Bien manger dans le vignoble et ailleurs

  • Restaurant "La Maisouneta" à Châteauneuf du Pape - juin 2021

    Lors de mon périple sudiste 2021, je suis tombé (vraiment par hasard) sur ce restaurant situé sur la place centrale de Châteauneuf du Pape, un peu parce que le menu déjeuner proposé me semblait tout à fait sympathique mais aussi parce que la terrasse et ses petits brumisateurs m’avaient un peu fait de l’œil en me proposant une pause rafraîchissante après une montée vers le château sous la chaleur de ce début d’été.

    Dans ce cadre résolument moderne mais très accueillant, Maxime et Véronique Bimet élaborent et servent une cuisine de saison qui fait une large place aux produits du terroir.

    Pour ce qui est de la carte des vins, on reste également très local avec une offre très complète de cuvées de Châteauneuf du Pape…avec notamment un « Bois de Boursan » 2020 blanc au verre. Comment résister !

    Img 4635Un joli Châteauneuf blanc pour accompagner mon déjeuner.

    Mon menu du déjeuner :

    Img 4631L’entrée : mini courgettes en lamelles et fleurs de courgettes travaillées de deux façons

    Img 4633Le plat principal : dos de cabillaud, riz de Camargue et purée de patates douces.

    Img 4634Le dessert : panna cotta aux arachides caramélisées.

    Châteauneuf du Pape blanc 2020 du domaine Bois de Boursan : un nez bien frais avec des notes d’herbes de garrigue sur un fond mentholé, bouche ample avec un très joli gras, équilibre bien digeste, finale fraîche avec des amers délicats et un retour aromatique sur la menthe poivrée.

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    Cette entrée aux saveurs très délicates a stimulé l’expression du Châteauneuf blanc : si la douceur des préparations à base de fleurs de courgette a accentué le côté gras du vin, les épices qui relevaient la salade de mini courgettes crues ont donné beaucoup de relief à sa structure en laissant une impression finale toute en fraîcheur.
    Un accord gastronomique assez étonnant mais très réussi.
    Face au plat, le vin a immédiatement résonné à l’unisson avec l’expression suave et douce de la chair du poisson et de la purée de patate douce pour créer un accord naturel très harmonieux…même si en finale, j’ai pu ressentir quelques rémanences iodées qui ne me plaisent pas en général mais qui dans ce cas étaient assez légères pour ne pas ternir la belle impression générale.

    Cette petite pause-déjeuner fort agréable sur la terrasse de « La Maisouneta »  m’a permis de déguster un menu sans fausse note servi en trois temps avec une entrée originale et rafraîchissante à souhait, un plat de poisson tout en finesse et un dessert qui sentait bon le « fait maison ».
    J’ai été particulièrement impressionné par une carte des vins, « chauvine » comme il se doit mais qui proposait une sélection des meilleurs domaines de Châteauneuf à des tarifs tout à fait raisonnables. Chapeau !
    Bref, voilà une adresse que je vais retenir en espérant pouvoir y revenir avec un ou deux comparses histoire de profiter un peu plus de cette belle offre vinique.

     

     

     

  • Restaurant "L'Aromatique" à Chalon sur Saône - octobre 2020

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    Après deux belles soirées au « Bistrot » de Chalon sur Saône lors de mes pèlerinages 2019 et 2018, j’ai choisi de passer la dernière soirée de ma virée bourguignonne dans un autre établissement situé sur l’île Saint Laurent dans la rue de Strasbourg où on trouve pas mal de belles adresses pour se restaurer.
    Dans l’attente d’un nouveau passage par la case « prison » à cause de cette p…de crise sanitaire
    (gérée par des incompétents…mais ça je ne le dis pas fort), je vais tester cette table chaudement recommandée par la critique gastronomique.
    A table !

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    Décor minimaliste mais très élégant avec un menu accessible par QRcode…

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    …mais également affiché sur un grand tableau noir.

    Le restaurant propose une carte 100% « fait maison » avec des produits frais et de saison.
    Bien que limitée quantitativement, l’offre vinique propose une belle sélection de vins au verre (une dizaine) et quelques références en bouteille très intéressantes faisant une large place aux vignerons locaux (j’aime ça !)

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    Mon choix au verre pour l’apéritif et l’entrée.

    Le Bouzeron Cuvée Axelle 2017 du domaine Briday délivre de belles notes florales et balsamique et propose une bouche fraîche et longiligne avec une très belle présence saline en finale

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    Une crème de céleri au comté et aux graines et un cake au sarrasin et au chorizo pour attendre la première assiette

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    L’entrée : saint jacques, chou Pak Shoï et Miso.

    Cet aligoté pur et fringant a réalisé un accord simple et équilibré sur le thème du contraste avec les amuse-bouches tout en douceur et en finesse avant d’établir une relation bien plus complexe avec l’entrée : harmonie totale avec les notes grillées des fruits secs torréfiés et réaction très intéressante face aux notes amères du chou qui ont ciselé sa structure et défini son profil aromatique.
    Sur la Saint Jacques l’accord a été plus compliqué avec une première impression très positive face à la douceur de la texture et face aux arômes de noisette grillée des noix juste snackées…mais une fois encore les notes iodées qui se sont imposées en finale m’ont un peu dérangé.

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    Mon choix pour accompagner le plat

    Le Pouilly-Fuissé Eclat d’Ammonite 2017 du domaine Nadine Ferrand est un vin qui s’exprime avec une certaine retenue au nez mais qui développe un jus ample et charnu en bouche avec une finale très élégante sur les agrumes frais et la craie

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    Le plat : homard breton, carotte et sauge

    Cette jolie composition qui associe homard, carotte et sauge avec beaucoup d’harmonie, s’est très bien accordée avec ce Pouilly-Fuissé frais et minéral : si la chair du crustacé a fait ressortir la minéralité crayeuse du vin, l’accompagnement à la carotte a intensifié et complexifié son expression aromatique en Intensifiant ses notes fruitées (agrumes frais) et crayeuses…mais au bout du compte c’est le vin qui a gardé le dernier mot en laissant une belle sensation de fraîcheur en fin de bouche.

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    Le dessert : poire en texture.

    Avec ses assiettes esthétiques, sa cuisine pleine de fraîcheur et de créativité, sa carte des vins assez courte mais riche en belles références locales et son service précis et attentionné, ce restaurant est vraiment au niveau de sa réputation et mérite de rentrer dans la « short list » de mes belles adresses gourmandes en Bourgogne.

     

  • La Robe Rouge à Villié-Morgon - Octobre 2020

     Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    La Robe Rouge à Villié-Morgon

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    Ambiance automnale et terrasse déserte au restaurant La Robe Rouge…

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    …mais les tables sont mises au rez-de-chaussée…

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    …comme à l’étage où l’ambiance est franchement « cosy ».

    La carte est résolument bistronomique et le menu proposé pour notre déjeuner est tout à fait alléchant…et même si nous optons pour un plat de poisson, nous choisissons quand même de déguster un verre de vin rouge produit par le domaine familial : un Chiroubles Améthystes 2018 signé Guignier.

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    Après une matinée à déguster des blancs au domaine Jacques Saumaize, nous avons décidé d’accompagner notre déjeuner par ce Chiroubles produit par la famille Guignier.

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    L’entrée : poitrine de cochon, vinaigrette à la courge et au kalamansi et graines torréfiées.

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    Le plat : filet de bar et fondue poireau-navet.

    Même si le vin a mis un peu de temps pour se livrer, il a matché positivement avec l’entrée – mais ça c’était prévisible – avant de créer un accord tout à fait étonnant avec les notes poissonneuses très puissantes du filet de bar…j’ai de plus en plus de bonnes surprises lorsque je tente des associations vin rouge et poisson.

    Si lors de notre première visite nous nous étions régalés avec une généreuse planchette de charcuteries et de fromages, cette année nous avons pu apprécier les talents de cuisinier de Thomas Guignier.Un cadre élégant et chaleureux, un service rapide et soigné, des plats goûteux qu’on peut accompagner avec des crus du Beaujolais produits par la famille Guignier…bref, voilà une visite qui confirme que « La Robe Rouge » est une très belle adresse gourmande !

  • Le Château des Poccards à Hurigny - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    Le Château des Poccards à Hurigny


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    La carte du jour présentée sur un tableau…

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    …notre table sobre et élégante…

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    …et de petites bouchées bien sympathiques pour réveiller nos papilles. 

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    La bouteille du jour conseillée par Marion.

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    Notre entrée : poulpe mariné et rôti avec une purée de carotte à la noisette du Piémont.

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    Le plat : filet de saint pierre, poireaux fumés au big green egg et jus aux moules de bouchot

    Vinifiée en jarre de terre cuite cette cuvée de chardonnay est un modèle d’élégance : discrétion, concentration et droiture…la classe absolue !
    Bien évidemment, les accords gustatifs entre ces deux belles assiettes marines et ce vin d’une grande pureté se sont faits avec une évidence…MIAM !

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    Et une petite douceur pour finir : un sablé breton avec compotée de coing au zibibo et glace au yaourt

    Notre second dîner dans ce joli restaurant a confirmé la belle impression laissée par notre passage précédent : des assiettes raffinées, des goûts originaux aux accents franco-italiens, une carte des vins qui fait une large place aux crus du Mâconnais ainsi qu’aux vins d’Italie et un service à la fois chaleureux et professionnel…bref, au Château des Poccards, il y a tout ce qu’il faut pour régaler tous les amoureux de bon vin et de bonne chère.

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  • Le Port de By à Grièges - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    L’Auberge du Port de By – Chez Cécile à Grièges

     
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    L’ancienne guinguette des bords de Saône transformée en restaurant…


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    …avec son enseigne d’époque.

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    Notre table avec deux pépites de La Soufrandière…

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    ...et une vue sur la Saône

    Un Aligato ZEN 2019 pour nous ouvrir l’appétit et accompagner une assiette de friture d’ablettes et un Fleurie 2019 qui a magnifiquement matché avec une sublime quenelle de brochet…voilà un séjour qui commence bien !
     

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    La quenelle de brochet, sauce écrevisse…MIAM !

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    La carte des vins présentée sur un tableau noir (qui me rappelle « L’Atelier du Cuisinier » à Villié-Morgon)

    Voilà une jolie table sur les bords de a Saône qui propose une cuisine de terroir généreuse et goûteuse qu’on peut accompagner par une très belle sélection de crus du Beaujolais et du Mâconnais…une adresse hautement recommandable que je vais noter illico dans ma liste des haltes gourmande de cette région.

    Merci à Jean-Guillaume Bret d'avoir organisé ce joli moment de gourmandise et de convivialité.

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  • La Taverne Alsacienne à Ingersheim - Octobre 2020

    Après une matinée de travail au domaine de l’Oriel, Claude et Sandrine Weinzorn m’ont invité à partager un déjeuner dans notre restaurant fétiche d’Ingersheim.
    Dans ce contexte indécis et morose, on a plus que jamais besoin de vivre de beaux instants de partage et de gourmandise et je sais que La Taverne Alsacienne est un endroit idéal pour ça…donc à table !

    On commence par un petit verre de Sylvaner 2018 du domaine Kuentz-Bas pour nous mettre en condition et nous voilà partis pour découvrir le menu du marché de la semaine.
    C’est un vin agréable et accessible avec une expression aromatique délicate et une matière fruitée tenue par ligne acide très « ondulante » qui lui confère une souplesse peu habituelle.

    Pour la suite du repas Jean-Philippe Guggenbuhl nous invite à découvrir à l’aveugle un nouveau vin coup de cœur…voilà une habitude que je trouve vraiment très sympathique !

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    Un nouveau vin « mystère » servi par Jean-Philippe Guggenbuhl…

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    …et l’entrée : un œuf cuit à basse température avec espuma d’oignons, lard et poireaux fondus

    La robe est d’un jaune bien marqué mais avec une belle brillance, le nez est grillé/fumé et un peu « pâtissier » avec des notes de brioche et de citron confit. En bouche, la matière est ample et charnue avec un joli gras mais l’équilibre reste bien sec. La finale est nette et appétante avec un retour aromatique sur la fumée et les épices douces.
    Ce vin que toute la tablée a pris pour un pinot gris a vraiment bousculé nos repères puisqu’en fait il s’agissait d’un Riesling Vignoble de Kientzheim 2018 du domaine Laurent Barth.
    Peut-être que ce caractère atypique était du à son terroir d’origine – l’Altenbourg de Kientzheim et son sol marno-calcaire assez profond – ou alors à la façon de travailler de ce vigneron mais en tous cas, même en ayant vu l’étiquette, je n’ai toujours pas réussi à trouver les caractères du riesling dans ce vin…étonnant !

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    Ceci dit, ça reste une très belle bouteille qui a réalisé un accord ton sur ton, tout en douceur avec l’entrée mais qui a également réussi à tenir tête à cette superbe préparation – que je goûte pour la deuxième fois ici…et avec le même plaisir – avec ce filet de sandre sur un lit de choucroute nageant dans une sauce généreusement crémée...le bonheur total !!!

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    Le filet de sandre en écaille de pomme de terre et choucroute nouvelle poêlée

    Et pour finir en beauté :

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    Le dessert : figues fraiches rôties, cream cheese et spéculoos, crème glacée au miel

    Bon, je ne vais pas faire l’effort de chercher une formulation originale et inédite pour dire tout le bien que je pense de ce restaurant où tout respire l’amour de la bonne cuisine et des bons vins…allez-y et vous serez convaincus !

