Nouvelle visite des ardèchois en Alsace


N’hésitant pas à braver les rigueurs d’une météo presque hivernale, Géraldine et Cyril, nos amis ardèchois, ont choisi cette fin de novembre 2013 pour effectuer leur deuxième visite de l’Alsace en notre compagnie.
Au programme, des promenades à Strasbourg et à Colmar, des dégustations de choucroute sous toutes ses formes, la découverte des premiers marchés de Noël et, bien sûr, quelques escapades œnophiles dans le vignoble alsacien.
C’est évidemment avec grand plaisir que je leur ai concocté un programme de rencontres avec quelques vignerons alsaciens…c’est parti !

Après une première édition en septembre 2011 où nous avons effectué des visites mémorables sous un soleil éclatant (à lire ou relire ICI ou LA ou LA ou LA), nos amis découvrent aujourd’hui les paysages de la Route des Vins d’Alsace dans la froidure d’une fin d’automne un peu tristounette.
Heureusement, nos vignerons qui se sont montrés accueillants, disponibles et généreux (comme d’habitude) nous ont vite fait oublier la grisaille ambiante en nous régalant avec quelques vins splendides.

Etant donné que j’ai prévu des visites dans des domaines dont j’ai déjà beaucoup parlé ces derniers temps – et que j’ai un retard considérable dans la mise au propre de mes autres comptes-rendus de dégustation – je n’ai pris aucune note sur place, mais j’ai néanmoins voulu mettre en lumière les bouteilles qui ont marqué les esprits durant ces quelques jours.

Chez Bernard Bohn à Reichsfeld :

Crémant Millésimé 2004 : cet assemblage de chardonnay et de pinot noir a passé 9 années sur lattes avant son dégorgement et sa mise avec un léger dosage en 2013. Vineux, complexe, crémeux avec un petite pointe oxydative…j’ai déjà dégusté ce vin à de nombreuses reprises et je n’arrive pas à m’en lasser. Excellent !

Riesling Oberhagel 2010 : issu de l’un des lieux-dits les plus qualitatifs du Schiefferberg ce riesling a été élevé en barriques d’acacia. Je redécouvre ce vin avec plaisir car la marque finement florale du fût commence à résonner avec beaucoup d’élégance avec l’aromatique du cépage, tandis que la minéralité du schiste et l’acidité du millésime portent la structure avec beaucoup de tonus.


Chez Antoine Kreydenweiss à Andlau :


Pinot Blanc Kritt 2012 : le coteau caillouteux du Kritt permet aux pinots blancs d’atteindre un beau niveau de maturité et donne l’occasion à Antoine de nous gratifier de cette petite gourmandise pleine d’harmonie et de suavité. MIAM !!!

Pinot Blanc La Fontaine aux Enfants 2012 : cette cuvée qui flatte les sens avec sa complexité aromatique et sa  la chair fine et tendre a fait l’unanimité lors de l’apéritif de la veille au soir. Issu d’un assemblage de pinot blanc et de pinot auxerrois (50/50) provenant d’une parcelle granitique sur le sommet du Kastelberg, ce vin a déjà été commenté récemment…hélas, sa belle buvabilité, le rend totalement irrésistible et le carton acheté en primeur au printemps et réceptionné il y a quelques semaines s’est vidé à grande vitesse…heureusement qu’il restait encore quelques bouteilles à acheter au domaine !


Chez Jean-Pierre Rietsch à Mittelbergheim :


Crémant Extra Brut Nature 2011 : avec son aromatique pure et raffinée, sa présence en bouche très noble, sa belle qualité de bulle et sa finale franche et étonnamment longue, ce crémant se place dans mon palmarès personnel des meilleurs effervescents français…tout simplement !

 

Sylvaner G.C. Zotzenberg 2010 : puissant, tendu et plein d’une énergie vitale qu’on rencontre rarement dans un vin, ce sylvaner vendangé bien mûr sur le Zotzenberg et élevé durant 31 mois en cuve inox est une réussite absolue qui prouve que ce cépage méritait largement sa place dans l’appellation Grand Cru.
Absolument splendide…Bravo J.P. !


Chez Christian Beyer à Eguisheim :

Gewurztraminer L’Hostellerie 2011 : moins exubérant que le 2009, mais avec une aromatique sous-tendue par ces notes de cône de houblon qui m’avaient bouleversé sur le 2009, ce gewurztraminer vendangé sur les coteaux autour d’Eguisheim reste une référence incontournable pour tout amateur qui cherche de la finesse et de la sapidité sur ce type de vin. MIAM !


 

Riesling G.C. Eichberg 2012 : discret mais d’une grande profondeur ce riesling est encore très jeune mais porte les marques d’un terroir et d’un millésime qui ont engendré des vins de temps…à encaver absolument !
 

Pinot Gris Hohrain 2012 : mûr et flatteur au nez ce pinot gris possède une matière riche mais son équilibre reste très dynamique. La salinité des calcaires et des grès des coteaux du Pfersigberg et l’exposition nord de ce lieu-dit (ce qui l’a exclu de la délimitation du Grand Cru) permettent à ce cépage d’exprimer sa belle générosité sans tomber dans l’excès de douceur ou de mollesse.


Chez Anne-Marie Schmitt à Bergbieten :

Riesling Ostenberg V.T. 2011 : voilà une version riche et opulente du cépage qui trouve cependant un très bel équilibre autour d’une structure acide particulièrement solide. Riesling de plaisir immédiat ou de longue garde…et bouteille « collector » du domaine car la parcelle a été replantée en pinot noir après la vendange 2011.

Gewurztraminer G.C Altenberg de Bergbieten-Les Jardins d’Aurélien 2012 : avec son aromatique fine et déjà complexe (fruits juteux, fleurs et touche épicée), ce gewurztraminer montre une personnalité déjà bien posée. Son bel équilibre sans lourdeur en bouche et sa longue finale florale et réglissée le rendent déjà très accessible aujourd’hui...mais son potentiel de garde est évident.

Mon ami Cyril a été beaucoup plus studieux que moi en prenant des notes lors de nos différentes visites, il me les a fait parvenir en m’autorisant à les publier sur ce site.

Vous pouvez les lire ICI.

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