Articles de pierre_radmacher

  • Salon "A Contre Courant" au domaine Brand à Ergersheim

    Ce salon organisé durant la crise sanitaire – juste avant notre second passage par la case « prison » – et regroupant des vignerons adeptes de pratiques libres et originales porte vraiment bien son nom…et c’est bien pour ça que je n’ai pas hésité à charger encore un peu plus mon agenda de picoleur pour partir à la rencontre de ces trublions qui bousculent un peu les habitudes et les traditions de la viticulture française.Hoppla, c’est parti !

    Comme je reviens d’un long pèlerinage entre Bourgogne et Beaujolais, je suis sorti avec un minimum « d’outils » donc pas de prise de notes précises mais juste quelques photos et quelques impressions…

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    L’entrée du domaine Brand à Ergersheim…

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    …et la cour peuplée d’amateurs de vin…masqués !

    Une vingtaine de vignerons venus des quatre coins de l’hexagone nous proposaient de découvrir leurs vins dans cette grande cour aménagée par l’équipe du domaine Brand pour permettre aux visiteurs de faire leurs dégustations dans le respect des contraintes sanitaires en vigueur : jauge à 120 personnes, crachoirs et verres individuels, gel hydro-alcoolique et dégustation assis.

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    Un verre à dégustation…

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    …une animation musicale…

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    …une exposition d’œuvres d’art dans la cave…

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     …et la possibilité de découvrir plein de vins…

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    …voilà une façon plutôt agréable de passer un samedi après-midi…non !

    Même si j’étais venu pour goûter des vins hors Alsace, je me suis quand même laisser tenter par quelques belles cuvées signées Bohn, Brand, Fischbach, Lindenlaub, Lissner ou Muller avant d’entreprendre mon petit tour de France des grandes régions viticoles.

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     Et il y avait de quoi faire !Dans cette petite promenade gourmande j’ai beaucoup apprécié la pureté des cuvées de chenin du domaine Loïc Mahé et la richesse des expressions de gamay du domaine du château des Grands Prés une adresse que je vais notre pour l’une de mes futures escapades beaujolaises.

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     La série de vins du château des Grands Prés…l’un de mes coups de cœur du jour.

    Je terminerai en vous priant de m’excuser pour l’indigence de mes commentaires sur ces vins et ces vignerons qui méritaient surement beaucoup mieux et en remerciant chaleureusement à tous ceux qui ont œuvré pour nous offrir cette jolie parenthèse gourmande dans cette période bien pourrie…

  • La Robe Rouge à Villié-Morgon - Octobre 2020

     Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    La Robe Rouge à Villié-Morgon

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    Ambiance automnale et terrasse déserte au restaurant La Robe Rouge…

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    …mais les tables sont mises au rez-de-chaussée…

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    …comme à l’étage où l’ambiance est franchement « cosy ».

    La carte est résolument bistronomique et le menu proposé pour notre déjeuner est tout à fait alléchant…et même si nous optons pour un plat de poisson, nous choisissons quand même de déguster un verre de vin rouge produit par le domaine familial : un Chiroubles Améthystes 2018 signé Guignier.

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    Après une matinée à déguster des blancs au domaine Jacques Saumaize, nous avons décidé d’accompagner notre déjeuner par ce Chiroubles produit par la famille Guignier.

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    L’entrée : poitrine de cochon, vinaigrette à la courge et au kalamansi et graines torréfiées.

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    Le plat : filet de bar et fondue poireau-navet.

    Même si le vin a mis un peu de temps pour se livrer, il a matché positivement avec l’entrée – mais ça c’était prévisible – avant de créer un accord tout à fait étonnant avec les notes poissonneuses très puissantes du filet de bar…j’ai de plus en plus de bonnes surprises lorsque je tente des associations vin rouge et poisson.

    Si lors de notre première visite nous nous étions régalés avec une généreuse planchette de charcuteries et de fromages, cette année nous avons pu apprécier les talents de cuisinier de Thomas Guignier.Un cadre élégant et chaleureux, un service rapide et soigné, des plats goûteux qu’on peut accompagner avec des crus du Beaujolais produits par la famille Guignier…bref, voilà une visite qui confirme que « La Robe Rouge » est une très belle adresse gourmande !

  • Les vins du mois d'octobre 2020

    Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2016
    Domaine Hering à Barr

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    Robe : jaune clair, étincelant.
    Nez : frais et racé, notes de zeste de citron, de camphre et de cire d’abeille sur un fond de miel de fleurs.
    Bouche : attaque percutante avec une acidité large et envahissante qui tend une matière bien dense, équilibre très droit, léger grain tannique qui stimule les papilles, finale très saline, appétante et minérale.
    Vinifié avec une grande précision par Jean-Daniel Hering, ce riesling né sur ce coteau classé qui domine Barr nous propose une version archétypique de ce grand cépage alsacien qui montre une fois encore qu’il est un interprète irremplaçable de nos grands terroirs viticoles.


