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Réunion de rentrée au club AOC

 

Depuis l’année passée c’est avec une soirée barbecue que le club AOC de La Wantzenau célèbre la reprise des sessions de dégustation.

Avec cet été qui joue les prolongations, notre réunion festive a été organisée chez l’ami Francis qui a proposé de célébrer nos retrouvailles vineuses au bord de sa piscine…très bonne idée, non ?

Pas de commentaires mais quelques photos souvenirs :

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Arrivée des convives….

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…et des premières bouteilles.

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Apéro

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Le roi du BBQ en pleine action…

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…et le club AOC presque au complet.

Une soirée conviviale avec quelques jolies bouteilles en attendant la reprise de nos activités œnophiles en octobre…merci à tous ceux qui ont contribué à sa réussite.

Pour info : notre club est au complet pour la saison 2018/2019 mais il y a toujours l’une ou l’autre place disponible pour nos différentes réunions.

Le programme 2018/2019 a été publié ICI.


Si vous êtes intéressés contactez-moi via le site.

Petit dîner entre amateurs de belles quilles.


Voici quelques jolies bouteilles qui ont accompagné un petit dîner estival entre bons vivants.
Ambiance festive oblige, pas de commentaires en direct mais les fonds de bouteille dégustés le lendemain m’ont permis de noter quelques impressions…

Mademoiselle Bulle – J.C. Girard-Madoux : arômes floraux agréables, vif et léger en bouche, équilibre suave, quelques amers en finale.
Riesling G.C. Wiebelsberg 2010 – M. Kreydenweiss : nez riche, mûr et un poil évolué, matière consistante, acidité puissante, salinité intense en finale.
Riesling G.C. Eichberg 2012 – E. Beyer : expression aromatique ouverte et bien complexe, matière généreuse, structure souple, finale digeste.

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Après une bulle savoyarde très guillerette, le Grand Cru d’Antoine a divisé l’assemblée : moi j’ai vraiment adoré mais d’autres dégustateurs ont été dérangés par le caractère très évolué de son expression aromatique.
Plus classique et plus facile d’accès, l’Eichberg de Christian Beyer a réussi à remettre tout le monde d’accord.


Bienvenues-Bâtard-Montrachet 1997 – L. Carillon et fils : nez expressif sur la pierre à fusil et la poudre noire, notes fruitées bien mûres en fond, matière très consistante, acidité massive et puissante, grand persistance aromatique en finale.
Chassagne Montrachet 1°Cru En Virondot 2005 – M. Morey : nez délicat, belle pureté aromatique, matière pleine, équilibre sec mais structure assez déliée, finale précise avec un regain de tension.

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Si le Grand Cru de Carillon a eu besoin d’une nuit complète pour révéler toute sa puissance (en fait, il était au top le lendemain à midi), le 1° Cru de Marc Morey nous a tous bluffés par sa pureté et sa fraîcheur.
Voilà deux belles quilles qui nous rappellent que la Bourgogne est capable de produire des blancs vraiment exceptionnels…dommage que la politique tarifaire actuelle en cours dans cette région va finir par nous mettre sur la touche.
MIAM attristé !


Clos de la Roche 2006 – Marchand frères : arômes de champignon frais, de fruits noirs et de suie,  matière charnue en bouche, équilibre tonique, finale un peu austère, long sillage réglissé (ZAN) et minéral (pierre chaude).
Echezeaux 1998 – D. Duband : nez discret et complexe, notes de sous-bois, de fruits rouges bien mûrs et de cendre froide, présence en bouche qui rappelle le Clos de la Roche avec un soupçon de puissance en plus mais la finale est tout aussi sévère.

