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  • Les vins du mois d'octobre 2021

    Pinot Gris Fronholz 2018
     Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair, très lumineuse.
    Nez : frais et très complexe, notes d’abricot frais, de gingembre et d’épices douces sur un fond légèrement vanillé.
    Bouche : attaque souple, matière pleine et bien charnue équilibrée par une belle salinité et une fine présence tannique, finale très sapide marquée par des amers minéraux nobles.
    Avec sa belle expressivité aromatique et sa tenue en bouche toute en gourmandise et en raffinement, cette superbe cuvée nous rappelle que des pinots gris alsaciens bien nés peuvent engendrer de grands vins surtout s’ils sont vinifiés et élevés par des vignerons de talent comme les Ostertag. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Kitterlé 2012
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

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    Robe : jaune profond avec des éclats dorés
    Nez : délicat et complexe, notes d’ananas et d’abricot mûr sur un fond d’épices douces (vanille, cannelle)
    Bouche : attaque franche et très gourmande, centre bien confortable avec un équilibre légèrement moelleux et un joli gras, finale sapide avec une longue persistance épicée.
    Ce gewurztraminer né sur les terrasses gréseuses du Kitterlé qui s’exprime dans un registre très classique, nous offre un vrai récital gustatif avec une pureté aromatique exceptionnelle et une présence en bouche pleine de générosité mais d’une parfaite buvabilité.


    Puligny Montrachet 2018
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : ouverture sur des notes de réduction assez prononcées et plutôt tenaces, l’oxygénation révèle une palette pure et raffinée avec des notes de citron frais, de groseille blanche et de verveine sur un fond pierreux.
    Bouche : attaque vive avec une acidité large et assez mordante, centre plus confortable avec un joli jus fruité et minéral, finale étirée avec un léger grain tannique et de beaux amers minéraux.
    Débouchée à la veille de mon départ pour mon pèlerinage en terre burgonde, cette bouteille de Puligny a eu besoin d’un peu de temps pour donner toute la mesure de son talent mais ma patience a été largement récompensée. C’est un vin complet et solidement bâti, qui commence à révéler la complexité de son aromatique et la classe de sa structure en bouche mais qui gagnera à attendre encore quelques années en cave.


    Pinot Noir Rubis 2018
    Domaine P. H. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : très dense, pratiquement noire.
    Nez : austère et bien typé, notes de cerise noire mûre et de poivre vert sur un fond minéral bien lisible (pierre, mine de crayon)
    Bouche : matière dense et bien charnue, équilibre très droit mais texture veloutée, finale salivant avec une longue persistance aromatique sur le poivre.
    Dégusté une première fois lors de ma tournée « spécial pinot noir » à Eguisheim, cette cuvée « Rubis » 2018 confirme les belles sensations éprouvées lors de ma visite au domaine : c’est un vin gourmand et raffiné qui se laisse boire avec une grande facilité dès aujourd’hui. MIAM !


    Nuits Saint Georges Les Pruliers 2012
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : très dense, pratiquement noire.
    Nez : austère et bien typé, notes de cerise noire bien mûre et de poivre vert sur un fond minéral très lisible (pierre, mine de crayon)
    Bouche : matière dense et charnue, équilibre très droit mais texture veloutée, finale salivante avec une longue persistance aromatique sur le poivre noir et la terre humide.
    Voilà une bouteille qui ne trahit ni ses origines nuitonnes ni le style du domaine Chicotot : c’est une cuvée pure et bien tramée avec un équilibre très droit et une signature minérale parfaitement lisible…un vrai vin de lieu !


    Gigondas Adage 2017
    Domaine Montvac à Vacqueyras

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    Robe : très sombre avec un dégradé grenat sur le bord.
    Nez : intense et chaleureux sur les fruits rouges mûrs, l’orange sanguine, le cacao amer et les épices.
    Bouche : puissante avec un jus opulent et volumineux, toucher bien onctueux, finale longue et appétante avec un beau sillage épicé et chocolaté.
    Malgré son caractère sudiste bien marqué et sa présence en bouche très voluptueuse, ce Gigondas parvient à garder un côté spontané et digeste qui le rend très agréable à déguster. MIAM !

