Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant que sur des sensations en mémoire.et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles…à table !
Ce repas de Noël 2025 reporté à plusieurs reprises a finalement eu lieu en janvier 2026 avec un menu festif accompagné par quelques très belles quilles.

Un foie gras maison en entrée…

…et les deux bouteilles qui l’ont accompagné.
Champagne Grand Cru Vieillissement Prolongé – Domaine Egly-Ouriet : un nez complexe er raffiné sur les fruits secs accompagné par de fines notes oxydatives, une bouche puissante avec un jus dense stimulé par une bulle assez vive, une finale longue, sapide et appétante avec de beaux amers minéraux.
Saint-Aubin 1er Cru Les Murgers des Dents de Chien 2015 – Domaine J.-P. Ramonet : un nez assez classieux avec des notes de fruits blancs mûrs sur un fond boisé/balsamique assez marqué, une bouche consistante avec un joli gras, une acidité souple et fondue et une très forte salinité qui apporte beaucoup de fraîcheur à une finale marquée par des amers nobles et un boisé toujours très présent.
Ces deux très beaux vins se sont goûtés parfaitement bien à l’apéritif mais ont eu plus de mal face au foie gras dont la douceur des saveurs a durci leurs présences en bouche tout en donnant plus d’intensité aux amers en finale…pas évident de trouver des accords entre foie gras et vins secs !

Le filet mignon Wellington aux morilles…

…et les deux bouteilles qui l’ont accompagné.
Chambolle-Musigny 2013 – Domaine G. Roumier : un nez de grande classe avec une palette fruitée et florale bien complexe, une bouche longiligne, très élégante avec une texture veloutée, une finale fraîche et salivante avec une longue persistance florale qui aurait du m’aider à trouver l’origine de cette cuvée…encore raté !
IGP Saint-Guilhem-le-Désert Mas de Daumas Gassac 2014 – Famille Guibert : un nez intense et complexe qui développe une jolie palette typée « cabernet mûr » (fruits noirs, réglisse, épice, poivron rouge…), une bouche en demi-corps avec un équilibre frais et un toucher très caressant, une finale longue sur les épices et les herbes de garrigue.
Ces deux très belles bouteilles de rouge aux profils très différents se sont accordées avec bonheur à cette préparation culinaire aux goûts complexes : la compagnie la viande et de sa sauce crémée aux morilles a été appréciée par les deux vins – avec un petit avantage pour le Chambolle, plus raffiné que le Daumas – mais face à la farce aillée aux champignons c’est le vin languedocien qui a tiré son épingle du jeu…mais je chipote !