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Bon, on ne va pas se mentir, ces 2 bouteilles n’ont pas vraiment tenu leur rang.
Certes, ces Grands Crus n’étaient pas issus de millésimes réputés en Bourgogne mais quand même : des expressions aromatiques douteuses (pourriture ?), des présences en bouches concentrées et bien équilibrées mais avec des finales rustiques, limite agressives, qui nous faisaient reposer le verre sans avoir forcément envie de le reprendre en main pour une nouvelle gorgée…bref, ces vins ont fourni le service minimum pour ne pas nous faire crier au scandale mais sans nous convaincre pour autant. Déçu !!!

Travaux sur le coteau du Sundel

Comme je n’ai pas pu répondre à l’invitation de Christian et Valérie Beyer pour assister aux travaux de défrichage sur coteau du Sundel, j’ai profité d’un passage estival à Exa pour aller voir le résultat final…attention les yeux !

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Panorama sur les hauteurs d’Eguisheim : vers le nord, le coteau du Sundel et Colmar au loin…

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…vers l’ouest, les 3 châteaux…

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…et vers l’est, Eguisheim, la vallée du Rhin et la silhouette du Kaiserstuhl à l’horizon.

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L’entrée du Clos Lucas au bas du Sundel.

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La friche du Sundel photographiée lors de ma visite en 2017

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La nouvelle parcelle défrichée...

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…avec une pente impressionnante et un chemin d’accès en construction.

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Les pinots noirs du Sundel déjà bien mûrs en ce début août.

Respect de la biodiversité oblige, la plupart des espèces végétales défrichées ont été conservées pour être replantées dans des haies qui vont entourer les nouvelles parcelles de vignes...comme toujours les projets du domaine Beyer sont sous-tendus par une vraie philosophie éco-responsable. Bravo et merci les amis !

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Comment ne pas avoir envie de faire un grand vin dans un lieu aussi beau !

Le Théâtre du Vin : les 51 Grands Crus d'Alsace à portée de main

Rencontré une première fois en 2011 dans son premier « Théâtre du Vin » à Schaeffersheim, Christophe Lasvigne est un caviste original et passionné qui dispose aujourd’hui d’un magnifique point de vente à Strasbourg.

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L’entrée du « Théâtre » strasbourgeois

Après un premier point de vente ouvert il y a 5 ans à côté du magasin « Grand Frais » de Fegersheim, Christophe Lasvignes s’est fait plaisir en créant cet espace moderne et lumineux entièrement dédié au culte de la dive bouteille.
Petite visite…

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La scène ouverte du théâtre

Les bouteilles sont présentées sur des ilots où sur de longues tablettes et classées selon 7 familles : vins à fines bulles, vins blancs vifs et légers, vins blancs riches et tendus, vins moelleux et liquoreux, vins rosés et rouges frais et fruités, vins rouges gourmands et intenses, vins rouges riches et tanniques.

Cette pratique mise en œuvre par Christophe Lasvigne depuis le début de son aventure « théâtrale » permet au visiteur de se repérer très facilement dans cette grande salle climatisée…mais en cas de besoin des conseillers attentifs et efficaces sont là pour vous aider à faire votre choix.

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Le rayon de la famille des blancs vifs et légers…

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…et une très longue tablette qui propose des vins de France et d’ailleurs.

L’offre vinique est imposante et les prix pratiqués sont sages et parfaitement cohérents : Christophe Lasvigne et ses collaborateurs sont toujours à la recherche de bons rapports qualité/prix dans les vignobles du monde.

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Le petit coin plus « cosy » pour découvrir une belle sélection d’eaux de vie.

Comme je l’ai déjà relevé dans mon premier article, Christophe Lasvigne est un caviste très « cosmopolite » lorsqu’il sélectionne ses vins mais il a quand même décidé de mettre en lumière notre vignoble de la plus belle manière qui soit en nous présentant les 51 Grand Crus d’Alsace vinifiés par nos plus grands vignerons.

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L’ilot 100% Grands Crus d’Alsace…

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…avec des bouteilles signées par de grands noms du vignoble alsacien.

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On peut y aller les yeux fermés…non ?

