Actualités

Travaux sur le coteau du Sundel

Comme je n’ai pas pu répondre à l’invitation de Christian et Valérie Beyer pour assister aux travaux de défrichage sur coteau du Sundel, j’ai profité d’un passage estival à Exa pour aller voir le résultat final…attention les yeux !

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Panorama sur les hauteurs d’Eguisheim : vers le nord, le coteau du Sundel et Colmar au loin…

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…vers l’ouest, les 3 châteaux…

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…et vers l’est, Eguisheim, la vallée du Rhin et la silhouette du Kaiserstuhl à l’horizon.

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L’entrée du Clos Lucas au bas du Sundel.

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La friche du Sundel photographiée lors de ma visite en 2017

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La nouvelle parcelle défrichée...

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…avec une pente impressionnante et un chemin d’accès en construction.

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Les pinots noirs du Sundel déjà bien mûrs en ce début août.

Respect de la biodiversité oblige, la plupart des espèces végétales défrichées ont été conservées pour être replantées dans des haies qui vont entourer les nouvelles parcelles de vignes...comme toujours les projets du domaine Beyer sont sous-tendus par une vraie philosophie éco-responsable. Bravo et merci les amis !

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Comment ne pas avoir envie de faire un grand vin dans un lieu aussi beau !

Le chalet T'Chinn Wa Wa à Chamonix : deuxième visite

Nouveau périple sportivo-vinique dans le massif alpin et nouvelle halte au chalet t’chinn wa wa…et toujours autant envie de partager cette excellente adresse avec vous !

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Chamonix, été 2018

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La vue à partir du chalet T’chinn wa wa n’est pas mal non plus !

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C’est l’heure de l’apéro sur la terrasse du chalet.

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Luc Clemens qui sert le dîner

Après les diots au vin rouge de 2017, Luc Clemens nous propose de découvrir une autre spécialité locale : la croûte savoyarde…un plat goûteux et consistant qui tombe à point nommé pour recharger les batteries après une  belle journée en montagne. MIAM !

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Il est près de 22 heures et l’Aiguille profite des derniers rayons de soleil.

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La seconde chambre du chalet T’chinn wa wa.

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La table du petit déjeuner toujours aussi bien garnie.

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Lever de soleil sur le massif du Mont Blanc

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…et sur les crêtes du massif du Brévent.

Après cette seconde halte au chalet T'chinn Wa Wa je ne peux que vous inviter une fois encore à venir rendre une petite visite à Luc Clemens pour apprécier la qualité de son accueil dans ce site magique au pied du Mont Blanc.
Vous vous régalerez en goûtant les confitures maison ou la cuisine savoyarde d'un hôte vraiment aux petits soins pour ses clients…et si vous le souhaitez il vous préparera également quelques spécialités alsaciennes comme le backaoffa ou la choucroute.
En ce qui concerne les vins, cet amateur de grands rhums a encore un peu de chemin à faire pour convaincre un œnophile passionné mais sa volonté de progresser est évidente, la preuve, on a bu un très bon gewurztraminer G.C. Kaefferkopf-Cuvée Jean-Baptiste 2015 à l’apéritif…et je ne désespère pas de le mettre en contact avec l’un des producteurs savoyards que j’ai découvert durant mes escapades viniques (pourquoi pas Bruno Lupin !).

Mille mercis Luc pour ce joli moment de convivialité…et à très bientôt pour une nouvelle visite !

Pour en savoir plus : CLIC

Salon "Millésime Alsace 2018" - Une conférence avec trois grands vignerons pour décrypter les terroirs alsaciens


Organisée dans le cadre du salon « Millésime Alsace » 2018, cette conférence réunit trois vignerons emblématiques pour qu’ils partagent avec nous leurs conceptions et leurs convictions au sujet des grands terroirs alsaciens.

Comme je savais que mes papilles allaient avoir besoin d’une petite pause entre deux dégustations, j’ai décidé de m’inscrire à cette « Masterclass » et je crois que j’ai eu raison : ces personnalités incontournables du vignoble alsacien, nous ont donné une belle leçon de culture vinique !