    Bravo et merci à la famille Guggenbuhl pour leur travail et leur constance qualitative.

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  • Restaurant Honesty à Strasbourg - Seconde visite

    C’est toujours en compagnie de l’ami Philou que je suis revenu m’attabler dans ce restaurant strasbourgeois, histoire de goûter les nouvelles créations culinaires de Tiffany pour le mois d’octobre et de tester quelques accords mets/vins conseillés par Chloé.

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Sancerre blanc Les Romains 2016 du domaine Fouassier : nez frais et engageant avec des notes de groseille blanche et d’herbe fraîche sur un fond floral délicat, bouche élégante et tendue, finale tonique avec une belle salinité.

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    L’entrée : un dôme de mousseline de volaille aux trompettes de la mort avec une sauce aux trompettes et des pommes paille.

    Comme on pouvait s’y attendre le verre de Sancerre frais et gourmand a parfaitement fait le job en réveillant nos papilles en début de repas avant de créer un accord très dynamique avec ce plat aux arômes d’automne tout en suavité : face à la douceur des saveurs et des textures de la mousseline et de son jus juste relevée par le craquant des pommes paille, le vin a joué sur le thème de l’opposition « amicale » pour laisser le palais frais et dispos pour la suite du menu

    Pour accompagner le plat

    Côtes du Rhône blanc Les Claux 2019 du domaine Usseglio : nez très séduisant sur la pêche et la cire d’abeille sur un fond délicatement vanillé, bouche fraîche et gourmande, finale légère et digeste.

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    Le plat : un merlu cuit à l’unilatérale avec une polenta crémeuse, des champignons de Paris farcis de duxelles et une bisque de crustacés.

    Ce joli blanc vinifié par un domaine réputé de Châteauneuf du Pape, a très bien réagi face à cette assiette qui associait un merlu et une bisque bien marqués par des effluves marins et des champignons aux arômes de sous-bois très prononcés.
    Les accords vineux avec des plats terre-mer ne sont jamais simples à imaginer mais là je dois dire que c’était parfaitement réussi.

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    Le dessert : des scones aux figues séchées avec des raisins infusés à la vanille, une chantilly à la crème épaisse et un jus et sorbet au savagnin rose.

    Notre seconde visite au restaurant Honesty a confirmé les bonnes impressions ressenties lors de notre premier passage : les plats de le carte d’octobre dégustés ce jour sont toujours aussi fins et les accords mets/vins proposés toujours aussi pertinents…bref, c’est un deuxième sans faute. Bravo !

    Nous attendons avec impatience les créations culinaires du mois de novembre ainsi que la nouvelle carte des vins qui je l’espère fera un peu plus de place aux vins d’Alsace…un pinot gris vinifié en sec signé Ostertag, Schmitt ou Beyer aurait fait merveille sur ce menu.

     

  • Restaurant Honesty à Strasbourg

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    C’est Philou – celui qui partage ses chroniques gastronomiques sur notre site – qui a déniché cette nouvelle adresse strasbourgeoise et qui a eu la gentillesse de convier son ex-collègue et néo-retraité pour ce déjeuner dans ce restaurant tenu par Chloé et Tiffany, deux jeunes strasbourgeoises passionnées de gastronomie.

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    La salle du premier étage…

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    …et notre terrain de jeu du jour.

    Afin de respecter la saisonnalité des produits, la carte du restaurant est assez courte et change tous les mois : à midi les convives ont le choix entre 2 entrées, 3 plats (dont un végétarien) et 2 desserts.

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Faugères blanc Chemin de Ronde 2018 du domaine des Prés Lasses : nez expressif avec une palette florale et miellée, bouche élégante et bien déliée, finale fraîche avec de beaux amers minéraux.

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    L’entrée : un tartare de saumon aux herbes avec royale de petits pois, salade de fenouil, pickles de fenouil et tuiles à l’encre de seiche.

    Les terroirs de schistes de Faugères apportent aux vins une fraîcheur qu’on trouve rarement dans la production vinique de ces régions ensoleillées…comme sur ce joli blanc guilleret et aromatique qui m’a bien ouvert l’appétit avant de se marier parfaitement avec les arômes végétaux et anisés de l’entrée.

    Pour accompagner le plat

    Pinot Noir Noir de Katz 2017 du domaine Réné Meyer : nez fruité et légèrement fumé, jus bien consistant en bouche, une structure assez ferme, finale longue et délicatement épicée.

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    Le plat : un quasi de veau grillé avec assortiment de mini-légumes, crémeux parmesan et jus de viande

    Ce joli pinot noir bien concentré possède un grain tannique un peu ferme qui me fait penser qu’il a peut-être été servi trop jeune mais avec ces tranches de veau fondantes et leur jus goûteux, le vin s’est assoupli pour réussir un accord tout en finesse…en revanche, la crème au parmesan a donné plus de mordant à l’acidité du vin ce qui a réveillé son côté viril…et j’ai moins aimé ça.

    Et pour finir en beauté

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    Le dessert : sablé amande, confit de quetsches, crémeux au thé au jasmin, quetsche crue et cuite, sorbet quetsche.

    Voilà encore un restaurant qui entre dans ma liste personnelle des nouvelles adresses gourmandes hautement recommandables de Strasbourg : les produits sont frais et de saison, les assiettes sont élégantes et généreuses, les préparations culinaires marient les saveurs et les textures avec beaucoup d’harmonie et la carte des vins propose une vingtaine de références (4 bulles, 8 blancs, 1 rosé et 9 rouges) disponibles au verre ou en bouteille.

    Comme j’étais accompagné par l’ami Philou, je n’ai pas pris le temps de rédiger des notes précises, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à déguster ces plats et j’ai bien apprécié les accords avec les vins proposés par Chloé.
    Bien évidemment, mon chauvinisme vinique me conduit à formuler un petit regret au sujet de la carte des vins ne fait pas assez de place aux crus de notre région et ce d’autant plus que le style de cuisine préparée par Tiffany permettrait surement de créer quelques accords magnifiques avec nos grandes cuvées alsaciennes...mais l'aventure ne fait que commencer...

    Bref, ce restaurant tenu par deux jeunes femmes pleines d’énergie et de talent, mérite absolument une petite visite.
    A bon entendeur…

  • L'Hôtel-Restaurant Klein à Soulzmatt

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    Après une matinée dans le vignoble de Niedermorschwihr, notre petit groupe de bons vivants a choisi de s’attabler dans ce restaurant que j’ai découvert grâce à Frédéric et Myriam Schmitt lors d’un repas mémorable qui a clôturé notre journée de rebouchage de vieux flacons au domaine en 2019.

    Ce restaurant qui propose une cuisine bourgeoise traditionnelle propose une carte des vins exceptionnelle qui où l’amateur éclairé trouvera une belle quantité de pépites viniques provenant des vignobles français.
    Quand j’ai vu la taille et soupesé le poids du livre où étaient répertoriées ces bouteilles, j’ai immédiatement passé la main à ce trio de jeunes professionnels du vin pour qu’ils sélectionnent les flacons qui vont accompagner notre repas dominical.

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    La « Bible » du restaurant Klein

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Côtes du Jura Fleur de Chardonnay 2006 du domaine Labet : nez qui s’ouvre sur des notes de poudre à canon et de grillé avant de délivrer une aromatique complexe sur le citron mûr et les fruits exotiques sur un fond sous-bois/mousseron, bouche large et très concentrée, acidité fondue mais très belle présence saline, finale bien sapide avec un retour persistant sur le citron et le sous-bois.
    Mâcon-Chaintré 2005 du domaine Valette : nez sur les fruits blancs mûrs et le beurre frais sur un fond minéral (pierre, craie) sensible, bouche longiligne, équilibre précis, finale très élégante avec un long sillage minéral.

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    Les deux bouteilles pour l’apéritif…

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    …et pour accompagner le foie gras maison aux épices de « beerawecka ».

    Notre dégustation commence très fort avec deux superbes chardonnays : l’un jurassien tout en puissance et en texture – mais quand même un peu marqué par le millésime – l’autre bourguignon qui joue plus sur la finesse et la subtilité.
    Face à une terrine aux saveurs assez corsées, les deux vins ont bien réagi avec un Côtes du Jura qui a répondu ton sur ton à la force expressive du foie gras et un Mâcon qui a joué l’accompagnement en sourdine mais dont la fraîcheur a réussi à garder la main en finale.

    Pour accompagner un tournedos aux morilles

    Vosne Romanée 1°Cru Clos des Réas 1999 du domaine Michel Gros : nez qui s’ouvre sur des notes de sous-bois et d’humus avant de délivrer une palette florale très raffinée, bouche ample, charnue et solidement charpentée, finale vive et digeste marquée par une belle minéralité.
    Coteaux Champenois Ambonnay Rouge-Cuvée des Grands Côtés 2001 du domaine Egly-Ouriet : nez expressif et charmeur sur l’orange sanguine et la rose fanée sur un fond délicatement épicé, bouche gourmande et fraîche avec un joli volume et un équilibre très fringant, finale sapide et marquée par une minéralité intense.

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    La découverte vinique du jour…

    S’exprimant plus en élégance qu’en puissance, le cru bourguignon, monopole du domaine Gros, a fait très belle impression sans pour autant convaincre pleinement l’ensemble des dégustateurs. La version 2009 dégustée chez l’ami Guy ce printemps m’a semblée d’un niveau bien supérieur.
    Mais il faut dire que face à la cuvée de coteaux champenois de 2001, sublime d’équilibre, de profondeur et d’expressivité, le Vosne 1° cru a eu beaucoup de mal à soutenir la comparaison.
    En termes d’accord, la sauce au vin et au morilles qui nappait très généreusement une pièce de viande bien moelleuse, a « matché » sans difficulté avec ces deux très belles cuvées de pinot noir…c’est classique, facile mais diablement efficace !

    Pour accompagner une assiette de fromages

    Arbois 1999 du domaine Jacques Puffeney : nez typé « Jura » avec des notes de noix et d’épices (safran, cumin), bouche droite et intense, finale vive et très longue, sillage épicé très intense.

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    Ce « classique » pour amateurs du genre m’a surpris par son énergie après plus de 20 ans de garde…pas de doute c’est un grand blanc jurassien.
    En termes d’accord j’avoue avoir un peu boudé l’assiette de fromages – le plat de viande était vraiment copieux – en ma contentant de tester un accord régional traditionnel avec une bouchée de vieux comté…imparable !


    Un dernier vin en guise de dessert

    Gaillac Caprice d’Autan 2004 du domaine Plageoles : nez complexe avec des notes de raisin sec et de miel de sapin sur un fond floral délicat, bouche riche et sapide avec une très belle finale étirée par une acidité assez tranchante et agrémentée d’un long sillage sur les épices douces.

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    Comme je n’avais fait qu’un commentaire très sommaire après mon premier passage à l’hôtel-restaurant Klein, j’ai décidé de m’extraire de temps à temps de l’ambiance festive qui régnait autour de cette tablée pour prendre quelques notes très succinctes qui vont m’aider à rédiger ce petit article que cet établissement de Soulzmatt mérite amplement.

    Le restaurant Klein propose une cuisine traditionnelle présentée dans des assiettes généreuses réalisées avec des produits de très bonne qualité…bref, c’est sans trop de « chichis » mais c’est bon et copieux.
    Bien évidemment, vous l’aurez compris, l’atout majeur de ce restaurant est représenté par sa carte des vins absolument incroyable : des appellations prestigieuses, des domaines réputés, des vieux millésimes et des prix extrêmement sages…bref, si vous aimez les belles quilles, cette adresse gourmande est vraiment incontournable.

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    Les 6 « victimes » du jour.

  • L'Imaginaire à Schiltigheim

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    Même si j’ai déjeuné ou dîné à plusieurs reprises dans ce restaurant situé dans la rue principale du vieux « Schilig », je n’avais encore jamais pris le temps de rédiger un petit compte-rendu sur cette belle adresse gourmande…mais c’est chose faite aujourd’hui, il était temps !

    Formé dans quelques grands noms de la gastronomie française, Pierre Irion propose une cuisine inventive et précise qu’il décline notamment à travers un menu « Inspiration » servi le soir et un menu « Affaires » servi à midi.

    Pour l’apéritif et pour accompagner l’entrée, j’ai choisi un verre de Muscat Expression 2018 du domaine Agapé : un muscat comme je les aime avec une aromatique florale très séduisante et une présence en bouche pleine d’énergie et de fraîcheur.

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    Le muscat du domaine de l’Agapé…

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    …et l’entrée : gambas marinées au nori, vinaigrette-cacahuète et riz à sushi en compression.

    J’ai découvert cette cuvée de muscat lors de ma visite au domaine de l’Agapé en 2018 – c’était sur le millésime 2016 – et j’avais déjà remarqué le joli potentiel gastronomique de ce vin dont la version 2018 a parfaitement fait le « job » à l’apéritif mais également face à cette belle assiette de gambas relevées par une vinaigrette très originale…c’est très bon !

    Pour accompagner le plat de poisson, j’ai suivi les conseils du sommelier qui m’a proposé de découvrir un riesling né dans le vignoble des Côtes du Forez avec cette cuvée de VDF Loyela Blues…2017 du Domaine Verdier-Logel : un vin vif et expressif qui développe un nez ouvert et complexe avec une palette classique pamplemousse/épices sur un fond résine/bois assez sensible. En bouche on y sent une matière charnue et bien tendue et une finale tonique et légèrement tannique qui laisse persister de beaux arômes fruités et épicés.