Bref, vous l’aurez compris, ce caviste qui a eu la bonne idée de s’installer à Strasbourg – et dans un quartier un peu excentré où le stationnement est facile – mérite amplement une petite publicité sur ce site œnophile : l’accueil est sympathique, le choix des vins est exceptionnel (plus de 1200 références) et la fourchette des prix est très large (il y a une centaine de bouteilles à moins de 8 euros)…que demander de plus !!!

Adresse : le Théâtre du Vin, 2 rue du Marché Gare, STRASBOURG

Pour plus d’information : CLIC

Le chalet T'Chinn Wa Wa à Chamonix : deuxième visite

Nouveau périple sportivo-vinique dans le massif alpin et nouvelle halte au chalet t’chinn wa wa…et toujours autant envie de partager cette excellente adresse avec vous !

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Chamonix, été 2018

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La vue à partir du chalet T’chinn wa wa n’est pas mal non plus !

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C’est l’heure de l’apéro sur la terrasse du chalet.

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Luc Clemens qui sert le dîner

Après les diots au vin rouge de 2017, Luc Clemens nous propose de découvrir une autre spécialité locale : la croûte savoyarde…un plat goûteux et consistant qui tombe à point nommé pour recharger les batteries après une  belle journée en montagne. MIAM !

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Il est près de 22 heures et l’Aiguille profite des derniers rayons de soleil.

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La seconde chambre du chalet T’chinn wa wa.

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La table du petit déjeuner toujours aussi bien garnie.

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Lever de soleil sur le massif du Mont Blanc

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…et sur les crêtes du massif du Brévent.

Après cette seconde halte au chalet T'chinn Wa Wa je ne peux que vous inviter une fois encore à venir rendre une petite visite à Luc Clemens pour apprécier la qualité de son accueil dans ce site magique au pied du Mont Blanc.
Vous vous régalerez en goûtant les confitures maison ou la cuisine savoyarde d'un hôte vraiment aux petits soins pour ses clients…et si vous le souhaitez il vous préparera également quelques spécialités alsaciennes comme le backaoffa ou la choucroute.
En ce qui concerne les vins, cet amateur de grands rhums a encore un peu de chemin à faire pour convaincre un œnophile passionné mais sa volonté de progresser est évidente, la preuve, on a bu un très bon gewurztraminer G.C. Kaefferkopf-Cuvée Jean-Baptiste 2015 à l’apéritif…et je ne désespère pas de le mettre en contact avec l’un des producteurs savoyards que j’ai découvert durant mes escapades viniques (pourquoi pas Bruno Lupin !).

Mille mercis Luc pour ce joli moment de convivialité…et à très bientôt pour une nouvelle visite !

Pour en savoir plus : CLIC

Fête de fin de saison du club AOC

Pour cause de célébration d'anniversaire du doyen du club AOC  - dont nous tairons l'identité et l'âge...un peu de compassion ne fait jamais de mal - notre dernière réunion a pris un caractère plus festif avec au menu : pâté en croûte au magret et foie gras, terrine de lapereau en gelée, plateau de fromages de la maison Steinmetz et desserts...le tout arrosé par quelques jolis flacons.

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3 magnums et quelques bouteilles pour accompagner la fête.

Ambiance festive oblige, pas de prise de notes...même si certaines bouteilles l'auraient mérité, notamment ce muscat 1964 (cave de Sigolsheim) encore très fringant, ce magnum de gevrey chambertin 1993 (domaine Mortet) étonnant de concentration et d'énergie ou ce superbe gewurztraminer VT 2007  (E. Beyer).

La saison 2017/2018 est terminée...et vive  la saison 2018/2019  Programme aoc 2018programme-aoc-2018.pdf (137.69 Ko) !

 

 

Salon "Millésime Alsace 2018" - Une conférence avec trois grands vignerons pour décrypter les terroirs alsaciens


Organisée dans le cadre du salon « Millésime Alsace » 2018, cette conférence réunit trois vignerons emblématiques pour qu’ils partagent avec nous leurs conceptions et leurs convictions au sujet des grands terroirs alsaciens.

