Dégustation club AOC - Vins effervescents du monde

Club A.O.C.
Vins du Liban et bulles du monde


Pour bien lancer cette nouvelle année, la rentrée 2015 du club AOC qui sera internationale et pétillante nous proposera deux thèmes complètement inédits en nous emmenant dans des contrées viticoles dont je ne connais pratiquement rien…en avant pour :

- une première découverte des vins du Liban
.

- une petite tournée festive parmi les bulles du monde.

La série libanaise a été proposée par Eléonore, soutenue par Stefan qui est également allé « musarder » du côté de la Beeka. La série de bulles, initiée par notre ami anglais Jamie avec trois quilles d’outre Manche, a été complétée par François, notre sommelier international.

Les bouteilles de rouges libanais ont été débouchées 30 mn avant dégustation et servies une par une étiquette découverte.
Les vins effervescents ont été servis deux par deux à l’aveugle.

Let’s go !

Verres Spiegelau Authentis 01

Soirée Club AOC du 9 janvier 2015 à La Wantzenau


Thème 2 : vins effervescents d’ailleurs…la France n’a plus le monopole de la bulle !


Chardonnay Brut 2012 – Alexander Laible à Durbach (Pays de Bade – Allemagne) : nez agréable sur la brioche au beurre, le citron confit et la mandarine, matière large et assez riche, effervescence vive et un peu grossière, finale un peu lourde.
Riesling Brut Johann – Julius Renner à Oberkirch (Pays de Bade – Allemagne) : nez très fin, palette fruitée (pêche blanche, pomme boskop) et florale, matière longiligne assez élégante en bouche, mousse abondante, un peu expansive, finale assez courte mais bien désaltérante.

Dsc 1955

Cette première doublette allemande provient d’un vignoble situé tout près de Strasbourg, sur les coteaux au pied du massif de la Forêt Noire…notre voyage commence par un tout petit déplacement !
Le crémant issu de riesling est un vin séducteur et particulièrement facile d’accès, la cuvée d’Alexander Laible est plus classique, assez ambitieuse mais peut-être un poil trop démonstrative.
En tous cas, voilà une série qui s’ouvre avec deux crémants techniquement bien faits et somme toute très agréables à boire
.

Crémant du Luxembourg Brut – Beck-Franck à Greiveldange : nez bien expressif frais avec des notes de cône de houblon et de citron frais, matière longiligne, mousse présente (peut-être un peu trop…) mais une bulle très fine, légère amertume en finale.
Crémant du Luxembourg La Brute – Henri Ruppert à Schengen : nez fin et classique sur les fruits blancs et la croûte de pain, matière virile en bouche, équilibre tendu et bulle assez agressive, amertume prononcée en finale.

Dsc 1957

Nés sur des coteaux viticoles situés sur les bords de la Moselle, ces deux crémants du Luxembourg sont de réelles découvertes pour la plupart d’entre nous.
Bien que très différentes, leurs expressions aromatiques sont vraiment avenantes mais leur présence en bouche manque un peu d’élégance : effervescence un poil trop agressive et amertume prononcée en finale…bref, ces bouteilles certes intéressantes pour notre ouverture culturelle n’ont pas vraiment convaincu ce soir.


Crémant du Jura Domaine de la Touraize 2010  – A. et J. Morin à Arbois : nez délicat et complexe sur les fruits blancs, bouche avenante, équilibre guilleret qui laisse une petite sensation de moelleux, mousse onctueuse avec une bulle très fine, finale légère et digeste.
Cuvée Elena Brut – A. Mugler à Ruppertsberg (Palatinat – Allemagne) : nez intense qui développe une belle palette exotique (carambole, ananas frais…) et finement épicée, matière ample et tonique, équilibre sec avec une bulle très vive, finale longuement aromatique sur le pamplemousse et les épices douces.

Dsc 1960

Issu à 100% de chardonnay et élevé durant 24 mois sur lattes, ce très beau crémant du Jura a été unanimement apprécié pour son équilibre et sa gourmandise…voilà un pirate qui a défendu l’honneur national avec bravoure.
Issue d’un assemblage de chardonnay, de pinot auxerrois et de riesling, la cuvée Elena d’Andres Mugler n’a absolument pas démérité : sec et bien vineux, ce crémant du Palatinat développe une expression aromatique remarquable.
Double MIAM pour ce binôme !

Ridgeview Bloomsbury 2011 – Ridgeview Estate Winery à Ditchling (Sussex – Angleterre) : nez agréable avec une palette classique sur la brioche, le beurre frais et le miel, matière très élégante en bouche, bulle délicate, finale sapide avec des notes grillées et une fine amertume.
Camel Valley-Pinot Noir Brut – Camel Valley Vineyards à Bodmin (Cornouailles – Angleterre) : nez discret mais très raffiné avec des nuances fruitées (fruits blancs et agrumes frais) et minérales (pierre à feu, fumée), matière ample qui donne une belle impression de plénitude, bulle assez virulente, finale nette et fraîche avec une persistance aromatique bien longue marqué par une minéralité intense.

Dsc 1961

Avec son assemblage très champenois (pinot noir, pinot meunier et chardonnay) le crémant Ridgeview, né dans le Sussex, montre une classe incontestable malgré un côté un peu trop sérieux à mon goût.
La cuvée 100% pinot noir de Camel Valley, originaire des Cornouailles, m’a vraiment subjugué pas sa vinosité et sa très belle expression minérale…une bouteille au niveau d’un grand champagne de terroir et le hit de la série pour moi.

Camel valley
La Winery Camel Valley vue par Google Earth


Nyetimber Classic 2009 – Nyetimber Vineyards à West Chiltington (Sussex – Angleterre) : nez pur et bien frais, notes citronnées et florales avec une touche de pain grillé, tendu et très vineux en bouche, bulle délicate, très affinée, finale tonique et désaltérante.

Dsc 1962

Dans le style du Riedgeview mais avec un soupçon de complexité aromatique en plus, ce second crémant du Sussex termine en beauté cette série de bulles du monde.


Pour conclure :

- Avec ces 9 bulles originaires de régions situées bien au-delà de la traditionnelle limite septentrionale de la vigne, nous avons pu constater qu’il n’y avait pas que les vignerons français qui maîtrisaient la méthode champenoise. Même si elles sont encore assez loin du niveau des grands vins de la montagne de Reims ou de la vallée de la Marne, la plupart des cuvées dégustées ce soir montrent une qualité qui les positionnerait en très bonne place dans la hiérarchie de nos effervescents nationaux…qu’on se le dise !

- Les crémants luxembourgeois sont encore un peu rustiques à mon goût, mais leur potentiel est évident, les cuvées allemandes sont de vraies friandises, certes un peu trop faciles pour le puriste mais vraiment jouissives. La surprise du soir est venue des vins anglais qui ont impressionné tout le monde par le raffinement de leur texture et la profondeur de leur expression aromatique.

- Le coupe de cœur incontestable est le crémant anglais de Camel Valley…même si j’ai appris par la suite que c’était le vin préféré de Camilla, je persiste et signe !
Pour ceux qui veulent rester fidèles à la mémoire de Princesse Diana, je ne peux que leur conseiller d’aller voir du côté de l’Allemagne, notamment avec les « Sekt » d’Andres Mugler…des gourmandises pétillantes qu’on peut encaver pour une petite quinzaine d’euros la quille.

- Merci à tous ceux qui ont collecté ces bouteilles pour nous proposer cette belle ballade gustative.

Commentaires (1)

1. fanny raymond (site web) 21/05/2015

Intéressant ce petit domaine Anglais de Camel Valley

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