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    La découverte vinique du jour…

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    …et le plat pour l’accompagner : un dos de julienne, beurre blanc aux têtes de langoustines et fregola sarde à la provençale

    Même si je préfère nettement la version alsacienne de ce cépage, je dois dire que ce vin pour le moins étonnant s’est livré à la dégustation avec une vraie gourmandise tout en révélant son joli potentiel gastronomique face à cette très belle assiette.
    Si sa présence en bouche assez virile a bien contrebalancé la délicatesse de la chair du poisson et la suavité de sa sauce, ce riesling né loin de ses terres d’élection, a beaucoup apprécié la compagnie des légumes qui ont « lissé » et affiné sa finale.
    Belle découverte !

    Comme je l’ai déjà noté en introduction, ce restaurant de Schiltigheim n’est pas vraiment une découverte pour moi mais je pense que la qualité du travail de l’équipe de « L’imaginaire » méritait amplement que je leur accorde une petite place sur mon site parmi ces adresses où il fait bon s’arrêter pour bien manger et bien boire.

    Présentées par un service sympathique et efficace, les assiettes qui sortent de la cuisine de Pierre Irion sont à la fois esthétiques, créatives et techniquement irréprochables.
    Pour répondre à ces mets aux saveurs souvent originales, l’offre des vins au verre est intéressante – 2 ou 3 références par couleur – et permet au dégustateur de rester dans un registre classique comme avec ce très beau muscat de l’Agapé ou de partir en voyage vers des contrées viniques encore peu connues comme avec ce riesling des Côtes du Forez.

    Bref, ce restaurant tenu par un jeune couple qui met tout en œuvre pour nous offrir un joli moment de gourmandise, mérite absolument une petite visite.
    A bon entendeur…

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    La terrasse du restaurant à la fin du service de midi…un petit coin fort sympathique pour se régaler au centre du vieux Schiltigheim

  • La Taverne Alsacienne à Ingersheim - Septembre 2020

    Depuis la fin du confinement, j’ai déjà fait un grand nombre de sorties dans le vignoble alsacien mais je n’avais pas encore eu le temps de faire une étape gourmande dans l’un de mes restaurants préférés…c’est aujourd’hui chose faite avec cet excellent déjeuner à « La Taverne Alsacienne » d’Ingersheim.

    Profitant des derniers moments de calme avant les vendanges, le grand Claude du domaine de l’Oriel est venu en voisin pour partager ce repas avec moi.

    Un petit verre d’Auxerrois Vieilles Vignes 2018 du domaine Adam à Ammerschwir pour nous mettre en condition et c’est parti pour la découverte du menu du marché de la semaine.

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    Un peu de presskopf maison pour nous mettre en appétit

    Malgré un léger manque de tonus, ce vin tout en délicatesse se laisse boire avec une grande facilité…tiens, mon verre est déjà vide !

    Pour la suite du repas Jean-Philippe Guggenbuhl nous invite à découvrir à l’aveugle son vin coup de cœur du moment…

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    Le vin « mystère » servi par Jean-Philippe Guggenbuhl…

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    ...et l’entrée : une terrine de canard maison au foie gras et ses légumes de saison

    La robe est lumineuse, l’aromatique pure et complexe sur les agrumes, les zestes et la pierre mouillée et la bouche remplit la bouche avec un jus ample structuré par une acidité large et centrée et une salinité intense qui donne un petit grain bien salivant à la finale.
    Si l’identification du cépage ne m’a pas posé de gros problème, la nature de son terroir d’origine a suscité plus de questions, une acidité plutôt « sédimentaire » mais une présence minérale qui pourrait évoquer le granit…bref, on attend que le chef nous présente la bouteille pour constater que c’est un Riesling Grand Cru Furstentum 2017 du domaine Paul Blanck.
    J’avais goûté ce vin à l’issue de ma journée de pique-nique au domaine Blanck et il m’avait déjà fait une impression très prometteuse à cette occasion mais j’ai quand même été surpris par la précocité avec laquelle ce Grand Cru révélait son haut niveau qualitatif.

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    Avec la terrine toute en délicatesse et en suavité le vin a fait un mariage très harmonieux au niveau des saveurs mais l’énergie de ce grand riesling de terroir s’est imposée sans concession en fin de bouche.

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    Le filet de sandre sur lit de choucroute nouvelle, sauce riesling et arômes de lard.

    Face à cette assiette généreuse qui a marié des saveurs locales avec une parfaite maîtrise – choucroute – sandre – riesling…un classique indémodable – le Furstentum s’est littéralement transcendé pour réaliser un accord qui restera longtemps dans ma mémoire de dégustateur…sublime !

    Et pour finir en beauté :

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    Le dessert : un vacherin glacé minute.

    Une fois encore, j’ai vécu un joli moment de gourmandise dans cette maison bien connue de tous les fins-becs locaux et qui est plus que jamais à la hauteur de sa réputation avec Jean-Philippe Guggenbuhl qui a laissé son piano entre les mains de son fils Alexandre pour officier en salle et partager avec ses clients son amour pour les grands vins et la bonne chère.

    Une terrine maison parfaite et un filet de sandre mémorable accompagnés par une très grande bouteille alsacienne signée Blanck…que demander de plus à la vie !

    Bravo et merci à la famille Guggenbuhl pour cette constance qualitative qui fait de leur restaurant une adresse incontournable dans notre vignoble.

  • Le restaurant 1er Mets à Annecy

    Pour célébrer comme il se doit la première soirée de mon périple haut-savoyard (et ma première via ferrata de l’année), j’ai choisi de m’offrir un dîner dans un bon restaurant d’Annecy et suite à quelques investigations sur la toile, mon choix s’est porté sur « 1er Mets » une adresse gourmande régulièrement encensée par la presse spécialisée.

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    Un quartier de la vieille ville d’Annecy…tout près du lac.

    Situé dans une petite rue de la vieille ville, cet établissement peut accueillir une vingtaine de convives dans un cadre chaleureux et familial.
    Nicolas Mouroux derrière ses fourneaux et son épouse Gaëlle en salle vous proposent des plats cuisinés avec des produits frais et de saison.

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    L’entrée du restaurant, place Saint Maurice à Annecy…

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    …et la salle qui peut accueillir une vingtaine de convives.

    Pour ce soir, j’ai choisi le « Menu de Saison » en trois temps en commençant bien sûr par une verre de blanc savoyard pour l’apéritif avec une Roussette de Savoie Marestel-Le Verney 2017 du Château de la Mar : un très beau blanc avec une aromatique élégante qui déclines des notes florales et pierreuses sur un fond finement boisé et qui développe un jus équilibré et bien sapide en bouche avec un joli gras et une acidité bien fondue mais dont la présence étire et rafraîchit la finale.

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    Petites gourmandises pour se mettre en condition : des charcuteries locales et un sablé au beaufort…

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    …suivies par une crevette au tempura et son accompagnement aigre-doux

    Cette Roussette de belle facture a eu un peu de mal à tenir tête aux arômes fumés assez prononcés des charcuteries savoyardes mais s’est bien plu en compagnie du sablé au Beaufort qui a réveillé son expressivité aromatique.
    L’accord a été encore plus intéressant avec le tempura de crevette qui a été un partenaire gustatif idéal pour un dialogue de saveurs en parfaite harmonie.

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    La Savoie jusque dans les couverts

    Mon verre de Marestel, n’ayant pas survécu aux deux assiettes apéritives, j’ai décidé d’en reprendre un second pour accompagner la suite de mon repas.

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    Gravlax de féra du lac d’Annecy et salade asiatique.

    Face à ce plat aussi beau que bon, le vin a réalisé un très bel accord régional avec cette féra subtilement parfumée aux épices et aux agrumes qui a fait littéralement « chanter » la roussette
    Avec ses saveurs exotiques, la préparation aux légumes a accompagné le poisson d’une façon originale et agréable mais le vin n’a pas tellement apprécié l’assaisonnement (nuoc mam ou sauce soja…) qui a muselé son expressivité.

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    Poitrine de cochon confite, laque d’épice et garniture de saison.

    Après mon récent déjeuner aux « Funambules » a Strasbourg avec une poitrine de cochon mémorable, j’ai sauté sur cette nouvelle occasion de me faire plaisir avec une préparation que j’affectionne particulièrement…et je n’ai pas été déçu !
    La poitrine fondante laquée avec une préparation haute en saveur et accompagnée par des légumes travaillés de diverses manières m’a fait vivre un joli moment de plaisir papillaire et contrairement à mon attente le vin blanc a très bien réagi face aux saveurs acidulées et épices de cette pièce de viande…il faut croire que la roussette de Savoie a un potentiel gastronomique dont on ne connait pas encore la valeur !

    Et pour finir en beauté :

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    Le dessert : entremet fromage frais citronné, croustillant de spéculos et abricots rôtis au miel.

    J’ai passé un très bon moment dans ce restaurant qui propose une cuisine raffinée et goûteuse présentées des assiettes très esthétiques et assez généreuses.
    Le service est rapide et très avenant, les plats qui constituent les différentes étapes du menu sont savoureux…ma seule réserve sera pour la carte des vins qui propose quelques bouteilles intéressantes – notamment en Bourgogne – mais qui devrait faire une place bien plus importantes à la production régionale. Au cours de mes nombreux périples viniques, j’ai rencontré des vignerons savoyards qui travaillaient remarquablement bien et dont les vins mériteraient de figurer sur la carte d’un établissement de ce niveau…les beaux mariages gustatifs réalisés par cette roussette Marestel sur l’ensemble du menu prouvent que ces vins ont un vrai potentiel gastronomique.

    Ceci dit, le restaurant « 1er Mets » est une adresse que je ne peux que vous recommander et que je vais de ce pas noter dans la liste des « incontournables » de cette région.

  • Le restaurant Utopie à Strasbourg

    Après la lecture d’un article des Dernières Nouvelles d’Alsace relayé par FB, j’ai eu envie de découvrir cette nouvelle adresse gourmande nichée au cœur de la capitale alsacienne à quelques pas du quartier de la Petite France.

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    La petite rue des Dentelles à Strasbourg…

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    …et l’entrée du restaurant « Utopie »

    Située dans une ruelle piétonne « Utopie » est un charmant petit restaurant qui propose une cuisine de saison avec un menu unique préparé « maison » par Tristan Weinling, un jeune chef qui a fait ses « classes » en compagnie de quelques grands noms de la gastronomie française, notamment Pierre Gagnaire et Jean Imbert.
    Dans une salle pouvant accueillir une petite quinzaine de convives et sur la petite terrasse d’été, Camille Besson assure le service des plats et des vins avec une parfaite maîtrise.
    Le soir le menu est proposé en 6 temps et à midi en 3 temps « modulables » en fonction de l’appétit…c’est parti pour les 3 temps de midi !

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    Mon terrain de jeu du jour.

    Pour l’apéritif et pour accompagner l’entrée j’ai choisi un verre de la cuvée Le Veilleur de Nuit 2018 de la Cave de Turckheim : un edelzwicker charmeur à souhait, avec une expression fruitée avenante sur l’abricot mûr et la banane, un équilibre très suave en bouche et une finale bien gourmande quoique un peu trop mollassonne à mon goût.

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    En entrée : un pâté en croûte maison, chou fleur et pickles.

    Même s’il manquait un peu de punch pour bien réveiller les papilles à l’apéritif, le vin a très bien tenu face au pâté en croûte et à son accompagnement : le goût très délicat et la texture souple du pâté en croûte se sont accordés presque ton sur ton avec le côté « friandise » de cet edelzwicker classique mais fort bien travaillé.

    Pour accompagner la suite de mon repas, j'ai choisi de suivre le conseil de Camille Besson qui m'a proposé un Saumur blanc L’ingénue 2018 du domaine des Varinelles : un nez complexe et avenant avec de belles notes de chair de poire et de fleurs des prés sur un fond finement balsamique, une bouche qui présente une chair assez consistante avec un joli gras mais un équilibre très sec et une finale vive, salivante et délicatement boisée.

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    Le plat : truite et courgettes au beurre blanc

    A chaque fois que je déguste un chenin ligérien, je tombe sous le charme de ce cépage incroyable qui fait des merveilles sur ces coteaux des bords Loire et ce n’est pas cette jolie cuvée de Saumur blanc proposée ce jour pour accompagner mon plat principal qui va me faire changer…
    Face à cette assiette aux saveurs estivales, le vin a réalisé un accord quasi parfait : le chenin s'épanouit toujours face à des préparations au poisson comme ce filet de truite cuit à l’unilatérale mais il aujourd'hui il a montré qu'il sait aussi apprécier la compagnie de ces légumes parfumés au basilic qui lui ont donné beaucoup de ressort tout en exaltant ses arômes balsamiques…MIAM !

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    Pour terminer en beauté : une tarte Tatin, caramel et thym citron

    « Utopie » est probablement la dernière en date de ces belles adresses gourmandes dont le réseau s’étoffe de jour en jour dans le centre de Strasbourg encore largement envahi par des restaurants attrape touristes.
    C’est un projet fondé sur l’envie de partager le plaisir des bonnes choses tout en proposant des produits locaux sourcés avec une grande exigence. Bravo !
    Les assiettes sont bien présentées, les cuissons justes et les assaisonnements dosés avec finesse…c’est tout bon !
    La carte des vins est très courte, notamment en Alsace – beaucoup de vins de la Cave de Turckheim et quelques références du domaine Hering – mais on y trouve quelques jolies quilles comme ce saumur blanc qui a parfaitement accompagné mon plat.
    Bref, cet estaminet caché dans la Petite Rue des Dentelles qui propose un menu de midi de belle facture et avec un rapport prix/plaisir très avantageux, mérite vraiment qu’on s’y arrête…à bon entendeur !