Comme je savais que mes papilles allaient avoir besoin d’une petite pause entre deux dégustations, j’ai décidé de m’inscrire à cette « Masterclass » et je crois que j’ai eu raison : ces personnalités incontournables du vignoble alsacien, nous ont donné une belle leçon de culture vinique !

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André Ostertag, Olivier Humbrecht et Maurice Barthelmé…un trio de choix pour parler terroir.

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La salle de conférence du Parc des Expositions de Colmar bien remplie…

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…par un public très international qui profite d’une traduction simultanée.

C’est Thierry Fritsch, œnologue du CIVA, qui se charge de la modération des débats et qui introduit cette Masterclass en nous présentant les 3 axes qui ont été choisis pour orienter la communication sur les vins d’Alsace :
Axe 1
La diversité des terroirs alsaciens : « Sur les 15500 hectares du vignoble alsacien on trouve tous les terroirs viticoles existant dans le monde ».
Axe 2
La centration de la production alsacienne sur les grands vins blancs.
Axe 3
La mise en avant des valeurs humaines et de la tradition d’hospitalité en Alsace : la qualité de l’accueil au domaine doit rester un point fort dans le vignoble alsacien.

Thierry Fritsch enchaîne en présentant les 3 intervenants et le thème que chacun d’eux va développer : Maurice Barthelmé nous parlera du « Visible », Olivier Humbrecht du « Tangible » et André Ostertag de l’« Invisible ».


Le « visible » ou la naissance d’un paysage selon Maurice Barthelmé

Quelques idées marquantes

Sur une bande de terre de 120 km de long sur 8 km de large, notre vignoble dispose d’une « richesse de terroirs inégalée »…et pour respecter cette diversité les patrimoines viticoles des domaines alsaciens sont souvent très morcelés « au domaine Albert Mann nous cultivons environ 150 parcelles de vignes ».

Pour bien faire son travail et produire de grands vins le vigneron doit avant tout « écouter et comprendre ses sols ». C’est une connaissance précieuse qui se construit avec l’expérience et par la transmission du savoir des anciens.
« Chaque fois que je perds un cheveu, je suis content…ça veut dire que j’ai gagné un millésime d’expérience supplémentaire ».
« Le vignoble alsacien, c’est de l’histoire, de la complexité, de l’énergie, de la rigueur et de la générosité » des qualités précieuses qu’il faut cultiver à tout prix « ce sont les atouts majeurs de notre région et de notre vignoble ».

Le problème du réchauffement climatique n’est pas un problème de température moyenne car « nous disposons d’assez de connaissances et de techniques pour adapter notre viticulture à ce phénomène » mais ce qui inquiète le vigneron à l’heure actuelle ce sont « la brutalité des phénomènes climatiques » et « les cycles végétatifs de plus en plus précoces qui augmentent considérablement les risques liés au gel »…des conséquences indirectes du réchauffement qui posent encore beaucoup de questions aux viticulteurs à l’heure actuelle.


Le « tangible » ou la gestion et la valorisation de la diversité des appellations selon Olivier Humbrecht

Quelques idées marquantes

Le tarif actuel domaine Zind-Humbrecht comporte actuellement plus de 90 références : c’est une offre très impressionnante qui peut s’avérer déroutante pour la clientèle mais « il y a dans les gènes du vigneron alsacien, cette envie de chercher ce qui marche le mieux dans chaque endroit »…et « on ne peut pas mélanger des vins qui sont produits dans des lieux aussi différents que ceux qu’on rencontre dans notre vignoble ».
En clair, avec le nombre de terroirs présents dans le vignoble alsacien cette pléthore de bouteilles est inévitable.

La mission du vigneron consiste à « mettre dans une bouteille la magie des grands terroirs alsaciens » et ces grands terroirs sont rares car « le vignoble alsacien situé entre la plaine du Rhin à l’est et le massif vosgien à l’ouest n’est pas extensible ».

