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Les vins du mois d'avril 2019

Pinot Blanc La Fontaine aux Enfants 2013
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune citron avec des reflets dorés.
Nez : riche et complexe avec de belles notes florales et épicées, nuances pierreuses et fumé léger en fond.
Bouche : attaque franche, matière généreuse qui enrobe une acidité puissante, présence saline intense, finale longue et salivante.
Une fois encore, ces pinots récoltés sur cette parcelle granitique qui coiffe le sommet du Kastelberg, ont engendré une cuvée qui impressionne par la densité de sa matière et la force de son expression minérale.


Muscat 2016
Domaine P. Blanck à Kientzheim

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Robe : jaune moyen, belle brillance avec des reflets vert-pâle.
Nez : pur et suave, notes de raisin frais et de fleur de sureau.
Bouche : attaque franche, matière bien juteuse, ligne acide souple qui soutient vaillamment la structure, finale légère et très digeste.
Avec son équilibre très juste entre une acidité fine et stimulante et une petite douceur bienvenue, ce muscat expressif et charmeur est un vrai vin plaisir qu’on pourra savourer dès l’apéritif mais qui sera également très à son aise face à une botte d’asperges. MIAM !


VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2012
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : jaune doré, limpide et lumineux.
Nez : stylé et très complexe, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs, nuances balsamiques et pierreuses.
Bouche : attaque franche et pointue, matière opulente mais équilibre très sec, amers salivants qui se montrent dès le milieu de bouche, finale longue et sapide, retour aromatique sur les fruits et la résine.
Face à ce « monstre » de puissance et d’expressivité les amateurs de blancs glissants et désaltérants devront passez leur chemin mais ceux qui cherchent un vin qui nourrit aussi bien le corps que l’âme trouveront ici une bouteille qui les comblera.


Arbois La Mailloche 2005
Domaine S. Tissot à Montigny les Arsures

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Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
Nez : intense et complexe, palette fruitée (fruits à chair blanche) et épicée (gingembre, curry…) sur un fond fumé/boisé subtil.
Bouche : attaque nette, matière concentrée, acidité longue et puissante, équilibre sec mais avec un joli gras, texture onctueuse, finale très énergique avec un sillage fumé/épicé persistant.
On sait depuis longtemps que les grands terroirs jurassiens sont capables de donner naissance à des chardonnays de très haute tenue et cette cuvée d’Arbois remarquable de complexité et d’énergie nous le prouve une fois encore. MIAM !


Mercurey 1° Cru Le Clos du Roi 2016
Domaine Tupinier-Bautista à Mercurey

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Robe : très sombre et dense avec un fin liseré rubis.
Nez : agréable et raffiné, notes de fruits rouges bien mûrs (fraise des bois, cerise rouge) et nuances balsamiques sur un fond légèrement torréfié (café, chocolat noir).
Bouche : attaque douce et séduisante, jus fruité très onctueux, équilibre impeccable, finale tonique et longuement aromatique.
Découvert lors d’une première visite en 2017, ce domaine produit une gamme de rouges et de blancs de très belle facture comme ce1°Cru de Mercurey qui allie à merveille profondeur, complexité et gourmandise et qui nous rappelle que cette appellation recèle de jolies pépites viniques avec des rapports Q/P très avantageux.
A bon entendeur…


Bordeaux S de Saint-Pey 2016
Château de Saint-Pey à Saint-Pey d’Armens

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Robe : pourpre très sombre.
Nez : expressif et charmeur, notes de fruits noirs bien mûrs et d’épices douces sur un fond légèrement fumé.
Bouche : jus riche et bien gourmand, acidité souple, tanins veloutés, finale nette et fraîche, belle persistance aromatique fruitée et épicée.
Je ne bois pas beaucoup de vins du bordelais et je n’en commente que très rarement sur ce site mais parfois je rencontre des bouteilles inspirantes comme ce « petit » bordeaux qui m’a fait vivre un joli moment de plaisir.
J’ai trouvé ce vin dans un coffret « My Vitibox » arrivé un beau matin dans ma boîte aux lettres…c’était une belle surprise que je dois à mon petit X-men qui, malgré les kilomètres qui nous séparent,  n’a pas oublié mon anniversaire. Merci Maxime !

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Vue sur le lac du Salagou…c’est beau le Languedoc !

