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  • Petits repas entre bons vivants - Mars 2019

    Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant sur des sensations en mémoire et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles.

     

    Apéritif :

    Champagne Carte d’Or-Brut – S. Coquillette à Chouilly : nez pur et classique, fruits blancs mûrs, beurre frais, bouche très suave avec un beau jus fruité et une mousse d’une parfaite onctuosité, finale nette et sapide.
    (1/3 chardonnay + 2/3 pinot noir – dosage : 5 g/l)
    Après une visite au domaine qui datait du printemps 2017, j’ai était content de pouvoir refaire un petit stock de bulles signées Coquillette à l’occasion du Salon des Vins de Strasbourg…mais je n’ai pas résisté à l’envie de faire sauter un premier bouchon pour profiter de la gourmandise et de la fraîcheur guillerette de cette cuvée parfaite pour un apéritif convivial.


    Entrée : quiche aux légumes d’hiver, ail et fines herbes

    Wagram Grüner Veltliner-Georgenberg 2013 – J. Ehmoser à Grossweikersdorf : aromatique fruitée complexe, attaque assez pointue, milieu de bouche riche et concentré, finale juteuse et sapide, sillage minéral et épicé (poivre blanc).
    Avec son équilibre très dynamique entre un jus suave et une acidité minérale bien pointue, ce très beau blanc autrichien a bien répondu aux saveurs douces et finement aillées de cette tarte printanière…c’est un vin qui aurait pu s’accorder avec des préparations plus raffinées mais comme on dit : qui peut le plus, peut le moins…et on ne va pas bouder notre plaisir !


    Plat : bœuf à la cuillère et macédoine maison

    Côtes du Rhône Villages L’Ebrescade 2012 – M. Richaud à Cairanne : palette très « « noire » mais d’une grande élégance, notes de baies de cassis bien mûres et de cacao amer sur un fond d’épices douces, bouche suave avec une texture caressante et une finale parfaitement équilibrée, appétente à souhait.
    La cuvée haut de gamme du domaine Richaud qui s’était déjà bien goûtée lors de mon passage à Cairanne en 2016, a profité de ces quelques années sous verre pour gagner encore en douceur et en gourmandise.
    Mijotée durant plus de 8 heures, cette pièce de viande fondante aux saveurs délicates a trové un partenaire de choix pour flatter nos papilles. MIAMMMMM !

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  • Les vins du mois de janvier 2019

    Riesling Clos Häuserer 2008
    Domaine Zind-Humbrecht à Turkheim

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de noisette grillée sur un fond terpénique et légèrement fumé.
    Bouche : matière assez concentrée, structure large, acidité puissante et bien centrée, finale bien tendue, sillage citronné et présence minérale qui stimule la salivation.
    Après la bouteille assez décevante dégustée à l’occasion de notre réunion AOC de décembre, ce Clos Häuserer 2008 est là pour nous rassurer sur le niveau de ce riesling vinifié par cette grande maison alsacienne : c’est un vin solide et consistant avec un profil gastronomique évident.


    Chablis 1°Cru Fourchaume 2008
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune paille, très lumineux.
    Nez : complexe et engageant, notes de beurre frais, de crème anglaise et de craie sur un fond floral délicat.
    Bouche : attaque assez douce, jus très suave avec une acidité large et des amers minéraux qui tendent la structure dès le milieu de bouche, finale très saline, sillage aromatique long avec de belles nuances florales et iodées.
    Ma trilogie de « Fourchaume » (j’ai goûté 2006 et 2007 il y a peu) se termine de belle manière par ce 1° Cru de 2008 qui semble arrivé à son apogée s’exprime avec une belle typicité tout en nous régalant par sa bouche jus à la fois minérale et gourmande.


