Les vins du mois de novembre 2015

Sylvaner Grand A du Petit Léon 2011 – Domaine Schmitt à Bergbieten

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Robe : jaune clair, brillant, texture assez épaisse.
Nez : complexe et raffiné, notes de fruits blancs, de pêche, petites touches de tabac et de vanille.
Bouche : attaque très franche, matière concentrée, toucher de bouche bien gras, finale salivante grâce à une belle présence saline et des amers nobles, retour aromatique étonnant de longueur.
Né sur le Grand Cru Altenberg de Bergbieten ce sylvaner est un vin complexe, structuré par une présence minérale d’une intensité peu commune.
Celui qui pense que ce cépage ne peut produire que des vins pour cuisiner la choucroute devraient goûter cette petite merveille. MIAM !


Riesling Grand Cru Pfingstberg - Paradis 2009 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, frange assez dense.
Nez : complexité inouïe avec une palette en évolution permanente, notes de zestes d’agrumes, de menthe poivrée, de citronnelle, de boîte de craie…
Bouche : attaque très suave, milieu de bouche très large, toucher caressant, acidité mûre qui étire progressivement la structure pour laisser une belle impression de fraîcheur en finale, sillage aromatique très fin et complexe, présence saline intense.
Rencontrer un grand Pfingstberg dans la force de sa pleine maturité est une expérience qui marque la mémoire d’un amateur de vin : cette cuvée « Paradis » conçue par Frédéric Schmitt est surement l’un des meilleurs rieslings que j’ai bu cette année. MIAM !


Pinot Noir Obere Hund 2012 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

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Robe : rubis soutenu, brillant, bords compacts.
Nez : pur et gourmand, fruité profond sur les fruits rouges croquants (cerise, framboise), notes crayeuses en fond.
Bouche : charnu et capiteux, texture veloutée, belle expression fruitée, finale étirée et fraîche, rémanences minérales racées.
J’ai assisté aux vendanges des pinots noirs sur le coteau de l’Obere Hund et j’ai vu l’intransigeance de Jean-Marie Bechtold sur la qualité des raisins qui partaient vers la cave : « Pas un seul grain pourri ne doit rentrer dans mes cuves ».
3 ans plus tard le résultat est à la hauteur du travail effectué : ce très beau vin rouge qui vous laisse une impression de plénitude et de gourmandise est vraiment une belle réussite.


Pinot Noir Les Rocailles 2011 – Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : grenat profond avec des bords carmin.
Nez : fruité ouvert et complexe, notes de cassis et de cerise noire ravivées par une touche de jus de groseille acidulé.
Bouche : chair juteuse, matière concentrée, équilibre parfait entre richesse et vivacité, tannins lisses, finale très « classieuse »  avec un sillage fruité et minéral.
Née au cœur du Grand Cru Eichberg, la cuvée « Les Rocailles » est une petite merveille de finesse et d’élégance.
Vinifié et élevé de main de maître par Michel Ginglinger ce rouge d’Alsace est capable de rivaliser avec les grands pinots noirs bourguignons. MIAM !


Côtes de Provence Le Clos de la Procure 2009 – Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

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Robe : rubis moyen, bords fins et légèrement brunissants.
Nez : franc et assez intense avec des arômes d’épices douces, de fruits rouges bien mûrs et d’herbes de garrigue.
Bouche : jus concentré, tannins matures et bien lisses, acidité présente qui structure le volume en largeur, présence affirmée, un peu envahissante mais finale douce et sensuelle avec un sillage épicé complexe.
Débouchée pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur (Laurent Barrera) ce Clos de la Procure ne cache pas ses origines, avec une expression aromatique aux accents résolument sudistes et une matière charnue et veloutée en bouche.
Voilà un vin puissamment constitué qui sait faire preuve d’élégance et de finesse…joli travail !


Fleurie 2007 – Domaine J. Georges à Chénas

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Robe : sombre et purpurine avec une frange très compacte.
Nez : belle intensité et fruité expressif sur la cerise croquante, notes florales complexes qui se révèlent progressivement.
Bouche : silhouette élégante, équilibre impeccable, grande délicatesse dans la texture, rétro-olfaction très complexe, finale fraîche et glissante.
A l’heure où certains crus bourguignons de 2007 se présentent avec le chapeau sur l’oreille, ce cru du Beaujolais, acheté pour quelques euros il y a 6 ans, m’a comblé par son étonnante complexité et son énergie encore très vivace. MIAM !

Dsc 2820
Au dessus de Fleurie en novembre 2015.

 
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