  • Le restaurant Au Moulin de La Wantzenau

    Pour cette première sortie post-confinement dans un restaurant, ma mère a eu envie de s’attabler dans cet établissement qui symbolise depuis de longues années cette belle tradition gastronomique qui fait la fierté de La Wantzenau…le village où j’ai grandi et où le club AOC organise ses sessions de dégustation.

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    A midi, le restaurant « Au Moulin » propose notamment une formule de menu baptisée « La table du meunier » servi en trois temps avec entrée-plat-dessert.

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    La grande salle du restaurant avec une vue sur la terrasse

    Pour accompagner les petites gourmandises apéritives et l’entrée j’ai choisi un verre de muscat d’Alsace 2018 du domaine Blanck : un vin charmeur avec une expression aromatique classique sur les fleurs et le raisin frais, en bouche le jus est vif avec un joli gras et la finale tonique et salivante à souhait réveille les papilles.

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    Le velouté froid aux petits pois et à la menthe, la mousse de carottes aux épices et le pain au lard maison servis avec l’apéritif ont accompagné le vin avec facilité.
    Le muscat a beaucoup aimé les saveurs douces et végétales des préparations aux légumes. La bouchée de pain au lard a joué sur un registre plus classique pour réaliser un accord qui sentait bon l’Alsace.

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    L’entrée : une salade aux herbes et légumes tièdes, gambas et magret de canard laqués

    Cette salade généreuse qui marie des goûts et des textures avec élégance et douceur, a offert au muscat une nouvelle opportunité pour montre sa belle polyvalence gastronomique. MIAM !

    Pour le plat principal nous choisissons de goûter la Quenelle de Brochet à l’Oseille et parmi les vins proposés par une sommelière passionnée qui connaît son sujet, je choisis un verre de Saint Romain 2017 du domaine Christophe Buisson : nez d’une grande finesse avec des notes de fruits blancs soutenues par une touche boisée/épicée délicate, bouche droite avec une gras élégant, finale fraîche avec un retour agréable sur les épices.

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    La photo prise avec mon téléphone (appareil photo oublié) n’étant pas présentable, vous ne verrez donc pas cette assiette généreuse avec deux belles quenelles baignant dans une sauce à l’oseille légèrement acidulée...et qui s’est remarquablement bien mariée avec ce joli chardonnay de la Côte de Beaune…une quenelle de poisson de rivière et un bourgogne blanc, c’est un coupe très classique mais également l’assurance d’une belle harmonie gustative.

    Et comme j’ai raté la photo du plat, je vous propose celle du dessert…

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    L’assiette de dessert : un dôme cassis et un sorbet au poivre de timut

    C’est au restaurant « Au Moulin » que nous avons pris l’habitude de célébrer un grand nombre d’évènements familiaux – le dernier pour les 90 ans de ma mère ayant été reporté pour cause de pandémie – et c’est là aussi que le club AOC a fait une soirée dégustation en 2017.
    Bref c’est une table que je fréquente assez régulièrement mais je n’avais encore jamais testé la « Table du Meunier » jusqu’à aujourd’hui et je dois dire que cette formule m’a particulièrement séduit : un cadre magnifique, un service rapide et précis, des plats généreux et goûtus, une très belle offre vinique au verre et en bouteille, présentée par une sommelière enthousiaste (il faut savoir que Philippe le patron est également un grand amateur de vin) et le tout proposé à un prix vraiment accessible…Bravo !

  • Le restaurant de la Gare à Guewenheim-2020

    Après une matinée passée à crapahuter sur le coteau du Rangen, j’ai eu envie de célébrer comme il se doit la réouverture des restaurants alsaciens en allant déjeuner au restaurant de la Gare à Guewenheim, une adresse que j’avais découvert l’année passée en compagnie de quelques amis amoureux du vin et de la bonne chère.

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    Le restaurant en juin 2020

    La carte des mets est assez courte mais l’offre gastronomique alléchante à souhait et la carte des vins toujours aussi impressionnante…une encyclopédie !

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    Mon terrain de jeu du jour : une véranda sobre et lumineuse

    Pour accompagner les petites gourmandises apéritives j’ai choisi un verre de pinot gris Grand Cru Steinert 2010 du domaine Rieflé : un vin brillant avec une expression aromatique très raffinée, un jus concentré avec un joli gras mais un équilibre qui reste bien vif jusqu’à la finale marquée par une salinité intense.

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    Le pinot gris Steinert 2010 du domaine Rieflé...
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    …accompagné par une tartine guacamole-sardine et une bisque de crustacés.

    Ce pinot gris tendu par cette présence acide qu’on retrouve toujours sur les 2010 en Alsace, s’est facilement accordé avec la douceur des effluves marins de la bisque alors que la tartine a réussi à mettre en évidence son côté salin et légèrement tannique mais la finale reste sous l’emprise pimentée du guacamole.

    Mon déjeuner se composera d’une salade multicolore aux gambas suivie par une assiette de saint jacques poêles et pour accompagner le tout j’ai suivi les conseils de la sommelière en optant pour une demi-bouteille de vin d’Alsace produite par la maison Schlumberger de Guebwiller.

    Riesling Grand Cru Saering 2017 : un nez discret avec une palette florale très agréable sur le tilleul et l’aubépine, une attaque ne bouche toute en fraîcheur et en légèreté, une matière qui prend progressivement du volume, une finale droite et assez puissante qui stimule les papilles en laissant persister un beau sillage zesté et poivré.

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    La salade multicolore aux gambas

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    Les saint-jacques poêlées et son rizotto crémeux

    Avec son côté réservé mais très élégant ce riesling qui affiche un caractère gastronomique évident n’a eu aucune difficulté à s’accorder avec ces deux plats : les gambas et la vinaigrette très douce de la salade a donné de l’intensité à l’expression aromatique du vin (zeste et poivre) alors que la suavité de l’assiette saint-jacques et rizotto a permis au vin de s’épanouir en bouche avant de proposer une finale marquée par de jolis amers et des notes végétales et épicées très agréables.

    Mon second passage au « Restaurant de la Gare » de Guewenheim confirme la très bonne impression laissée par ma première visite : l’accueil est très sympathique, la cuisine goûteuse et généreuse et la carte des vins toujours aussi somptueuse même si l’offre vinique en demi-bouteilles relativement limitée a de quoi frustrer un « lonesome wineboys » comme moi.
    Donc petit conseil : si vous voulez profiter de cette carte des vins, venez à plusieurs…et faites sauter les bouchons !

  • La Villa Lalique à Wingen-sur-Moder - Edition 2020

    Après un premier déjeuner mémorable dans cette maison doublement étoilé située dans un petit village du nord de l’Alsace – c’était au printemps 2019 – j’ai profité d’une journée de vacances pour reconduire cette magnifique expérience gustative…y a pas de mal à se faire du bien, non !

    Hoppla, c’est parti pour nouvelle escapade gourmande à la Villa Lalique.

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    La Villa Lalique en février 2020

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    L’entrée du restaurant

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    Mon « terrain de jeu » du jour…

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    …avec la vue sur une salle toujours aussi  accueillante…

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    …ainsi que sur le bar et les cuisines.

    Pour l’apéritif, le sommelier Hervé Schmitt, me propose un verre de Muscat 2017 du domaine Schoenheitz : un nez délicat avec une très belle palette florale, une bouche juteuse et gourmande avec un équilibre vif, stimulé par un léger CO2 – un alsacien dirait « spritzig » – et une finale tonique avec de beaux amers salivants.

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    L’éveil des papilles est assuré par trois petites bouchées apéritives sous forme de clin d’œil à certaines spécialités alsaciennes…

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    …suivi par un œuf parfait « Tozasu »…version argentée.

    Produit par ce domaine de Wihr-au-Val – village natal du sommelier Romain Iltis – ce muscat bien aromatique et particulièrement fringant a trouvé des partenaires de choix sur la première assiette notamment avec la bouchée au Picon ou la préparation au hareng fumé.
    L’œuf parfait (toujours aussi parfait) stimulé par une fine pointe vinaigrée et sa mouillette aux arômes complexes ont permis à ce vin de révéler l’étendue de son potentiel gastronomique.

    Comme lors de ma première visite je décide de laisser le sommelier choisir les 3 verres de vin qui vont s’accorder le mieux avec les différentes assiettes proposées dans le menu « Signature » du chef Jean-Georges Klein.

    Pour accompagner les premiers plats, Hervé Schmitt me sert un verre de Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten-Cuvée Henriette 2017 du domaine Mochel : un riesling ample et consistant, tenu par une structure acide/minérale bien solide, une finale profondément saline qui laisse persister de beaux arômes zestés et poivrés…une cuvée qui confirme tout le potentiel entrevu lors d’une première dégustation d’un échantillon prélevé sur cuve en 2018 (c’était au salon des vins de Molsheim).

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    La déclinaison de jeunes betteraves rouges…3 préparations toujours aussi surprenantes !

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    Le cocktail de caviar Gold, mousse Dashi, râpée de Poutargue

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    Découpe de noix de Saint Jacques et algues, variation autour des salsifis et Shimeji…

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    …et une version « dim sum » de la saint jacques.

    Ce riesling qui s’exprime avec une classe absolue tout en montrant une réelle puissance, a relevé sans faillir la série de défis gustatifs proposés par les 3 assiettes suivantes.
    Face aux déclinaisons à base de betterave, le vin s’est un peu tendu au contact de la mousse au foie gras mais a bien apprécié les saveurs citronnées, terreuses et épicées des deux autres préparations qui ont permis à ce grand riesling de montrer toute sa force expressive.
    Les arômes salins et iodés de la chair de poisson crue et des grains de caviar se sont parfaitement harmonisés avec ce vin visiblement très à l’aise face à des effluves marins. Le riesling est resté maître de la finale en laissant persister un léger grain tannique et une belle fraîcheur citronnée et mentholée.
    Avec se textures fondantes et ses saveurs d’une grande subtilité, le plat à base de saint jacques crues a été une vraie caresse pour les papilles tout en permettant au vin de développer son côté épicé. MIAM !!!

    Pour la suite du repas ce sera un verre de Saumur Clos du Moulin 2017 du domaine Thierry Germain : un chenin racé, ample et généreux avec une aromatique bien complexe au nez comme en bouche et une finale minérale et salivant qui laisse persister de belles notes fruitées et racinaires.

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    Rutabaga rôti dans tous ses états, « dampfnudel » et huile de cameline

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    Solette poêlée, noisette, espuma de pomme de terre, vinaigrette aux bourgeons de
    sapin

    Ce beau chenin ligérien encore très jeune mais déjà très bien en place, a pu jouer en terrain conquis face à cette préparation raffinée qui met en valeur un légume oublié…une ambiance végétale qui répond ton sur ton au vin qui trouve là un partenaire de premier choix pour réaliser un accord parfait ?
    Avec l’assiette consacrée à la solette cuite à la perfection – une chair à la fois ferme et fondante – stimulées par une vinaigrette délicatement acidulée, le vin s’est fait plus caressant en libérant des arômes boisés et vanilles d’une grande finesse.

    Pour accompagner le plat de viande, le sommelier m’invite à partir en Italie pour découvrir un vin rouge toscan, I.G.T. Toscana Eneo 2013 du domaine Montepeloso : une expression aromatique assez sombre mais particulièrement raffinée, notes de fruits noirs (mûre, cassis), de réglisse et de graphite sur un fond légèrement végétal, une attaque en bouche assez douce, un jus concentré, des tanins bien mûrs et une finale très tonique avec un sillage épicé et réglissé.

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    Dos de chevreuil, betterave et mûres en rosace, calisson de chou pointu, jus réduit à l’Infusion de citron fermenté

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    Le cappuccino de pommes de terre et truffe noire : le plat « signature » du chef

    Ceux qui me suivent en peu dans mes aventures de dégustateur amateur savent que je ne suis pas très réceptif aux charmes des rouges transalpins mais ce vin tout en puissance mais d’une parfaite accessibilité, m’a fait une très belle impression aujourd’hui…d’autant plus qu’il a pu s’épanouir en compagnie de 2 plats exceptionnels.
    La pièce de gibier fondante nappée d’une sauce corsée et finement acidulée et le calisson végétal qui apporte une fine touche d’amertume à l’ensemble, ont interprété une vraie symphonie gustative avec le vin : si les touches fruitées du plat ont réveillé un peu les arômes végétaux du vin, l’accord en bouche fut vraiment parfait avec des saveurs et des textures qui ont joué à l’unisson…un grand moment !
    Avec sa purée aérienne enrichie par des éclats de truffe gouteux et croquants, le plat « signature » de la maison a stimulé l’expression fruitée du vin tout en créant une belle harmonie aromatique en bouche.

    Pour la fin du repas, il n’y a pas eu de vin – 4 jolis verres…ça suffit – mais deux très belles propositions de dessert :

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    L’instant douceur autour du citron de Meyer : un dessert très frais et raffiné qui associe les arômes subtils de ce citron originaire de Chine et l’estragon

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    La signature sucrée : la fameuse crêpe Suzette revisitée avec des arômes de mandarine purs et intenses qui me rappellent les Noëls de ma jeunesse…MIAM !