Un déjeuner à la Villa Lalique à Wingen sur Moder


Pour m’aider à surmonter le traumatisme du passage dans le monde du 3° âge mes amis du club AOC, ont eu la très bonne idée de m’offrir un joli chèque-cadeau à dépenser dans ce restaurant alsacien doublement étoilé situé dans le nord de l’Alsace.
Hoppla, c’est parti pour une belle escapade gourmande à la Villa Lalique.

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La Villa Lalique, dans son cadre bucolique à la sortie du village de Wingen sur Moder

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La Villa vue du parking et l’entrée du restaurant

La grande salle du restaurant est lumineuse et accueillante, le personnel ultra-professionnel est aux petits soins et ma table dressée à la perfection m’attend près d’une grande baie vitrée qui donne sur la forêt...je sens que je vais passer un très bon moment !

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Mon « terrain de jeu » du jour…

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…avec la vue sur une salle lumineuse et accueillante.

Pour l’apéritif, le sommelier Romain Iltis, me propose un verre de Muscat Les Princes Abbés 2017 du domaine Schlumberger : un nez floral très épanoui et séduisant en diable, un jus frais et croquant en bouche avec une petite richesse bien agréable mais vite compensé par une finale tonique et appétente.

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Quelques petites bouchées apéritives sous forme de clin d’œil à certaines spécialités alsaciennes…

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…et un œuf parfait « Tozasu » pour accompagner le verre de muscat d’Alsace.

Avec son expression ouverte et charmeuse et sa petite rondeur confortable en milieu de bouche, le muscat du domaine Schlumberger s’impose avec évidence dans sa fonction d’éveil papillaire tout en ouvrant également des perspectives d’accords gastronomiques plus larges face à cet œuf parfait vraiment parfait et sa mouillette aux saveurs complexes et originales.


Comme le menu « Signature » de la Villa Lalique compte une dizaine de plats et que je n’ai pas de chauffeur à disposition pour cette journée, je vais laisser le sommelier choisir les 3 verres de vins qui vont s’accorder le mieux avec les différentes créations gustatives du chef.

Pour accompagner les premiers plats, Romain Iltis me propose un verre de Riesling Grand Cru Rosacker 2016 du domaine Mader : un riesling vif et droit, tendu par une belle acidité citronnée et soutenu par une salinité calcaire bien marquée…et produite par un vigneron dont j’aime beaucoup le travail.

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La déclinaison de jeunes betteraves rouges

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Le caviar Gold, sériole à la crème de céleri, blinis au sarrasin.

Avec se structure élancée et sa trame acide/minérale de noble facture, le riesling a établi une synergie quasi-spontanée avec les arômes fins et acidulés des différentes déclinaisons gourmandes autour de ce légume racine rustique que le chef a littéralement magnifié.
Les arômes salins et iodés de la chair de poisson crue et des grains de caviar ont stimulé l’expression olfactive du riesling qui a également bien tenu en bouche grâce à sa profonde minéralité qui lui a permis de répondre aux puissants effluves marins de ce plat tout en laissant persister un sillage iodé délicat.


Pour la suite du repas ce sera un verre de Meursault Les Narvaux 2012 du domaine Girardin : un nez élégant et raffiné avec un fruit encore un peu dominé par des notes d’élevage (beurre, résine…), une bouche ample avec un gras « bourguignon » très charmeur et une ligne acide mûre qui porte la structure vers une finale longue, sapide et délicatement boisée

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La découpe de langoustines autour de fruits rouges

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Le rouget à la plancha, cuit et cru, vinaigrette ananas verveine

La douceur de la texture de la chair de langoustine s’est harmonisée parfaitement avec le gras du vin alors que les saveurs acidulées des petits fruits ont résonné avec la minéralité de sa finale mais je crois que c’est avec la tartelette à la fois acidulée, grillée et iodée que le mariage fut le plus abouti : le vin a gagné en expressivité et sa touche boisée s’est faite plus discrète en laissant se développer son caractère fruité et salin.
Avec l’assiette consacrée au rouget, l’accord fut spontané et évident : le moelleux de la chair du poisson et l’ambiance exotique de son accompagnement ont donné une belle complexité aromatique au vin tout en lui répondant de façon équilibrée et harmonieuse en bouche.