    Riesling Grand Cru Eichberg 2010
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des reflets vieil or.
    Nez : intense et évolutif, notes de brioche au citron et de pain grillé à l’ouverture puis développement aromatique très agréable sur la bergamote et l’abricot frais.
    Bouche : volumineuse et opulente avec une matière très concentrée qui enrobe une acidité mûre et large, toucher bien gras, finale puissante et saline.
    Après 10 années de garde cet Eichberg m’a impressionné par sa puissance vraiment hors norme qui peut choquer certains palais non initiés, surtout si on le déguste seul.
    En ce qui me concerne, j’ai trouvé ce vin vraiment éblouissant…tout en regrettant de ne pas avoir une assiette de poisson préparée par la famille Guggenbuhl pour donner la réplique à cette grande bouteille. MIAM !


    Roussette de Savoie Marestel 2008
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune d’or, grande profondeur mais belle brillance.
    Nez : intense et riche, notes de miel de forêt, d’orange confite et d’herbes de montagne.
    Bouche : matière opulent et très concentrée, acidité vive et rayonnante, finale sèche et tendue avec une belle présence saline et minérale.
    Après plus d’une décennie en cave cette roussette semble avoir atteint son plateau de maturité optimale et exprime avec une force peu commune le caractère original de ce grand terroir savoyard.
    Ce vin qui délivre aujourd’hui une belle sensation de plénitude est taillé pour défier le temps qui passe…impressionnant !


    Mondeuse Prieuré Saint Christophe 2017
    Domaine Giachino à Chapareillan

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    Robe : très dense, pratiquement noire.
    Nez : austère et bien typé, notes de cerise noire mûre et de poivre vert sur un fond minéral bien lisible (pierre, mine de crayon)
    Bouche : matière dense et bien charnue, équilibre très droit mais texture veloutée, finale salivant avec une longue persistance aromatique sur le poivre.
    Les vignes de Michel Grisard ont été reprises par les frères Giachino qui se sont engagés à perpétuer cette tradition d’excellence instaurée par ce vigneron emblématique de Savoie.
    Bien marqué par les arômes typiques de mondeuse, ce vin impressionne par sa force  expressive et sa profondeur.


    Morey Saint Denis 1° Cru Les Millandes 2012
    Domaine Machand Frères à Gevrey Chambertin

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    Robe : grenat sombre avec des bords brunissants
    Nez : discret et complexe avec une palette très « noire » sur la mûre, le cassis, la réglisse et la mine de crayon sur un fond un peu terre humide.
    Bouche : attaque franche, jus dense et structuré par une maille acide/tannique mûre mais serrée, finale longue et sapide avec de beaux amers minéraux.
    J’aime bien ce millésime en Bourgogne – en Alsace aussi d’ailleurs – et ce n’est pas ce premier cru de Morey vinifié par Denis Marchand qui va me faire changer d’avis.
    Certes, c’est un vin sans concession qui ne se laisse pas approcher facilement mais sa classe ne laissera personne indifférent.


    Médoc Cuvée X 2014
    Château Haut Condissas à Bégadan

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    Robe : sombre et compacte avec une fine frange purpurine
    Nez : intense et raffiné, notes de réglisse, de bois de cèdre et d’encre de Chine sur un fond légèrement lacté.
    Bouche : matière épaisse et charnue qui caresse les papilles et tapisse la bouche, tanins fondants, finale longue et sapide avec un retour boisé-épicé-réglissé très agréable.
    Débouchée pour célébrer à distance les 27 ans de mon petit « X-man », cette cuvée de médoc m’a permis de vivre un bel instant d’émotion (normal) et de plaisir.
    C’est vrai que je répète à qui veut bien m’entendre que les vins du bordelais ne m’intéressent plus vraiment mais quand il m’arrive de tomber sur une bouteille de cet acabit, je me dis qu’il va falloir repenser ma ligne de conduite…MIAM !

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    La vigne de la Romanée Conti en octobre 2020

  • Le Château des Poccards à Hurigny - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    Le Château des Poccards à Hurigny


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    La carte du jour présentée sur un tableau…

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    …notre table sobre et élégante…

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    …et de petites bouchées bien sympathiques pour réveiller nos papilles. 

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    La bouteille du jour conseillée par Marion.