    Dsc 0560Petit pique nique avec l'ami Cyril dans le vignoble du mâconnais...la vie est belle !

  • Restaurant Ma Table en Ville à Mâcon

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    Depuis deux ans, l’ami Cyril et moi avions pris l’habitude de terminer notre journée dans le vignoble du Mâconnais par un dîner au Château des Poccards (CLIC) mais hélas ce restaurant a fermé ses portes en 2021.
    Nous allons donc tester une nouvelle adresse gourmande : « Ma Table en Ville », un restaurant qui propose une cuisine actuelle avec des produits frais fournis en grande partie par des producteurs locaux.

    La salle du restaurant est assez petite mais son agencement et son décor contemporain créent une ambiance très agréable.
    La carte des mets est très courte – 2 entrées, 2 plats et 2 desserts – mais tous les plats proposés ce soir me faisaient vraiment envie.

    Mon choix de menu pour ce soir :

    2 157Œuf poché et poêlée de girolles

    4 1 67Agneau confit, lingots et légumes de saison.

    4 2 63Moelleux au chocolat et glace vanille

    La carte des vins n’est pas trop longue mais fait une très large place aux vignerons locaux avec des noms qui sonnent bien à nos oreilles d’amateurs : Cornin, Saumaize, Maillet, La Soufrandière, Chagnoleau…que du bon !

    Pour l’apéritif nous optons pour une valeur sûre avec un verre de Saint Véran Vieilles Vignes des Crèches 2019 du domaine Jacques Saumaize : un fruité frais soutenu par de fines notes boisées/torréfiées au nez, un jus pur et minéral en bouche, une finale tonique, crayeuse et légèrement tannique.

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    Notre choix « sans risque » nous a permis de déguster un saint véran tout en élégance et en pureté, qui a rempli parfaitement son rôle de réveil papillaire…et comme j’avais gardé un fond de verre pour l’entrée, j’ai pu profiter d’un accord tout en douceur et en suavité avec les saveurs de cette belle assiette automnale.

    Pour le repas ce sera une bouteille de Givry 1°Cru Petit Marole 2019 du domaine François Lumpp : un nez ouvert et charmeur avec des notes de fruits rouges bien mûrs sur un fond floral raffiné, une bouche pleine et profondément fruitée avec une texture onctueuse et une finale longue et sapide.

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    Que ce soit avec l’entrée ou avec le plat principal, cette très belle cuvée de Givry a réussi un accord tout en douceur et en délicatesse : le velouté et la finesse aromatique du vin ont joué presque ton sur ton avec la préparation aux girolles comme avec cet agneau fondant et son jus aux saveurs subtiles et raffinées.

    C’est toujours avec grand plaisir que je termine une journée de bourlingage dans les vignes avec l’ami Cyril, par un petit dîner dans un restaurant local comme cette « Table en Ville » où on vous sert de jolies assiettes qu’on peut accompagner avec de très belles bouteilles proposées par une carte des vins qui fait une très large place à la production locale.
    Pour finir, il faut également relever la qualité du service, rapide et souriant ainsi que des prix très raisonnables pour le menu comme pour les vins…que demander de plus !

  • Les vins du mois de septembre 2021

    Riesling Fronholz 2017
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune franc et très lumineux.
    Nez : complexe et évolutif, notes d’ananas frais et d’agrumes mûrs sur un fond zesté, épicé et légèrement grillé.
    Bouche : attaque franche, jus ample structuré par une acidité large et un léger grain tannique, finale sapide avec des amers nobles et un long sillage sur le pamplemousse et la craie.
    André Ostertag a parfaitement saisi l’identité de ce terroir d’Epfig qu’il met en valeur comme nul autre en nous proposant des vins exceptionnels comme ce riesling à la fois complexe mais très facile à approcher, très puissant mais d’une grande élégance…un grand vin tout simplement !