    Savennières Clos le Grand Beaupréau 2007
    Château Pierre Bise à Beaulieu sur Layon

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    Robe : jaune d’or, belle brillance.
    Nez : suave et très complexe, notes de fruits à chair blanche (poire, coing), de miel de fleurs, de cire d’abeille, de pierre chaude…
    Bouche : attaque douce et gourmande, matière consistante structurée par une acidité vive et très large qui monte progressivement en puissance, finale pleine d’énergie avec une fine tannicité et un long sillage fruité/vanillé/minéral.
    Déguster un chenin bien né à son optimum de maturité est toujours un moment de bonheur total pour un amateur de vin : une expression aromatique incroyablement complexe et une bouche qui laisse une impression de plénitude absolue.
    Voilà ce que j’appelle une vraie belle bouteille MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2007
    Domaine Chidaine à Montlouis sur Loire

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    Robe : jaune profond, reflets vieil or.
    Nez : intense et évolutif, notes de pomelo, de cire, de résine et de miel de fleurs sur un fond minéral discret (pierre à fusil).
    Bouche : matière opulente structurée par une acidité puissante et large, texture épaisse et tramée par un fin grain tannique, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
    Après la belle émotion créée par le Savennières 2007, j’ai eu envie de goûter un autre chenin ligérien du même millésime et je n’ai pas été déçu : ce Vouvray signé Chidaine est un vin complexe, généreux et structuré par une magnifique présence minérale.
    Promis, cette année je vais aller visiter le vignoble angevin !!!


    Pinot Noir Les Rocailles 2015
    Domaine Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rouge sombre et profond, fine frange rubis
    Nez : discret et plutôt « noir » à l’ouverture avec des notes de cachou et de graphite, palette fruitée (mûre et cerise acidulée) et florale (violette…) qui se développe après aération
    Bouche : matière ample et charnue, équilibre tonique, trame tannique mûre et voluptueuse, finale longue et appétante avec un beau sillage fruité et épicé.
    Ce vin que j’avais déjà très bien dégusté en mai 2018, s’est montré à la hauteur de mes attentes avec son jus d’une parfaite gourmandise qui développe une palette aromatique de plus en plus raffinée.
    Voilà une bouteille qui confirme que cette cuvée magnifique mérite sa place dans le gotha des grands rouges alsaciens…en tous cas pour moi il s’y trouve depuis longtemps !


    VDF Les 2 Vaches Rouges 2016
    Famille Laplace à Aydie

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    Robe : noire et dense avec un fin liseré violine sur le bord du disque.
    Nez : ouvert et engageant, notes de violette et de baies et feuilles de cassis sur un fond terreux très discret.
    Bouche : attaque bien souple, matière très consistante, acidité intégrée et tanins soyeux, finale fraîche et appétante avec de beaux amers salivants.
    Qui m’aurait dit qu’un jour j’arriverai à m’enthousiasmer pour une cuvée 100% tannat !
    Mais cette bouteille découverte à l’occasion d’un repas organisé pour les 50 ans de mon cousin, m’a vraiment bluffé : c’est un vin à la fois concentré et digeste, structuré et gourmand…et avec un indice de « torchabilité » maximal. MIAM !

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    Pas de séjour en Autriche cette année mais les Vosges offrent aussi de belles possibilités de ski…et juste au dessus de mes coteaux viticoles préférés.

  • Petits repas entre bons vivants - Février 2019

    Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant sur des sensations en mémoire et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles.


    Apéritif :

    Champagne 1°Cru R-Extra Brut – Veuve Fourny à Vertus : nez très engageant sur le beurre frais et la poudre d’amande, matière ample et structurée par une acidité bien mature, mousse crémeuse, finale appétante avec de beaux amers minéraux.
    (100% chardonnay – élevage : 18 mois sur lies en fûts + 4 ans en bouteilles sur lattes – dosage : 3 à 4 g/l)
    Voilà un champagne absolument magnifique qui prouve qu’un jus bien né et bien élevé n’a pas besoin d’artifices pour nous procurer un maximum de plaisir.
    Mon rayonnage de champagne bien vide me dit qu’il faut que je programme très vite une visite dans cette région et cette bouteille me rappelle qu’une visite au domaine de la Veuve Fourny est vraiment indispensable.