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    Notre entrée : poulpe mariné et rôti avec une purée de carotte à la noisette du Piémont.

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    Le plat : filet de saint pierre, poireaux fumés au big green egg et jus aux moules de bouchot

    Vinifiée en jarre de terre cuite cette cuvée de chardonnay est un modèle d’élégance : discrétion, concentration et droiture…la classe absolue !
    Bien évidemment, les accords gustatifs entre ces deux belles assiettes marines et ce vin d’une grande pureté se sont faits avec une évidence…MIAM !

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    Et une petite douceur pour finir : un sablé breton avec compotée de coing au zibibo et glace au yaourt

    Notre second dîner dans ce joli restaurant a confirmé la belle impression laissée par notre passage précédent : des assiettes raffinées, des goûts originaux aux accents franco-italiens, une carte des vins qui fait une large place aux crus du Mâconnais ainsi qu’aux vins d’Italie et un service à la fois chaleureux et professionnel…bref, au Château des Poccards, il y a tout ce qu’il faut pour régaler tous les amoureux de bon vin et de bonne chère.

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  • Le Port de By à Grièges - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    L’Auberge du Port de By – Chez Cécile à Grièges

     
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    L’ancienne guinguette des bords de Saône transformée en restaurant…


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    …avec son enseigne d’époque.

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    Notre table avec deux pépites de La Soufrandière…

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    ...et une vue sur la Saône

    Un Aligato ZEN 2019 pour nous ouvrir l’appétit et accompagner une assiette de friture d’ablettes et un Fleurie 2019 qui a magnifiquement matché avec une sublime quenelle de brochet…voilà un séjour qui commence bien !
     

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    La quenelle de brochet, sauce écrevisse…MIAM !

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    La carte des vins présentée sur un tableau noir (qui me rappelle « L’Atelier du Cuisinier » à Villié-Morgon)

    Voilà une jolie table sur les bords de a Saône qui propose une cuisine de terroir généreuse et goûteuse qu’on peut accompagner par une très belle sélection de crus du Beaujolais et du Mâconnais…une adresse hautement recommandable que je vais noter illico dans ma liste des haltes gourmande de cette région.

    Merci à Jean-Guillaume Bret d'avoir organisé ce joli moment de gourmandise et de convivialité.

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  • La Taverne Alsacienne à Ingersheim - Octobre 2020

    Après une matinée de travail au domaine de l’Oriel, Claude et Sandrine Weinzorn m’ont invité à partager un déjeuner dans notre restaurant fétiche d’Ingersheim.
    Dans ce contexte indécis et morose, on a plus que jamais besoin de vivre de beaux instants de partage et de gourmandise et je sais que La Taverne Alsacienne est un endroit idéal pour ça…donc à table !

    On commence par un petit verre de Sylvaner 2018 du domaine Kuentz-Bas pour nous mettre en condition et nous voilà partis pour découvrir le menu du marché de la semaine.
    C’est un vin agréable et accessible avec une expression aromatique délicate et une matière fruitée tenue par ligne acide très « ondulante » qui lui confère une souplesse peu habituelle.

    Pour la suite du repas Jean-Philippe Guggenbuhl nous invite à découvrir à l’aveugle un nouveau vin coup de cœur…voilà une habitude que je trouve vraiment très sympathique !

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    Un nouveau vin « mystère » servi par Jean-Philippe Guggenbuhl…

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    …et l’entrée : un œuf cuit à basse température avec espuma d’oignons, lard et poireaux fondus

    La robe est d’un jaune bien marqué mais avec une belle brillance, le nez est grillé/fumé et un peu « pâtissier » avec des notes de brioche et de citron confit. En bouche, la matière est ample et charnue avec un joli gras mais l’équilibre reste bien sec. La finale est nette et appétante avec un retour aromatique sur la fumée et les épices douces.
    Ce vin que toute la tablée a pris pour un pinot gris a vraiment bousculé nos repères puisqu’en fait il s’agissait d’un Riesling Vignoble de Kientzheim 2018 du domaine Laurent Barth.
    Peut-être que ce caractère atypique était du à son terroir d’origine – l’Altenbourg de Kientzheim et son sol marno-calcaire assez profond – ou alors à la façon de travailler de ce vigneron mais en tous cas, même en ayant vu l’étiquette, je n’ai toujours pas réussi à trouver les caractères du riesling dans ce vin…étonnant !

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    Ceci dit, ça reste une très belle bouteille qui a réalisé un accord ton sur ton, tout en douceur avec l’entrée mais qui a également réussi à tenir tête à cette superbe préparation – que je goûte pour la deuxième fois ici…et avec le même plaisir – avec ce filet de sandre sur un lit de choucroute nageant dans une sauce généreusement crémée...le bonheur total !!!

