Actualités

Le grand Claude a 50 ans

Mon ami vigneron du domaine de l'Oriel à Niedermorschwihr a célébré ses 50 printemps à Turkheim...lors d'une fête surprise organisée par son épouse.

Beaucoup de monde, beaucoup de vins et un buffet pantagruelique...petit album souvenir sans commentaires.

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Juste en face de la salle où se déroulait la fête, le coteau du Brand incandescent au crépuscule

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La salle et les convives lors de l'apéritif.

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Le buffet...

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...une partie des vins proposés...

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...et un petit souvenir à emporter.

Le salon des vins badois

Le salon des vins badois le 6 et 7 mai 2017 au Parc Expo Offenburg représente un lieu de rencontre unique pour tous les amis de vin et d’alcools fins, afin de déguster et d’acheter des produits exclusifs de la région de Bade. Avec une sélection de plus de 1.000 vins, vins mousseux et eaux-de-vie, les visiteurs ont la possibilité de faire la connaissance des vignerons de la région, de déguster leurs produits, de faire le plein de bon vin et alcools sur place, de déguster les spécialités culinaires et de profiter d’un programme œnologique. Retrouvez plus d’informations sur http://www.badische-weinmesse.de/fr/badische-weinmesse.
Nouveau en 2017 est le thème Baden SPIRITS. D'excellents producteurs de spiritueux, des petits brûleurs traditionnels et des distilleries innovantes y présentent leurs produits. Des eaux-de-vie de fruits, du Single Malt Whisky de la Forêt Noire ou des types d’alcool blanc tel que le gin sont seulement un fragment des produits représentés par nos exposants du pays de Bade. Retrouvez plus d’informations sur http://www.baden-spirits.de/fr/baden-spirits-.

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Pipette ou trompette ?

Jérôme Castagnier est un vigneron de Morey Saint Denis dont je suis le travail depuis de longues années.

Comme je l'ai déjà évoqué dans mes articles, Jérôme est également un musicien chevronné qui donne des concerts avec son ensemble de trompettes A.O.C. "Appellation d'Origine Cuivrée"

Si vous voulez vérifier que ce vigneron joue aussi bien de la trompette que de la pipette, vous pouvez le retrouver en Alsace où son groupe donnera 2 concerts :

- le samedi 25 mars à 20h à Eguisheim - Espace des Marronniers

- le dimanche 26 mars à 17h à Guebwiller - Église saint léger

 

 

Conférence au CFPPA de Rouffach : le terroir doit-il supplanter le cépage ou bien doit-il le sublimer ?

Dans le cadre des rendez-vous pro des vignerons organisés au Lycée Agricole de Rouffach, j’ai été invité à une conférence sur le thème de la relation cépage/terroir.
Après une après-midi passée à arpenter les coteaux du Frankstein à Dambach, j’ai donc décidé de finir ma journée sur les bancs de l’amphithéâtre du CFPPA pour écouter ce que Stéphanie Teuwen et de Patrick Baudouin pouvaient nous apprendre sur ce sujet.
Hoppla, c’est parti !

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Les participants commencent à s’installer sur les bancs de l’amphithéâtre.

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Stéphanie Teuwen met au point de ses notes avant son intervention.

Fondatrice de l’agence « Teuwen Communications » Stéphanie Teuwen est considérée comme l’ambassadrice des vins d’Alsace aux Etats Unis.
Patrick Baudouin est un vigneron ligérien au parcours atypique (études d’histoire, travail en usine puis libraire avant de se lancer dans la viticulture en 1990) qui est considéré à l’heure actuelle comme l’un des artisans de la renaissance des grands vins de chenin.

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Yannick Mignot ; Patrick Baudouin et Stéphanie Teuwen


La place du terroir dans le marché du vin aux U.S par Stéphanie Teuwen

Quelques idées marquantes :
1. La production U.S. est considérable « tous les états produisent du vin » mais la réglementation en termes de qualité est plus souple qu’en France
2. On trouve des terroirs riches et multiples aux Etats Unis : « rien que dans la Napa Valley, les géologues ont identifié 33 sols différents avec une centaine de variations »
3. Les vins sont surtout identifiés par leur marque, puis par leur cépage et enfin par leur origine – leur A.V.A. : American Viticultural Area – et pour choisir son vin les consommateurs américains s’intéressent d’abord au prix, puis à la marque et au cépage…l’aire de production et le terroir arrivent bien après dans leurs critères de sélection.
4. Avec l’influence des sommeliers newyorkais et l’intérêt grandissant de la jeune génération de consommateurs pour les productions artisanales et authentiques, la notion de vin de terroir a de vraies perspectives d’avenir aux Etats Unis.