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    Un café signé et une belle série de mignardises pour bien terminer ce magnifique repas.


    Comme je m’y attendais, cette nouvelle visite gourmande dans ce très beau restaurant a tenu ses promesses : j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver certains plats qui m’avaient déjà ébloui l’année passée et j’ai été heureux de découvrir quelques nouvelles créations gastronomiques du chef Jean-Georges Klein, toujours aussi inspiré et remarquablement précis dans la gestion de l’équilibre des saveurs et des textures…bravo l’artiste !

    Face à une carte des vins toujours aussi spectaculaire (2500 références), j’ai une fois encore laissé la main au sommelier qui m’a servi 4 verres choisis avec beaucoup d’à propos et présentés avec précision et enthousiasme.

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    Le sous-sol du restaurant…

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    …décoré et meublé par des créations de la cristallerie Lalique.

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    La cave de la Villa Lalique où j’ai eu le plaisir de croiser Romain Iltis qui travaillait sur la conception d’une carte des vins pour le futur restaurant du groupe, qui va ouvrir en Ecosse.

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    L'espace dédié aux vins rouges climatisé à 12°

    Bref, je me suis régalé avec des plats remarquables et des propositions d’accords vins/mets irréprochables servis dans un très bel endroit par une équipe de salle attentionnée et efficace…que dire de plus !
    Bravo et merci à tous ceux qui travaillent dans ce lieu dédié au bon vivre et à la haute gastronomie

  • La Fabrique à Schiltigheim - 2020

     

    Ce restaurant qui a ouvert ses portes fin 2016 est situé dans le centre de Schiltigheim, une ville où les belles tables sont légion…d’ailleurs, je compte bien en « tester » une partie dans les prochains temps.
    Formé dans des établissements réputés – notamment le « Buehrehiesel » ou la « Maison Pic » – Xavier Jarry propose une cuisine précise et inventive servie par Anouk Bonnet qui gère cette salle d’une quarantaine de couverts avec un grand professionnalisme.

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    L’entrée du restaurant « La Fabrique » avec son magnifique lampadaire en fer forgé

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    Ambiance épurée et chaleureuse à l’intérieur


    Mon menu du déjeuner :

     
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    Une petite mise en bouche pour commencer : des feuilles de riz garnies avec un crémeux choux fleur et harengs

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    L’entrée : œuf parfait, épinards, gingembre et maïs.

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    Le plat principal : magret de canard, pommes de terre ratte et légumes de saison.

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    Le dessert : pomme, poire, châtaigne confite, sablé breton, poivre et chantilly au citron vert

    Malgré un libellé un peu minimaliste, les plats proposés par Xavier Jarry sont remarquablement constitués avec des compositions de saveurs originales mais toujours harmonieuses et des jeux de textures qui stimulent les papilles.
    La carte des vins est assez courte (une cinquantaine de références) mais très intéressante avec quelques noms alsaciens que j’apprécie particulièrement (Emile Beyer et Guillaume Mochel notamment) et une belle offre de vins au verre (4 bulles, 5 blancs et 5 rouges).

    Pour l’apéritif et l’accompagnement de mon premier plat j’ai choisi un verre de Riesling Tradition 2016 du domaine Emile Beyer : un vin franc, droit avec une belle expression zestée et minérale.
    Le vin laisse deviner son joli potentiel gastronomique dès la rencontre avec les deux bouchées apéritives aux saveurs bien typées avant de se révéler pleinement face à l’entrée toute en douceur et en onctuosité.
    J’ai même osé confronter ce vin à une petite tartine de pain de campagne tartinée avec du beurre infusé aux baies roses…et il a tenu sa place avec facilité.

    Pour le magret, j’ai laissé le choix à la maîtresse des lieux qui m’a proposé un Morgon 2017 du domaine des Nuges : un vin ouvert et expressif avec une palette sur la cerise noire, la pivoine et le noyau et une matière dense, charpentée et finement tannique.
    L’association avec le plat a donné lieu à une jolie rencontre puisque les saveurs du magret ont donné de l’intensité aux arômes fruités du vin alors que les légumes et la sauce ont réussi à lisser sa structure…belle réussite.

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    Le morgon 2017 du domaine des Nuges


    « La Fabrique » propose une cuisine raffinée dans un cadre très agréable et sert à l’heure du déjeuner, un « menu affaire » tout à fait remarquable.

    Le soir le menu est proposé en 3 ou en 5 étapes (entrée-poisson-viande-fromage-dessert) avec un forfait vin de 3 verres.
    Vous trouverez des informations plus détaillées sur le site du restaurant.

    Bref, voilà une première visite dans un restaurant « schilikois » qui a tenu ses promesses : cette « Fabrique » est une adresse gourmande hautement recommandable.

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  • Le Maufoux à Beaune - 2019

    Après 3 repas successifs dans des restaurants, j’avais décidé de faire « maigre » pour la dernière journée de mon pèlerinage en Bourgogne mais lorsque Patrick Essa m’a proposé de l’accompagner à Beaune pour un déjeuner en compagnie de son épouse et Thomas Noël, le caviste avec qui j’ai partagé ma dégustation au domaine Buisson-Charles, j’ai vite oublié ma bonne résolution du matin…direction « Le Maufoux » pour un joli moment de convivialité et de gourmandise.

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    La salle de restaurant du Maufoux et la cuisine en « open space »

    Mon menu du jour :

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    Les escargots qui grésillent sous les herbes aromatiques...

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    …et une cassolette d’œufs meurette largement recouverts d’une râpée de champignons d’automne.

    Si la carte des mets est assez courte – 3 entrées, 3 plats et 3 desserts – la carte des vins est hallucinante...je ne vais pas la décrire en détail mais si vous êtes curieux rendez vous sur le site du restaurant (CLIC)…et vous verrez que je n’exagère pas !

    Le premier vin choisi par Thomas Noël est un Chassagne Montrachet 1° Cru Les Chaumées 2016 de Caroline Morey : un nez expressif sur les fruits blancs, le tilleul sur un fond boisé assez présent, matière ample avec un gras sensible, finale riche avec un sillage épicé/vanillé.
    Le second vin choisi par Patrick Essa est un Châteauneuf du Pape Clos des Papes 2016 : un fruité pur et complexe au nez, une bouche opulente mais tenue par une structure acide tannique très solide, finale puissante mais parfaitement digeste.

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    « Le Maufoux » qui se présente comme « le p’tit bistrot du Soufflot » propose une cuisine joliment teinté de tradition bourguignonne que les convives sont invités à déguster en compagnie d’une bouteille choisie sur une très belle carte de vins constituée avec la complicité du sommelier du Soufflot.
    Des assiettes généreuses et goûteuses et une remarquable collection de flacons proposés à des prix ultra-raisonnables…voilà une adresse incontournable pour tout œnophile de passage en Bourgogne.
    Mille mercis à Kate et Patrick de m’avoir invité à découvrir cette jolie table

  • Le Bistrot à Chalon sur Saône - 2019

    Après un premier dîner très réussi en 2018, j’ai eu envie de revenir passer une soirée dans ce restaurant situé sur l’île Saint Laurent de Chalon sur Saône…rien de tel qu’une belle table pour terminer en beauté une journée dans le vignoble bourguignon !

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    La Sâone et Chalon la nuit…

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    …et la rue de Strasbourg où on trouve quelques belles tables…

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    …comme ce joli « Bistrot » que je retrouve avec grand plaisir cette année. 

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    Je ne sais pas pourquoi je me sens un peu chez moi ici !

    Mon menu du soir :

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    Une petite assiette d’amuse-bouche pour commencer.

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    Une mousse onctueuse de pommes de terre Bintje à l’huile d’olive avec un foie gras poêlé et des cèpes du Morvan.

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    Dos de cabillaud et escargots fermiers d’Ouroux sur Saône, jeune poireau d’hiver et beurre vert à l’échalote et aux herbes potagères.

    Pour accompagner mon menu j’ai choisi une demie de Pouilly Fuissé Sur la Roche 2016 du domaine Jacques Saumaize : un vin dont j’ai pu déguster la version 2017 au « Salon des Artisans Vignerons de Bourgogne Sud » et dont j’avais bien envie de tester le potentiel gastronomique.

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    Dégusté à l’apéritif, le vin révèle un nez séduisant avec un fruité frais (citron, pomelo) et de fines nuances boisées. En bouche le jus est ample avec un gras qualitatif et une arête acide assez solide. La finale est vive et sapide avec un sillage fruité pur relevé par de discrètes nuances mentholées.

    Le premier plat tout en douceur et en suavité a réussi un mariage parfaitement harmonieux avec le vin : les saveurs caramélisées du foie gras et son accompagnement aux arômes forestiers se sont accordés de façon très naturelle avec le gras et les nuances finement boisées de ce Pouilly Fuissé. En finale c’est le vin qui est resté le maître grâce à ses notes mentholées et minérales qui ont apporté une belle fraîcheur en laissant le palais frais et dispos pour la suite…

    Comme l’année dernière, j’ai été impressionné par la perfection avec laquelle ce chef arrive à maîtriser la cuisson des légumes...de vraies petites friandises goûteuses et croquantes !
    L’association très originale entre poisson et gastéropode, accompagnée avec une belle harmonie par des aromates m’a offert un joli concert de saveurs mais si le vin a particulièrement apprécié la relation avec les légumes et les escargots, il n’a pas trop bien réagi face au cabillaud…en tous cas pour ce qui me concerne parce que je n’aime vraiment pas ces effluves iodés qui envahissent la bouche lorsqu’un poisson de mer rencontre un chardonnay bourguignon !

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    Mousse soufflée au chocolat de Tanzanie 75% cacao et crème glacée à la vanille et au poivre de cassis.

    Cette seconde visite au « Le Bistrot » de Chalon sur Saône a confirmé mes impressions de l’année passée : c’est de la très belle cuisine présentée avec élégance et qui marie des saveurs et des textures avec beaucoup de subtilité. Le service est attentionné et la carte des vins toujours aussi conséquente propose une jolie série de crus bourguignons proposés à des prix très raisonnables.
    Voilà un restaurant qui a gagné sa place dans la « short list » de mes adresses gourmandes incontournables en Bourgogn
    e.

  • La Robe Rouge à Villié-Morgon

    Cette adresse qui nous a été soufflée par Cédric Lecareux lors de notre visite au domaine des Capréoles se trouve au milieu des vignes dans une maison rénovée et réaménagée cette année par Michel Guignier, un vigneron établi à Villié-Morgon depuis 1989.

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    Le restaurant « La Robe Rouge »

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    La célèbre côte du Py vue de la terrasse du restaurant

    .Au niveau inférieur se trouve le caveau de dégustation et de vente des vins du domaine Guignier et à l’étage, une salle de restaurant élégante et lumineuse permet d’accueillir une vingtaine de convives.

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    L’intérieur du restaurant…

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    …et sa terrasse qui offre une vue imprenable sur le vignoble de Morgon…mais pour en profiter  il faudra attendre l’arrivée des beaux jours !

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    Une jolie table !

    Ce restaurant tenu par les enfants de Michel Guignier – Thomas en cuisine et Pernelle en salle – propose une carte bistronomique avec quelques spécialités culinaires locales mais également des planchettes de charcuteries et de fromages.

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    Ma planchette charcuteries et fromages…

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    …et le morgon 2016 du domaine Guignier.

    Le morgon du domaine Guignier, séduisant et gouleyant à souhait, a réalisé un accord aux accents « canailles » avec une planchette ultra-généreuse garnie de délicieuses spécialités locales. C’est simple, gourmand et efficace…j’adore !

    Situé à proximité d’un grand nombre de belles adresses viniques du Beaujolais, ce restaurant accueille sa clientèle dans un cadre très agréable tout en lui proposant une jolie carte où on trouve des plats préparés minute par un jeune chef formé auprès de quelques grands noms de la gastronomie européenne.

    Notre emploi du temps un peu serré nous a fait opter pour une planchette – excellente au demeurant – mais je compte bien revenir m’attabler à La Robe Rouge pour tester la cuisine de Thomas Guignier…rendez-vous en 2020 !

  • Le Château des Poccards à Hurigny

    Suivant les conseils de Jean-Guillaume Bret que nous avons rencontré lors du « Salon des Artisans Vignerons de Bourgogne sud », nous nous sommes retrouvés dans ce restaurant situé au rez-de-chaussée d’une grande demeure bourgeoise de style florentin.

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    Le château des Poccards (photo piquée sur le site du restaurant)

    La salle du restaurant peut accueillir une vingtaine de convives qui vont pouvoir se régaler avec les plats préparés par Davide Pesenti, un jeune chef d’origine italienne formé auprès de quelques grands noms de la gastronomie française.

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    La salle du restaurant.

    Mon menu du soir :

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    Un petit plateau d’amuse-bouche pour commencer.

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    Les tagliatelles maison et son ragoût d’escargots de Bourgogne « della nonna »

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    La pièce de veau cuite à basse température aux champignons d’automne et jus aux cèpes

    La carte des vins propose un choix élargi de références locales soigneusement sélectionnées par Marion Chaudet.
    Pour accompagner notre menu nous suivons les conseils de la maîtresse des lieux en optant pour une bouteille de Mâcon-Cruzille Aragonite 2015 du Clos des Vignes du Mayne, un vin dont nous avons pu goûter la version 2017 cet après-midi.