    Riesling Kaploen 2015
    Domaine Mochel à Traenheim

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    Robe : jaune moyen des éclats dorés.
    Nez : riche et très expressif, notes d’agrumes mûrs et d’ananas frais sur un fond herbes à tisane (verveine, mélisse).
    Bouche : attaque assez vive, jus ample et généreux (33g de SR) structuré par une acidité large et intense, finale digeste et très appétante un sillage épicé et de beaux amers salivants.
    Ce riesling né sur l’Altenberg de Bergbieten mais « déclassé » par Guillaume Mochel à cause d’une richesse un peu trop importante pour le cahier de charges du Grand Cru, reste néanmoins un très beau vin qui se déguste avec grand plaisir dès aujourd’hui mais qui a les épaules pour tenir de longues années en cave. MIAM !


    Riesling Grand Cru Sommerberg-Arnaud 2014
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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    Robe : jaune clair, très lumineux avec des éclats argentés
    Nez : intense et complexe, notes de pamplemousse, de zestes d’agrumes et de romarin sur un fond finement terpénique
    Bouche : attaque nette et directe, jus bien gourmand avec un centre légèrement moelleux, finale puissante avec une minéralité intense et une longue persistance fruitée et épicée.
    Millésime après millésime, cette vieille vigne sur les pentes abruptes du Sommerberg offre à Claude Weinzorn une matière première de qualité exceptionnelle qui lui permet de nous proposer ce riesling plein d’énergie et de gourmandise. MIAM !


    Arbois Naturé 2018
    Domaine Ratte à Arbois

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    Robe : jaune clair avec une légère turbidité et des reflets argentés
    Nez : complexe et racé, arômes de fruits blancs frais et de vanille suivis par des notes d’épices et de pierre à fusil.
    Bouche : léger perlant à l’ouverture, acidité large et percutante équilibrée par une matière très pulpeuse, finale tendue avec un petit grip tannique et une belle persistance sur les épices et la minéralité.
    Après un temps d’affinage en cave, cette cuvée de savagnin ouillé produite par un domaine que j’ai visité à deux reprises, commence à révéler l’empreinte de ces beaux terroirs de marnes bleues et grises du vignoble arboisiens.


    Côtes du Jura Savagnin 2011
    Domaine Pignier à Montaigu

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : complexe et raffiné, notes d’agrumes confits et d’épices (curry, gingembre) sur un fond de fruits secs et de sous-bois.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité virulent et très large qui structure un jus très consistant, présence saline très intense, finale tonique et salivante avec un léger grain tannique et un long sillage sur les épices et les fruits secs.
    Cette cuvée de savagnin plus classique (travaillée sans ouillage) qui a bénéficié d’un vieillissement conséquent, montre aujourd’hui un profil tout en finesse et en délicatesse un peu loin des standards de la région mais d’une classe absolue.


    Beaune 1° Cru Grèves 2017
    Domaine Germain à Nantoux

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    Robe : grenat assez dense avec une fine frange orangée.
    Nez : très discret avec une palette complexe sur la mûre et l’orange sanguine sur un fond fumé/pierreux un peu austère.
    Bouche : attaque très franche, jus plein et bien structuré, tanins fondus, finale minérale et saline avec un long sillage poivré et fumé.
    Avec son expression très racée mais son profil encore un peu austère, ce premier cru de Beaune affirme un caractère de grand vin de garde et de gastronomie.
    Voilà une belle bouteille produite par une famille vigneronne établie sur les hauteurs de Pommard et qui nous propose une gamme de vins offrant un rapport Q/P très intéressant…à bon entendeur !


