Articles de pierre_radmacher

Cuisine et vins d'Alsace au salon EGAST

Par Le 21/03/2014

Pour cette 15° édition, EGAST, le salon des professionnels de la gastronomie, propose au public de participer durant 4 jours au plus grand cours de cuisine d’Alsace.
Trois sessions de 2 heures sont organisées chaque jour du samedi au mardi avec des chefs réputés qui dirigent une leçon de cuisine face à une bonne centaine d’élèves de tous âges pour leur apprendre à réaliser l’une de leurs recettes.

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Les cuisiniers amateurs derrière leurs postes de travail

Succédant à Hubert Maetz (Restaurant Le Rosenmeer à Rosheim), Sylvie Grucker (Restaurant Le Pressoir de Bacchus à Blienschwiller) et Sébastien Buecher (Auberge du Frankenbourg à La Vancelle) qui ont officié le samedi, c’est le célèbre pâtissier-chocolatier Thierry Mulhaupt, qui ouvre la série de leçons du dimance en accompagnant une petite centaine d’apprentis cordons-bleus dans la réalisation d’une composition gourmande qu’il a imaginée :
Verrine de crémeux à la pistache, ananas au poivre Tellicherry et nuage de coco.

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L’artiste au travail.

Après une bonne heure de travail très appliqué, tous les participants sont invités à partager un moment de convivialité en dégustant leurs réalisations avec un verre de vin d’Alsace.

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Préparation de l’espace dégustation

Pour marquer avec force le lien qui doit exister entre la bonne chère et le bon vin, l’U.G.V. (Université des Grands Vins) s’est associée à cette manifestation en proposant à des vignerons de sélectionner un vin qui accompagnera les mets réalisés et fera découvrir une belle association gustative à ces cuisiniers amateurs.

Sous l’impulsion de Jean-Michel Deiss, de beaux noms du vignoble alsacien ont répondu à cette invitation et pour tenir compagnie à ce superbe dessert imaginé par Thierry Mulhaupt, Félix Meyer (Domaine Meyer-Fonné de Katzenthal ) a sélectionné un Pinot Gris V.T. Hinterburg de Katzenthal 2008.

Brillant de mille feux dans les superbes verres Riedel (je crois que c’est le modèle « Riesling » de la série « Grape »), ce pinot gris riche et flatteur développe une palette aromatique sur l’ananas frais avec une petite touche de miel de fleurs et un fond finement vanillé. En bouche, la matière est généreuse, intensément fruitée et tenue par une colonne vertébrale acide d’une grande longueur qui laisse une belle impression de fraîcheur en finale.

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Provenant d’un coteau granitique très pentu qui prolonge le Grand Cru Sommerberg vers l’est, ce pinot gris associe avec bonheur richesse et tension minérale. Comme l’affirme Félix Meyer « sur ce terroir très solaire, lorsqu’on vendange des raisins à leur optimum de maturité, la matière est souvent trop riche pour concevoir des vins secs ».
Ceci dit, ce vin, qui me rappelle beaucoup la cuvée Sommerberg-Terrasses 2008 de Claude Weinzorn, m’a évidemment pleinement conquis par son fruit et son superbe équilibre. MIAM !!!


Pour conclure :

- cette opération d’envergure a connu un réel succès durant ces journées consacrées à la gastronomie…comme quoi, la cuisine intéresse encore beaucoup de monde aujourd’hui. Rassurant !

- j’ai pu apprécier l’énergie et la disponibilité des élèves de l’Ecole Hôtelière de Strasbourg qui ont effectué un travail considérable (mise en place, aide aux cuisiniers amateurs, plonge…) pour que ces sessions se déroulent dans les meilleures conditions possible…Bravo les jeunes !

- l’U.G.V. a également tenu sa place en profitant de cette occasion pour mettre en avant les vins d’Alsace, indispensables compagnons de table, hélas trop souvent laissés pour compte dans les manifestations gastronomiques… surtout en France d’ailleurs.
Sollicités par l’U.G.V., les vignerons alsaciens ont répondu présent en se relayant dans ce hall du Wacken à Strasbourg, pour faire apprécier leurs vins et montrer leurs nombreuses possibilités d’accords culinaires…Chapeau !

- Bref, ceux qui ne sont pas venus ont raté une occasion de se régaler…mais il y aura surement une seconde édition en 2015. Soyez au rendez-vous !

