Vendanges au domaine de l'Oriel : Sommerberg et Florimont

Tous ceux qui me connaissent un peu se doutent bien que je ne pourrai pas terminer ma tournée de vendangeur amateur sans faire une petite visite chez le grand Claude de Niedermorschwihr.
C’est ainsi qu’à quelques heures de mon départ vers les vignobles de Bourgogne et du Beaujolais – on est samedi et je pars lundi matin –, je me retrouve avec un sécateur à la main sur les pentes du Sommerberg pour couper les rieslings qui feront le Grand Cru du domaine de l’Oriel…pas mal comme début de vacances !

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8 heures du matin et une première ascension sur la parcelle du « poulailler ».

Cette année, les rieslings ont eu une maturation très lente et Claude Weinzorn a choisi d’attendre les derniers jours d’octobre pour les récolter.
La journée de vendange commence sur l’un des secteurs les plus abrupts du Grand Cru : il s’agit de la fameuse parcelle du « poulailler » située dans le bas de l’amphi 2 du Sommerberg.
C’est un peu brutal pour une mise en train mais les vendangeurs ont l’air en forme…c’est rassurant car le programme de la journée est plutôt chargé.

Dans la lumière du soleil levant, la vue sur le vignoble de Niedermorschwihr est absolument magnifique…on en oublierait presque la rudesse de la pente qu’il faut grimper pour atteindre le haut des rangs de cette vigne.

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Les pentes du « poulailler »…

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…et des vues imprenables sur Niedermorschwihr.

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Les rieslings du Sommerberg sont parfaits…

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…même s’ils sont parfois difficiles à trouver entre les feuilles jaunies par l’automne.

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Dans les des vignes du Sommerberg les raisins sont transportés à la hotte.

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Ludo et Baptiste…le duo de choc du domaine de l’Oriel.

Hélas, mon travail de vendangeur ne dure que très peur de temps : Claude a besoin de main-d’œuvre pour l’aider à préparer la cave…allez, on redescend !

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Les bottiches de rieslings du Sommerberg avec des post-it qui indiquent les densités de chacune d’entre-elles : de 12° à 13°5 …impeccable !

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Le boss a l’air très content de ses raisins...

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…mais il les envoie quand même en direction du pressoir.

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Le pressoir est chargé…

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…et quelques minutes plus tard, le jus des rieslings Sommerberg 2016 coule.

Alors que les premières gouttes sortent du pressoir nous recevons la visite surprise de « maître » Thierry Meyer – de passage dans le coin pour mettre au point les derniers détails du futur dîner TGFA de l’Oenothèque Alsace – et c’est en sa compagnie que nous goûtons le jus primeur du riesling Sommerberg 2016 : riche, aromatique et stimulé par une acidité fine et véloce…ça promet !

Après ce petit intermède convivial, nous quittons la cave pour rejoindre le groupe de vendangeurs qui termine sa longue demi-journée – il est 13 heures – en récoltant les rieslings du Grand Cru Florimont.
Comme chaque année, les raisins de cette parcelle sont magnifiques avec des  grappes aérées et des petits grains bien sucrés, mais les rendements sont minuscules.
Les grappes se détachent très facilement et certaines tombent dans l’herbe quand on triture le pied de vigne de façon trop énergique…mais pas question de les oublier, « il faut ramasser chaque baie ! ».

Je crois que cette année encore, le riesling G.C. Florimont sera la « cuvée rare » du millésime 2016 au domaine de l’Oriel.

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La petite parcelle de rieslings du domaine située juste sous la carrière du Florimont.

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Le sol argilo-calcaire très caillouteux du Florimont.

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Les grappes de rieslings du Florimont.

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Les vendangeurs sont arrivés en haut des rangs du Florimont…

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…d’où ils peuvent voir la carrière de plus près…

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…et admirer un beau panorama sur Niedermorschwihr.


« Aujourd’hui on a rentré de l’or en barre » s’est exclamé le grand Claude en regardant le contenu des bottiches avec une certaine fierté…mais comment ne pas s’extasier devant la perfection de ces grappes que j’ai vu partir au pressoir ce matin !

Bien évidemment, je vais suivre de très près l’évolution de ces jus car j’ai l’impression que je viens de participer (un peu) à la naissance d’un vin d’anthologie.
Le défi est lancé…au boulot grand Claude et ne nous déçois pas !!!

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Dernière vue sur l’amphi 4 du Sommerberg avant le retour à Strasbourg.

Merci à Claude et à Sandrine de m’avoir permis de participer à cette journée de vendanges.

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