    VDP de Vaucluse Domaine des Tours 2017
    EARL des Tours à Sarrians

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    Robe : rouge profond avec beaucoup d’éclat
    Nez : ouvert et engageant avec une palette sur les fruits rouges bien mûrs (fraise, framboise, groseille) et les épices douces.
    Bouche : attaque très gourmande, jus opulent et très onctueux, développement aromatique suave et complexe, finale intense mais d’une belle buvabilité.
    Quand on oublie la détestable bulle spéculative qui règne autour des bouteilles produites par ce domaine et qu’on se limite aux qualités intrinsèque de cette cuvée, on ne peut être que subjugué par ce vin remarquable de finesse et de gourmandise. MIAM !

    Img 4923Panorama automnal sur la plaine du Rhin à partir du Scharrachberg avec la flèche de la cathédrale de Strasbourg au loin

     

  • "L'Alsace à boire" c'est à Strasbourg

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    Cette enseigne qui a fait son apparition au 14 rue du 22 novembre à Strasbourg au cours de l’été 2021, fait à la fois caviste et bar à vin tout en restant très majoritairement dédiée aux vins et d’Alsace…mais on y trouve aussi quelques bières produites par des brasseries locales.
    On peut s’installer au bar ou à une table à l’intérieur ou en terrasse pour y déguster quelques verres de vin et une planchette garnie de fromages et de charcuteries régionales préparées minute.

    La carte des vins au verre propose une vingtaine de références et les rayonnages du côté caviste sont garnis de 180 références produites par 70 domaines différents.

    2 155« L’Alsace à boire » côté bar…

    3 156…et côté terrasse.

    4 1 66« L’Alsace à boire » côté caviste…

    4 2 62…avec quelques très belles étiquettes.

    Tous les samedis après-midi de 15 heures à 20 heures, l’« Alsace à boire » convie un vigneron pour qu’il puisse présenter son domaine et ses vins aux clients et ce samedi 9 octobre c’était au tour du domaine Emile Beyer avec Valérie Beyer venue d’Eguisheim pour faire déguster quelques références du domaine en vente chez ce caviste.

    5 141Valérie Beyer qui présente les vins du domaine Emile Beyer

    Pinot Gris Eguisheim 2019 – Domaine Emile Beyer à Eguisheim : nez très charmeur, notes de coing frais sur un fond floral très élégant, bouche suave et très aérienne, équilibre sec, finale sapide avec une longue persistance fruitée et légèrement fumée.

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    Ce pinot gris tout en finesse nous rappelle que ce cépage peut générer de très beaux vins en Alsace.
    Avec sa belle gourmandise et son profil gastronomique très large, cette cuvée « Eguisheim » 2019 est une petite friandise qui se laisse déguster avec une grande facilité dès maintenant. MIAM !

    Riesling Grand Cru Pfersigberg 2019 – Domaine Emile Beyer à Eguisheim : nez discret mais très racé, notes d’agrumes frais et de zestes sur un fond poudre de craie assez marqué, bouche longiligne mais d’une belle densité, équilibre tonique et salinité intense, finale vive, citronnée et salivante.

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    Voilà une grosse cartouche qui n’a pas eu besoin d’attendre pour se faire remarquer (une grosse note dans le dernier B&D)…un riesling, plein, complexe, imprégné d’une profonde minéralité et déjà très accessible aujourd’hui. J’adore !!!


    Pinot Noir Hüt 2017 – Domaine Mélanie Pfister à Dahlenheim : nez ouvert et raffiné, fruité profond soutenu par de belles notes boisées/torréfiées, attaque en bouche vive et franche avec un jus concentré et bien gourmand, trame tannique veloutée, finale fraîche avec de fines touches épicées et minérales.

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    Ce pinot noir dégusté au bar de « L’Alsace à boire » allie puissance, élégance et complexité dans un ensemble parfaitement équilibré tout en gardant une belle gourmandise et une parfaite buvabilité. La classe !

    Avec sa sélection de vins de haute tenue et son bar à vin très accueillant « L’Alsace à boire » ne tardera pas à s’imposer comme un lieu de rendez-vous incontournable pour tout amateur de grands vins d’Alsace.