Les vins du mois de février 2014

Par Le 03/03/2014


Sylvaner Zotzenberg 2007 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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Robe : jaune clair, très brillant avec une frange vert pâle.
Nez : mûr et très flatteur avec une palette complexe sur citron confit, les fruits jaunes, le gingembre et la craie.
Bouche : attaque suave, matière juteuse tenue par une acidité bien présente et très large, salinité imposante en finale.
Beaucoup plus en forme que le 2005 dégusté il y a quelques semaines, ce Zotzenberg 2007 est d’une insolente jeunesse avec une puissance et une minéralité qu’on ne trouve habituellement que dans de grands rieslings.
Un sylvaner remarquable qui montre que ce cépage est capable de générer de grands vins en Alsace. Bravo Jean-Pierre !


Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Wolxheim 2007 – Domaine Lissner à Wolxheim

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Robe : jaune tendre, très brillant avec des reflets or clair.
Nez : assez discret mais d’une grande complexité avec de belles notes florales (violette) et épicées (cumin, gingembre, poivre blanc).
Bouche : après une attaque assez virile, l’acidité s’élargit et laisse la place à une matière gourmande et finement fruitée, finale longue, épicée et puissamment minérale.
Assez classique dans son expression aromatique mais très profondément marqué par son terroir ce gewurztraminer semble arrivé à son optimum de maturité : sa grande complexité et sa matière riche et sapide lui confèrent un très grand potentiel gastronomique…Y a pas à dire, les 2007 alsaciens sont superbes en ce moment !


Pinot blanc Kritt 2012 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune clair, avec des éclats dorés.
Nez : charmeur et complexe avec un fruité gourmand, une touche vanillée sur un fond minéral déjà très affirmé (terre humide, glaise, craie).
Bouche : très tonique avec une acidité bien posée, une matière charnue et juteuse, finale énergique relevée par des amers délicats.
Un peu plus tendu que la cuvée « Fontaine aux Enfants » mais avec une empreinte minérale tout aussi marquée, ce superbe pinot blanc nous régale par son côté à la fois gourmand et sapide. Avec ces 2 magnifiques pinots blancs, Antoine nous démontre que ce cépage peut générer de très beaux vins. MIAM !


Crémant brut Millésime 2004 – Domaine B. Bohn à Reichsfeld

Robe : jaune clair, avec des reflets orangés et un cordon de bulles très fin.
Nez : riche et complexe avec une palette très évolutive, notes de jasmin, d’abricot et d’épices douces sur un fond finement boisé (résine, santal).
Bouche : très vineux, matière riche et joli gras, mousse fine et délicate, frais et très sapide en finale avec un sillage épicé et des amers nobles.
Déjà « goûtée et approuvée » à de nombreuses reprises cette cuvée millésimée que Bernard élève patiemment durant 9 années sur lattes est toujours un petit miracle sensoriel et gustatif. Issu d’un assemblage très « champenois » de chardonnay sur schistes et de pinot noir sur grès (pratiquement 50/50), ce crémant bouscule un peu les codes établis mais séduit par la complexité de son aromatique et de sa structure. Je suis fan !


Château Montus 2010 – A. de Brumont à Maumusson

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Robe : sombre et dense avec des reflets violacés.
Nez : mûr et charmeur avec des notes de baies de cassis, de cerise noire et quelques effluves discrètement vanillées.
Bouche : matière ample et charnue, tannins présents mais très lisses, longue présence en finale, fruits noirs et touche épicée.
Issu d’un assemblage de tannat et de cabernet-sauvignon élevé durant une année en barriques (neuves à 80%) ce Madiran m’a étonné par le velouté de sa texture et la délicatesse de son expression aromatique. Ce vin solide mais d’une grande élégance va sûrement me faire réviser mon idée sur cette appellation…


Nuits Saint Georges 1° Cru Les Pruliers 1999 – D. Duband à Chevannes

Robe : sombre et compact avec des reflets rubis.
Nez : délicat et d’une infinie suavité avec un fruité très complexe, des notes de rose fanée et une touche minérale bien sensible.
Bouche : bouche ample et généreuse sans toutefois donner dans l’obésité, aromatique très raffinée, acidité et trame tannique qui respirent la classe, finale nette, longue et sapide.
Pour ce dernier millésime du siècle passé David Duband vinifiait encore ses vins dans un style résolument moderne : matières riches et concentrées, élevages en barriques neuves…
Mais, après une petite quinzaine d’année de garde, ce Pruliers qui a perdu de son arrogance nous montre sa vraie nature : raffiné et d’un grande profondeur, c’est un très beau vin !