Une bouteille de vin d’Alsace nous transmet « l’histoire d’un lieu et il est indispensable que le nom de ce lieu figure sur chaque étiquette »…et un grand vin de terroir ne se comprend bien que lorsqu’on a « visité le lieu où il est né ».

La valorisation des grands terroirs alsaciens se poursuit et l’intégration du pinot noir dans les cépages autorisés sur certains Grands Crus est en bonne voie « avec une limite de rendement à 40 hl/ha, plus sévère que pour les Grands Crus bourguignons ».
Les terroirs sélectionnés pour l’instant sont le Vorbourg, le Hengst et le Kirchberg de Barr mais cette liste n’est pas encore définitive…


L’« invisible » ou la dimension impalpable des grands terroirs alsaciens selon André Ostertag

Quelques idées marquantes :

Il y a des vins qui sont de « purs produits de consommation » et des « vins qui parlent d’un lieu…ce sont ces vins qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes ».
Cette « rencontre irrationnelle » n’est pas due au hasard car « un grand terroir est un lieu où se concentrent des énergies » ce sont des « haut lieux vibratoires que les moines cisterciens avaient repéré il y a bien longtemps ».

Le grand terroir a une identité forte et une longue histoire…qui remonte bien au-delà de l’apparition de l’homme sur terre.
« L’homme n’invente pas le grand terroir, l’homme n’est que son révélateur (…) et la vigne joue le rôle de médiateur entre un lieu et un vin »
Face à un grand terroir André Ostertag est persuadé que le millésime a une importance limitée…métaphores artistiques choisies : « le terroir c’est la couleur le millésime apporte la nuance de couleur » ou encore « le millésime c’est la mise en musique d’une histoire dont les paroles sont écrites par le terroir ».

« Un grand vin touche l’être dans sa profondeur et sa présence dépasse les sensations descriptibles. Il se crée une relation intime et irrationnelle…on entre dans le monde de l’invisible ».

Une belle conclusion, non ?


Quel plaisir de terminer cette édition 2018 de « Millésime Alsace » en compagnie de 3 grands vignerons qui ont partagé avec nous leur passion pour notre beau vignoble alsacien !
C’est avec beaucoup de simplicité et de sincérité qu’ils nous ont parlé de leur histoire, de leur métier et des défis qui les attendent dans les années à venir pour que leurs grands vins soient reconnus à leur juste valeur.

Changer en profondeur l’image des vins d’Alsace en mettant en avant la richesse et la complexité de ce vignoble aux terroirs multiples, la tâche est ardue mais nos vignerons ont de la ressource…ça va le faire !!!

Merci à Thierry, Maurice, OIivier et André pour ces beaux moments de culture et d’émotion.

Premier Salon des Vins à la Vinoteca Maxima de Kehl

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Francois Machi, ancien sommelier du restaurant « La Source des Sens » à Morsbronn – où nous avons passé quelques soirées mémorables avec des vignerons (ICI ou LA ou LA ou LA) – gère aujourd’hui une très belle boutique de vente de vin située à Kehl, à deux pas de la frontière franco-allemande : la Vinoteca Maxima.

Pour célébrer sa première année d’existence, la Vinoteca Maxima a invité quelques vignerons et quelques fournisseurs pour organiser son premier Salon des Vins.

Il fait beau et Kehl ne se trouve qu’à quelques coups de pédale de mon chez-moi…c’est parti direction le Pont du Rhin et l’Allemagne pour aller goûter quelques vins chez l’ami François


Située dans un grand espace lumineux de 200 m² la Vinoteca Maxima propose une large gamme de vins (1200 références actuellement) provenant d’une vingtaine de pays.
Le choix des vins est large avec des prix qui vont de 4 euros pour le blanc et 6 euros pour le rouge à 10 000 euros pour un double magnum de Château Latour 1983.