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André Ostertag, Olivier Humbrecht et Maurice Barthelmé…un trio de choix pour parler terroir.

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La salle de conférence du Parc des Expositions de Colmar bien remplie…

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…par un public très international qui profite d’une traduction simultanée.

C’est Thierry Fritsch, œnologue du CIVA, qui se charge de la modération des débats et qui introduit cette Masterclass en nous présentant les 3 axes qui ont été choisis pour orienter la communication sur les vins d’Alsace :
Axe 1
La diversité des terroirs alsaciens : « Sur les 15500 hectares du vignoble alsacien on trouve tous les terroirs viticoles existant dans le monde ».
Axe 2
La centration de la production alsacienne sur les grands vins blancs.
Axe 3
La mise en avant des valeurs humaines et de la tradition d’hospitalité en Alsace : la qualité de l’accueil au domaine doit rester un point fort dans le vignoble alsacien.

Thierry Fritsch enchaîne en présentant les 3 intervenants et le thème que chacun d’eux va développer : Maurice Barthelmé nous parlera du « Visible », Olivier Humbrecht du « Tangible » et André Ostertag de l’« Invisible ».


Le « visible » ou la naissance d’un paysage selon Maurice Barthelmé

Quelques idées marquantes

Sur une bande de terre de 120 km de long sur 8 km de large, notre vignoble dispose d’une « richesse de terroirs inégalée »…et pour respecter cette diversité les patrimoines viticoles des domaines alsaciens sont souvent très morcelés « au domaine Albert Mann nous cultivons environ 150 parcelles de vignes ».

Pour bien faire son travail et produire de grands vins le vigneron doit avant tout « écouter et comprendre ses sols ». C’est une connaissance précieuse qui se construit avec l’expérience et par la transmission du savoir des anciens.
« Chaque fois que je perds un cheveu, je suis content…ça veut dire que j’ai gagné un millésime d’expérience supplémentaire ».
« Le vignoble alsacien, c’est de l’histoire, de la complexité, de l’énergie, de la rigueur et de la générosité » des qualités précieuses qu’il faut cultiver à tout prix « ce sont les atouts majeurs de notre région et de notre vignoble ».

Le problème du réchauffement climatique n’est pas un problème de température moyenne car « nous disposons d’assez de connaissances et de techniques pour adapter notre viticulture à ce phénomène » mais ce qui inquiète le vigneron à l’heure actuelle ce sont « la brutalité des phénomènes climatiques » et « les cycles végétatifs de plus en plus précoces qui augmentent considérablement les risques liés au gel »…des conséquences indirectes du réchauffement qui posent encore beaucoup de questions aux viticulteurs à l’heure actuelle.


Le « tangible » ou la gestion et la valorisation de la diversité des appellations selon Olivier Humbrecht

Quelques idées marquantes

Le tarif actuel domaine Zind-Humbrecht comporte actuellement plus de 90 références : c’est une offre très impressionnante qui peut s’avérer déroutante pour la clientèle mais « il y a dans les gènes du vigneron alsacien, cette envie de chercher ce qui marche le mieux dans chaque endroit »…et « on ne peut pas mélanger des vins qui sont produits dans des lieux aussi différents que ceux qu’on rencontre dans notre vignoble ».
En clair, avec le nombre de terroirs présents dans le vignoble alsacien cette pléthore de bouteilles est inévitable.

La mission du vigneron consiste à « mettre dans une bouteille la magie des grands terroirs alsaciens » et ces grands terroirs sont rares car « le vignoble alsacien situé entre la plaine du Rhin à l’est et le massif vosgien à l’ouest n’est pas extensible ».

Une bouteille de vin d’Alsace nous transmet « l’histoire d’un lieu et il est indispensable que le nom de ce lieu figure sur chaque étiquette »…et un grand vin de terroir ne se comprend bien que lorsqu’on a « visité le lieu où il est né ».