Zweigelt Fuchsloch 2011 – Domaine Tschida à Apetlon (Autriche)

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Robe : sombre avec des reflets violine.
Nez : raffiné et séduisant sur la prune et les fruits rouges bien mûrs avec une touche de vanille et de pain d’épices.
Bouche : bouche gourmande avec des tanins présents mais très soyeux, une expression aromatique classieuse et une finale assez longue et très digeste.
Cette bouteille sélectionnée par notre hôtel favori n’est pas une simple « cuvée du patron » mais un superbe vin rouge autrichien. Issu d’un cépage local le Zweigelt (croisement entre le cépage Saint Laurent et le cépage Blaufränkisch) et élevé durant 12 mois en barriques (neuves à 70%), ce vin séduit dès la première gorgée tout en révélant une personnalité très raffinée et un joli potentiel gastronomique.

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Le vignoble d’Apetlon au bord du Neusiedlersee

Apetlon se trouve dans la région viticole du Burgenland, situé dans la grande plaine de Pannonie sur la rive est du Neusiedlersee ; c’est le point le plus bas de l’Autriche (114 m d’altitude).
Le sol de ce grand bassin sédimentaire est essentiellement composé d’argiles noires et de graviers, le climat y est doux avec un ensoleillement conséquent (2000 heures/an). J’ai découvert récemment les vins rouges de cette région et j’avoue être tombé sous leur charme…

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…mais l’Autriche, on y va avant tout pour ça !


La grande histoire du vin

Par Le 19/02/2014

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Je ne suis pas un fan inconditionnel de la ligne éditoriale de cet hebdomadaire mais je ne rechigne jamais à me plonger dans la lecture des numéros spéciaux que l’Express consacre au vin, histoire de sortir un peu du monopole Bettane-Desseauve-Saverot (et quelques autres) dans le monde de la presse pour oenophiles.

Cette « Grande histoire du vin » nous propose pas moins de 35 articles qui nous racontent comment la culture du vin a évolué à travers le temps depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.
On y parle beaucoup de la France (20 articles) mais aussi des vignobles du monde entier (11 articles).
J‘ai lu avec un grand plaisir des textes courts foisonnant d’informations et de références qui m’ont permis de me remettre en mémoire les grandes étapes de cette longue histoire présentée de façon très vivante et très digeste. Bravo !

Pour ceux à qui cette lecture aura donné envie de se documenter davantage, je leur conseille l’indispensable ouvrage de Jean-Robert Pitte « Le désir du vin à la conquête du monde ».

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Un déjeuner dominical au Jardin Secret

Par Le 09/02/2014

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A l’occasion d’un repas organisé avec mes vieux amis « taroteurs » j’ai redécouvert avec grand plaisir une très belle table à la Wantzenau.
Dans mon village natal, situé à quelques kilomètres au nord de Strasbourg, se trouve un « Jardin Secret » où il fait vraiment bon vivre.
Entouré d’une équipe jeune, dynamique et d’un professionnalisme déjà irréprochable, le chef Gilles Leininger, exprime sa créativité et son savoir-faire dans un cadre très agréable et propose à sa clientèle des plats aux saveurs raffinées et originales.

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Le menu dominical

Préparés avec un vrai sens de l’invention mais sans aucune concession à la précision des cuissons et des présentations, ces plats ont enchanté nos papilles.

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Ravioles…


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…foie poêlé…


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…et Saint Jacques.

Le plat de gibier aurait mérité également une prise de vue mais j’ai oublié…par contre les desserts proposés ainsi que les petits péchés gourmands qui ont accompagné notre fin de repas étaient simplement parfaits !

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Association classique choco-vanille-fruit…un délice !

La carte des vins est à l’image de l’établissement, modeste dans sa taille (quoique… !) mais riche en cuvées originales choisies par un sommelier qui connaît parfaitement son affaire…Bravo !

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La sélection du jour.

Après un apéritif classique avec une belle référence de la maison Gosset, nous sommes partis à l’aventure avec un Auxerrois Carrière 2008 de Pierre Frick suivi par Fleur de Cailloux 2012 de Jean-Pierre Padié.
Avec sa matière lisse et assez généreuse sur une structure bien tendue, la cuvée d’auxerrois a trouvé une belle harmonie avec la suavité des ravioles.
Face au foie gras, le vin a très bien réagi sur le plan aromatique mais en bouche il n’a pas pu tenir tête à la complexité des saveurs du plat…victoire par KO du foie poêlé en finale !
La cuvée de J.P. Padié que j’ai découverte au printemps dernier lors de mon périple sudiste 2013, a étonné toute la tablée par sa palette inattendue et sa présence pleine d’énergie en bouche. Le mariage avec les Saint Jacques fut un ravissement !
Avec son élégance absolue et sa texture raffinée le Chambolle Musigny 2011 du domaine Lécheneaut a résonné avec beaucoup d’harmonie en compagnie d’un plat de gibier très doux au goût.