Patrick Baudouin, le chenin et les terroirs de la Loire

Quelques idées marquantes :
1. A quarante ans Patrick Baudouin a retrouvé « la voie du chenin » dans son domaine familial et a découvert « l’inouïe complexité des sols angevins ».
2. Refusant la chaptalisation – «  En 1994 j’ai décidé d’arrêter la betterave » – ses cuvées liquoreuses ont été exclues de l’appellation pour manque de typicité et vers la fin des années 90, Patrick Baudouin a commencé à réfléchir sur la façon de travailler le chenin pour « produire un vin sec sur un terroir à botrytis ».
Mission complexe sur ces vignes situées entres 2 cours d’eau dans un climat encore bien marqué par les influences océaniques – « ce fut un apprentissage progressif » – mais en 2001, Patrick Baudouin produit sa première cuvée Effusion.

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Patrick Baudouin face à une carte géologique de l’Anjou.

3. La production de blanc sec est encore très marginale en Anjou « le rosé sucré (le cabernet d’Anjou) représente 50% de la production angevine, les blancs moelleux/liquoreux représentent 7%, les blancs secs 5% et pour le reste ce sont des vins effervescents »…pas facile d’imposer un chenin sec dans ces conditions !
4. Le chenin, où plutôt le « ch’nin » avec l’accent local, est un « cépage qui ne supporte pas de hauts rendements et qui n’a pas de caractère variétal fort ».
Le chenin est un cépage qui trouve son identité dans le terroir et le terroir est une notion que Patrick Baudouin défend depuis toujours « ce n’est pas parce qu’on ne peut pas expliquer le chemin entre un caillou et un verre de vin que ce chemin n’existe pas ».

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Et si nous allions vérifier tout ça en buvant un verre !!!

AOC Anjou Effusion 2015 : nez flatteur, notes de fruits blancs et de miel de fleurs, silhouette longiligne en bouche, acidité très pointue et équilibre bien sec, salinité très marquée en finale, sillage frais et minéral.
(terroir : cendres volcaniques sédimentées)

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AOC Savennières 2014 : nez suave et complexe, notes florales et belles nuances minérales, matière consistante, épaisse et texturée par une trame acide tannique bien définie
(terroir : schistes beiges de l’ère primaire)

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Ces deux « ch’nins » très fortement imprégnés par l’expression minérale de leur terroir ont parfaitement illustré les propos de Patrick Baudouin.
J’ai été conquis par l’élégance, la finesse et les salinités remarquablement définies de ces vins à qui je ferais sans hésiter une belle place dans ma cave…il faut vraiment que j’aille faire un tour dans le vignoble angevin !

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On parle bien mieux du terroir avec un verre à la main…non !

Fête de Noël du Club AOC

C'est un moment toujours sympathique et convivial où les membres du club se rencontrent pour partager un bon repas et parler d'autre chose que de vin.

Cette année le menu proposait des magrets confits au sel et aromatisés aux herbes de Provence (réalisés par Franz), des foies gras maison (réalisés par Martial), un plateau de fromages de la fromagerie Lorho et un assortiment de desserts fournis par Francis.
Comme d'habitude, ces mets délicieux ont été arrosés par des bouteilles apportées par des convives (je crois qu'il y en a eu une bonne quinzaine).....on a connu des moments plus difficiles !!!

Petit album photo souvenir :

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Les premiers convives arrivent pour préparer la soirée...

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Les magrets

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...et le foie gras.

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Quelques blancs secs...

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...quelques rouges...

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...et des douceurs.

Une soirée réussie que je ne commenterai pas davantage - ça commence à devenir une habitude mais je vais prendre de bonnes résolutions pour 2017 - merci à tous ceux qui y ont participé et rendez-vous en janvier pour reprendre nos activités viniques avec une curiosité et un enthousiasme regonflés.

Les thèmes de janvier pour info : champagnes de vignerons et rouges de Ribeira del Duero.

Le millésime 2015 vu par André Ostertag

Régalez vous !!!

