Bonnes feuilles à déguster

  • Eguisheim et ses terroirs - Une histoire alsacienne de la viticulture par Philippe Beyer

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    Attention, voilà le livre indispensable pour tous ceux qui veulent comprendre la genèse des grands terroirs alsaciens !
    Dans cette étude remarquablement documentée, Philippe Beyer nous invite à découvrir les grandes étapes géologiques, historiques et culturelles qui ont marqué notre région et son vignoble.

    C’est un travail de recherche d’une qualité et d’une précision dont il n’existe probablement pas d’équivalent sur ce sujet à l’heure actuelle.
    Autant dire que tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur Eguisheim et son vignoble trouveront dans ce livre une source presque intarissable d’informations.

    Sans oublier que cette lors de cette étude l’auteur n’a pas hésité à dépasser son cadre local initial pour étendre ses investigations et ses réflexions à toute l’Alsace viticole.
    « Il serait dommage de passer à côté de la richesse que nous offre notre région, tant par l’intérêt de son histoire que par la généreuse diversité de ses terroirs » nous dit Philippe Beyer dans sa conclusion...

    …et moi je ne peux que rajouter qu’il serait dommage de passer à côté de ce livre si on veut essayer de connaître un peu mieux l’histoire passionnante de nos vins d’Alsace.

  • VIGNERON N°36 - Directrice de la rédaction : Oriane Nouailhac

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    Ce trimestriel consacre une bonne cinquantaine de pages au vignoble alsacien en vantant la beauté de ses paysages et sa diversité géologique unique au monde.
    Les textes sont de Léa Delpont, Birte Jansen et Jean-Luc Barde dont j’ai pu apprécier la verve lors d’une soirée mémorable à l’U.G.V.

    Après une introduction signée par Jean-Luc Barde, les 3 collaborateurs se relaient pour présenter une vingtaine de grands domaines alsaciens : L’Agapé, Barmès-Buecher, Emile Beyer, Paul Blanck, Paul Ginglinger, Ostertag, Mochel...et plein d’autres noms qu’on retrouve très souvent dans mes chroniques viniques sur ce site.

    Autant dire que je ne peux que vous recommander chaudement la lecture de cette revue qui parle vraiment bien de l’Alsace…mais pas que, puisqu’on y trouve aussi de beaux articles sur les domaines Overnoy ou Grivault ainsi que quelques contributions sur des vignobles étrangers.

     

  • L'incroyable histoire du vin - Benoist Simmat et Daniel Cazanave

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    Si vous vous intéressez à l’histoire de ce divin breuvage et que la lecture un peu ardue des excellents ouvrages de Jean-Robert Pitte (Le Désir du vin à la conquête du monde) ou de Hugh Johnson (Une histoire mondiale du vin, de l’Antiquité à nos jours) vous fait peur, cette BD est faite pour vous.

    L’incroyable épopée du vin à travers les civilisations est narrée de façon très précise dans ce livre de plus de 200 pages où les illustrations gaies et colorées (j’ai souvent pensé aux albums de Tinitin) contrastent avec le sérieux d’un texte solidement documenté.

    L’histoire est découpée en 10 chapitres : Au commencement – La folie des antiques – Nos ancêtres les (vins) gaulois – L’Orient compliqué – Le sang du Christ – Le paradoxe de l’Islam – L’étendard des temps féodaux – Les grandes découvertes – Vers l’Amérique et au-delà – Le sacre des terroirs.

    Les pages de cette bande dessinée se dévorent sans effort…c’est à la fois distrayant et instructif.

    Bravo aux auteurs pour ce travail !

  • Pur jus - Cultivons l'avenir dans les vignes - Justine Saint Lô et Fleur Godart

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    Ce très beau livre est l’œuvre de deux filles passionnées de vin qui nous emmènent en voyage dans les vignobles de France pour nous aider à comprendre le fonctionnement de la vigne.

    Les dessins de Justine peuvent être assez techniques lorsqu’ils illustrent des aspects scientifiques du travail de la vigne mais le plus souvent c’est la poésie et l’humour qui animent ses pinceaux : les vignerons et vigneronnes sont croqués avec un trait facétieux mais toujours empreint d’une vraie tendresse.

    Au cours de leurs pérégrinations entre le Roussillon, les pays de Loire, la Bourgogne, la Champagne, l’Alsace, le Jura et bien d’autres régions, elles croisent des vignerons qui ont choisi de travailler la vigne de façon naturelle comme Cyril Fahl, Alain Castex, Emilie et Alexis Porteret, Catherine Riss…

    En début de chapitre, les textes de Fleur contextualisent les rencontres et exposent brièvement les thèmes qui vont être abordés mais très vite ses mots se logent dans des phylactères pour donner vie aux aquarelles de sa partenaire : ce procédé original rend la lecture facile et ludique même lorsque les sujets sont ardus.

    Bref, voilà un ouvrage très agréable à feuilleter qui ne parle presque jamais de vin mais nous présente une série de vignerons passionnés qui nous font partager leurs connaissances et leurs convictions sur la culture de la vigne.

  • 12°5 - Des raisins et des hommes - Jajazine N° 2

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    J’attendais avec impatience le deuxième numéro de ce « jajazine » – j’ai même eu le temps de relire le N°1 entre temps – et j’ai été très heureux de constater que la ligne éditoriale du premier était maintenue : une présentation à l’esthétique irréprochable, des thèmes originaux et intéressants, des textes très agréables à lire et une grande rigueur dans les analyses.