De très beaux plats, de très beaux vins et des accords gustatifs réussis dans un cadre accueillant…que demander de plus ?
Rien si ce n’est une nouvelle date pour une nouvelle visite au Jardin Secret de La Wantzenau.

Vins du mois de janvier 2014

Par Le 05/02/2014

Beaujolais Villages 2010 – Domaine des Marrans à Fleurie

Robe : rubis assez dense avec un bel éclat
Nez : charmeur et complexe il développe de beaux arômes de prune, de mûre, de noyau de cerise et de pivoine sur un fond finement réglissé.
Bouche : la chair est fine et gourmande, avec un volume est assez conséquent pour ce type de vin mais la finale reste très digeste.
Découvert lors de notre récent passage chez ces vignerons de Fleurie, ce beaujolais villages est une pure friandise.
Plaisir immédiat, plaisir facile mais plaisir total…MIAM !!!


Regnié Vallières 2011 – Domaine J.M. Burgaud à Villiè-Morgon

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Robe : rubis sombre avec une frange très compacte.
Nez : discret et très fin avec de beaux arômes floraux et fruités (prune, myrtille)
Bouche : présence très énergique en bouche avec une acidité tonique et des tanins soyeux qui constitue une ossature très solide pour une matière riche et juteuse…Quel bel équilibre !
Marqué par la générosité du millésime et surtout par la patte de Jean-Marc Burgaud, ce beau Régnié qui entre dans sa phase de pleine maturité nous régale par sa présence très sensuelle. MIAM !


Hautes Côtes de Nuits Le Clos Duc 2011 – Domaine H. Murat à Concoeur

Robe : rubis moyen mais texture bien épaisse.
Nez : nez agréable et joliment typé avec un fruité bien gaillard et des notes d’élevage déjà bien intégrées.
Bouche : après une attaque en douceur, la bouche révèle une matière assez dodue solidement tenue par une structure acide bien large et une trame tannique veloutée, la finale est brillante et longuement aromatique.
Entre la cuvée des « Herbues » toujours assez virile et la cuvée « Marius » concentrée et longuement élevée, ce « Clos Duc » se place dans le trio de Hautes Côtes de Nuits d’Hervé Murat comme le vin le plus facilement accessible dans sa jeunesse…une bouteille pleine de charme et de sensualité qu’on peut boire dès aujourd’hui MIAM !!!


Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2010 – Domaine Hering à Barr

Robe : jaune clair, très lumineux.
Nez : très discret avec une palette racée alliant des notes de citron frais à une minéralité très pénétrante.
Bouche : l’attaque est vive et précise avec une acidité large et envahissante qui tient fermement une matière assez généreuse mais très carrée, la finale légèrement tannique revient sur une belle minéralité avec quelques beaux amers.
Ce riesling archétypique impressionne par la densité de sa matière (13°) et par la puissance de sa trame acide. La droiture presque monacale de ce Grand Cru le place spontanément dans la famille des grands vins de garde même si à l’heure actuelle il montre déjà un profil de grande classe et fait rêver à de belles associations gastronomiques.


Meursault 1° Cru Les Cras 2009 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, avec des éclats dorés.
Nez : très discret à l’ouverture, il aura besoin de beaucoup de temps pour livrer une palette complexe sur le beurre frais, la chair de poire, de rose sauvage et un fond minéral (craie) qui se révèle timidement.
Bouche : l’acidité très verticale monte en puissance dès l’attaque pour tenir une matière charnue et bien grasse, riche et puissant le vin s’impose au palais et prolonge une finale longue et minérale relevée par de fins amers.
Timide au nez mais envahissant la bouche sans retenue ce Meursault affirme son statut de grand vin avec véhémence mais je pense qu’il a encore besoin d’un peu de repos en cave pour se patiner. Rendez-vous dans deux ans pour un plaisir encore plus grand !!!

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Nothalten en janvier

Bienvenue à Cyril l'ardèchois.

Par Le 15/01/2014

Après avoir publié durant de longues années sur le site degustateurs.com, Cyril l'ardèchois nous fait le plaisir de bien vouloir partager ses commentaires de dégustation sur ce site. La précision et la pertinence de ses analyses viniques et ses connaissances des vignobles sudistes - mais pas que...loin s'en faut ! - vont enrichir cet espace dédié au plaisir de boire du bon vin.
Vous pourrez retrouver ses contributions oenophiles ICI.

Une chaîne télé consacré au vin.