La valorisation des grands terroirs alsaciens se poursuit et l’intégration du pinot noir dans les cépages autorisés sur certains Grands Crus est en bonne voie « avec une limite de rendement à 40 hl/ha, plus sévère que pour les Grands Crus bourguignons ».
Les terroirs sélectionnés pour l’instant sont le Vorbourg, le Hengst et le Kirchberg de Barr mais cette liste n’est pas encore définitive…


L’« invisible » ou la dimension impalpable des grands terroirs alsaciens selon André Ostertag

Quelques idées marquantes :

Il y a des vins qui sont de « purs produits de consommation » et des « vins qui parlent d’un lieu…ce sont ces vins qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes ».
Cette « rencontre irrationnelle » n’est pas due au hasard car « un grand terroir est un lieu où se concentrent des énergies » ce sont des « haut lieux vibratoires que les moines cisterciens avaient repéré il y a bien longtemps ».

Le grand terroir a une identité forte et une longue histoire…qui remonte bien au-delà de l’apparition de l’homme sur terre.
« L’homme n’invente pas le grand terroir, l’homme n’est que son révélateur (…) et la vigne joue le rôle de médiateur entre un lieu et un vin »
Face à un grand terroir André Ostertag est persuadé que le millésime a une importance limitée…métaphores artistiques choisies : « le terroir c’est la couleur le millésime apporte la nuance de couleur » ou encore « le millésime c’est la mise en musique d’une histoire dont les paroles sont écrites par le terroir ».

« Un grand vin touche l’être dans sa profondeur et sa présence dépasse les sensations descriptibles. Il se crée une relation intime et irrationnelle…on entre dans le monde de l’invisible ».

Une belle conclusion, non ?


Quel plaisir de terminer cette édition 2018 de « Millésime Alsace » en compagnie de 3 grands vignerons qui ont partagé avec nous leur passion pour notre beau vignoble alsacien !
C’est avec beaucoup de simplicité et de sincérité qu’ils nous ont parlé de leur histoire, de leur métier et des défis qui les attendent dans les années à venir pour que leurs grands vins soient reconnus à leur juste valeur.

Changer en profondeur l’image des vins d’Alsace en mettant en avant la richesse et la complexité de ce vignoble aux terroirs multiples, la tâche est ardue mais nos vignerons ont de la ressource…ça va le faire !!!

Merci à Thierry, Maurice, OIivier et André pour ces beaux moments de culture et d’émotion.

Premier Salon des Vins à la Vinoteca Maxima de Kehl

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Francois Machi, ancien sommelier du restaurant « La Source des Sens » à Morsbronn – où nous avons passé quelques soirées mémorables avec des vignerons (ICI ou LA ou LA ou LA) – gère aujourd’hui une très belle boutique de vente de vin située à Kehl, à deux pas de la frontière franco-allemande : la Vinoteca Maxima.

Pour célébrer sa première année d’existence, la Vinoteca Maxima a invité quelques vignerons et quelques fournisseurs pour organiser son premier Salon des Vins.

Il fait beau et Kehl ne se trouve qu’à quelques coups de pédale de mon chez-moi…c’est parti direction le Pont du Rhin et l’Allemagne pour aller goûter quelques vins chez l’ami François


Située dans un grand espace lumineux de 200 m² la Vinoteca Maxima propose une large gamme de vins (1200 références actuellement) provenant d’une vingtaine de pays.
Le choix des vins est large avec des prix qui vont de 4 euros pour le blanc et 6 euros pour le rouge à 10 000 euros pour un double magnum de Château Latour 1983.

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L’entrée de la Vinoteca Maxima

Les vins issus d’une viticulture biologique ou biodynamique occupent une place de choix dans l’offre vinique de la Vinoteca.
On y trouve de grands noms allemands, français, italiens, suisses ou espagnols et des vins du Nouveau Monde…voyage garanti dans les rayonnages de ce caviste.

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Les rayons sont bien garnis…

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…et sur plusieurs niveaux...

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...et l’Alsace est représentée par quelques très belles références.

Bon, j’ai quand même pédalé durant une bonne demi-heure pour arriver à la Vinoteca…il est temps de penser à me réhydrater en dégustant quelques vins !

