu aimes l'ambiance, les gens du vin, les terroirs, et plein de ces choses qui ne sont pas dans une bouteille. Tu ne vois pas ce que pourrait apporter le fait de dire quand un vin n'est pas bon, mais justement c'est en soi déjà une démarche singulière et c'est chouette de le dire et de le vivre ainsi. Beaucoup de sagesse pour un vieux singe d'une nature généreuse ! Merci car je trouve comme d'autres que c'est enrichissant que de partager des vins avec toi, non pas par le vin mais par l'échange.
A bientôt
Eric

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