Les vins du mois de mai 2015

Auxerrois L’Auxerrois de Jean-Baptiste 2013 – J-B Adam à Ammerschwihr

Robe : jaune très clair, brillant, reflets or blanc.
Nez : riche, flatteur et évolutif, abricot frais, notes florales suaves et complexes, touche d’herbes aromatiques.
Bouche : matière charnue, gras sensible, développement aromatique intense, fine ligne acidulée, amertume racée et belle salinité en finale.
Généreux, suave et digeste ce vin travaillé en biodynamie est une petite friandise qui s’exprime avec une certaine bonhommie tout en développant une matière harmonieuse et bien structurée. Voilà une cuvée qui rend un bel hommage à ce cépage alsacien généralement destiné à faire du volume dans des cuvées génériques. MIAM !


Riesling G.C. Pfingstberg 2012 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, brillant, lumineux, reflets argentés.
Nez : discret, racé, grande pureté aromatique, notes pierreuses déjà très présentes, touche florale et finement zestée.
Bouche : matière tonique et vibrante, acidité large, développement aromatique sur les agrumes frais (citron, pamplemousse) et les herbes aromatiques (basilic, verveine), finale saline avec des amers salivants.
Goûté et approuvé une première fois au domaine lors de mon travail sur le Pfingstberg avec Frédéric Schmitt, ce riesling plein d’énergie se tient toujours aussi bien après quelques mois en cave.
Droit, précis, complexe et salin, voilà un vin qui livre une remarquable interprétation de ce terroir classé. Chapeau !


Riesling G.C. Eichberg 2012 – Domaine E. Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune clair, très belle brillance, frange vert pâle.
Nez : subtil et complexe, miel de sapin, chair de poire, notes minérales (pierre chaude) sur un fond finement poivré.
Bouche : attaque assez vive avec une acidité large, matière qui développe un joli gras mais la présence minérale se manifeste dès le milieu de bouche pour s’exprimer avec une belle intensité en finale, sillage long sur les zestes d’agrumes et le poivre blanc
S’exprimant avec une certaine véhémence ce Grand Cru d’Eguisheim impressionne cependant par la richesse de son profil aromatique et la perfection de son équilibre…surement encore très (trop) jeune mais déjà terriblement séduisant. MIAM !


Pinot Gris G.C. Eichberg 2011 – Domaine Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune prononcé, lumineux avec des reflets vieil or.
Nez : riche et envoûtant avec une complexité inouïe, abricot mûr, mirabelle confite, fraise des bois, une pointe de cannelle et de vanille sur un fond de terre humide, de sous-bois.
Bouche : attaque ample et douce, matière assez épaisse structurée par une acidité large et persistante, développement aromatique intense, toucher onctueux finale puissante sur les fruits jaunes, la fraise et les épices douces, sillage minéral/salin très long.
Avec sa palette aromatique d’une remarquable complexité et sa matière sculptée tout en volume et en rondeurs, ce pinot gris Grand Cru nous emmène dans un monde d’opulence et de volupté qu’on ne quitte qu’avec beaucoup de regrets.
Michel Ginglinger a réussi à élaborer un grand vin où la force du cépage s’exprime pleinement sans pour autant masquer la marque du terroir de l’Eichberg. Joli travail !


VDP des Cévennes Stella 2014 – Mas Bres à Saint Maurice

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Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets vert pâle.
Nez : surprenant, complexe et évolutif, palette florale très riche, notes pierreuses déjà très présentes, touche florale et finement zestée.
Bouche : matière longiligne, solidement tendue avec un fruité très flatteur, finale fraiche et sillage floral très agréable.
Déniché par Jérôme, le caviste de la Maison des Vins de l’Espiguette (Port Camague), ce vin incroyable est réalisé à partir d’un assemblage de rolle, de riesling et de pinot gris.
Parfaitement équilibré, gourmand à souhait et vendu à un prix dérisoire (5,50 euros) cette cuvée née sur les terroirs du piémont cévenol est un pur régal. MIAM !


Mas de Daumas Gassac blanc 2000 – Aniane

Robe : vieil or, brillant avec des reflets topaze.
Nez : mûr et évolué avec une palette très évolutive, développant des arômes d’agrumes confits, d’épices douces, d’herbes méridionales mais passant aussi par des phases tertiaires un peu ingrates.
Bouche : matière ample avec un joli gras et un équilibre très doux, finale un poil trop lourde malgré quelques beaux amers qui font saliver.
Sorti de ma cave pour laisser la place au nouvel arrivage de vins du domaine, ce Daumas blanc de presque 15 ans assume son âge avec une palette évoluée mais bien complexe et une matière dodue mais agréablement patinée en bouche.
Personnellement j’apprécie plus les blancs du Mas dans leur jeunesse, lorsqu’ils montrent une exubérance et une vitalité qui me mettent toujours de très bonne humeur mais j’avoue avoir passé en moment très agréable en compagnie de cette bouteille.


Meursault Vieilles Vignes 2011 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair, brillant avec des éclats argentés.
Nez : notes d’élevage évanescentes en attaque, palette fruitée très fraîche (chair de pomme verte, groseille blanche), notes de fougère.
Bouche : attaque très vive avec une acidité fine et droite qui va soutenir une matière fuselée très élégante, le gras est délicat, juste assez pour donner un peu de glissant à la texture, les amers nobles accompagnent une finale salivante qui commence à exprimer des nuances minérales (poudre de craie, pierre chaude).
Débouchée pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur, cette cuvée de Meursault d’une vivacité encore un peu arrogante m’a procuré une série de très belles sensations : une expression aromatique d’une profonde beauté et une présence en bouche pleine de sève et d’énergie.
Surement encore loin de son apogée, ce grand vin ravira les amateurs de pureté et de droiture…Bon anniversaire Patrick !


Costières de Nîmes Marginal 2013 – Terre des Chardons à Bellegarde

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Robe : rubis profond, légère turbidité, bords mauves.
Nez : ouvert et flatteur, fruits rouges bien mûrs, pain d’épice et amande amère.
Bouche : chair sensuelle, équilibre vivifiant, finale digeste avec une belle fraîcheur et un sillage sur la menthe poivrée et la pierre chaude.
Réalisé à partir de syrah (80%) et de grenache (20%) issus d’un terroir alluvial riche en cailloux siliceux, la cuvée « Marginal » est une bombe de gourmandise et de fraîcheur.
Proposé par Jérôme (mon caviste de l’Espiguette) en même temps que la cuvée du Mas Bres, ce Costières de Nîmes a également illuminé mon récent séjour méditerranéen.
Si en plus on sait que le domaine est en biodynamie depuis de nombreuses années et que cette petite merveille coute à peine plus de 10 euros…comment résister à un tel cadeau !


Morey Saint Denis Le Village 2011 – H. Murat à Concoeur

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Robe : rubis moyen, légère turbidité, frange rose.
Nez : riche et évolutif, ouverture sur d’intenses notes de myrtille, puis la palette se fait plus délicate avec de belles notes de fleurs des prés sur un fond légèrement végétal.
Bouche : matière fine avec un équilibre des saveurs parfait, texture caressante, finale fraîche avec un sillage floral très élégant.
Avec sa matière fuselée et son expression aromatique très séduisante, ce Morey qui nous avait déjà fait une belle impression lors de notre passage au domaine en 2013 est toujours aussi plaisant.
Ce petit bijou qui semble avoir atteint sa phase de plénitude malgré son jeune âge apporte une preuve supplémentaire de la qualité du travail de vinificateur d’Hervé Murat. MIAM !


Dsc 2232
Un paysage près du Pic Saint Loup…que la France est belle !

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