    L’idée de programmer régulièrement des rencontres avec les vignerons au sein de la capitale alsacienne me semble également très intéressante.
    J’ai été ravi d’échanger quelques mots avec Valérie Beyer et de déguster ces deux très belles cuvées en sa compagnie : un pinot gris très séduisant et un riesling exceptionnel, deux vins qui annoncent une gamme 2019 particulièrement réussie au domaine Beyer…à bon entendeur !

    J’émettrai cependant une petite réserve en ce qui concerne la politique tarifaire appliquée au niveau du bar à vin : près de 9 euros pour un verre de pinot noir – même très bon et servi généreusement (10 ou 12 cl) – c’est franchement exagéré car quand on connait un peu les tarifs pro pratiqués par les domaines, on se rend compte que ça culbute un peu fort dans cet établissement. Dommage !

    Ceci dit, l’endroit vaut quand même largement le déplacement et je ne peux que vous inciter à y faire une petite halte, notamment les samedis après-midi.
    Aujourd’hui (samedi 10 octobre), « L’Alsace à boire » accueille le domaine Deiss et par la suite il y a plein de très beaux domaines alsaciens qui vont s’y succéder…comme Meyer-Fonné, Josmeyer, Zusslin, Engel, Frick, Fuchs…

    Vous trouverez des informations plus précises sur la page Facebook de « L’Alsace à boire ».

  • Petits repas entre bons vivants - Septembre 2021

    Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant que sur des sensations en mémoire.et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles…à table !

    Un déjeuner en compagnie de 3 fins becs avec au menu :
    - velouté de butternut à la châtaigne et aux graines de courge
    - joues de porc confites au cidre et aux épices
    - panna cotta à la noix de coco et aux fruits d’automne

    Et quelques bouteilles pour accompagner tout ça :

    Edelzwicker 2017 – Domaine Haegi : expression aromatique très discrète, souple, léger et assez gourmand en bouche, finale courte avec une petite pointe alcooleuse…un edel « honnête et marchand » dont la qualité principale est de ne pas avoir de défaut.
    VDP des Allobroges Terroir du Léman-Un P’tit Coin de Paradis 2018 – Domaine Les Vignes du Paradis : nez délicat sur le miel et les fleurs des prés sur un fond crayeux, bouche ample avec un jus consistant et un équilibre très droit, salinité intense et léger grip tannique en finale…un chasselas assez déroutant né sur les rives du lac Léman.
    Chassagne Montrachet 1° Cru En Remilly 2011 – Domaine Buisson-Charles : un boisé un peu marqué à l’ouverture, notes de fruits blance et de fenouil sur un fond légèrement fumé par la suite, bouche svelte assez élégante avec un centre un peu creusé, équilibre bien droit, finale un peu austère marquée par une salinité intense avec un sillage iodé et végétal…un bon chardonnay beaunois qui reste néanmoins en deçà la qualité habituelle des vins du domaine Buisson-Charles.
    Kaiserstuhl Spätburgunder 2017 – Domaine Salwey : une bouteille victime d’un bouchage défectueux et c’est bien dommage car j’ai toujours bien goûté cette cuvée de pinot noir produit sur les sols volcaniques du Kaiserstuhl par l’un des domaines phares de cette appellation
    Pinot Noir Marianne 2018 – Domaine Albert Hertz : nez ouvert, notes de fruits rouges bien mûrs sur un fond fumé/épicé assez présent, bouche dense, texture onctueuse, charpente solide, finale fraîche et appétante…un pinot noir alsacien qui séduit par sa gourmandise mais dont la puissance laisse présager un très beau potentiel de garde.
    Gewurztraminer Ostenberg SGN 2007 – Domaine Loew : nez ouvert, riche et complexe avec de belles notes florale et épicées, jus très concentré en bouche avec une expression aromatique qui gagne en intensité, texture assez épaisse, finale persistante et d’une très belle buvabilité…après une garde conséquente la droiture inhérente à ce terroir calcaire contrebalance avec bonheur la richesse de cette liqueur (plus de 100g de SR) pour laisser une très belle impression d’harmonie.