    Entrée : velouté de lentilles aux châtaignes et aux crevettes.

    Riesling Grand Cru Vorbourg 2012 – Domaine Muré à Rouffach : nez droit et austère, notes de pamplemousse sur un fond minéral et balsamique, bouche puissante avec une matière ample et consistante tenue par une acidité solide mais bien mûre, amers nobles et salinité intense en finale.
    Avec son tempérament plein de fougue et son empreinte minérale très marquée, ce riesling est presque encore un peu jeune pour être dégusté seul mais avec ce plat « terre-mer » aux saveurs très douces, le vin s’est bien assagi : les angles de sa structure se son arrondis et son expression aromatique s’est épanouie.
    Voilà un accord un peu surprenant mais tout à fait réussi qui révèle une fois de plus le potentiel gastronomique des grands rieslings alsaciens.


    Plat : daube de bœuf à la provençale

    Vacqueyras Les 2 Monardes 2015 – Domaine de la Monardière à Vacqueyras : nez riche et sudiste sur les fruits noirs bien mûrs, la fraise écrasée et les herbes de garrigue, matière opulente mais très digeste, finale assez pointue qui laisse le palais frais et dispos, prêt pour accueillir une nouvelle lampée…
    Ce Vacqueyras qui récite sa partition sudiste sans bégayer se livre avec une franchise et une gourmandise tout à fait réjouissantes. MIAM !
    Face à ce vin qui peut se déguster parfaitement bien tout seul, j’ai choisi d’assurer avec un accord évident et naturel sur un plat qui fleurait bon la Provence…joli mariage sans surprise (et sans risque) dans une ambiance gustative méridionale.


    Dessert : panna cotta noix de coco et ananas rôti.

    Pfalz VDP Erste Lage Mandelring Scheurebe Auslese 2015 – Weingut Müller-Catoir à Haard : ananas rôti et mangue bien mûre au nez, jus généreux et très gourmand en bouche, texture épaisse, finale étirée par une ligne acide acérée, sillage fruité très long, belle sapidité.
    Ce liquoreux allemand réalisé à partir d’un cépage crée à partir d’une hybridation de riesling, possède cet équilibre très particulier – un faible degré alcoolique (9,5°), une sucrosité importante et une acidité particulièrement virulente – qui en fait un partenaire idéal pour donner la réplique à des desserts à base de fruits exotiques et d’épices douces. MIAM !

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  • Petits repas entre bons vivants - Janvier 2019

    Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant sur des sensations en mémoire et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles.

    Apéritif :

    Riesling Schoenenbourg 1982 – Domaine Mittnacht-Klack à Riquewihr : robe jaune paille avec un léger trouble, olfaction complexe sur l’orange amère, le pamplemousse et les fleurs de montagne (génépi, gentiane), matière étirée, acidité solide et bien en place, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
    VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac blanc 2008 – Moulin de Gassac à Aniane : nez frais et complexe, notes de cédrat, d’anis, de graines de moutarde, attaque très suave et milieu de bouche très légèrement moelleux, acidité assez vive qui monte en puissance progressivement, finale longue et sapide.
    Un Daumas blanc 2008 en pleine forme et un riesling Schoenenbourg 82 étonnant de jeunesse et d’énergie…voilà un repas qui commence plutôt bien !

    Entrée : flan de poisson aux crevettes, sauce hollandaise.

    Chablis Grand Cru Vaudésir 2011 – Domaine Besson à Chablis : nez pas très avenant, notes de racine, de gentiane et de champignon blanc, matière longiligne, équilibre bien frais, acidité mûre et centrée, salinité puissante, finale tendue.
    Puligny Montrachet Enseignères 2010 – Domaine F. Carillon à Puligny : olfaction classique avec une palette complexe et raffinée sur le citron, la fougère et le gingembre, bouche superbe, matière longiligne, silhouette très harmonieuse, finale sapide et minérale, amers nobles et sillage long sur les zestes d’agrumes, la craie et la menthe fraiche.
    Né sur un joli terroir et dans un très beau millésime, le Carillon a sonné juste comme d’habitude mais n’a pas complètement « matché » avec le plat…toujours cette fin de bouche iodée que je retrouve souvent lorsque j’associe poisson de mer (c’était du lieu noir) ou des crustacés avec un chardonnay bourguignon.
    Alors que Grand Cru de Chablis dont la dégustation pure a plutôt déçu mais qui s’est parfaitement accordé avec le plat…étonnant !