Pour accompagner les plats de viande, nous allons rester en Bourgogne avec un verre de Nuits Saint Georges 2013 du domaine Gouges : expression aromatique complexe et raffinée, notes de cerise rouge, d’épices douces sur un fond minéral sensible (graphite, terre humide), bouche longiligne, très élégante, jus gourmand, acidité souple et tanins fondus, finale bien sapide.

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La grillade de foie gras de canard au Baerawecka

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La poitrine de pigeon rôtie de la maison Thierry Laurent, gâteau Forêt Noire « Bollenhut », sauce café

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Le cappuccino de pommes de terre et truffe noire : le plat « signature » du chef

J’avais gardé un fond de verre de Meursault pour le tester avec la préparation au foie gras et grand bien m’en a pris car l’accord s’est avéré superbe…même sur les arômes épicés du baerawecka où le vin a pu montrer toute ses ressources.
Le Nuits Saint Georges n’a pas trop bien réagi face au foie gras seul mais avec le jus de pigeon comme trait d’union et le baerawecka comme exhausteur de saveurs l’accord s’est fait sans problème.
Face à la chair fondante de la poitrine de pigeon nappée de sa réduction au café, le vin a évolué en terrain conquis : du ton sur ton pour un accord superbe qui s’est encore affiné avec les parfums sucrés et acidulés de la « Forêt Noire ». MIAM !
Face à l’exceptionnel cappuccino tout en suavité et en finesse, le vin a tenu son rang de grand vin pour réaliser un très beau mariage…mais je pense qu’avec un cru de Nuits un peu plus évolué ou même un blanc de la Côte de Beaune de plus de 10 ans on n’était pas loin du Nirvana gustatif.


Pour la fin du repas, il n’y a plus eu de vin – 4 jolis verres…ça suffit – mais deux très belles propositions de dessert :

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L’instant douceur autour du pamplemousse avec un jus au sureau et des perles de basilic : un dessert fin, complexe et d’une fraîcheur réjouissante.

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La signature sucrée : la crêpe Suzette revisitée avec des arômes de mandarine d’une très belle pureté.

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Un café signé et une belle série de mignardises pour bien terminer ce magnifique repas.

Certes ce restaurant est un peu loin de la route des vins – d’ailleurs il est un peu loin de tout – mais le voyage vers Wingen-sur-Moder mérite d’être fait par tout gastronome œnophile : la cuisine du chef Jean-Georges Klein est remarquable de précision et d’originalité, le cadre somptueux, le service impeccable et la carte des vins tout à fait spectaculaire (2500 références) fait une large place aux vignerons alsaciens.

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La cave du restaurant…

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…les verres et les carafes signées Lalique…

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…les vins dans leur espace climatisé…

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…et le livre de cave.

Bref, voilà une adresse que j’ai vraiment envie de recommander car même si les prix des menus et des vins sont conséquents – mais on est dans un établissement doublement étoilé – on y passe un moment vraiment inoubliable. MIAM !!!

Petits repas entre bons vivants - Avril 2019

Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant sur des sensations en mémoire et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles.

 

Apéritif :

Pouilly Vinzelles Les Quarts 2015 – La Soufrandière à Vinzelles : nez pur et charmeur, fruits blancs frais, pierre chaude et poudre de craie, petite touche bois/résine en fond, bouche ample avec un beau gras, équilibre très sec, finale longue et vive, sillage complexe avec un fruité net complété par de belles notes d’herbes aromatiques.
Défendu depuis de longues années par les frères Bret, ce climat de Vinzelles est sur les rangs pour prétendre au classement 1° cru…et ce ne serait que justice quand on considère cette cuvée 2015 riche et profonde mais qui trouve un équilibre très dynamique grâce à une présence acide/minérale d’une grande profondeur.


Plat : joues de porc confites au vin rouge et aux épices.