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  • Les vins de l'été 2021

    Riesling Burg 2018
    Domaine Lorentz à Bergheim

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    Robe : jaune très clair avec des reflets argentés
    Nez : pur et profondément minéral, notes de pierre humide et de silex…un peu eau de roche.
    Bouche : matière ample avec beaucoup de gras équilibrée par une acidité large et léger grain tannique, finale puissamment saline avec un long sillage citronné
    Ce terroir marno-calcaire assez froid, situé entre le Grand Cru Kanzlerberg et le massif vosgien, a généré un riesling puissant avec une structure bien droite et une minéralité très impressive
    Voilà un vin qui interprète ce grand cépage alsacien avec un classicisme absolu…un régal pour un amateur du genre comme moi MIAM !


    Gewurztraminer L’œuf ou la poule ? 2018
    Clos Liebau à Ribeauvillé

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    Robe : orange avec une forte turbidité
    Nez : intense et flatteur, notes de rose et d’épices douces sur un fond végétal très discret.
    Bouche : volumineuse et concentrée avec un équilibre légèrement moelleux, texture épaisse et légèrement grenue, finale saline, bien salivante avec une longue persistance épicée.
    Avec son aromatique qui traduit assez fidèlement l’identité du cépage, ce gewurztraminer de macération révèle cependant une constitution très originale en bouche…c’est un vin qui peut déstabiliser le puriste mais qui se goûte fort bien au bout du compte.


    Pouilly Fuissé La Verchère-Vieilles Vignes 2017
    Domaine Barraud à Vergisson

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    Robe : jaune moyen avec des éclats dorés
    Nez : charmeur et voluptueux, notes de mandarine, d’épices douces, de vanille et de résine.
    Bouche : ample et charnue avec un joli gras, acidité mure et bien large, finale très salivante avec une petite présence tannique – un peu poudre de craie – des amers minéraux très racés, sillage persistant sur les agrumes et la craie sur un fond délicatement boisé.
    Voilà un Pouilly Fuissé avec un caractère « sudiste » bien affirmé mais qui se laisse boire avec une grande facilité grâce à une empreinte minérale très profonde…preuve qu’un terroir puissant est parfaitement capable de répondre à une matière mûre et généreuse. MIAM !


    Saint Aubin 1°Cru Les Murgers des Dents de Chien 2016
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés
    Nez : discret et racé, notes de fougère et de zestes d’agrumes et de craie sur un fond boisé très délicat.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité large et assez invasive, jus élancé avec un joli gras, finale tendue et intensément saline, long retour aromatique sur la poudre de craie.
    Quand un grand terroir de Saint Aubin récite son message minéral avec autant d’emphase, on retrouve dans le verre une version élégante et finement ciselée d’un chardonnay de la Côte de Beaune...un vin qui oublie un peu la gourmandise pour mettre en avant un caractère éminemment gastronomique.


    Crozes-Hermitage Caprice 2017
    Domaine Betton à La Roche de Glun

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    Robe : très sombre avec des bords pourpres très compacts
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits noirs bien mûrs (cassis, myrtille) et de violette sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque franche et fruitée, milieu très dense avec une richesse qui laisse une petite impression de sucrosité très agréable, texture caressante, finale assez nerveuse avec une présence acide stimulante et appétante.
    Après quelques temps en cave, la grande cuvée de Crozes de Christelle Betton se présente à nous de la plus belle façon qui soit : il y a de la complexité, une petite douceur, une belle élégance et une buvabilité exemplaire…que demander de plus !