    Plat : sauté de veau au porto

    Bonnes Mares 2007 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis : nez élégant et complexe, fruité discret et bouquet floral délicat, bouche svelte, puissance moyenne, équilibre très droit, finale appétante avec un long retour fruité et minéral.
    Hermitage 1998 – Domaine Belle à Larnage : palette aromatique très « noire » (cassis, myrtille, réglisse, cendre), matière pleine et charpentée en bouche, structure sphérique, finale longue et puissante.
    Même si je n’ai que peu d’expérience gustatives sur des Bonnes Mares, j’ai quand même l’impression que ce 2007 manquait un peu de fond pour un Grand Cru bourguignon…certes il y avait de l’élégance mais en ce qui me concerne j’aurai aimé un peu plus de « vin » dans mon verre.
    De son côté l’Hermitage qui portait vaillamment sa vingtaine d’années, nous a régalés par son énergie et sa complexité…MIAM !
    Face à un plat aux saveurs assez douces, les deux vins ont bien fonctionné : harmonie toute en douceur pour le bourgogne et complicité sudiste avec le cru rhodanien...mais dans les deux cas les vins sont sortis « grandis » par cet accord.

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  • L'Université des Grands Vins en 2019

    L'année 2019  va marquer un changement important  à l'Université des Grands Vins, car son  président fondateur Jean Michel DEISS a demandé  au CA de pouvoir prendre du recul.

     Le conseil d'administration a élu Jean-Claude RIEFLE et Florian BECK-HARTWEG pour présider l'UGV ces deux prochaines années et proposer quelques nouveautés et évolutions.

    Programme prévisionnel :

    Soirée vins et cailloux le lundi 4 Février  à 19h à l'Hôtel Europe à Horbourg-Wihr.
    nous accueillerons Georges TRUC, "oenogéologue" passionné, qui partagera avec nous ses savoirs précis sur les terroirs grâce à son sens de la pédagogie. Il proposera une soirée sur le thème du parallèle tactile entre le vin et les cailloux de son terroir de provenance.
    C’est une très ancienne demande de beaucoup de membres de l’UGV. Nous dégusterons ainsi huit Grands Vins, deux par deux, avec à chaque fois deux terroirs différents. Nous aurons à notre disposition les pierres venant du terroir d'origine des vins, et pourrons ainsi tenter de faire le parallèle tactile entre le vin et la roche.

    La Toscane, quelques  grands vins aux styles variés : les 12, 13 ou 14 mars 2019

    Vins de terroirs volcaniques à travers l'Europe, une trame commune ? : les 23, 24 ou 25 avril 2019

    Les Vins de Bandol et Palette : les 19 ou 20 juin 2019

    Les Vins de terroir sableux, dégustation les pieds dans le sable du terroir d'origine des vins : les 22, 23 ou 24 octobre 2019

    Soirée prestigieuse sur le château d'Yquem : début décembre 2019

    A partir du printemps, l'U.G.V. organise également des soirées d'apprentissage de la dégustation tactile en comité réduit, ce qui permettra l'échange, la discussion et l’apprentissage de cette technique.

    Pour de plus amples informations rendez-vous sur le site de l'U.G.V. : CLIC

    Vous trouverez également quelques comptes-rendus de dégustation sur ce site : CLIC

  • Les vins du mois de décembre 2018

    Chablis 1°Cru Fourchaume 2007
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune assez profond avec des éclats argentés.
    Nez : discret et complexe, notes d’agrumes (mandarine), de beurre et d’amande fraîche.
    Bouche : attaque franche, matière bien concentrée avec un joli gras, acidité vive et bien large qui tient fermement la structure, finale légèrement tannique, sillage salin et iodé.
    Après avoir dégusté un Fourchaume 2006 un peu mollasson lors d’une petite soirée festive avec des membres AOC, ce 2007 s’est montré bien plus à son avantage en développant un très joli caractère chablisien tant au niveau de son aromatique que de sa tenue en bouche. MIAM !


