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Pur jus - Cultivons l'avenir dans les vignes - Justine Saint Lô et Fleur Godart
Le 25/05/2017

Ce très beau livre est l’œuvre de deux filles passionnées de vin qui nous emmènent en voyage dans les vignobles de France pour nous aider à comprendre le fonctionnement de la vigne.
Les dessins de Justine peuvent être assez techniques lorsqu’ils illustrent des aspects scientifiques du travail de la vigne mais le plus souvent c’est la poésie et l’humour qui animent ses pinceaux : les vignerons et vigneronnes sont croqués avec un trait facétieux mais toujours empreint d’une vraie tendresse.
Au cours de leurs pérégrinations entre le Roussillon, les pays de Loire, la Bourgogne, la Champagne, l’Alsace, le Jura et bien d’autres régions, elles croisent des vignerons qui ont choisi de travailler la vigne de façon naturelle comme Cyril Fahl, Alain Castex, Emilie et Alexis Porteret, Catherine Riss…
En début de chapitre, les textes de Fleur contextualisent les rencontres et exposent brièvement les thèmes qui vont être abordés mais très vite ses mots se logent dans des phylactères pour donner vie aux aquarelles de sa partenaire : ce procédé original rend la lecture facile et ludique même lorsque les sujets sont ardus.
Bref, voilà un ouvrage très agréable à feuilleter qui ne parle presque jamais de vin mais nous présente une série de vignerons passionnés qui nous font partager leurs connaissances et leurs convictions sur la culture de la vigne.
Le 21/05/2017

Ouvert depuis à peine 2 ans (le 3 août 2015) par le chef Jérôme Jaegle, ce restaurant qui vient d’obtenir sa première étoile, propose une cuisine authentique et créative qui fait une large place aux produits locaux.
Le décor est sobre mais d’une grande élégance et le personnel de service efficace et attentionné met le client dans les meilleures dispositions pour savourer les créations culinaires de ce jeune talent de la gastronomie alsacienne.

Vue sur une partie de la salle du restaurant…avec le billot provenant de la boucherie familiale.
Pour midi le restaurant propose un menu « Retour du Marché » absolument magnifique avec des assiettes à l’esthétique recherchée et des préparations aux goûts originaux et d’une parfaite harmonie.
C’est ainsi qu’en cette mi-mai nous avons pu déguster :

Une soupe froide de poissons de rivière en chlorophylle de radis

Un bœuf-carotte façon parmentier avec oxalys cueillie du matin et fleurs de ciboulette

Un baba au serpolet et à l’origan sauvage et sa chantilly au sureau (j'ai mangé un baba avant de prendre la photo...désolé, je suis trop gourmand!)
Je n’ai pas étudié la carte des vins en détail mais j’ai constaté avec plaisir que la sélection du sommelier fait une belle place aux vignerons du coin avec des noms comme Weinbach, Blanck, Beyer…et les autres grandes régions françaises sont représentées par quelques domaines bien choisis comme par exemple Alexandre Bain (Sancerre), le domaine Labert (Jura) ou le Clos Fantine (Faugères).
Mon choix du jour s’est porté sur un verre de muscat 2015 du domaine Paul Blanck, un fruité séduisant et une belle présence en bouche et un verre de pinot gris Hohrain 2014 du domaine Emile Beyer, un vin généreux mais parfaitement digeste qui s’est marié avec une déconcertante facilité aux deux plats du menu…un conseil judicieux du sommelier qui m’a permis de vérifier une fois de plus qu’un grand pinot gris savait se tenir à table.

Un pot de romarin pour présenter les petites sucreries qui accompagnent le café.
J’ai passé un très beau moment de gourmandise dans ce restaurant dirigé par un chef inventif qui trouve son inspiration dans son jardin où il cultive des herbes aromatiques qu’il marie avec beaucoup de sensibilité à des produits plus conventionnels pour nous proposer des préparations culinaires aux saveurs harmonieuses et raffinées.
Amis oenophiles qui passez dans cette vallée bénie où vous trouverez quelques uns des Grands Crus les plus réputés du vignoble alsacien, n’oubliez pas de vous arrêter à l’Alchémille…vous ne le regretterez pas !

Pour en savoir plus : CLIC
Le 18/05/2017
Mon ami vigneron du domaine de l'Oriel à Niedermorschwihr a célébré ses 50 printemps à Turkheim...lors d'une fête surprise organisée par son épouse.
Beaucoup de monde, beaucoup de vins et un buffet pantagruelique...petit album souvenir sans commentaires.

Juste en face de la salle où se déroulait la fête, le coteau du Brand incandescent au crépuscule

La salle et les convives lors de l'apéritif.

Le buffet...

...une partie des vins proposés...

...et un petit souvenir à emporter.
Le Café-Atelier des Hommes d'Argile à Arboras
Le 11/05/2017
Ce petit restaurant sympathique et original propose de belles assiettes à base de « tartines » et une carte de boissons qui fait une large place aux productions locales : bière du Larzac et vins produits par les vignerons d’Arboras et des villages voisins.