Je n’ai pas pris des notes détaillées mais voilà les bouteilles qui m’ont fait une belle impression aujourd’hui :

IGT Vigneti delle Dolomiti Fontanasanta-Manzoni Bianco 2015 – Foradori : un blanc très original né dans le Trentin, réalisé à partir de manzoni bianco (cépage issu d’un croisement entre pinot blanc et riesling) vinifié en cuve béton et élevé durant 12 mois en fûts d’acacia : un vin complexe, vif et salin…j’aime !
IGT Vigneti delle Dolomiti Morei-Teroldego 2016 – Foradori : ce cépage autochtone (le teroldego) travaillé en amphores a engendré un vin gourmand et parfaitement digeste…voilà le genre de bouteille susceptible de me réconcilier avec les rouges italiens. MIAM !

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AOC Ventoux Les Terres Rouges 2016 – Font Sarade : juste un petit retour dans une région que j’ai visitée il y à quelques semaines pour apprécier ce joli vin issu d’un assemblage sudiste très classique (40% syrah + 40% grenache + 20% carignan) élevé en cuve béton pour préserver la gourmandise et le fruit…et après dégustation j’ai envie de dire : « mission accomplie ! »

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Le Mas Coris, un domaine situé à Cabrières, nous propose une belle série de rouges languedociens sur schistes.

IGP Vin des Allobroges Terroir du Léman-Un matin face au lac 2016 – Domaine des Vignes du Paradis : un pur chasselas récolté sur les coteaux de Crépy par un vigneron qui travaille en biodynamie…c’est un vin gourmand et digeste avec une belle trame acide/minérale.

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AOC Valais Grain Ermitage-Président Troillet 2015 – Marie-Thérèse Chappaz : une cuvée 100% marsanne née sur les terrasses de Fully les Claives vinifiée par une grande vigneronne valaisanne…c’est la première fois que je goûte un vin de Marie-Thérèse Chappaz et je suis immédiatement conquis par l’énergie qui se dégage de cette bouteille. Quel vins mes amis !!!

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AOC Valais Diolinoir-Les Vignes dans le Ciel 2014 – Domaine de Beudon : né sur des parcelles accessibles uniquement par télécabine cette superbe cuvée de rouge valaisan a été vinifiée par Jacques Granges, un très grand vigneron qui nous a quittés en 2016, victime d’un accident dans ses vignes.
Issu d’un cépage né d’un croisement entre le pinot noir et le diolly (un cépage valaisan), ce vin à la fois suave et sapide est un pur bonheur.

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Mon temps étant un peu contraint – comme souvent d’ailleurs – je n’ai pas pu rencontrer tous les vignerons qui proposaient leurs vins à la Vinoteca Maxima : il y avait notamment quelques producteurs allemands (du pays de Bade et de Rheinessen) et un vigneron catalan (Alfredo Arribas) qui avaient surement quelques belles bouteilles à me faire découvrir...

En tous cas, j’ai passé un bon moment dans un bel espace dédié au vin où il fait bon flâner pour dénicher quelques pépites originales sans forcément de faire dépouiller...bref, voilà une adresse hautement recommandable pour tous les amateurs de bonnes bouteilles.

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En milieu d’après-midi le salon est lancé…longue vie à la Vinoteca Maxima !

Pour en savoir plus : CLIC

Journée "Ateliers Ouverts" chez Christine Colin - Domaine Ostertag

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Pour faire taire les mauvaises langues qui prétendent que je ne me déplace en Alsace que pour aller boire des canons, j’ai décidé de me rendre au domaine Ostertag, non pas pour déguster une fois encore les vins d’André mais pour aller visiter le nouvel atelier de son épouse, l’artiste Christine Colin.
Hoppla c’est parti !

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C’est bien là que ça se passe !

Organisée dans le cadre de l’opération « Ateliers Ouverts 2018 », l’inauguration de l’atelier « Utopia » nous permet de découvrir le nouvel espace de travail de cette artiste ainsi qu’un partie de ses œuvres exposées dans son atelier et dans plusieurs pièces du domaine viticole de la famille Ostertag.