    Chablis 1°Cru Vaucoupin 2011
    Domaine de La Meulière à Fleys

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    Robe : jaune très clair avec des reflets argentés.
    Nez : pur et très frais avec une palette très « punchy » sur la groseille blanche, les zestes d’agrumes et la poudre de craie.
    Bouche : attaque franche, matière ample, acidité mûre et très large, présence minérale intense, finale très saline.
    Un peu austère dans ces jeunes années, ce Vaucoupin, vif et caillouteux à souhait, exprime son caractère chablisien avec une belle franchise.
    C’est un vin qui semble avoir atteint son plateau de maturité optimale mais qui dispose des ressources nécessaires pour pouvoir y rester durant quelques années.


    Côtes de Provence Nowat Blanc 2017
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : jaune très clair, belle brillance et reflets vert pâle.
    Nez : expressif et complexe, notes de pêche blanche, d’amande fraîche et de craie avec une fine touche balsamique qui évoque la résine ou la pinède.
    Bouche : attaque franche, matière voluptueuse avec une acidité bien fondue, toucher de bouche sensuel avec un joli gras, finale digeste avec des amers délicats et salivants et de belles rémanences minérales sur la craie.
    Réalisée à partir d’un assemblage dominé par le rolle et complété par de l’ugni blanc, cette cuvée a été travaillée en douceur par la technique « Nowat » et élevée durant 9 mois en demi-muids.
    Dégustée dans sa prime jeunesse, ce blanc sudiste est un petit bijou d’équilibre et de gourmandise dont on pourra profiter dès maintenant mais qui semble encore capable d’évoluer favorablement durant quelques années.


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2011
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune profond avec des reflets vieil or.
    Nez : intense et très complexe, notes de miel de sapin, de résine, de gingembre frais et d’épices orientales.
    Bouche : attaque franche et directe, chair plantureuse mais solidement charpentée, expression aromatique qui monte en puissance progressivement, finale très digeste avec des amers nobles qui stimulent la salivation.
    Après quelques années en cave, cette roussanne exprime son caractère méridional avec une classe folle : aromatique épicée et balsamique, jus concentré mais très bien balancé, une gourmandise irrésistible et une grande profondeur…voilà un blanc sudiste vraiment exceptionnel !


    Savigny les Beaune 2015
    Domaine Cornu à Magny-les-Villers

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    Robe : rubis clair avec une fine frange rosée.
    Nez : fruité bien expressif à l’ouverture avec des notes de petits fruits rouges et noirs, palette aromatique qui se fait plus discrète après aération pour laisser apparaître de belles nuances florales.
    Bouche : attaque assez suave, bouche très élégante, matière svelte et étirée par une acidité parfaitement intégrée, texture souple et glissante, finale fraîche et appétante, sillage aromatique long avec de belles senteurs de fleurs des prés.
    Après un message de l’ami Cyril qui m’annonçait une déception avec un vin de ce domaine, j’ai voulu vérifier immédiatement en débouchant de Savigny acheté lors de ma visite à Magny-les-Villers…résultat : toujours aussi séduit par la douceur et la finesse de ce beau jus de pinot noir bourguignon.

  • Les vins du mois de novembre 2018

    Pinot Blanc La Croix du Sud 2016
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : noble et complexe, notes de chair de poire et d’agrumes frais, fines touches boisées et épicées.
    Bouche : attaque vive et franche, présence très élégante en bouche, structure élancée, équilibre bien frais mais texture assez consistante, finale digeste avec de fins amers et un sillage complexe sur le citron, le beurre frais et la résine.
    Grand amateur de chardonnays de la Côte de Beaune, Frédéric Schmitt a choisi de travailler à la bourguignonne certaines cuvées de pinot (blancs, gris et noirs) et cette magnifique « Croix du Sud » 2016 nous montre qu’il est arrivé à une vraie maîtrise des élevages sous bois.
    A la fois raffinée, complexe et très accessible, cette cuvée Croix du Sud 2016 est une vraie petite pépite. MIAM !