Le café-atelier côté bar…

…et côté terrasse.
La soirée « Chez Gilles » est un moment de plaisir et d’amitié que je partage depuis quelques année avec Eric, Marie-Ange ainsi qu’avec d’autres passionnés de vins de la région toujours ravis de s’attabler avec nous sous les platanes de la placette d’Arboras.

En 2017, c’est l’ami Dany Jaffuel et son épouse Carole qui sont venus déguster les tartines de Gilles accompagnées par quelques bouteilles de la cave Supply-Royer.

Ma tartine du jour
Bref, si vous passer par Arboras, n’oubliez pas de prévoir une petite halte gourmande au Café-Atelier des Hommes d’Argile, vous ne serez pas déçus.
Le seul risque que vous allez prendre c’est de tomber définitivement sous le charme de cet endroit insolite et peut-être un peu addictif…et je parle en connaissance de cause, vous êtes prévenus !
12°5 - Des raisins et des hommes - Jajazine N° 2
Le 10/05/2017

J’attendais avec impatience le deuxième numéro de ce « jajazine » – j’ai même eu le temps de relire le N°1 entre temps – et j’ai été très heureux de constater que la ligne éditoriale du premier était maintenue : une présentation à l’esthétique irréprochable, des thèmes originaux et intéressants, des textes très agréables à lire et une grande rigueur dans les analyses.
Pour vous donner envie de vous plonger dans cette revue, voici quelques titres d’articles traités dans ce numéro :
- Jo Landron, le muscadet, parole à la défense.
- Les Côtes de Duras, une AOC second rôle ?
- Tu sens la carbo ?
- Alexandre Bain, la douche froide
- Lilian Bérillon, l’homme végétal
- Domaine de la Casa Blanca, monts et vermeille.
- Armand Fallières, le président qui aimait le vin
….
Que dire de plus…vivement le n° 3 !!!
NB : cette revue est vendue exclusivement en librairie.
Le 03/05/2017
Riesling Grand Cru Hengst 2008
Domaine Barmes-Buecher à Wettolsheim

Robe : jaune franc, brillant avec des reflets or jaune.
Nez : un peu austère mais très complexe, notes d’agrumes (pomelo, citron vert) et d’épices (poivre blanc) sur un fond minéral et délicatement fumé.
Bouche : matière opulente et bien épaisse, acidité vive et rayonnante qui rend la présence en bouche très invasive, gras sensible et finale longue et tendue, sillage minéral et citronné, amers nobles persistants.
Ce Hengst droit et puissant qui envahit le palais et l’occupe sans partage pendant de longues minutes s’exprime avec une fougue qui ne laissera personne indifférent et qui pourra même heurter les papilles trop sensibles.
Bref, voilà un très grand vin à partager avec un public averti. MIAM !
Meursault Les Tessons 2007
Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune profond, très lumineux avec des éclats dorés.
Nez : noble et raffiné, pêche jaune, amande fraîche et épices douces sur un fond d’herbes aromatiques (sauge, menthe poivrée).
Bouche : matière ample et concentrée, acidité solide et bien en place, texture assez épaisse avec un gras très sensuel, finale jeune et tonique, long sillage épicé et minéral.
Quand on a la chance de tomber sur un Tessons au sommet de sa forme, on devrait fermer les yeux et on savourer en silence.
Fidèle à mon habitude, j’ai essayé de partager avec vous la beauté des sensations et les émotions ressenties face à ce vin sublime…mais il y a des fois où les mots ne suffisent plus. MIAM !
VDP des Côtes Catalanes Les Calcinaires 2011
Domaine Gauby à Calce

Robe : jaune clair, belle brillance mais léger trouble.
Nez : épanoui et bien complexe, notes de fruits blancs bien mûrs, de rhubarbe sur un fond plus végétal (cône de houblon, fougère)
Bouche : chair juteuse et consistante, salinité intense qui se manifeste assez rapidement et qui tend solidement la structure, acidité présente et fine tannicité, amers minéraux très appétants en finale.
Profond, complexe et débordant d’énergie cette cuvée vinifiée par Lionel Gauby nous a régalés tout en confirmant que Calce est un terroir béni pour les vins blancs.
J’avoue d’ailleurs avoir plus de mal avec les rouges du coin mais ce Calcinaires blanc mérite un MIAM sans réserve.
Saint Julien Château Gruaud-Larose 1994
S.C.CH à Saint Julien Beychevelle

Robe : sombre et assez dense, encore beaucoup d’éclat, fine frange brunissante.
Nez : très complexe, presque méditatif, baies de cassis et de mûre, genièvre, cèdre sur un fond légèrement tertiaire (cuir, bouillon de viande).
Bouche : attaque très douce, matière bien épaisse, balance parfaite entre richesse, acidité et tanins – le triangle d’Emile Peynaud est équilatéral – mâche voluptueuse, finale digeste avec de belles rémanences aromatiques sur les fruits noirs et le graphite.
Comme vous le savez je ne suis plus un grand fan des vins girondins mais parfois je tombe sur une bouteille qui me procure un réel plaisir comme ce Saint Julien de plus de 22 ans qui révèle une classe incomparable.
On trouve dans le verre tout ce qu’il faut pour faire un très grand vin. MIAM !
IGP Cévennes Merlot Ataraxie 2016
Dom. Rivière à Saint Hilaire de Brethmas

