Dégustation club AOC - Pessac Léognan

Club A.O.C.
Crus de Pessac Léognan et blancs du Palatinat

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Réunion AOC avec 15 dégustateurs...la capacité d'accueil maximale est atteinte !

La session AOC du mois de mars 2015 nous propose une configuration devenue classique lors des sessions de notre club en alliant un thème français en rouge et un autre plus international en blanc…vive la diversité !

- Thème 1 : des vins rouges de Pessac Léognan
- Thème 2 : des vins blancs du Palatinat

La série bordelaise a été constituée par mes soins en piochant dans ma réserve personnelle et en sélectionnant quelques bouteilles dans les foires aux vins de l’automne 2014 et chez un caviste.
La série de vins allemands a été composée comme d’habitude par François notre spécialiste de l’ouverture internationale.

Les bouteilles de rouges ont été débouchées 6 heures avant dégustation et servies deux par deux à l’aveugle.
Les vins blancs ont été débouchés juste avant dégustation et servis deux par deux à l’aveugle.

Hoppla, c’est parti !


Verres Spiegelau Authentis 01


Soirée Club AOC du 13 mars 2015 à La Wantzenau



Thème 1 : une série de Pessac-Léognan rouges…c’est Graves Docteur ?


Château Larrivet Haut Brion 2008 – Léognan : suspect au débouchage et parfaitement imbuvable le soir…Bouchonné.
(55% cabernet sauvignon + 43% merlot + 2% cabernet franc).
Château Malartic Lagravière 2007 – Léognan : nez agréable et bien ouvert avec un fruité complexe et de fines notes toastées, attaque souple en bouche, matière élégante en ½ corps, finale serrée avec des tanins un peu secs et des amers assez austères.
(55% cabernet sauvignon + 40% merlot + 3% cabernet franc + 2% petit verdot).

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Flatteur au nez et assez caressant au palais, Malartic 2007 souffre néanmoins d’un excès de rusticité en finale…l’olfaction promet et incite à la dégustation mais une fois en bouche le vin finit par décevoir. Avec le Larrivet 2008 complètement flingué par un intense goût de bouchon, cette doublette constitue un début de série peu encourageant !


Domaine de La Solitude 2006 – Martillac : nez agréable, avec de belles notes de fruits rouges (framboise fraîche écrasée), attaque très douce en bouche, équilibre léger et matière bien gourmande, finale épicée et minérale.
(35% cabernet sauvignon + 40% merlot + 20% cabernet franc + 5% malbec).
Château Bouscaut 2005 – Cadaujac : nez plus mûr sur les fruits noirs et un léger fumé, notes d’argile humide, matière puissante et concentrée, tannins serrés mais toucher agréable, finale intense, légèrement épicée mais un poil asséchante.
(40% cabernet sauvignon + 50% merlot + 10% malbec).

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Le second binôme nous rassure un peu : une bouteille du Domaine de la Solitude qui s’exprime avec une belle finesse mais qui manque un peu de volume et un Château Bouscaut, puissant et charnu à souhait mais un peu rugueux en finale. Le Nirvana vinique est encore bien loin, mais l’espoir renaît…


Château La Louvière 2004 – Léognan : nez classique mais avenant discrètement fruité (myrtille) et légèrement torréfié, bouche volumineuse avec des tanins bien lisses, mâche très sensuelle, finale fraîche qui révèle quelques belles nuances minérales.
(57% cabernet sauvignon + 40% merlot + 3% petit verdot).
Château d’Eck 2002 – Cadaujac : nez complexe avec une palette florale complétée par des notes de pain grillé et de baies roses, structure élancée très élégante en bouche, finale nette et minérale.
(25% cabernet sauvignon + 70% merlot + 5% petit verdot).

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Voilà les deux vins qui forment surement le plus beau couple de la série : d’Eck joue une partition sur la souplesse et la finesse aromatique, La Louvière est un peu plus massif tout en présentant une silhouette dessinée avec beaucoup de classe.
Ceci dit, j’aurais aimé trouver un peu plus de profondeur et une personnalité moins convenue chez ces vins qui ont pourtant bien plu à tous les dégustateurs présents ce soir…Petite frustration et MIAM très timide !


Château Carbonnieux 1990 – Léognan : nez délicat et raffiné, discrètes notes de fleurs séchées, touche épicée avec cannelle et réglisse, matière svelte et déliée en bouche, finale un peu faiblarde avec un sillage aromatique très complexe mais une longueur assez modeste.
(55% cabernet sauvignon + 35% merlot + 5% cabernet franc + 5% petit verdot).
Château Carbonnieux 1979 – Léognan : nez peu flatteur, notes de poussière, de carton avec une touche assez originale sur la graine de pavot, bouche déséquilibrée et rachitique, finale courta et aqueuse.
(55% cabernet sauvignon + 35% merlot + 5% cabernet franc + 5% petit verdot).

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Les deux Carbonnieux, choisis pour voir comment les Pessac Léognan  se tenaient dans le temps, n’ont pas réussi à convaincre grand monde : à 35 ans le 1979 semblait avoir rendu l’âme depuis quelques années et avec son quart de siècle (ou presque) au compteur le 1990 semblait quand même déjà bien fatigué, malgré une expression aromatique tout à fait intéressante.


Pour conclure :

Après la belle surprise créée par une série de crus de Saint Emilion dégustée lors de la session AOC de mars 2014, je partais pour cette nouvelle visite en terre de Guyenne en me léchant les babines…mais je dois reconnaître que j’ai été un peu déçu. Certes mes attentes étaient peut-être trop élevées mais il faut bien admettre aussi que le niveau général des bouteilles débouchées ce soir n’avait rien d’exceptionnel. Certes nous n’avons pas pu accéder au top du top de l’appellation mais nous avons quand même goûté quelques références réputées de Pessac-Léognan.

Si on excepte la bouteille de 2008 bouchonnée et la dernière vraiment trop vieille, ces vins se sont révélés plutôt corrects mais aucun d’eux ne m’aura fait vibrer…à vrai dire je me suis bien ennuyé face à ces crus connus et reconnus « parkérisés » à 90 et plus pour la plupart d’entre eux.

Bien évidemment cette série un peu tristounette ne m’a pas inspiré de « Coup de cœur » à proprement parler mais j’ai quand même envie de citer La Louvière 2004 pour sa présence en bouche pleine de distinction – dans l’absolu, ce fut le meilleur vin de la série – mais surtout le Domaine de la Solitude 2006 pour son rapport Q/P vraiment intéressant…peut-être le seul cru que j’aurai envie de racheter !

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