    Languedoc Domaine La Bergerie de l’Arcade 2018
    P. et G. Soulas à Pouzols

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    Robe : très sombre et dense, presque noire avec une fine frange rubis
    Nez : riche et bien mûr, palette très complexe avec des notes de fruits noirs confits, de caramel, et d’épices (curcuma, girofle) sur un fond légèrement marqué par l’alcool.
    Bouche : jus opulent et bien corsé, texture très onctueuse, expression aromatique qui monte en puissante pour devenir assez envahissante, finale douce et épicée.
    Issu d’un assemblage de cépages sudistes largement dominé par le couple syrah/grenache, ce vin puissant et loquace nous parle du vignoble languedocien avec un accent très prononcé.
    Une belle découverte que mes amis Nelly et David ont voulu partager avec moi…merci à eux !

    Img 4810Les aiguilles de Chamonix en août 2021…toujours aussi magnifiques !

     

  • Petits repas entre bons vivants - Août 2021

    Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant que sur des sensations en mémoire.et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles…à table !

    J’ai organisé cette soirée pour présenter quelques souvenirs de vacances à une joyeuse tablée d’amateurs du bien manger et du bien boire…quelques gourmandises pour réveiller les papilles et accompagner les premières bouteilles, une daube de bœuf à la provençale pour répondre à quelques vins plus solides et une tarte aux abricots pour finir…on profite en attendant un été qui ne vient toujours pas.

    Des vins des vacances mais pas que…

    Riesling Grand Cru Pfingstberg 2016 – Domaine François Schmitt : nez frais sur le citron et le fenugrec, bouche ample et consistante, équilibre sec, salinité intense, finale un peu austère, sillage sur le pomelo et la craie...un riesling droit comme un « i » qui a encore de belles ressources pour évoluer positivement en cave.

    Pouilly Fuissé Sur la Roche 2019 – Domaine Jacques Saumaize : nez délicat et très élégant, notes lactées, florales et crayeuses sur un fond boisé noble, bouche ample, acidité assez saillante, finale suave et délicatement épicée avec un léger grain tannique…un très grand Pouilly-Fuissé débouché un peu trop jeune (en fait je n’ai pas pris la bonne bouteille dans ma cave) mais qui s’est déjà fort bien goûté mais qui sera probablement bien meilleur dans 2 ou 3 ans.

    Côtes du Rhône Terre de Lune 2019 – Domaine La Reméjeanne : nez agréable avec une palette marquée par le côté un peu « sauvage » de la syrah, notes de baies noires et de poivre, bouche bien plus sociable avec un jus fruité onctueux et une belle finale minérale et épicée…un cadeau de l’ami Cyril qui m »a donné une furieuse envie d’aller refaire une petite virée du côté de Sabran

    Costières de Nîmes Bien Luné 2016 – Domaine Terre des Chardons : nez ouvert et gorgé de fruit, bouche juteuse et très gourmande, finale d’une redoutable gouleyance…un rouge sudiste qui a mis tout le monde d’accord, c’est super bon !

    VDP de Vaucluse Domaine des Tours 2017 – E. Reynaud : nez expressif et très charmeur sur les fruits rouges bien mûrs, présence en bouche absolument impeccable d’élégance et de buvabilité, finale aérienne et profondément fruitée…bon, on ne va pas tergiverser, c’est le vin qui a largement dominé les débats ce soir mais ce n’est pas pour autant que je cautionne la folie qui sévit actuellement à propos des vins de ce vigneron.
    Je vomis ces spéculateurs détestables qui s’enrichissent sans rien faire en faisant grimper le prix de ces bouteilles sur le net et j’en profite pour rappeler à tous ces gogos prêts à se ruiner pour avoir une étiquette signée Emmanuel Reynaud dans leur cave que cette superbe bouteille vaut 10 euros au domaine !

    Châteauneuf du Pape 2009 – Domaine du Vieux Lazaret : nez profond et un peu austère (surtout après la bouteille précédente), bouche charnue, bien concentrée et structurée par une maille tannique encore bien vive, finale posée avec une longue persistance épicée…voilà un Châteauneuf encore plein d’énergie mais qui s’exprime de façon un peu trop « sérieuse » à mon goût

    Châteauneuf du Pape blanc 1995 – Domaine La Millière : nez discret sur le miel, la pêche et les épices douces, jus équilibré et assez gourmand en bouche, finale mentholée avec une amertume marquée et persistante…une « antiquité » dénichée par l’ami Jean-Claude dans sa cave et qui au bout du compte a réalisé une prestation tout à fait respectable ce soir.