Les peintures de Christine Colin évoquent presque toujours l’univers du vin avec des séries consacrées aux pieds de vigne, aux feuilles de vignes…et même à des taches de vin.

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La série de ceps de vignes est présentée sous le grand porche d’entrée du domaine…tiens, j’ai comme une envie de pinot gris !

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La série de feuilles de vigne orne les murs de l’espace dégustation du domaine…

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…d’où on aperçoit l’entrée de l’atelier de Christine Colin.

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En route vers « Utopia »

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L’entrée de l’atelier avec les visiteurs du jour qui défilent devant les œuvres de l’artiste

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Des paysages viticoles (sur les petits tableaux) et les œuvres inspirées par les ombres portées de plants de vigne du domaine…on reste dans le sujet !

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Les taches de vin aux formes étranges : un Anjou rouge (au dessus), un Côtes du Roussillon de Vingrau (en bas à gauche) et un pinot noir de Montsecano (en bas à droite).

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Les énigmatiques pierres fendues…une représentation de l’énergie minérale ?

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Des arabesques mystérieuses…

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…qui prennent des formes plus faciles à identifier lorsqu’on prend du recul.
 

La visite se termine dans l’espace-dégustation du domaine où André Ostertag propose de découvrir quelques-uns de ses vins…une suite logique puisque certaines créations graphiques de cette artiste se retrouvent sur les étiquettes des différentes cuvées d’André Ostertag.

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Un groupe de visiteurs invités à déguster quelques vins signés André Ostertag.

Même si j’ai fait une dégustation complète de la gamme du domaine il y a peu de temps – et que je ne suis pas venu à Epfig pour ça ! – je me suis quand même laissé tenter par un sylvaner 2016, toujours aussi pulpeux et minéral, un pinot gris Zellberg 2016, riche, gras et tramé par une intense salinité et pour finir avec un peu d’exotisme, un pinot noir Refugio 2016 tout en élégance et en gourmandise.

Une fois encore j’ai pu passer de jolis moments d’émotion et de culture au domaine Ostertag…merci à tous ceux qui les ont inspirés.

Conférence à la Maison Universitaire France-Japon de Strasbourg : "Le goût du vin : croyances et réalités" par Claude Burger

C’est en feuilletant les D.N.A. que je suis tombé sur un article annonçant une conférence sur le vin à Strasbourg…ça tombe bien, je n’ai rien de prévu ce soir, la Maison Universitaire France-Japon se trouve à quelques coups de pédale de mon domicile et le thème proposé m’intéresse particulièrement.
Hoppla, c’est parti !

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La Maison Universitaire « France-Japon » de Strasbourg

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C’est bien la bonne adresse !

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Présentation du thème de la conférence et du conférencier…

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…Alain Burger – Professeur de Chimie Organique à l’Université de Nice

Professeur d’université spécialisé en chimie organique, Alain Burger est également un grand amateur de cuisine et de vin et lorsqu’il a découvert le livre « Le goût du vin » d’Emile Peynaud (suite à une émission « Apostrophes » où cet auteur était invité par Bernard Pivot), il a décidé d’étudier les mécanismes chimiques complexes qui interviennent dans la reconnaissance des goûts et des odeurs.

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Pour moi aussi ce livre fut essentiel pour débuter mon initiation aux mystères du vin

Après un rappel de certaines notions générales sur le vin, son mode d’élaboration et les grands principes qui permettent de bien le déguster, le professeur Burger nous emmène au pays des molécules aromatiques et des processus physiques et physiologiques qui permettent à l’homme d’identifier et de qualifier l’odeur et le goût d’un vin…un exposé dense et passionnant !

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Mais d’où viennent les arômes du vin ?

Pour illustrer ses propos le conférencier nous propose de regarder une petite vidéo intitulée « De la molécule à l’odeur » et qui nous invite à suivre le trajet d’une molécule aromatique du nez jusqu’au bulbe olfactif et ses multiples récepteurs capables d’identifier la forme de la molécule pour transmettre un stimulus à l’hippocampe et au cortex.
Avec près de 400 récepteurs différents « le nez humain pourrait distinguer mille milliards d’odeurs »…rien que ça !