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L’entrée de la Vinoteca Maxima

Les vins issus d’une viticulture biologique ou biodynamique occupent une place de choix dans l’offre vinique de la Vinoteca.
On y trouve de grands noms allemands, français, italiens, suisses ou espagnols et des vins du Nouveau Monde…voyage garanti dans les rayonnages de ce caviste.

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Les rayons sont bien garnis…

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…et sur plusieurs niveaux...

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...et l’Alsace est représentée par quelques très belles références.

Bon, j’ai quand même pédalé durant une bonne demi-heure pour arriver à la Vinoteca…il est temps de penser à me réhydrater en dégustant quelques vins !

Je n’ai pas pris des notes détaillées mais voilà les bouteilles qui m’ont fait une belle impression aujourd’hui :

IGT Vigneti delle Dolomiti Fontanasanta-Manzoni Bianco 2015 – Foradori : un blanc très original né dans le Trentin, réalisé à partir de manzoni bianco (cépage issu d’un croisement entre pinot blanc et riesling) vinifié en cuve béton et élevé durant 12 mois en fûts d’acacia : un vin complexe, vif et salin…j’aime !
IGT Vigneti delle Dolomiti Morei-Teroldego 2016 – Foradori : ce cépage autochtone (le teroldego) travaillé en amphores a engendré un vin gourmand et parfaitement digeste…voilà le genre de bouteille susceptible de me réconcilier avec les rouges italiens. MIAM !

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AOC Ventoux Les Terres Rouges 2016 – Font Sarade : juste un petit retour dans une région que j’ai visitée il y à quelques semaines pour apprécier ce joli vin issu d’un assemblage sudiste très classique (40% syrah + 40% grenache + 20% carignan) élevé en cuve béton pour préserver la gourmandise et le fruit…et après dégustation j’ai envie de dire : « mission accomplie ! »

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Le Mas Coris, un domaine situé à Cabrières, nous propose une belle série de rouges languedociens sur schistes.

IGP Vin des Allobroges Terroir du Léman-Un matin face au lac 2016 – Domaine des Vignes du Paradis : un pur chasselas récolté sur les coteaux de Crépy par un vigneron qui travaille en biodynamie…c’est un vin gourmand et digeste avec une belle trame acide/minérale.

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AOC Valais Grain Ermitage-Président Troillet 2015 – Marie-Thérèse Chappaz : une cuvée 100% marsanne née sur les terrasses de Fully les Claives vinifiée par une grande vigneronne valaisanne…c’est la première fois que je goûte un vin de Marie-Thérèse Chappaz et je suis immédiatement conquis par l’énergie qui se dégage de cette bouteille. Quel vins mes amis !!!

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AOC Valais Diolinoir-Les Vignes dans le Ciel 2014 – Domaine de Beudon : né sur des parcelles accessibles uniquement par télécabine cette superbe cuvée de rouge valaisan a été vinifiée par Jacques Granges, un très grand vigneron qui nous a quittés en 2016, victime d’un accident dans ses vignes.
Issu d’un cépage né d’un croisement entre le pinot noir et le diolly (un cépage valaisan), ce vin à la fois suave et sapide est un pur bonheur.

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Mon temps étant un peu contraint – comme souvent d’ailleurs – je n’ai pas pu rencontrer tous les vignerons qui proposaient leurs vins à la Vinoteca Maxima : il y avait notamment quelques producteurs allemands (du pays de Bade et de Rheinessen) et un vigneron catalan (Alfredo Arribas) qui avaient surement quelques belles bouteilles à me faire découvrir...

En tous cas, j’ai passé un bon moment dans un bel espace dédié au vin où il fait bon flâner pour dénicher quelques pépites originales sans forcément de faire dépouiller...bref, voilà une adresse hautement recommandable pour tous les amateurs de bonnes bouteilles.

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En milieu d’après-midi le salon est lancé…longue vie à la Vinoteca Maxima !

Pour en savoir plus : CLIC