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    Dégusté à l’apéritif, le vin révèle un nez pur et racé avec une palette citronnée et crayeuse. En bouche le vin s’étire pour présenter une silhouette longiligne et ciselée et proposer une finale marquée par une belle salinité.

    Avec des tagliatelles et des escargots rafraîchis et condimentés par une préparation aux agrumes et aux herbes aromatiques, le premier plat a résonné en parfaite harmonie gustative face aux arômes citronnée et salins du vin...une fraîcheur exquise pour un très bel accord !

    L’accord entre le vin et cette viande de veau fondante avec son accompagnement de champignons s’est parfaitement réalisé : les saveurs forestières du plat ont réveillé les arômes fruités du vin et la douceur de la viande a donné un soyeux très agréable à sa texture…un mariage gourmand et sensuel. MIAM !

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    Une gourmandise pour finir : une poire pochée avec un sorbet au thym et un crumble à la noisette du Piémont.

    Avec ses créations culinaires qui associent les cultures gastronomiques française et italienne, le jeune chef du Château des Poccards nous a proposé un menu de très haute tenue et nous a permis de terminer la première journée de mon pèlerinage en Burgondie par un très beau moment de gourmandise.
    Dans une salle aux dimensions modestes (20 couverts) mais décorée avec beaucoup de goût, Marion nous a présenté les superbes assiettes préparées par Davide Pesenti tout en nous prodiguant de précieux conseils pour nous guider dans le choix du vin qui a accompagné notre repas.
    Un cadre agréable, une cuisine de grande qualité, un service efficace et souriant, une belle carte des vins qui fait une large place aux vignerons du mâconnais…voilà une table qui va faire son entrée immédiate dans la liste des étapes gastronomiques incontournables de cette région.

  • Le château du Hochberg à Wingen sur Moder


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    Le château construit au XIX° siècle abrite un hôtel et un restaurant.

    Situé dans un magnifique parc juste en face du Musée Lalique, le restaurant du Château du Hochberg sert une cuisine raffinée mais accessible qu’on déguste dans un cadre chic et accueillant.

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    Notre table du jour

    Pour le déjeuner de cette semaine le chef Arnaud Barberis nous propose un menu du jour en 3 temps :

     
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    Entrée : sur une fine pissaladière, légumes confits, cuits et crus, tataki de thon et anchois, pesto en vinaigrette.

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    Plat : la pièce de veau en cuisson douce, polenta crémeuse regonflée au gran padano, girolles, légumes du moment et jus crémé

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    Dessert : l’entremet caramel et vanille, feuillantine croustillante, sorbet pomelos

    Elaborée grâce aux conseils de Romain Iltis – le sommelier qui officie au restaurant doublement étoilé de La Villa Lalique – la carte des vins comporte une très belle série de références qu’on pourra déguster au verre ou en bouteille (et qu’on peut même acheter à emporter au prix caviste).

    Comme je dois reprendre la route après ce déjeuner, je vais me contenter de choisir un verre de blanc pour l’apéritif et l’entrée et un verre de rouge pour accompagner le plat :

    Riesling Thalberg 2016 – R. Schmitt à Bergbieten : un riesling riche et gourmand à souhait avec un fond salin/minéral qui donne une belle énergie à l’ensemble.
    Parfait à l’apéritif – un véritable stimulateur papillaire – ce vin a bien répondu aux arômes complexes et résolument sudistes du plat mais son expression minérale rendue plus saillante lui a donné un caractère un peu moins séduisant.

    Crozes Hermitage Fées des Champs 2017 – C. Curtat à Tournon : un crozes à la fois opulent et tonique – qui n’est pas sans rappeler le style Combier – qui a réalisé un accord ton sur ton avec une préparation toute en finesse et en douceur...une véritable caresse pour les papilles !

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    Située dans cette cité des Vosges du Nord - comme la table étoilée de la Villa Lalique – le château du Hochberg n’est pas vraiment proche de la route des vins d’Alsace mais l’œnophile pourra toujours se consoler en visitant le superbe musée Lalique où il trouvera une belle collection de verres en cristal, avant de profiter de la qualité remarquable des plats et des vins servis dans ce restaurant.
    Le cadre est superbe, les assiettes sont dressées avec élégance et le service est rapide, efficace et souriant.
    L’entrée m’a séduit par ses saveurs complexes mais parfaitement équilibrées et le plat de viande était sublime avec une viande de veau qui fondait littéralement en bouche.
    Le repas s’est conclu par un dessert très classieux…tout à fait dans la ligne d’excellence des mets qui l’ont précédé.

    Avec des menus à 34 euros (pour 3 plats) ou à 46 euros (pour 4 plats), une formule midi « offerte » à 22 euros et une carte des vins composée par le meilleur sommelier de France, qui nous invite à découvrir de belles références proposées  au verre à partir de 6 euros, le restaurant du château du Hochberg va prendre une place de choix sur mon podium des meilleurs rapports Q/P de notre région. MIAMMMMM !!!

  • Le restaurant de la Gare à Guewenheim

    Avec sa carte des vins qui compte près de 2000 références, ce restaurant situé dans un village du Sundgau bien décroché de la Route du Vin d’Alsace (à 10 km environ au sud de Thann) est une adresse incontournable pour tout amateur de belles bouteilles. D’ailleurs ce sont 2 couples de vignerons bien connus – Valérie et Christian Beyer et Myriam et Frédéric Schmitt – qui nous ont proposé de les accompagner pour un déjeuner dominical savamment arrosé.

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    Le restaurant et sa véranda

    La carte des mets est assez courte et propose quelques spécialités locales ainsi que 2 menus en 3 temps.
    Pour moi ce sera : carpaccio de saint jacques à l’huile de truffe, côte de veau de lait aux légumes printaniers et tiramisu fraise-rhubarbe.

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    La côte de veau aux légumes.

    La carte des vins est effectivement fidèle à sa réputation avec une offre vinique absolument faramineuse : à titre d’exemple, les pages consacrées aux rieslings alsaciens comportent plus de 100 références…et avec tous les grands noms de la région bien entendu.
    Un peu submergé par ce foisonnement de grandes étiquettes, je me débine en laissant aux vignerons (qui connaissent bien l’endroit, évidemment) et à l’ami Stéphane le soin de choisir de quoi arroser notre repas.
    Comme c’est dimanche…pas envie de trop travailler donc pas de notes mais juste quelques impressions retranscrites de mémoire :

    Muscat Grand Cru Saering 2012 – Dirler-Cadé à Bergholz : un nez agréable, notes de raisin sec sur un fond assez évolué, une bouche élégante et suave, une finale un peu fatiguée…plus méditatif que festif, ce muscat manquait un peu de tonus pour être vraiment « apéritif ».
    Chablis Grand Cru Les Clos 2008 – Dauvissat à Chablis : un nez classique, floral et iodé, une bouche vive et saline et une finale pleine de force minérale…voilà un grand chablis qui n’a pas trop bien supporté l’assaisonnement du carpaccio mais que j’ai beaucoup apprécié.
    Côte Rôtie La Barbarine 2012 – Gangloff à Condrieu : un nez sublime de complexité, un jus concentré et gourmand, une texture caressante et un équilibre juste parfait…ce Côte Rôtie absolument magnifique est surement l’une des plus belles bouteilles de rouge que j’ai rencontré ces dernières années. WAOUHHHH !

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    Sauternes Grand Cru Classé Château Rieussec 1986 – Fargues : un nez intense, mûr et épicé, une liqueur complexe et bien digeste en bouche…voilà une bouteille qui nous rappelle qu’un grand sauternes à son optimum de maturité est un pur régal.

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    « Le Restaurant de la Gare » de Guewenheim est une table que tout œnophile doit connaître : la carte des vins qui est réputée comme étant l’une des plus belles de France, nous propose des bouteilles signées par les plus grands noms de chaque région viticole à des prix vraiment très abordables.

    L’accueil y est chaleureux et la cuisine généreuse et goûteuse…bref toutes les conditions sont réunies pour que les amateurs de bonne chère et de grands vins puissent vivre un moment de pur plaisir.

    Merci à nos amis vignerons de nous avoir suggéré cette adresse…on y retourne quand ?

  • Un déjeuner à la Villa Lalique à Wingen sur Moder


    Pour m’aider à surmonter le traumatisme du passage dans le monde du 3° âge mes amis du club AOC, ont eu la très bonne idée de m’offrir un joli chèque-cadeau à dépenser dans ce restaurant alsacien doublement étoilé situé dans le nord de l’Alsace.
    Hoppla, c’est parti pour une belle escapade gourmande à la Villa Lalique.

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    La Villa Lalique, dans son cadre bucolique à la sortie du village de Wingen sur Moder

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    La Villa vue du parking et l’entrée du restaurant

    La grande salle du restaurant est lumineuse et accueillante, le personnel ultra-professionnel est aux petits soins et ma table dressée à la perfection m’attend près d’une grande baie vitrée qui donne sur la forêt...je sens que je vais passer un très bon moment !

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    Mon « terrain de jeu » du jour…

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    …avec la vue sur une salle lumineuse et accueillante.

    Pour l’apéritif, le sommelier Romain Iltis, me propose un verre de Muscat Les Princes Abbés 2017 du domaine Schlumberger : un nez floral très épanoui et séduisant en diable, un jus frais et croquant en bouche avec une petite richesse bien agréable mais vite compensé par une finale tonique et appétente.

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    Quelques petites bouchées apéritives sous forme de clin d’œil à certaines spécialités alsaciennes…

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    …et un œuf parfait « Tozasu » pour accompagner le verre de muscat d’Alsace.

    Avec son expression ouverte et charmeuse et sa petite rondeur confortable en milieu de bouche, le muscat du domaine Schlumberger s’impose avec évidence dans sa fonction d’éveil papillaire tout en ouvrant également des perspectives d’accords gastronomiques plus larges face à cet œuf parfait vraiment parfait et sa mouillette aux saveurs complexes et originales.


    Comme le menu « Signature » de la Villa Lalique compte une dizaine de plats et que je n’ai pas de chauffeur à disposition pour cette journée, je vais laisser le sommelier choisir les 3 verres de vins qui vont s’accorder le mieux avec les différentes créations gustatives du chef.

    Pour accompagner les premiers plats, Romain Iltis me propose un verre de Riesling Grand Cru Rosacker 2016 du domaine Mader : un riesling vif et droit, tendu par une belle acidité citronnée et soutenu par une salinité calcaire bien marquée…et produite par un vigneron dont j’aime beaucoup le travail.

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    La déclinaison de jeunes betteraves rouges

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    Le caviar Gold, sériole à la crème de céleri, blinis au sarrasin.

    Avec se structure élancée et sa trame acide/minérale de noble facture, le riesling a établi une synergie quasi-spontanée avec les arômes fins et acidulés des différentes déclinaisons gourmandes autour de ce légume racine rustique que le chef a littéralement magnifié.
    Les arômes salins et iodés de la chair de poisson crue et des grains de caviar ont stimulé l’expression olfactive du riesling qui a également bien tenu en bouche grâce à sa profonde minéralité qui lui a permis de répondre aux puissants effluves marins de ce plat tout en laissant persister un sillage iodé délicat.


    Pour la suite du repas ce sera un verre de Meursault Les Narvaux 2012 du domaine Girardin : un nez élégant et raffiné avec un fruit encore un peu dominé par des notes d’élevage (beurre, résine…), une bouche ample avec un gras « bourguignon » très charmeur et une ligne acide mûre qui porte la structure vers une finale longue, sapide et délicatement boisée

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    La découpe de langoustines autour de fruits rouges

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    Le rouget à la plancha, cuit et cru, vinaigrette ananas verveine

    La douceur de la texture de la chair de langoustine s’est harmonisée parfaitement avec le gras du vin alors que les saveurs acidulées des petits fruits ont résonné avec la minéralité de sa finale mais je crois que c’est avec la tartelette à la fois acidulée, grillée et iodée que le mariage fut le plus abouti : le vin a gagné en expressivité et sa touche boisée s’est faite plus discrète en laissant se développer son caractère fruité et salin.
    Avec l’assiette consacrée au rouget, l’accord fut spontané et évident : le moelleux de la chair du poisson et l’ambiance exotique de son accompagnement ont donné une belle complexité aromatique au vin tout en lui répondant de façon équilibrée et harmonieuse en bouche.


    Pour accompagner les plats de viande, nous allons rester en Bourgogne avec un verre de Nuits Saint Georges 2013 du domaine Gouges : expression aromatique complexe et raffinée, notes de cerise rouge, d’épices douces sur un fond minéral sensible (graphite, terre humide), bouche longiligne, très élégante, jus gourmand, acidité souple et tanins fondus, finale bien sapide.

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    La grillade de foie gras de canard au Baerawecka

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    La poitrine de pigeon rôtie de la maison Thierry Laurent, gâteau Forêt Noire « Bollenhut », sauce café

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    Le cappuccino de pommes de terre et truffe noire : le plat « signature » du chef

    J’avais gardé un fond de verre de Meursault pour le tester avec la préparation au foie gras et grand bien m’en a pris car l’accord s’est avéré superbe…même sur les arômes épicés du baerawecka où le vin a pu montrer toute ses ressources.
    Le Nuits Saint Georges n’a pas trop bien réagi face au foie gras seul mais avec le jus de pigeon comme trait d’union et le baerawecka comme exhausteur de saveurs l’accord s’est fait sans problème.
    Face à la chair fondante de la poitrine de pigeon nappée de sa réduction au café, le vin a évolué en terrain conquis : du ton sur ton pour un accord superbe qui s’est encore affiné avec les parfums sucrés et acidulés de la « Forêt Noire ». MIAM !
    Face à l’exceptionnel cappuccino tout en suavité et en finesse, le vin a tenu son rang de grand vin pour réaliser un très beau mariage…mais je pense qu’avec un cru de Nuits un peu plus évolué ou même un blanc de la Côte de Beaune de plus de 10 ans on n’était pas loin du Nirvana gustatif.