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Vendanges sur le Muenchberg (en 2013)

 

Dîner A.O.C. au restaurant La Vignette à Koenigshoffen

Pour apporter un côté festif aux activités du club AOC, nous avons organisé un dîner au restaurant « La Vignette », qui nous a donné l’occasion de déguster la cuisine inventive et raffinée du chef Jean-Claude Tamayo tout en sifflant quelques belles bouteilles tirées de nos caves personnelles…en plus c’était une occasion rêvée pour « chauffer la machine » avant les agapes de fin d’année !

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La tablée du club AOC au restaurant La Vignette.

Voici le menu proposé par Joëlle et Jean-Claude :

Amuse-Bouche

Courge Butternut rôtie aux épices douces, yaourt au sésame, citron vert, coriandre et gel de topinambour

Filet de saumon d’Ecosse Label Rouge confit en cuisson douce, risotto de chou-fleur, moules et coques marinières, sauce vierge céleri-pignosn.

Côte de veau de lait rôtie, panais en texture, endive braisée à l’orange, girolles et sauce vin jaune-yuzu.

Ananas infiltré et glacé au sirop, tartare d’ananas à la coriandren glace caramel coco et fromage blanc acidulé.

Mignardises

Pour accompagner ces mets délicieux aux saveurs complexes mais parfaitement équilibrées, nous avons débouché près d’une quinzaine de flacons mais je n’ai pas eu le temps (ni l’envie) de prendre des notes pour vous retranscrire de façon plus précise les impressions gustatives ressenties durant ce dîner…désolé !!!

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La farandole liquide du soir.

La table était belle (merci Joëlle), les plats succulents (bravo Jean-Claude) et les vins qu’on a essayé de placer le plus judicieusement possible au cours du repas nous ont permis d’apprécier quelques beaux accords gustatifs.


La soirée était festive et chaleureuse, mille mercis aux participants et à l’équipe du restaurant « La Vignette » qui a été à la hauteur de sa réputation pour nous aider à réussir ce dîner.

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Tournée de café avec mignardises pour terminer la soirée.

N.B. : comme Stéphane a pris des photos et quelques notes, il nous fera peut-être un compte-rendu plus détaillé…à suivre.

Restaurant Le Buehrehiesel à Strasbourg...Déception !


Pour célébrer avec quelques jours de retard l’anniversaire de notre X-man, nous avons décidé de passer une soirée en famille autour d’une bonne table.
Notre choix s’est porté sur le restaurant Buehrehiesel, célèbre étoilé strasbourgeois situé dans le cadre magnifique du Parc de l’Orangerie.

Hélas, même si les plats proposés dans le menu «Expression » étaient vraiment irréprochables et dignes des éloges distribués de façon assez unanime par les guides gastronomiques – le Michelin notamment – notre repas de ce 11 novembre ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

1. Nous nous attendions à profiter de la magnifique verrière qui fait le charme de cet établissement mais finalement nous avons été installés dans un salon attenant à côté d’une tablée d’une dizaine d’allemands qui parlaient très fort et, bien avant le service du premier plat, le niveau sonore avait déjà atteint des valeurs absolument incompatibles avec l’ambiance qu’on espère trouver dans un restaurant gastronomique étoilé.

2. La qualité du service était plus que discutable…rarement dans le timing et parfois maladroit : un verre de meursault renversé par un serveur sur notre table et une assiette d’entrée présentée complètement déstructurée à mon fiston.

3. La qualité des vins m’a semblée très inégale et somme toute assez décevante.
A l’apéritif, le muscat de Kienzler très classique a « fait le job » sans plus mais le gewurztraminer Steingrubler (2008 je crois) de Barmès-Buecher m’avait l’air très fatigué.
Le meursault de Girardin (en demi-bouteille) était superbe mais un verre a fini sur la nappe…et pour réparer ce geste malencontreux, la maison nous a proposé un verre de sauvignon bordelais vraiment pas bon : « ça sent le pipi de chat » dixit mon épouse mais  mon fils a été un peu plus prosaïque « ça sent mes pieds après une séance de sport ». Bref, après avoir goûté moi-même ce « nectar », je ne pouvais que confirmer ces impressions…il aurait mieux valu ne rien faire que de proposer cette alternative un peu misérable !
Pour terminer, la demi-bouteille de Châteauneuf 2005 du domaine de Beaurenard, vivement conseillée par le sommelier n’a pas sauvé la soirée : assez insipide et très évolué avec des notes d’oxydation évidentes.

Pour faire court : des assiettes remarquables servies dans une ambiance qui ne les mettait pas en valeur…ce soir il manquait pas mal de choses pour que notre passage au Buehrehiesel nous apporte le plaisir escompté.
Dommage !