    Coteaux du Layon-Saint Aubin Clos des Bois 1993 – Jo Pithon : robe topaze foncé, nez riche et complexe, notes de caramel au beurre, de cire d’abeille et d’épices douces, jus épais avec une forte sucrosité équilibrée par une acidité d’une puissance redoutable, finale bien digeste avec un long sillage aromatique sur le pain d’épices…voilà une autre antiquité – piquée dans la réserve du fiston, d’ailleurs – qui s’est très bien tenue face à une tarte aux abricots et aux spéculos.

    Img 4770Les bouteilles de la soirée…

    Img 4766…et le petit dernier qui a droit à une photo tout seul…privilège de l’âge !

  • Restaurant "La Maisouneta" à Châteauneuf du Pape - juin 2021

    Lors de mon périple sudiste 2021, je suis tombé (vraiment par hasard) sur ce restaurant situé sur la place centrale de Châteauneuf du Pape, un peu parce que le menu déjeuner proposé me semblait tout à fait sympathique mais aussi parce que la terrasse et ses petits brumisateurs m’avaient un peu fait de l’œil en me proposant une pause rafraîchissante après une montée vers le château sous la chaleur de ce début d’été.

    Dans ce cadre résolument moderne mais très accueillant, Maxime et Véronique Bimet élaborent et servent une cuisine de saison qui fait une large place aux produits du terroir.

    Pour ce qui est de la carte des vins, on reste également très local avec une offre très complète de cuvées de Châteauneuf du Pape…avec notamment un « Bois de Boursan » 2020 blanc au verre. Comment résister !

    Img 4635Un joli Châteauneuf blanc pour accompagner mon déjeuner.

    Mon menu du déjeuner :

    Img 4631L’entrée : mini courgettes en lamelles et fleurs de courgettes travaillées de deux façons

    Img 4633Le plat principal : dos de cabillaud, riz de Camargue et purée de patates douces.

    Img 4634Le dessert : panna cotta aux arachides caramélisées.

    Châteauneuf du Pape blanc 2020 du domaine Bois de Boursan : un nez bien frais avec des notes d’herbes de garrigue sur un fond mentholé, bouche ample avec un très joli gras, équilibre bien digeste, finale fraîche avec des amers délicats et un retour aromatique sur la menthe poivrée.

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    Cette entrée aux saveurs très délicates a stimulé l’expression du Châteauneuf blanc : si la douceur des préparations à base de fleurs de courgette a accentué le côté gras du vin, les épices qui relevaient la salade de mini courgettes crues ont donné beaucoup de relief à sa structure en laissant une impression finale toute en fraîcheur.
    Un accord gastronomique assez étonnant mais très réussi.
    Face au plat, le vin a immédiatement résonné à l’unisson avec l’expression suave et douce de la chair du poisson et de la purée de patate douce pour créer un accord naturel très harmonieux…même si en finale, j’ai pu ressentir quelques rémanences iodées qui ne me plaisent pas en général mais qui dans ce cas étaient assez légères pour ne pas ternir la belle impression générale.

    Cette petite pause-déjeuner fort agréable sur la terrasse de « La Maisouneta »  m’a permis de déguster un menu sans fausse note servi en trois temps avec une entrée originale et rafraîchissante à souhait, un plat de poisson tout en finesse et un dessert qui sentait bon le « fait maison ».
    J’ai été particulièrement impressionné par une carte des vins, « chauvine » comme il se doit mais qui proposait une sélection des meilleurs domaines de Châteauneuf à des tarifs tout à fait raisonnables. Chapeau !
    Bref, voilà une adresse que je vais retenir en espérant pouvoir y revenir avec un ou deux comparses histoire de profiter un peu plus de cette belle offre vinique.