Côte Rôtie Brune et Blonde 1990 – Domaine Guigal à Ampuis : nez riche, ouvert et bien mûr, notes de fruits noirs confits (mûre, cassis) sur un fond fumé/épicé très agréable, bouche ronde et suave, texture souple, tanins veloutés, finale très longue, présence minérale très stimulante.
Châteauneuf du Pape Cuvée Noïa 2011 – Dupéré-Barrera à La Garde : nez puissant sur les fruits et les épices orientales, matière consistante et charpentée en bouche, développement aromatique intense, tanins fondants, finale intense et très épicée.
Quoi de plus naturel que de convoquer deux grandes appellations du vignoble des Côtes du Rhône pour tenir compagnie à cette viande fondante baignant dans une sauce douce et épicée…et comme on pouvait s’y attendre les deux vins se sont parfaitement accordés avec le plat.
La bouteille de Guigal – apportée par Thierry pour faire oublier la bouteille bouchonnée servie lors d’une récente réunion AOC – a livré une version mature et très aboutie d’un cru de Côte Rôtie : sa complexité aromatique et sa suavité en bouche ont crée une harmonie toute en nuances et en finesse avec le plat.
Le Châteauneuf des Dupéré-Barrera – une cuvée signée Brunel/Cambie – a révélé une personnalité plus affirmée avec une matière musculeuse et une palette bien épicée…accord naturel et évident sur les épices mais la fougue de ce vin, peut-être encore un peu jeune, a fini par écraser le plat.


Dessert : pannacotta fraise-coco- speculos

Pfaltz VDP Erste Lage Mandelring-Scheurebe Auslese 2015 – Weingut Müller-Catoir à Haardt : aromatique épanouie et très séduisante, notes exotiques (litchi, mangue, ananas) et crayeuses, jus très riche, texture épaisse et onctueuse, acidité fine et longue qui étire une finale digeste et appétente.
Après une première bouteille qui avait fait forte impression lors d'un repas en février, j’ai eu envie de resservir ce grand liquoreux du Palatinat pour accompagner cette petite préparation sucrée…et je crois que j’ai eu la main heureuse car ce vin s’est laissé boire avec une grande facilité – malgré une richesse en sucres assez hors normes (je n’ai pas trouvé les valeurs exactes) – tout en établissant une relation pacifiée et harmonieuse avec la panacotta.
Je n’ai pas l’habitude de boire des vins avec des desserts mais avec des bouteilles de cet acabit, je suis tout à fait prêt à changer…

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Les vins du mois de mars 2019

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Non ce n’est pas un poisson d’avril mais une petite diète sans alcool qui a couvert une bonne partie de ce mois…histoire de laisser un peu de répit à mon foie et pour vérifier mon niveau de dépendance par rapport à mon breuvage préféré.

Les résultats sont plutôt encourageants…je vais donc pouvoir me remettre au travail en avril !

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Le Wiebelsberg au printemps.

 

VIGNERON N°36 - Directrice de la rédaction : Oriane Nouailhac

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Ce trimestriel consacre une bonne cinquantaine de pages au vignoble alsacien en vantant la beauté de ses paysages et sa diversité géologique unique au monde.
Les textes sont de Léa Delpont, Birte Jansen et Jean-Luc Barde dont j’ai pu apprécier la verve lors d’une soirée mémorable à l’U.G.V.

Après une introduction signée par Jean-Luc Barde, les 3 collaborateurs se relaient pour présenter une vingtaine de grands domaines alsaciens : L’Agapé, Barmès-Buecher, Emile Beyer, Paul Blanck, Paul Ginglinger, Ostertag, Mochel...et plein d’autres noms qu’on retrouve très souvent dans mes chroniques viniques sur ce site.

Autant dire que je ne peux que vous recommander chaudement la lecture de cette revue qui parle vraiment bien de l’Alsace…mais pas que, puisqu’on y trouve aussi de beaux articles sur les domaines Overnoy ou Grivault ainsi que quelques contributions sur des vignobles étrangers.

 

Les vins du mois de février 2019

Riesling Saint Jacques 2017
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune paille, très belle brillance.
Nez : riche et séduisant, notes de fruits jaunes (mirabelle), de fleurs des prés et de poudre de craie.
Bouche : attaque très vive, jus épais avec une texture assez grasse, charpente acide/saline bien construite, équilibre généreux mais digeste, finale salivante avec de beaux amers minéraux.
Cette belle parcelle située à la périphérie de l’Eichberg permet à Christian Beyer d’élaborer une cuvée qui s’impose millésime après millésime comme l’un des très beaux vins de terroir de sa gamme.
C’est un vin où on sent le côté ample et généreux de l’Eichberg et qui dispose à l’évidence d’un vrai potentiel de garde mais comme c’est déjà très bon maintenant, pourquoi attendre…MIAM !