    Saint Véran Jully l’Ephémère 2013
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des reflets dorés.
    Nez : ouvert et très agréable avec des notes de poire fraîche et une présence minérale déjà bien sensible sur un fond délicatement boisé.
    Bouche : attaque assez souple, matière en demi-corps avec un gras très élégant, acidité large et stimulante, présence tannique perceptible, finale droite et bien saline.
    Avec son jus fruité plein d’énergie et sa trame minérale très qualitative, cette cuvée qui a fait un passage éclair dans la gamme des Brothers est une petite pépite vinique qui se goûte remarquablement bien en ce moment mais qui a encore les ressources nécessaires pour ses bonifier durant quelques années en cave. MIAM !


    Pinot Noir Les Rocailles 2013
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rubis sombre avec une fine frange violine.
    Nez : noble et racé, palette complexe sur la cerise noire et la fumée sur un fond poivré et légèrement torréfié.
    Bouche : attaque vive, jus fruité très concentré tenu par une ligne acide qui se tend progressivement, trame tannique bien mûre mais structurante, finale encore un peu chaleureuse mais présence minérale salivante, sillage aromatique long avec de belles senteurs florales (violette, rose).
    Né au cœur du Grand Cru Eichberg, ce pinot noir confirme son niveau de qualité à chaque nouvelle dégustation : à la fois dense et puissant ce grand vin rouge alsacien garde cependant un caractère parfaitement gourmand. MIAM !


    Pic Saint Loup Château La Roque 2014
    Fontanès

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    Robe : grenat profond, fine frange tuilée.
    Nez : ouvert et très flatteur, notes de fruits rouges bien mûrs sur un fond de terre humide et d’herbes de garrigue.
    Bouche : présence superbe avec une matière dense et onctueuse équilibrée par une acidité fringante et une présence tannique très soyeuse, finale appétante et longuement aromatique.
    Cette bouteille de Pic Saint Loup 2014 qui me rappelle une très belle journée passée au château La Roque en 2017, est l’un des plus jolis crus sudistes qu’il m’a été donné de boire cette année : son expression aromatique d’une grande complexité et sa présence en bouche fraîche et onctueuse pourront charmer les papilles de chaque œnophile…même celles qui ne sont pas trop familiarisées avec les équilibres languedociens.


    Pommard 1° Cru Clos des Arvelets 2010
    Domaine Rebourgeon-Mure à Pommard

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    Robe : grenat moyen, belle brillance, bords très clairs.
    Nez : expressif et raffiné, notes fruitées à l’ouverture puis palette bien complexe avec des de belles nuances florales (violette, rose fanée) sur un fond minéral un peu plus austère (terre glaise).
    Bouche : attaque vive et franche, matière carrée tenue par un squelette acide/minéral solide, texture compacte mais soyeuse, finale encore un poil virile mais avec un retour aromatique fruité et floral de toute beauté.
    Avec sa très belle palette aromatique et sa présence en bouche qui affirme un caractère assez autoritaire, ce 1° Cru de Pommard se montre déjà très accessible mais on sent également qu’il aura besoin d’encore un peu de temps pour patiner sa matière et révéler pleinement cette structure élégante dont on peut déjà percevoir l’ébauche à l’heure actuelle.

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    Lumière de novembre sur les châteaux de Ribeauvillé.

  • Opération gain de place en cave avec le club AOC


    J’ai organisé une petite soirée hors calendrier A.O.C pour faire un peu de place dans ma cave après ma récente tournée bourguignonne.
    J’ai pu compter sur la présence amicale de quelques amis aux papilles éduquées et aux gosiers bien pentus pour « tomber » une série de quilles autour d’un plateau de charcuteries alsaciennes et de quelques fromages.