    Pour la fin du repas, il n’y a plus eu de vin – 4 jolis verres…ça suffit – mais deux très belles propositions de dessert :

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    L’instant douceur autour du pamplemousse avec un jus au sureau et des perles de basilic : un dessert fin, complexe et d’une fraîcheur réjouissante.

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    La signature sucrée : la crêpe Suzette revisitée avec des arômes de mandarine d’une très belle pureté.

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    Un café signé et une belle série de mignardises pour bien terminer ce magnifique repas.

    Certes ce restaurant est un peu loin de la route des vins – d’ailleurs il est un peu loin de tout – mais le voyage vers Wingen-sur-Moder mérite d’être fait par tout gastronome œnophile : la cuisine du chef Jean-Georges Klein est remarquable de précision et d’originalité, le cadre somptueux, le service impeccable et la carte des vins tout à fait spectaculaire (2500 références) fait une large place aux vignerons alsaciens.

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    La cave du restaurant…

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    …les verres et les carafes signées Lalique…

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    …les vins dans leur espace climatisé…

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    …et le livre de cave.

    Bref, voilà une adresse que j’ai vraiment envie de recommander car même si les prix des menus et des vins sont conséquents – mais on est dans un établissement doublement étoilé – on y passe un moment vraiment inoubliable. MIAM !!!

  • Le Bistrot à Chalon su Saône-2018

    Cette adresse gourmande qui m’a été soufflée par Mme Mouton lors de ma visite au domaine Mouton à Givry, se trouve dans une rue piétonne sur une petite ile entourée par deux bras de Saône, l’ile Saint Laurent.
    Dans ce petit estaminet au décor chaleureux, le chef Patrick Mézière propose une carte resserrée à base de créations culinaires qui font une large place aux produits de saison et aux préparations minute.

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    L’entrée du « Bistrot », rue de Strasbourg à Chalon sur Saône.


    Mon menu du soir

     
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    Une petite assiette d’amuse-bouche pour commencer.

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    Foie gras de canard cuit au torchon dans un bouillon de volaille, chapelure de pain d’épices, poussière de bourgeon de cassis et chips de pomme.

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    Bar et lotte rôtis, confiture d’oignons, jus de racines et extraction de carotte au piment d’Espelette.

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    Une assiette 100% « chocophile » pour terminer.

    La carte des vins est très « solide » et l’offre en demi-bouteilles est très intéressante. La sélection de bouteilles fait une belle place à des vins de la région et les prix sont plus que raisonnables…Bravo !
    Pour accompagner mon menu j’ai choisi une demie de Chablis 1°Cru Montée de Tonnerre 2015 du domaine Droin : certes je suis un peu loin des vignobles locaux mais comme je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter un vin de cette maison réputée, je me suis laissé tenter…et j’ai bien fait !

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    Dégusté à l’apéritif, le vin révèle un nez riche avec un fruité mûr et une minéralité bien sensible. En bouche je jus est dense et structuré par une acidité rayonnante et une fine présence tannique. La finale est étirée et bien salivante laisse persister de beaux amers minéraux et un long sillage sur la groseille blanche et la craie.

    Le foie gras bien compact et assaisonné avec une grande précision a exalté l’expression aromatique du vin tout en créant une parfaite harmonie physique autour de la douceur des textures.
    En finale c’est le Chablis qui gardera le dernier mot avec ses amers minéraux stimulés par la douceur du plat.

    Face à ces légumes goûteux et croquants et ces poissons nobles cuits avec une grande maîtrise, le 1°Cru de Chablis s’est montré très à son aise en créant des accords pleins de gourmandise surtout avec la lotte et sa confiture d’oignons !

    Je n’ai pas tenté d’associer le vin avec le dessert chocolaté – MIAM !!! – mais j’ai fini la demi-bouteille après le plat de poisson et j’ai pu constater que ce beau Chablis avait encore gagné en volume et en complexité…un vrai régal !

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    Bref, « Le Bistrot » de Chalon sur Saône est une table hautement recommandable autant pour la cuisine raffinée et inventive du chef que pour la qualité d’un service alerte et précis en salle…sans oublier une carte des vins très intéressante avec une belle sélection de crus bourguignons proposés à des prix vraiment raisonnables.
    Les plats sont présentées avec goût et savoir-faire et les cuissons des aliments sont parfaites…ceci dit, s’il fallait formuler une petite réserve ce serait pour regretter des quantités très « nouvelle cuisine » dans les assiettes.
    Mais il est vrai que quand c’est bon, il n’y en a jamais assez !

  • L'Altévic à Hattstatt - Visite 2018

    Etant « désigné volontaire » pour convoyer mon fiston et ses comparses vers l’aéroport de Bâle-Mulhouse, j’ai choisi de « rentabiliser » ce déplacement par une petite étape dans le vignoble avec une promenade matinale à Eguisheim et un déjeuner à l’Altévic…une de mes adresses fétiches dans la région depuis quelques années.


    La formule déjeuner est toujours à 22 euros et propose un choix de 2 entrées, 2 plats et 2 desserts.

    Aujourd’hui mon choix s’est porté sur :

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    Grecque de légumes rafraîchie aux herbes, mélisse et romarin.

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    Filet de julienne à la plancha et sa grande tomate au crumble

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    Carpaccio d’ananas comme aux Caraïbes, vierge de pastèque, kiwi et pomelo.

    L’entrée qui associe des cubes de légumes croquants et un jus subtil rafraîchi par des herbes aromatiques est un vrai délice.
    Le poisson du jour est cuit à la perfection et son accompagnement tout en finesse et en légèreté est un magnifique plat d’été.
    Le dessert entièrement dédié aux fruits développe des saveurs suaves et complexes en mettant un point final à un repas parfaitement adapté à ces jours de canicule.

    Comme lors d’une de mes précédentes visites mon choix de vins s’est porté sur une demi-bouteille de Riesling Drei Exa 2016 du domaine Paul Ginglinger.
    C’est un riesling sec et bien droit avec une structure finement ciselé et une finale marqué par une belle minéralité et un sillage sur les herbes aromatiques.

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    Avec l’entrée, l’accord a été immédiat, presque naturel, avec une harmonie finale qui a fait ressortir de belles notes de mélisse et de romarin.
    Avec le poisson parfumé au thym frais, le mariage gastronomique fut également très réussi : pas de goût iodé en finale (je n’aime pas ça !) mais une jolie entente autour es herbes aromatiques.
    Avec la tomate, ce fut un peu plus difficile mais l’acidité du vin lui a permis de tenir la distance face à ce légume/fruit toujours très difficile à marier.


    Pour résumer et pour conclure : une fois encore, j’ai passé un très beau moment de gastronomie à l’Altévic…Bravo et merci M. Perrin !

  • Le Carré des Sens à Chambéry

    Après une journée assez harassante – une superbe via ferrata près du col du Cornet de Roselend et une visite au Château de la Violette aux Marches – j’ai eu envie de me faire un petit plaisir en trouvant une bonne table du côté de Chambéry et après quelques recherches sur le net j’ai choisi d’aller me restaurer au Carré des Sens à Chambéry.

    Adepte d’une cuisine moderne et raffinée, le jeune chef Jean-Bernard Verjus propose 3 beaux menus qu’on peut déguster en salle ou sur une jolie terrasse qui donne sur la place Monge.

    La carte des vins n’est pas trop imposante mais relativement complète même si on pourrait lui reprocher de ne pas faire assez de place aux vignerons locaux…et de ne pas proposer de vins d’Alsace !
    Les prix sont cohérents et les quelques bouteilles de vins savoyards proposées à un tarif vraiment abordable (25-3à euros) permettent aux convives d’arroser leurs agapes sans se ruiner.

    Voici mes assiettes du soir :

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    Mise en bouche : saumon gravlax et maki de boeuf

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    En entrée : le thon mi-cuit…

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    Le plat principal : la pêche du jour, un filet de bar.

    Pour accompagner ce dîner en solitaire, j’ai choisi une bouteille de Chignin Bergeron Grande Réserve 2017 de la maison Perret, un vin frais, glissant et accessible avec de beaux arômes de miel de fleurs, de coing frais et de craie, qui a accompagné parfaitement les plats dégustés ce soir.

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    Le dessert incontournable de ce restaurant : un soufflé au Grand Marnier.

    Avec des plats très joliment présentés, des poissons et des petits légumes cuits à la perfection et un service efficace et attentionné le Carré des Sens est une adresse hautement recommandable dans cette belle ville de Chambéry.
    Ceci dit, mon enthousiasme est un peu retombé face à une carte des vins que j’aurais aimée plus riche en références locales, sans parler pas de l’offre de vins aux verre où on ne trouve aucun cru savoyard…dommage !

  • Le Bistro de Lafare à Lafare

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    Cette auberge très sympathique située dans la montée vers le col de Suzette est devenue une halte obligatoire lors de nos périples autour des Dentelles…et ce n’est pas cette année que nous allons changer nos habitudes : le menu du jour est alléchant et la carte des vins toujours aussi bien fournie en crus locaux…allez on se remet une nouvelle fois à table au Bistro de Lafare !

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    La terrasse du Bistro avec une vue imprenable sur le massif des Dentelles de Montmirail.

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    Deux très belles tranches de fromage de tête maison pour l’entrée…

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    …et une copieuse assiette de poulet basquaise comme plat principal.

    Les préparations culinaires sont simples et traditionnelles mais faites maison avec des les produits locaux et proposées à des pris plus que raisonnables.
    La carte des vins propose un grand choix de bouteilles d’appellation Beaumes de Venise à des prix défiant toute concurrence…grâce à une politique tarifaire que j’aimerai retrouver dans d’autres restaurants…allez, un petit effort !

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    C’est clair, efficace et vendeur…non !

  • Restaurant "Ô Petits Bontemps" à Béziers

    Pour bien commencer ma journée languedocienne, j’ai eu envie d’aller me faire caresser les papilles par le chef Olivier Bontemps qui a ouvert une brasserie gastronomique dans le centre de Béziers.
    J’ai découvert ce cuisinier débordant d’énergie et de créativité grâce à l’ami Dany qui m’avait emmené du côté de Magalas pour un repas somptueux en compagnie de son épouse et d’amis vignerons…un grand souvenir !

    Bien évidemment, lorsque j’ai vu que le planning de mon périple sudiste me laissait l’opportunité de prévoir un déjeuner du côté de Béziers, je n’ai pas hésité.


    C’est en 2016 qu’Emmanuelle et Olivier Bontemps décident de changer d’air – et aussi un peu de vie…avec des horaires plus compatibles avec leur vie de famille – et quittent leur restaurant de Magalas (« Ô Bontemps ») pour commencer une nouvelle aventure gourmande au rez-de-chaussée de la grande médiathèque de Béziers.

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    La médiathèque de Béziers et l’entrée du restaurant «Ô petits Bontemps »

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    La terrasse ensoleillée fin avril 2018

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    L’espace intérieur lumineux et accueillant…

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    …avec un décor très chaleureux conçu par Emmanuelle Bontemps.

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    La cuisine avec Olivier qui met une dernière touche à une assiette prête à être servie.

    Et voici le menu servi, ce jour à la terrasse du restaurant « Ô Petits Bontemps » :

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    Une salade de quinoa aux légumes printanier…une préparation très esthétique avec des textures variées et une parfaite harmonie des saveurs…MIAM !

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    Le pavé de merlu de ligne dans une sauce au goût complexe et raffiné accompagné de sa petite marmite de poireaux confits au saté…RE-MIAM !!

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    Une mousse choco maison vraiment irrésistible RE-RE-MIAM !!!

    C’est avec un plaisir énorme que j’ai retrouvé Emmanuelle et Olivier Bontemps qui illuminent de leur talent ce nouveau « spot » gastronomique de Béziers.
    J’ai passé un moment délicieux face à des assiettes qui « respirent » la passion et la maîtrise…et en plus, j’ai eu la surprise de pouvoir partager ces instants magiques avec Carole et Dany…mille mercis les amis, je n’oublierai pas cette rencontre !

    En tous cas voilà une adresse qui va entrer directement dans la liste de mes étapes obligatoires en Languedoc.

    NB. Si vous voulez en savoir plus allez voir la page FB du restaurant : CLIC.

  • Le Carafé à Mâcon

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    Après une belle dégustation à La Soufrandière, Jean-Guillaume Bret nous a soufflé l’adresse de ce restaurant situé au centre de Mâcon tout près de l’église Saint Pierre.

    Le chef Damien Blaszcyk propose une cuisine du jour à base de produits frais et le menu qui change chaque semaine offre un choix de 3 entrées, 3 plats et 3 desserts.

    La carte des vins qui fait une belle place aux vignerons locaux nous présente un choix très intéressant de vins de belle origine…et les amateurs qui souhaitent s’installer au plus près de la réserve liquide du restaurant ont la possibilité de dîner dans la cave.
    Pour ce soir mon ami Cyril et moi avons choisi une table « en surface » mais pour ma prochaine visite je descendrai sous-sol.