Riesling Grand Cru Kessler 2012
Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

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Robe : jaune moyen, très lumineux avec des reflets dorés.
Nez : raffiné et charmeur, notes d’agrumes (mandarine, pomelo), de miel de fleurs et d’herbes aromatiques méridionales.
Bouche : attaque franche avec une acidité vibrante et centrée, milieu de bouche riche et concentré, texture légèrement grenue, finale qui s’étire progressivement sillage citronné très rafraichissant.
Né sur ce très beau terroir gréseux de Bergholtz, ce Grand Cru arrivé dans la force de l’âge mur s’exprime avec classe et gourmandise : l’aromatique est séduisante, le jus d’une parfaite suavité et la présence minérale bien typée.
Quel beau riesling mes amis !


Riesling Clos Mathis 2012
Domaine Ostertag à Epfig

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Robe : jaune clair, parfaite limpidité et beaucoup d’éclat.
Nez : fin et racé, palette fraîche et stimulante, notes de citron et d’herbes de garrigue sur un fond minéral très discret.
Bouche : présence magnifique avec un jus plein d’énergie parfaitement équilibré par une acidité filante et bien centrée, finale salivante avec de beaux amers et un sillage sur le pamplemousse et les zestes d’agrumes.
Avec sa robe lumineuse, son expression aromatique d’une grande pureté et son jus parfaitement équilibré, ce riesling est né sur un terroir granitique du vignoble de Ribeauvillé.
« L’intrus » de la cave Ostertag montre une fois encore qu’il mérite largement sa place parmi les cuvées d’élite de ce domaine. MIAM !


Riesling Grand Cru Zotzenberg-Kappel 2011
Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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Robe : jaune paille, très lumineux.
Nez : intense et complexe, notes de pêche jaune, d’abricot, d’épices douces et de vanille avec une petite touche de volatile qui apporte une belle pointe de fraîcheur.
Bouche : matière concentrée, acidité qualitative et bien tonique, équilibre très sec, finale longue et puissante avec une salinité bien marquée.
Issu d’une parcelle située sur le lieu-dit Kappel – qui fait partie du Grand Cru Zotzenberg – ce riesling a été élevé longuement sur lies dans un foudre de la cave Rietsch.
Après plus de 7 années de garde ce vin dégage une belle sérénité avec son jus puissant (14°), son équilibre vif (1,3g de SR) et sa très belle présence minérale. MIAM !


Riesling Charta Rheingau 2013
Weingut Spreitzer à Oestrich

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Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat.
Nez : discret mais très engageant, notes de poire, de pêche blanche et de vanille sur un fond minéral sensible.
Bouche : attaque suave, acidité souple et bien large, milieu de bouche légèrement doux, finale digeste avec une salinité longue et impressive.
Arrivé au sommet de sa forme après 5 années de garde, ce riesling élevé en partie sous bois (20% fûts + 80% cuve inox) est une petite friandise qui se laisse boire avec une facilité déconcertante tout en gardant de jolies caractéristiques organoleptiques qui nous rappellent que c’est aussi un vrai vin de terroir.


Beaumes de Venise Les Terres Jaunes 2016
Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

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Robe : rouge sombre et profond, fine frange purpurine.
Nez : assez secret à l’ouverture, belle complexité après aération, notes de ronce, de mûre, d’herbes de garrigue et de violette.
Bouche : attaque vive et franche, acidité incisive dont la virulence est rapidement équilibrée par un jus dense et fruité, tanins veloutés, finale très sapide mais qui serre encore un peu.
L’heure de mon escapade méridionale approchant peu à peu, la tentation de déboucher quelques quilles sudiste se fait de plus en plus insistante…et c’est un domaine que je connais depuis pas mal d’années qui ouvre cette série : ce Terres Jaunes 2016 est probablement encore un peu jeune mais l’équilibre est en train de se construire et la dégustation procure déjà un maximum de plaisir dès maintenant.