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    Le filet de sandre en écaille de pomme de terre et choucroute nouvelle poêlée

    Et pour finir en beauté :

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    Le dessert : figues fraiches rôties, cream cheese et spéculoos, crème glacée au miel

    Bon, je ne vais pas faire l’effort de chercher une formulation originale et inédite pour dire tout le bien que je pense de ce restaurant où tout respire l’amour de la bonne cuisine et des bons vins…allez-y et vous serez convaincus !

    Bravo et merci à la famille Guggenbuhl pour leur travail et leur constance qualitative.

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  • Les vins du mois de septembre 2020

    Riesling Saint Jacques 2018
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : complexe et raffiné, nuances minérales (un peu eau de roche) à l’ouverture puis notes d’herbes aromatiques et de poivre blanc.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité large qui structure une matière bien concentrée, équilibre très droit, finale sapide et puissamment saline.
    Millésime après millésime cette cuvée de riesling née sur le versant nord-est du coteau de l’Eichberg impressionne par sa profondeur et sa minéralité qui s’exprime avec force dès son plus jeune âge.
    C’est une bouteille qu’on peut boire dès à présent mais qui dispose d’un très beau potentiel de garde. 


    Pinot Gris Bollenberg 2018
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair, très lumineuse.
    Nez : ouvert et complexe, note de citron mûr, d’orange amère et de pralin sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : matière en demi-corps tenue par une acidité mûre et large, équilibre sec mais avec un joli gras, finale très digeste avec de beaux amers minéraux et de fines nuances épicées.
    Ce pinot gris sec et concentré vinifié de main de maître par Frédéric Schmitt nous rappelle que le coteau du Bollenberg est un terroir apte à générer de très beaux vins de gastronomie.


    Pinot Gris Le Maréchal 2016
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair avec une belle brillance.
    Nez : frais et très complexe, notes de citron confit, de vanille et d’épices douces sur un fond boisé/fumé très raffiné.
    Bouche : attaque assez vive, jus très opulent qui donne une sensation de moelleux en milieu de bouche mais équilibre très digeste grâce à une acidité pointue et une fine tannicité, finale longue et salivante avec un retour épicé et de beaux amers minéraux.
    Même sa matière reste marquée par la générosité naturelle de ce cépage, cette cuvée de pinot gris vinifiée et élevée en pièces bourguignonnes gagne chaque année en précision et élégance.
    Voilà un vin qui révèle d’ores et déjà une belle harmonie et un très beau profil gastronomique mais qui pourra encore s’affiner quelques années en cave. MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2011
    Domaine F. Chidaine à Montlouis-sur-Loire

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    Robe : jaune franc avec des reflets dorés
    Nez : très discret à l’ouverture, il aura besoin d’une oxygénation conséquente pour révéler une palette complexe et raffinée sur l’abricot frais et le camphre sur un fond boisé/grillé délicat.
    Bouche : attaque franche, matière ample structurée par une acidité puissante et une fine trame tannique, toucher bien gras, finale digeste  avec des amers minéraux et une persistance sur les épices douces.
    Ce grand chenin ligérien dégusté au sommet de sa forme dégage une incroyable impression de force et de densité tout en gardant une très belle buvabilité.
    Voilà un vin capable de remettre en question ma dilection (presque) exclusive pour les blancs alsaciens ou bourguignons. MIAM !


    Pinot Noir Rosé d’Alsace 2019
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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    Robe : saumon clair avec des reflets orangés
    Nez : ouvert et engageant avec une palette sur les fruits rouges (fraise, framboise, groseille).
    Bouche : assez puissante (13°5 quand même…) avec un jus riche et consistant, finale fruitée et bien glissante.
    Avec sa palette aromatique qui évoque les stands de confiserie de nos fêtes foraines d’antan et son jus d’une irrésistible gourmandise, ce rosé vinifié par l’ami Claude Weinzorn se laisse boire avec une facilité déconcertante en faisant presque oublier son degré alcoolique assez élevé…attention danger !


    Pinot Noir Eguisheim 2018
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : rubis profond avec une belle brillance
    Nez : intense et pur, notes de fruits noirs (myrtille, mûre, cassis) sur un fond d’orange sanguine et d’épices douces.
    Bouche : attaque franche, matière ample et charnue parfaitement équilibrée par une acidité bien mûre et une présence tannique veloutée, finale souple et appétante avec une longue rémanence aromatique fruitée et épicée.
    Cette superbe cuvée vinifiée par Christian Beyer réunit toutes les qualités que j’attends d’un grand pinot noir : expression classieuse, équilibre harmonieux entre gourmandise et structure, finale fraîche et persistante…inutile de tourner autour du pot, voilà pour moi l’un des plus beaux pinots noirs qu’il m’ait été donné de goûter cette année. MIAM !


