Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant que sur des sensations en mémoire.et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles…à table !
Comme pour le repas de Noël nous avons décidé de fêter Pâques avec un peu de retard en organisant un déjeuner festif accompagné par quelques très belles quilles.
Au menu : - planchette de charcuteries et de fromages
- gigot d’agneau à la cuiller aux épices douces
- tarte crémeuse spéculos - café
Valais Fendant La Liaudisaz 2019 – M.T. Chappaz à Fully : nez pur et ouvert avec une palette florale très séduisante, bouche riche et juteuse avec une acidité fondue, finale un peu légère relevée par un perlant très léger et une fine amertume.
VDF Les Reboussiers 2019 – SAS Les Reboussiers à Cazevieille : nez assez discret avec des notes florales et miellées, bouche très souple avec une attaque très timide, un milieu rond et suave et une finale un peu plate.
Alsace Riesling Schiste 2022 : Soil Therapy à Soultzmatt : nez exubérant et flatteur avec des notes d’agrumes et de pierre à fusil, bouche puissante avec un équilibre très droit, finale sapide avec des amers nobles et une persistance minérale et fumée.
Ces trois bouteilles dégustées à l’apéritif et sur la planchette charcutière et fromagère ont été diversement appréciées :
- produit par une vigneronne emblématique du Valais, la cuvée de chasselas a évolué favorablement dans le verre sans pour autant susciter une grande émotion.
- le blanc languedocien, assez agréable au nez mais simple et glissant en bouche, n’a pas réussi à convaincu grand monde.
- une fois n’est pas coutume c’est un superbe riesling alsacien qui a remporté la mise, un vin puissant, complexe et empreint d’une belle minéralité. MIAM !

Le gigot qui a passé plus de 7 heures au four à basse température
Baden Spätburgunder-Bombacher Sommerhalde 2003 – Weingut B. Huber à Malterdingen : nez ouvert avec un fruité mûr accompagné par des touches lactées (caramel, beurre) assez sensibles, bouche rondouillarde et bien gourmande avec un centre qui laisse une impression un peu sucrée (mais le vin est techniquement sec), finale bien fruitée et d’une belle gouleyance.
Lussac Saint-Emilion Clos les Hauts Martins 2016 – EARL Les Hauts Martins à Lussac : nez complexe et très avenant avec des notes de mûre, de cerise noire et d’épices sur un fond légèrement réglissé, bouche charnue, profondément fruitée avec des tanins veloutés, finale fraîche et appétante.
A côté d’un piot noir allemand, déroutant mais somme toute assez séduisant, la cuvée bordelaise nous a ramené dans un univers plus classique tout en gardant un côté très avenant.
Face à ce gigot en cocotte aux saveurs plutôt prononcées, le pinot noir a rapidement déposé les armes, contrairement au Lussac qui a relevé le défi gustatif sans fléchir.
Je n’ai plus acheté de vin de Bordeaux depuis plus d’une décennie mais j’avoue avoir été charmé par cette bouteille et plus encore par l’accord qu’elle a réalisé avec ce plat.
La quintette du jour