Saint Chinian Berlou D’une Main l’Autre 2013
Domaine La Grange Léon à Berlou

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Robe : sombre avec une légère frange pourpre.
Nez : charmeur et racé, notes de fruits noirs, de laurier, de poivre et d’olive noire sur un fond minéral sensible (silex).
Bouche : jus dense et très gourmand, texture caressante, équilibre parfait entre richesse et structure, finale longue et digeste avec de belles rémanences minérales.
Cette magnifique cuvée de Saint Chinian Berlou évoque le souvenir de beaux moments de partage vinique passés en compagnie de Dany Jaffuel et Joël Fernandez (en 2016)…déjà impressionnant à l’époque, ce vin a encore gagné en classe et en complexité après ces quelques années de garde. MIAM !


Santenay 1°Cru Clos des Mouches 2009
Domaine Clair à Santenay

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Robe : grenat sombre avec des bords tirant sur le roux
Nez : fin et complexe, notes de cerise à l’eau de vie, de noyau de cerise, boisé subtil et fines touches de violette.
Bouche : fraîche et parfaitement équilibrée, acidité bien centrée et trame tannique très fine, finale fruitée, longue et salivante.
Un beau terroir, un beau millésime et un vigneron réputé sur l’appellation, voilà des éléments qui plaident pour la réussite d’une très belle bouteille…et ce 1° cru de Santenay arrivé dans la force de l’âge mûr est tout à fait conforme à mes attentes : c’est un vin mûr et complexe, très élégant mais avec une vraie profondeur. MIAM !

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Premier mois de février depuis 20 ans sans aller tâter de la poudreuse loin de l’Alsace...on se rattrapera en 2020 !

Petits repas entre bons vivants - Mars 2019

Ce petit compte-rendu est destiné à partager avec vous un instant de convivialité où quelques bouteilles ont été débouchées et dégustées sans prises de notes : les commentaires sont rédigés à postériori en se basant sur des sensations en mémoire et (si possible) sur une nouvelle dégustation des fonds de bouteilles.

 

Apéritif :

Champagne Carte d’Or-Brut – S. Coquillette à Chouilly : nez pur et classique, fruits blancs mûrs, beurre frais, bouche très suave avec un beau jus fruité et une mousse d’une parfaite onctuosité, finale nette et sapide.
(1/3 chardonnay + 2/3 pinot noir – dosage : 5 g/l)
Après une visite au domaine qui datait du printemps 2017, j’ai était content de pouvoir refaire un petit stock de bulles signées Coquillette à l’occasion du Salon des Vins de Strasbourg…mais je n’ai pas résisté à l’envie de faire sauter un premier bouchon pour profiter de la gourmandise et de la fraîcheur guillerette de cette cuvée parfaite pour un apéritif convivial.


Entrée : quiche aux légumes d’hiver, ail et fines herbes

Wagram Grüner Veltliner-Georgenberg 2013 – J. Ehmoser à Grossweikersdorf : aromatique fruitée complexe, attaque assez pointue, milieu de bouche riche et concentré, finale juteuse et sapide, sillage minéral et épicé (poivre blanc).
Avec son équilibre très dynamique entre un jus suave et une acidité minérale bien pointue, ce très beau blanc autrichien a bien répondu aux saveurs douces et finement aillées de cette tarte printanière…c’est un vin qui aurait pu s’accorder avec des préparations plus raffinées mais comme on dit : qui peut le plus, peut le moins…et on ne va pas bouder notre plaisir !


Plat : bœuf à la cuillère et macédoine maison

Côtes du Rhône Villages L’Ebrescade 2012 – M. Richaud à Cairanne : palette très « « noire » mais d’une grande élégance, notes de baies de cassis bien mûres et de cacao amer sur un fond d’épices douces, bouche suave avec une texture caressante et une finale parfaitement équilibrée, appétente à souhait.
La cuvée haut de gamme du domaine Richaud qui s’était déjà bien goûtée lors de mon passage à Cairanne en 2016, a profité de ces quelques années sous verre pour gagner encore en douceur et en gourmandise.
Mijotée durant plus de 8 heures, cette pièce de viande fondante aux saveurs délicates a trové un partenaire de choix pour flatter nos papilles. MIAMMMMM !

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Les vins du mois de janvier 2019

Riesling Clos Häuserer 2008
Domaine Zind-Humbrecht à Turkheim

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Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de noisette grillée sur un fond terpénique et légèrement fumé.
Bouche : matière assez concentrée, structure large, acidité puissante et bien centrée, finale bien tendue, sillage citronné et présence minérale qui stimule la salivation.
Après la bouteille assez décevante dégustée à l’occasion de notre réunion AOC de décembre, ce Clos Häuserer 2008 est là pour nous rassurer sur le niveau de ce riesling vinifié par cette grande maison alsacienne : c’est un vin solide et consistant avec un profil gastronomique évident.


