Les vins du mois de janvier 2019

Riesling Clos Häuserer 2008
Domaine Zind-Humbrecht à Turkheim

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Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de noisette grillée sur un fond terpénique et légèrement fumé.
Bouche : matière assez concentrée, structure large, acidité puissante et bien centrée, finale bien tendue, sillage citronné et présence minérale qui stimule la salivation.
Après la bouteille assez décevante dégustée à l’occasion de notre réunion AOC de décembre, ce Clos Häuserer 2008 est là pour nous rassurer sur le niveau de ce riesling vinifié par cette grande maison alsacienne : c’est un vin solide et consistant avec un profil gastronomique évident.


Chablis 1°Cru Fourchaume 2008
Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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Robe : jaune paille, très lumineux.
Nez : complexe et engageant, notes de beurre frais, de crème anglaise et de craie sur un fond floral délicat.
Bouche : attaque assez douce, jus très suave avec une acidité large et des amers minéraux qui tendent la structure dès le milieu de bouche, finale très saline, sillage aromatique long avec de belles nuances florales et iodées.
Ma trilogie de « Fourchaume » (j’ai goûté 2006 et 2007 il y a peu) se termine de belle manière par ce 1° Cru de 2008 qui semble arrivé à son apogée s’exprime avec une belle typicité tout en nous régalant par sa bouche jus à la fois minérale et gourmande.


Savennières Clos le Grand Beaupréau 2007
Château Pierre Bise à Beaulieu sur Layon

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Robe : jaune d’or, belle brillance.
Nez : suave et très complexe, notes de fruits à chair blanche (poire, coing), de miel de fleurs, de cire d’abeille, de pierre chaude…
Bouche : attaque douce et gourmande, matière consistante structurée par une acidité vive et très large qui monte progressivement en puissance, finale pleine d’énergie avec une fine tannicité et un long sillage fruité/vanillé/minéral.
Déguster un chenin bien né à son optimum de maturité est toujours un moment de bonheur total pour un amateur de vin : une expression aromatique incroyablement complexe et une bouche qui laisse une impression de plénitude absolue.
Voilà ce que j’appelle une vraie belle bouteille MIAM !


Vouvray Les Argiles 2007
Domaine Chidaine à Montlouis sur Loire

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Robe : jaune profond, reflets vieil or.
Nez : intense et évolutif, notes de pomelo, de cire, de résine et de miel de fleurs sur un fond minéral discret (pierre à fusil).
Bouche : matière opulente structurée par une acidité puissante et large, texture épaisse et tramée par un fin grain tannique, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
Après la belle émotion créée par le Savennières 2007, j’ai eu envie de goûter un autre chenin ligérien du même millésime et je n’ai pas été déçu : ce Vouvray signé Chidaine est un vin complexe, généreux et structuré par une magnifique présence minérale.
Promis, cette année je vais aller visiter le vignoble angevin !!!


Pinot Noir Les Rocailles 2015
Domaine Ginglinger à Eguisheim

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Robe : rouge sombre et profond, fine frange rubis
Nez : discret et plutôt « noir » à l’ouverture avec des notes de cachou et de graphite, palette fruitée (mûre et cerise acidulée) et florale (violette…) qui se développe après aération
Bouche : matière ample et charnue, équilibre tonique, trame tannique mûre et voluptueuse, finale longue et appétante avec un beau sillage fruité et épicé.
Ce vin que j’avais déjà très bien dégusté en mai 2018, s’est montré à la hauteur de mes attentes avec son jus d’une parfaite gourmandise qui développe une palette aromatique de plus en plus raffinée.
Voilà une bouteille qui confirme que cette cuvée magnifique mérite sa place dans le gotha des grands rouges alsaciens…en tous cas pour moi il s’y trouve depuis longtemps !


VDF Les 2 Vaches Rouges 2016
Famille Laplace à Aydie

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Robe : noire et dense avec un fin liseré violine sur le bord du disque.
Nez : ouvert et engageant, notes de violette et de baies et feuilles de cassis sur un fond terreux très discret.
Bouche : attaque bien souple, matière très consistante, acidité intégrée et tanins soyeux, finale fraîche et appétante avec de beaux amers salivants.
Qui m’aurait dit qu’un jour j’arriverai à m’enthousiasmer pour une cuvée 100% tannat !
Mais cette bouteille découverte à l’occasion d’un repas organisé pour les 50 ans de mon cousin, m’a vraiment bluffé : c’est un vin à la fois concentré et digeste, structuré et gourmand…et avec un indice de « torchabilité » maximal. MIAM !

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Pas de séjour en Autriche cette année mais les Vosges offrent aussi de belles possibilités de ski…et juste au dessus de mes coteaux viticoles préférés.

 
Commentaires (1)

1. LES SENTIERS (site web) 11/02/2019

Je suis d'accord avec toi Pierre : l'indice de "torchabilité" est essentiel !
Plus sérieusement, mon attachement à la Bourgogne m'a éloigné du val de Loire ... c'est une erreur, surtout pour les vins blancs ... pour les vins rouges ligériens, je suis plus mitigé ! Grâce, entre autres, à tes CRs, j'irai bientôt retrouver la "douceur angevine" et également visiter quelques domaines de Touraine, près de Chenonceau, dont les Sauvignons ne me laissent pas indifférent et pourquoi pas pousser sur la banlieue Tourangelle dont les noms Montlouis et Vouvray me font également rêver !
Bien à toi.
Christian

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