    Pinot Noir V 2017
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : grenat profond avec une fine frange orangée.
    Nez : pur et engageant, notes de cerise noire, de cassis et d’épices sur un fond végétal délicat (livèche).
    Bouche : fruité très gourmand, acidité enrobée mais structurante, tanins fondants, finale fraîche et bien sapide avec un long retour aromatique épicé.
    Née sur le coteau du Vorbourg, la cuvée V de la famille Muré est une des références majeures parmi les grands pinots noirs alsaciens et ce n’est pas cette édition 2017 qui va remettre en cause ce statut : c’est un vin qui commence sa phase de pleine maturité en révélant une très belle complexité et une présence en bouche ultra raffinée…bref, c’est un futur Grand Cru qui mérite amplement cette reconnaissance.


    Clos de la Roche 2012
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis sombre et dense avec une fine frange rose.
    Nez : expressif et racé avec une palette fruitée mûre et complexe relevée par des arômes minéraux bien marqués (silex, graphite).
    Bouche : matière ample et consistante qui enrobe une acidité mûre et large, structure sphérique, mâche tannique voluptueuse, finale fraîche et minérale.
    Cette bouteille choisie dans ma cave par une « main innocente » a mis tout le monde d’accord : quand on rencontre une bouteille de ce niveau, on peut se dire qu’il n’y a que le vignoble bourguignon pour nous offrir des expressions aussi abouties d’un pinot noir…même si l’Alsace est en train de faire des progrès spectaculaires sur ce cépage. MIAM !

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    Les superbes pinots gris des terrasses du Sommerberg vendangés en septembre 2020

  • Restaurant Honesty à Strasbourg - Seconde visite

    C’est toujours en compagnie de l’ami Philou que je suis revenu m’attabler dans ce restaurant strasbourgeois, histoire de goûter les nouvelles créations culinaires de Tiffany pour le mois d’octobre et de tester quelques accords mets/vins conseillés par Chloé.

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Sancerre blanc Les Romains 2016 du domaine Fouassier : nez frais et engageant avec des notes de groseille blanche et d’herbe fraîche sur un fond floral délicat, bouche élégante et tendue, finale tonique avec une belle salinité.

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    L’entrée : un dôme de mousseline de volaille aux trompettes de la mort avec une sauce aux trompettes et des pommes paille.

    Comme on pouvait s’y attendre le verre de Sancerre frais et gourmand a parfaitement fait le job en réveillant nos papilles en début de repas avant de créer un accord très dynamique avec ce plat aux arômes d’automne tout en suavité : face à la douceur des saveurs et des textures de la mousseline et de son jus juste relevée par le craquant des pommes paille, le vin a joué sur le thème de l’opposition « amicale » pour laisser le palais frais et dispos pour la suite du menu

    Pour accompagner le plat

    Côtes du Rhône blanc Les Claux 2019 du domaine Usseglio : nez très séduisant sur la pêche et la cire d’abeille sur un fond délicatement vanillé, bouche fraîche et gourmande, finale légère et digeste.

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    Le plat : un merlu cuit à l’unilatérale avec une polenta crémeuse, des champignons de Paris farcis de duxelles et une bisque de crustacés.

    Ce joli blanc vinifié par un domaine réputé de Châteauneuf du Pape, a très bien réagi face à cette assiette qui associait un merlu et une bisque bien marqués par des effluves marins et des champignons aux arômes de sous-bois très prononcés.
    Les accords vineux avec des plats terre-mer ne sont jamais simples à imaginer mais là je dois dire que c’était parfaitement réussi.

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    Le dessert : des scones aux figues séchées avec des raisins infusés à la vanille, une chantilly à la crème épaisse et un jus et sorbet au savagnin rose.

    Notre seconde visite au restaurant Honesty a confirmé les bonnes impressions ressenties lors de notre premier passage : les plats de le carte d’octobre dégustés ce jour sont toujours aussi fins et les accords mets/vins proposés toujours aussi pertinents…bref, c’est un deuxième sans faute. Bravo !

    Nous attendons avec impatience les créations culinaires du mois de novembre ainsi que la nouvelle carte des vins qui je l’espère fera un peu plus de place aux vins d’Alsace…un pinot gris vinifié en sec signé Ostertag, Schmitt ou Beyer aurait fait merveille sur ce menu.