Par Le 08/01/2014

Non vous ne rêvez pas...dans un pays où les néo-hygiénistes et les adeptes d'un retour à la prohibition ont pignon sur rue, il y a une chaîne télé où on ne parle que de vin !
Elle s'appelle EDONYS et est proposée avec certains bouquets de la TNT...mais on peut aussi la visionner en streaming live sur le net.

N'hésitez pas c'est ICI.

Vins du mois de décembre 2013

Par Le 02/01/2014


Le Benjamin de Beauregard Pomerol 2002 – S.C.E.A. du château à Pomerol


Robe : rubis sombre, presque noir, très dense.
Nez : complexe et très agréable avec une palette évolutive sur la myrtille, le massepain et de fines nuances florales (violette).
Bouche : après une attaque tout en douceur, la matière très longiligne s’enroule autour d’une acidité très fine pour bâtir un équilibre digeste, la mâche est souple et gourmande, la finale reste bien nette même si la longueur n’est pas exceptionnelle.
Offert par un ami de passage à la maison, cette bouteille fut une très belle surprise : élégant, charmeur et vinifié avec une très grande maîtrise ce second vin ne montre aucun signe de fatigue après plus d’une décennie de garde…Chapeau !
Mon goût en matière de vin m’ayant fait m’éloigner de la Gironde depuis quelques années, je dois bien avouer que face à la maîtrise qui transparaît dans la conception de cette cuvée, on ne peut être qu’admiratif !


Château Chalon 1986 – Cave Coopérative de Voiteur


Robe : jaune doré, brillant et très épais.
Nez : classique mais relativement discret avec des arômes de noix et de safran.
Bouche : puissant, volumineux avec une acidité droite et puissante entourée d’une matière dense et assez grasse, la finale est spectaculaire avec un sillage interminable sur la noix et les épices.
Ce Château Chalon archétypique manifeste avec autorité et véhémence sa nature jurassienne. Voilà un vin à très forte personnalité qui ne manquera pas de segmenter une assemblée œnophile…en tous cas, moi j’adore !


Gewurztraminer G. C. Clos Gaensbronnel 1994 – Domaine Wilm à Barr


Robe : jaune prononcé avec des éclats fluo.
Nez : discret et distingué avec quelques notes d’évolution et une palette très complexe sur le bois de réglisse, la rose fanée, la guimauve…
Bouche : la matière est suave et élégante avec une structure très légère et une finale ni longue ni puissante mais agrémentée de notes épicées et d’une fine amertume.
Ce gewurztraminer de près de 20 ans avec son étiquette curieuse qui ne précise pas le nom du Grand Cru (en fait le Clos Gaensbronnel fait partie du Kirchberg de Barr) se tient encore avec beaucoup de noblesse dans le verre : pas d’excès dans l’aromatique, une silhouette plus déliée que musculeuse mais une jolie impression d’équilibre et de sapidité en finale.
On ne prend pas une claque comme avec les cuvées que Jean-Daniel Hering réalise sur ce terroir mais on serait injuste de ne pas accorder un premier accessit à cette cuvée de la maison Wilm.


Pouilly Vinzelles Les Quarts 2006 – Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Robe : jaune clair, étincelant.
Nez : racé et évolutif, il s’ouvre sur des notes de beurre frais avec une délicate touche vanillée avant de développer un registre de toute beauté sur le citron mûr, la pêche blanche avant de gagner encore en raffinement avec des senteurs d’herbes aromatiques (verveine, romarin, citronnelle).
Bouche : après une attaque assez douce, la matière se pose en bouche avec une acidité large et épanouie et une finale remarquable de longueur, de pureté et de profondeur minérale.
Débouchée l’avant dernier-jour de cette année ce vin né sur le superbe coteau des Quarts à Vinzelles semble arrivé à son apogée…c’est magnifique !
Quoi de mieux qu’une telle émotion pour finir l’année…Merci le Brothers !


Pour finir l’année voici les impressions très sommaires sur quelques vins dégustés lors du réveillon partagé avec quelques membres du club AOC :



Finesse, plénitude, équilibre et accord très étonnant avec des huitres gratinées…un très grand vin au début de sa phase de maturité.

 


Aromatique un peu évoluée (notes de tisane) mais grande élégance en bouche…un compagnon idéal pour un foie gras maison.




Encore debout après près d’un demi siècle de vie…très bonne surprise !


Pas de photo de paysages ensoleillés en décembre mais un petit souvenir gastronomique récent pour vous donner envie de goûter l’Alsace en 2014 :


Un gewurtztraminer Pfersigberg 2005 du domaine Beyer, un munster affiné par Jacky Quesnot…que vivent les plaisirs simples et bonne année à tous !


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