Robe : sombre, presque noir avec une fine frange rubis.
Nez : agréable et ouvert, arômes de fruits rouges et noirs frais sur un fond minéral un peu rustique, notes de terre humide.
Bouche : attaque souple et suave, chair voluptueuse et mâche tannique très gourmande, acidité présente et bien en place, finale fruitée, pas très longue mais bien fraîche.
Cueillie au hasard sur les rayonnages de La Maison des Vins de l’Espiguette, cette cuvée « nature » de merlot fut une vraie belle surprise : fruité, juteux et glissant. Si tous les vins sans SO2 s’exprimaient de cette façon je serai le premier à me convertir !

Saint Guilhem le Désert au printemps 2017...je vais aussi dans le sud pour voir ça !
Le 28/04/2017
Le salon des vins badois le 6 et 7 mai 2017 au Parc Expo Offenburg représente un lieu de rencontre unique pour tous les amis de vin et d’alcools fins, afin de déguster et d’acheter des produits exclusifs de la région de Bade. Avec une sélection de plus de 1.000 vins, vins mousseux et eaux-de-vie, les visiteurs ont la possibilité de faire la connaissance des vignerons de la région, de déguster leurs produits, de faire le plein de bon vin et alcools sur place, de déguster les spécialités culinaires et de profiter d’un programme œnologique. Retrouvez plus d’informations sur http://www.badische-weinmesse.de/fr/badische-weinmesse.
Nouveau en 2017 est le thème Baden SPIRITS. D'excellents producteurs de spiritueux, des petits brûleurs traditionnels et des distilleries innovantes y présentent leurs produits. Des eaux-de-vie de fruits, du Single Malt Whisky de la Forêt Noire ou des types d’alcool blanc tel que le gin sont seulement un fragment des produits représentés par nos exposants du pays de Bade. Retrouvez plus d’informations sur http://www.baden-spirits.de/fr/baden-spirits-.

Le 05/04/2017

Quand vous voyez l’église Notre Dame vous n’êtes plus très loin du but.
Après une première journée de visite en terre champenoise, je me suis mis en quête d’une bonne table pour récupérer de mes efforts et refaire le plein d’énergie, en vue d’une future journée parisienne qui s’annonce assez sportive…
Suite à la lecture de quelques avis enthousiastes sur le net, j’ai choisi de réserver à la « Table Kobus » un restaurant caché dans une petite rue derrière l’église Notre Dame d’Epernay.

Le cadre soigné et accueillant rappelle le style brasserie parisienne chic des années 1900.
Le service est attentionné et très professionnel et les menus proposés ce soir ont tout pour me mettre l’eau à la bouche

Ma formule gourmande du soir :
Mise en bouche
Râble de lapin et quinoa : une association toute en douceur et en suavité

Entrée
Foie gras au ratafian, chutney de royal gala et espuma au champagne rosé : un plat copieux avec une présentation spectaculaire et des goûts très authentiques

Plat
Dos de cabillaud, mousseline de monolisa et pommes fondantes en croûte de pistache : une cuisson parfaite pour cette tranche de cabillaud bien épaisse, une belle harmonie gustative avec l’accompagnement et des pleurotes croquantes et goûteuses.

Dessert
Assiette gourmande : une présentation très colorée avec une crème brulée vraiment exceptionnelle.

Quelques bulles pour accompagner ce repas :
Pour m’ouvrir l’appétit je me suis offert une coupe de Champagne Cuvée Appolonis du domaine Michel Loriot : un 100% pinot meunier, fin, désaltérant et appétant.

Pour la suite, je décide de rester dans l’effervescence avec une bouteille de Champagne Grand Cru Blanc de blancs Brut Esprit du domaine Michel Genet, une maison dont je ne sais rien mais avec un nom qui évoque le souvenir d’un ami trop tôt disparu. Ce blanc de blancs classique fera parfaitement l’affaire sur la suite du repas. Le vin n’entre pas vraiment en relation aromatique avec l’entrée mais offre un rafraîchissement bienvenu en gardant le palais frais et dispos pour la suite.
Avec le plat de poisson, le champagne a été très à l’aise et à réalisé de beaux accords avec les goûts et les textures de cette belle assiette.

Tenue par une famille d’origine colmarienne La Table Kobus est restaurant où on mange beau et bon sans se ruiner (le menu gourmand est actuellement à 39,90 euros) et où on peut arroser son repas en choisissant une jolie bulle sur une carte de vins aux prix très doux (41 euros pour ma bouteille de GC blanc de blancs).
Voilà une première adresse gourmande à retenir pour mes futures escapades en terre champenoises.
Pour en savoir plus : CLIC