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Pour le goût c’est un peu plus simple avec 5 saveurs fondamentales…mais la cavité buccale communique avec le bulbe olfactif et la rétro-olfaction permet l’identification de goûts très complexes.

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Hélas, les limites humaines sont plus linguistiques que physiques !

Lorsqu’on considère les possibilités pratiquement infinies de l’olfaction humaine et le nombre impressionnant d’arômes qui émanent d’un verre de vin, on ne peut qu’être d’accord avec Jean-Michel Deiss lorsqu’il affirme que la description aromatique ne peut pas servir de référence pour définir l’identité d’un vin.
Ceci dit, se délecter en cherchant à reconnaître les différents effluves délivrés par un beau vin est un plaisir que je ne suis pas prêt à sacrifier…quitte à passer pour un éternel amateur qui ne saura jamais apprécier un verre noir ou une dégustation géo-sensorielle.

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A la fin de la conférence nous sommes invités à participer à une séquence de travaux pratiques…

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…avec quelques bouteilles sélectionnées par notre conférencier.

Cette conférence très intéressante qui nous a emmenés dans l’univers complexe de la physiologie du goût et des odeurs m’a permis de rafraîchir et compléter mes connaissances sur le sujet…si ça se trouve, je vais raconter un peu moins de bêtises dans mes articles grâce à ça !!!

Miles mercis à la « Maison France-Japon » d’avoir organisé cette rencontre et à Alain Burger d’avoir pris un peu de temps pour partager son savoir et sa passion avec nous.

La trouvaille de l'ami Stéphane

Véritable chineur du web vinique, Stéphane nous a déjà étonnés à de nombreuses reprises par ses trouvailles…mais là il a fait très fort !!!

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Une bouteille de riesling d’aspect impeccable…

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…avec un millésime encore parfaitement lisible sur la collerette…

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…et un nom qui me rappelle quelqu’un !

C’est une maison de négoce qui a été fondée au début du XX° siècle et qui a été développée par les cousins de mon grand-père paternel (Joseph et Albert Radmacher).
Cette entreprise n’existe plus depuis très longtemps…autant dire que cette bouteille est une véritable relique…mais cela ne nous empêchera pas de la déguster prochainement.


Mille mercis pour ce cadeau.

Repas AOC au restaurant Le Moulin à La Wantzenau

Le traditionnel repas A.O.C. 2017 a été organisé au restaurant « Le Moulin » à La Wantzenau.
Le chef Philippe Clauss nous a proposé un menu pour accompagner les vins apportés par les convives.

Pas de grands commentaires mais quelques photos souvenirs...

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Notre table au restaurant Le Moulin

 

Amuse-bouche et bulles à l’apéritif

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Magnum de crémant 2008 de Frédéric Schmitt

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Deux cuvées de champagne du domaine Henry Giraud

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Salade de nectarines, amandes et baies fruits de la passion, carpaccio de gambas, noix et champignons, allumette à la mimolette extra vieille


 

Hors d’œuvre et rieslings

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Nem de choucroute, carpaccio de saint-jacques, coques et ciboulette, huitre en gelée et poireau.

 

Entrée et chardonnays bourguignons

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Lotte juste cuite, homard breton, purée de fèves et crème au safran d'Offenheim

 

Plat principal et pinots noirs

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Paleron de veau confit aux épices douces, risotto aux cèpes, endive et jus de framboise
(j’ai oublié de prendre une photo)

 

Dessert et blancs moelleux

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Millefeuille poire, pralin et noisettes


Une soirée conviviale avec de très belles bouteilles (j’en ai oublié quelques-unes d’ailleurs…désolé !) et des plats qui se sont mariés avec bonheur aux différents vins…si les assiettes avaient été plus généreuses, la fête aurait été pleinement réussie. Dommage !!!

Pour des commentaires détaillés sur les vins, je vous invite à aller voir le site de Stéphane : CLIC.