    Comme toujours, l’ambiance était festive et la prise de notes pas vraiment possible…juste quelques impressions et sensations à partager sur les vins de la soirée.
    J’ai quand même fait « travailler » mes invités en servant ces vins à l’aveugle dans des bouteilles neutres.

    Crémant Brut Nature 2015 – Dopf au Moulin : ample et vineux mais avec un équilibre très austère…une bulle plus gastronomique que festive.

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    Aligoté Aligato 2016 – La Soufrandière : un vin ouvert, juteux et bien gourmand, les dégustateurs ont eu beaucoup de mal à identifier le cépage. MIAM !
    Chablis 1°Cru Fourchaume 2006 – G. Mothe : nez complexe et très avenant, bouche maigrichonne, équilibre vacillant…un chablis issu d’un millésime difficile qui a dépassé son apogée depuis longtemps.

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    Pouilly Fuissé En Carementrant 2008 – La Soufrandière : grande complexité au nez, matière svelte et étirée en bouche, finale minérale très classe…un Carementrant au top de sa forme, pour moi c’est le meilleur blanc de la soirée !
    Saint Véran Les Cras 1997 – Les Deux Roches : la grande cuvée d’un domaine dont j’ai suivi l’aventure dans les années 90, n’a pas résisté à ces 2 décennies passées en cave…paix à son âme !

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    Corton Charlemagne 2011 – Castagnier : discret raffiné au nez, concentration et structure en bouche…cette grande bouteille fournie par notre « Kappelmeister » moldave préféré, a brillamment compensé la défection de la cuvée de Saint Véran mais ne semble pas avoir atteint sa phase de maturité optimale.
    En tous cas, merci Stefan !

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    Morgon Côte du Py 2006 – La Chaponne : aromatique séduisante, bouche structurée mais texture veloutée…un morgon comme je les aime et à coup sûr le meilleur rapport Q/P de la soirée !
    Côte de Brouilly Cuvée Zaccharie 2016 – Château Thivin : concentré et sèveux, notes réglissées…c’est probablement ce qui se fait de mieux sur ce terroir mais la bouteille a été débouchée trop jeune.
    Fleurie 2015 – Domaine des Marrans : un jus fruité d’une grande gourmandise et un équilibre très digeste…un beau millésime, un bon vigneron pour un vin parfaitement réussi.
    Fleurie Clos de la Grand’Cour 2010 – Dutraive : cerise rouge bien mûre au nez, jus très suave en bouche, finale un peu fatiguée…un Fleurie tout en souplesse et en onctuosité mais à boire sans trop tarder.

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    Beaune 1° Cru Grèves 2015 – Parigot : mûre, cassis et légère torréfaction au nez, matière concentrée, texture soyeuse…un vin profond et sensuel déjà bien agréable à déguster.
    Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2011 – Murat : aromatique peu avenante, végétal et racinaire, bouche bien équilibrée mais sans charme…encore un 2011 bourguignon qui déçoit, c’est désespérant !

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    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Vaucrains 2012 – Chicotot : aromatique réservée, matière dense et très carrée, finale tendue et minérale…un Nuits très viril dans le style sans concession de la maison Chicotot. A attendre encore un peu !
    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Pruliers 1999 – Duband : ouvert et complexe, matière riche et veloutée, finale longue et encore bien fraîche…un Nuits du siècle dernier encore bien fringant, acheté lors de l’une de mes visites chez David Duband à l’époque où ses prix étaient encore accessibles.

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    Cote de Beaune Village 1943 – Noirot Carrière : une bouteille historique que Stéphane a trouvé dans sa cave…on a essayé de boire mais ce fut difficile !!!

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    La doyenne de la série qui a assumé la place de vieillerie de la soirée…pour une fois ce n’était pas moi !

    Merci à tous ceux qui m’ont participé à cette réunion fort sympathique…et rendez-vous pour la prochaine opération « gain de place ».