Chablis 1°Cru Fourchaume 2008
Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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Robe : jaune paille, très lumineux.
Nez : complexe et engageant, notes de beurre frais, de crème anglaise et de craie sur un fond floral délicat.
Bouche : attaque assez douce, jus très suave avec une acidité large et des amers minéraux qui tendent la structure dès le milieu de bouche, finale très saline, sillage aromatique long avec de belles nuances florales et iodées.
Ma trilogie de « Fourchaume » (j’ai goûté 2006 et 2007 il y a peu) se termine de belle manière par ce 1° Cru de 2008 qui semble arrivé à son apogée s’exprime avec une belle typicité tout en nous régalant par sa bouche jus à la fois minérale et gourmande.


Savennières Clos le Grand Beaupréau 2007
Château Pierre Bise à Beaulieu sur Layon

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Robe : jaune d’or, belle brillance.
Nez : suave et très complexe, notes de fruits à chair blanche (poire, coing), de miel de fleurs, de cire d’abeille, de pierre chaude…
Bouche : attaque douce et gourmande, matière consistante structurée par une acidité vive et très large qui monte progressivement en puissance, finale pleine d’énergie avec une fine tannicité et un long sillage fruité/vanillé/minéral.
Déguster un chenin bien né à son optimum de maturité est toujours un moment de bonheur total pour un amateur de vin : une expression aromatique incroyablement complexe et une bouche qui laisse une impression de plénitude absolue.
Voilà ce que j’appelle une vraie belle bouteille MIAM !


Vouvray Les Argiles 2007
Domaine Chidaine à Montlouis sur Loire

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Robe : jaune profond, reflets vieil or.
Nez : intense et évolutif, notes de pomelo, de cire, de résine et de miel de fleurs sur un fond minéral discret (pierre à fusil).
Bouche : matière opulente structurée par une acidité puissante et large, texture épaisse et tramée par un fin grain tannique, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
Après la belle émotion créée par le Savennières 2007, j’ai eu envie de goûter un autre chenin ligérien du même millésime et je n’ai pas été déçu : ce Vouvray signé Chidaine est un vin complexe, généreux et structuré par une magnifique présence minérale.
Promis, cette année je vais aller visiter le vignoble angevin !!!


Pinot Noir Les Rocailles 2015
Domaine Ginglinger à Eguisheim

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Robe : rouge sombre et profond, fine frange rubis
Nez : discret et plutôt « noir » à l’ouverture avec des notes de cachou et de graphite, palette fruitée (mûre et cerise acidulée) et florale (violette…) qui se développe après aération
Bouche : matière ample et charnue, équilibre tonique, trame tannique mûre et voluptueuse, finale longue et appétante avec un beau sillage fruité et épicé.
Ce vin que j’avais déjà très bien dégusté en mai 2018, s’est montré à la hauteur de mes attentes avec son jus d’une parfaite gourmandise qui développe une palette aromatique de plus en plus raffinée.
Voilà une bouteille qui confirme que cette cuvée magnifique mérite sa place dans le gotha des grands rouges alsaciens…en tous cas pour moi il s’y trouve depuis longtemps !


VDF Les 2 Vaches Rouges 2016
Famille Laplace à Aydie

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Robe : noire et dense avec un fin liseré violine sur le bord du disque.
Nez : ouvert et engageant, notes de violette et de baies et feuilles de cassis sur un fond terreux très discret.
Bouche : attaque bien souple, matière très consistante, acidité intégrée et tanins soyeux, finale fraîche et appétante avec de beaux amers salivants.
Qui m’aurait dit qu’un jour j’arriverai à m’enthousiasmer pour une cuvée 100% tannat !
Mais cette bouteille découverte à l’occasion d’un repas organisé pour les 50 ans de mon cousin, m’a vraiment bluffé : c’est un vin à la fois concentré et digeste, structuré et gourmand…et avec un indice de « torchabilité » maximal. MIAM !

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Pas de séjour en Autriche cette année mais les Vosges offrent aussi de belles possibilités de ski…et juste au dessus de mes coteaux viticoles préférés.