    Pour vous donner envie de vous plonger dans cette revue, voici quelques titres d’articles traités dans ce numéro :
    - Jo Landron, le muscadet, parole à la défense.
    - Les Côtes de Duras, une AOC second rôle ?
    - Tu sens la carbo ?
    - Alexandre Bain, la douche froide
    - Lilian Bérillon, l’homme végétal
    - Domaine de la Casa Blanca, monts et vermeille.
    - Armand Fallières, le président qui aimait le vin
    ….

    Que dire de plus…vivement le n° 3 !!!

    NB : cette revue est vendue exclusivement en librairie.

  • Ma vie en vin - Pierre Perret

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    Dans ce livre qui respire l’optimisme et qui sent bon l’amitié, l’ami Pierrot nous fait partager son amour pour la dive bouteille à travers plus de soixante petites histoires gourmandes contées avec la truculence qu’on lui connaît depuis bien longtemps.

    Des premières lichées en compagnie de son père parti en quête de vins à servir sa clientèle du « Café du Pont » aux flacons les plus prestigieux débouchés avec les grands noms du show-biz, de la gastronomie ou de la politique, Pierre Perret nous raconte comment est née sa relation passionnelle au vin et comment elle n’a cessé de grandir au fil du temps et des rencontres.

    C’est avec le même enthousiasme qu’il parle des plus grands Bordeaux (surtout de Pétrus son préféré) ou des petits coups de rouge plus modestes (comme les piquettes à faire des centenaires servis par Jean Ferrat) tous reliés par un même leitmotiv : « Le partage du cru le plus exceptionnel aux incomparables saveurs s’appelle : L’AMITIE »

    En lisant ces courts récits de rencontres viniques et gastronomiques, le lecteur pourra croiser des personnages célèbres – Eddy Barclay, Lino Ventura, Aznavour, Noiret, Gainsbourg…et même Georges Marchais – et des vins exceptionnels que Pierre Perret décrit (les personnages et les vins) avec beaucoup de sincérité et un enthousiasme communicatif.

    Certes, l’homme ne boit pas assez d’Alsace et beaucoup trop de Bordeaux à mon goût mais je crois que ceux qui ont la chance de le côtoyer un jour dans sa cave, dans sa cuisine ou ailleurs mais toujours en compagnie d’une bonne bouteille, ne l’ont jamais regretté

    Si le bon Dieu nous a donné
    Dans sa largesse un trou sous l’nez
    Pour baiser nos maîtresses
    Pour compléter son souhait divin
    Il voulu qu’on y verse
    De temps en temps un verre de vin.

    « Le Vin » P. PERRET

  • 12°5 - Des raisins et des hommes - Jajazine N° 1

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    Avec son habillage élégant et sa reliure soignée, 12°5 fait davantage penser à un « beau livre » qu’à une revue, mais le contenu y est structuré comme dans un magazine : on y trouve plus de vingt articles sur des thèmes divers mais toujours plus ou moins « alcoolisés ».

    On y parle de vignerons (et de vigneronnes), de vignobles, de gastronomie, de technique (un peu) et de plein d’autres thèmes en rapport avec la chose vinique.
    Pour vous faire une petite idée, voici quelques titres d’articles traités dans ce numéro :
    - Patrick Baudoin, un homme sur le bon chenin
    - Antoine Pétrus, étoile de terre.
    - Tu sens la malo, non mais tu la sens ?
    - Cheval d’attrait
    - Un prof dans les vignes.
    - Et avec ça ? Accords et désaccords
    ….

    J’ai voyagé des vignobles d’Anjou vers les coteaux abrupts du Valais en passant par le plateau jurassien, j’ai redécouvert le terroir des Terrasses du Larzac, j’ai visité les caves du Georges V, j’ai savouré quelques belles recettes de plats en accord avec des vins…bref je me suis régalé à chaque page !

    Les photos sont sublimes, les illustrations vraiment originales et les textes rédigés dans style alerte et souvent facétieux, nous livrent une foule de connaissances, de belles émotions et quelques jolis moments de poésie.

    Vous l’aurez compris, ce premier numéro de 12°5 qui apporte un souffle nouveau dans le monde des publications oenophiles est un must absolu !!!

    NB : on le trouve en librairie au prix de 20 euros…ça paraît cher mais jetez-y un coup d’œil vous comprendrez.

  • Le vin snob - Jacques Orhon

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    Comme on peut le lire en quatrième de couverture, l’auteur de ce livre est un sommelier canadien qui parcourt les vignobles du monde depuis plus de 40 ans.
    Expert reconnu en dégustation de vins, il a publié de nombreux livres et collaboré à des émissions de télévision et à des magazines traitant de la chose vinique.

    Avec le sous-titre accrocheur de la première page qui nous annonce des « propos décapants » sur ce monde du vin que je fréquente maintenant depuis quelques années, j’ai eu immédiatement envie d’acheter ce livre…mais je n’aurais pas du !

    Les chapitres s’enchainent, tous plus ennuyeux les uns que les autres malgré des titres parfois accrocheurs…je cite au hasard : « Mythes, clichés et idées reçues » (le livre en est rempli de la première à la dernière page), « Le vin-dollar » (je regrette la vingtaine que j’ai lâché pour acquérir ce « chef d’œuvre »), « Bio ou pas, encore faut-il que ce soit bon ! » (une évidence, non ?), « Le vin et la santé » (Pasteur ou Evin…en tous cas rien de bien nouveau sous le ciel de France) etc...

    Bref, même si je suis très bon public dès qu’un livre parle de picole, je me suis tellement ennuyé avec la prose de M. Orhon que j’ai craqué à 40 pages de la fin en abandonnant tout espoir de trouver un passage digne d’intérêt dans cet ouvrage. Quelle déception !

    Donc si vous voulez un bon conseil, oubliez « Le vin snob » et faites vous plaisir en achetant une bonne bouteille de vin d’Alsace…on en trouve d’excellents pour le prix du bouquin.