    Parmi les propositions culinaires de la semaine j’ai opté pour une Mousse d’églefin aux écrevisses en entrée et une Souris d’agneau confite accompagnée de salsifis comme plat principal.

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    L’écrevisse « confortablement » installée sur son matelas de « mousse »

    Pour accompagner nos agapes nous avons choisi une bouteille de Régnié 2015 du domaine Antoine Sunier : une petite « bombinette » avec un fruité pur et une vraie présence en bouche…jus équilibré, mâche tannique bien mûre, équilibre parfaitement digeste.

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    Comme on pouvait s’y attendre, le vin a répondu avec beaucoup d’à propos aux saveurs intenses de la souris d’agneau mais là où nous avons été vraiment surpris c’est en constatant que ce Cru du Beaujolais s’accordait aussi très bien avec le plat de poisson. MIAM étonné mais enthousiaste !


    Bref, nous avons passé un joli moment de convivialité et de gastronomie dans ce restaurant où on vous sert de belles assiettes et où on vous propose une sélection de vins authentiques et originaux comme de Régnié 2015 qui nous a vraiment bluffés ce soir...d’ailleurs, j’ai déjà noté l’adresse du vigneron pour l’une de mes prochaines virées dans la région.

  • Pierre et Jean à Chagny - Edition 2017

    Pierre & Jean à Chagny
    La cuisine d’en face de la Maison Lameloise
    Automne 2017

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    Après une première visite très convaincante en 2016, cette étape gourmande à Chagny m’a semblée vraiment incontournable lors de ce nouveau pèlerinage bourguignon…après 3 premières visites vigneronnes, je pose ma valise à l’hôtel de la Poste  et je traverse la route pour m’attabler chez « Pierre et Jean » afin de finir en beauté cette première journée de vadrouille en Bourgogne.

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    Le rez de chaussée du restaurant avec la cuisine en « open space »

    En attendant ma commande, je m’octroie un petit apéritif avec un verre d’Aligoté Bouzeron Cuvée Axelle 2016 du domaine Briday : floral au nez, charnu mais très vif en bouche avec une finale minérale très droite…parfait pour mettre ses papilles en éveil !

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    La mise en bouche avec un verre d’Aligoté Bouzeron

    Mon menu du soir

    Entrée
    Fricassée d’escargots et de girolles, déclinaison de chou fleur et jus réduit : j’ai failli reprendre le légendaire pâté en croûte de la maison, mais je me suis laissé tenter par cette préparation aux saveurs terriennes et automnales avec des escargots charnus et moelleux relevés par de délicates notes de sous-bois.

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    Plat
    Maigre saisi sur peau, jus de crustacés, pâtisson, radis et potimarron : un poisson cuit à la perfection posé sur une assiette offrant un festival de couleurs et de saveurs qui s’expriment de concert sans aucune dissonance.

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    Dessert
    Crémeux au chocolat 70%, caramel au beurre salé et pralines noisettes : j’aime le chocolat, j’aime le caramel et j’aime les textures moelleuses…difficile de ne pas tomber sous le charme de cette assiette très gourmande !

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    Pour accompagner ce petit festin, j’ai suivi les conseils du sommelier :
    Rully  2015 du domaine Michel Briday : un vin qui s’exprime sur un registre presque chablisien (amande, fougère, champignon frais, craie) avec une matière assez riche en bouche mais un équilibre bien sec. La finale est droite et minérale avec un beau retour aromatique sur des nuances végétales raffinées.

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    Ce Rully a facilement trouvé l’harmonie  avec les arômes forestiers et terriens de l’entrée tout en développant une belle sensation de gras au contact des escartgots et du chou fleur.
    Avec le plat principal ce fut un peu plus compliqué : l’expression du caractère iodé du vin a été stimulée par le poisson – je ne suis pas très fan – mais avec les légumes-racines l’association fut une franche réussite. MIAM !

    Pour conclure, je reprendrai simplement mon texte de 2016…plus que jamais d’actualité :
    « En résumé, je ne saurai que trop vous conseiller d’aller vous attabler au restaurant Pierre & Jean pour y passer un très beau moment en compagnie de plats raffinés proposés par un chef créatif et servis par un personnel sympathique et très professionnel ».

  • Le Morgon à Morgon le Haut

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    Ce restaurant situé dans le hameau de Morgon sur la Côte du Py m’a permis de déguster un joli menu terroir en compagnie de l’ami Cyril venu d’Ardèche pour bourlinguer durant deux jours avec moi entre Beaujolais et Mâconnais.

    Le cadre est accueillant, le service très sympathique et la carte propose quelques spécialités locales bien cuisinées et servies dans des assiettes très généreuses.

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    Le restaurant.

    Parmi les propositions du menu terroir j’ai opté pour une terrine maison en entrée, une saucisse à la grappe comme plat principal et une île flottante aux pralines en dessert.

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    Une petite mousse au jambon pour patienter

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    La saucisse à la grappe.

    Pour accompagner nos agapes nous choisissons un pot de Morgon Côte du Py 2016 de Guenaël Jambon, le vigneron chez qui nous venons de faire notre première visite du jour.
    Déjà bien ouvert avec une chair dense et une trame tannique très gourmande, ce vin glisse tout seul dans un environnement gustatif qui lui sied à merveille. MIAM !

    Pour faire court, voilà un restaurant qui propose une cuisine simple mais goûteuse et une carte des vins où la production locale occupe une place de choix…tout ce qu’il faut pour faire une pause gourmande réussie lors d’un pèlerinage œnophile !

  • L'Altévic à Hattstatt - Visite automnale

    Après une matinée à crapahuter sur les pentes du Praelatenberg et un rendez-vous en début d’après-midi au domaine Rieflé à Pfaffenheim, je n’ai pas résisté à la l’envie de m’arrêter une fois de plus à Hattstatt pour me laisser surprendre par quelques nouvelles créations gastronomiques élaborée par Jean-Christophe Perrin.

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    C’est l’automne, la terrasse est fermée mais le restaurant est tout aussi accueillant.

    Comme toujours la formule déjeuner à 22 euros propose un choix de 3 entrées, 3 plats et 3 desserts.
    Aujourd’hui mon choix s’est porté sur :

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    Ecrasée de pommes de terre aux noix fraîches, saumon gravlax et oignons fanes

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    Poitrine de cochon demi-sel cuite 10 heures, émincé de choux blanc aux raisins et aux nigelles.

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    Poire rôtie au miel et au romarin, orangeade et infusion de mandarine et d’abricots secs.

    L’entrée associe un saumon bien charnu et un accompagnement très « terrien » riche en saveurs végétales.
    La poitrine de cochon est caramélisée et fondante à souhait et le chou préparé à l’aigre-douce l’accompagne à merveille rehaussé par ces petites graines de nigelle qui constituent en quelque sorte la signature d’un chef toujours à la recherche d’un petit effet de surpris dans chaque plat.
    Le dessert de saison est un vrai délice avec un accord original mais parfaitement harmonieux entre chair de poire, romarin et agrumes.

    Comme j’avais envie de garder mes papilles sur le qui vive pour ma dégustation de l’après-midi – et que je suis en phase de « régime » pour préparer ma prochaine virée en Bourgogne/Beaujolais – je me suis contenté d’un verre de Muscat 2016 de la maison Wolfberger et d’une demie d’eau gazeuse pour accompagner ce déjeuner.
    Le vin s’exprime de façon très classique : belle palette aromatique, bouche légère et filante, finale assez courte avec des amers discrets et appétents, et comme prévu, il remplit sa mission à l’apéritif en préparant le palais sans le saturer en goût.
    Je l’ai également testé sur l’entrée pour vérifier une fois de plus qu’un muscat sec pouvait faire un très beau mariage avec un saumon préparé gravlax ou légèrement fumé.
    Si j’avais choisi un vin pour la suite du repas, j’aurais surement opté pour un pinot gris vinifié sec : un Hohrain 2014 de Christian Beyer ou un Fronholz 2015 d’André Ostertag.


    Pour résumer et pour conclure, bis repetita : une fois encore, j’ai passé un très beau moment de gastronomie à l’Altévic…si Hattstatt n’était pas aussi loin de Strasbourg, je crois bien que j’en ferai ma « cantine » d’automne.
    MIAM !!!

  • La Place : un bar à fromages à Ribeauvillé


    Situé dans le centre de cette belle cité viticole alsacienne, ce « Bar à fromages » propose de belles assiettes gourmandes à base de fromages ou de charcuteries qu’on peut accompagner de quelques vins soigneusement sélectionnés par le patron.

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    Thomas, le patron, prend la pose sur la terrasse de son bar à fromages

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    Vue de l’intérieur sur le magasin…

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    …et sur le coin restaurant.

    La carte des vins est encore relativement modeste mais on y trouve une vingtaine de bouteilles tout à fait intéressantes avec quelques références locales dont les noms parleront forcément à tout amateur de vins d’Alsace : Kienzler, Louis Sipp, Fuchs ou Trimbach.
    La maison propose aussi un choix de quatre vins au verre : deux blancs, un rosé, un rouge.

    Sur le menu on trouve notamment 5 assiettes fromagères différentes avec des noms assez évocateurs : « Douceur », « Intense », « 4 familles », « Chèvre et brebis » et « Surprise ».

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    Thomas au travail

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    Mon assiette « Surprise » du soir…

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    …et son accompagnement liquide.

    L’assiette « Surprise » m’a permis de déguster un Partenay cendré des Deux Sèvres, une Tome de brebis affinée dans un tunnel désaffecté en Corrèze, un Comté 24 mois et un Munster vieilli sur planche de sapin de la maison Haag de Saint Pierre.
    L’assiette est joliment présentée, les portions généreuses, le pain excellent et le riesling du domaine Fuchs, concentré mais solidement tendu, a parfaitement fonctionné avec ces 4 fromages. MIAM !

    Le bar à fromages « La Place » propose aussi la vente directe de fromages, de charcuteries, de vins et d’autres petites spécialités pour les gourmets qui préfèrent se faire plaisir chez eux.

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    La vitrine réfrigérée où sont exposés les fromages et les charcuteries à la vente…

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    …et une étagère qui nous présente quelques vins et condiments à emporter.

    Pour être complet il faut signaler que le propriétaire des lieux projette d’organiser prochainement des soirées « Accords fromages et vins »…n’ayant pas encore de site internet pour le moment, c’est sur Facebook que « La Place » diffuse ses informations.

    Dernier point : le propriétaire de cet établissement est un ex collègue de travail qui a choisi de changer de voie et cet article purement subjectif – mais je pense que vous savez depuis longtemps que je ne suis jamais vraiment objectif sur ce site – est d’abord un petit coup de pouce amical à un prof d’E.P.S. que j’ai eu le plaisir de côtoyer durant quelques années…ceci dit, allez vous installer sur la terrasse de ce bar original et laisser vous gâter par les propositions gourmandes de l’ami Thomas, vous ne le regretterez pas !

  • L'Altévic à Hattsatt

    La pause déjeuner de 2017 à l’Altévic ressemble à bien des égards à celle de l’année passée puisqu’elle se situe entre deux visites oenophiles dans mon vignoble préféré – Muré le matin et Emile Beyer l’après-midi – mais sur la table rien que du nouveau…avec un chef inspiré comme Jean-Christophe Perrin, les convives ont toujours droit à de belles surprises dans leurs assiettes.

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    La terrasse de l’Altevic en juillet 2017

    Comme toujours la formule déjeuner à 22 euros propose un choix de 3 entrées, 3 plats et 3 desserts.

    Aujourd’hui mon choix s’est porté sur :

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    Bateau de concombre, faisselle aux noix de cajou et baby-figues

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    Cabillaud à la plancha et aubergine.

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    Flan à la fleur d’oranger sur lit d’abricots au thé.

    L’entrée nous propose une association de goûts et de textures assez étonnante mais en bouche l’harmonie est parfaite.
    Le poisson et son coulis au poivron rouge est un délice et la crème montée aux épices donne un côté suave et gourmand à l’aubergine…un légume dont je ne suis pas fan en général mais que j’ai vraiment apprécié aujourd’hui.
    Le dessert qui associe des arômes complexes et raffinés apporte une touche de fraîcheur bienvenue en cette chaude journée d’été.

    Pour accompagner ce repas, j’ai choisi une demi-bouteille de Riesling Drei Exa 2015 du domaine P. Ginglinger, histoire de bien préparer ma visite de l’après-midi à Eguisheim…
    C’est un vin pur et précis, avec une structure longiligne et une finale fraîche et tendue avec des amers nobles et de délicates nuances mentholées.

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    Le caractère frais et droit de ce riesling ainsi que sa palette qui évoque le jardin (notes de plantes, racines et herbes aromatiques) ont permis de trouver un bel accord avec l’entrée et avec l’aubergine et la sauce poivron du plat principal.
    En revanche, j’ai moins aimé l’accord avec le poisson qui a durci le vin et qui a laissé en bouche un sillage iodé qui me dérange toujours un peu (je n’aime pas les huîtres !).
    Pour accompagner le dessert j’ai décidé d’être raisonnable (et prudent) en m’adaptant à la météo du jour : une carafe d’eau gazeuse INNOVO…c’est très bon aussi dans certaines circonstances !

    Pour résumer et pour conclure : une fois encore, j’ai passé un très beau moment de gastronomie sur la terrasse de l’Altévic…si Hattstatt n’était pas aussi loin de Strasbourg, je crois bien que j’en ferai ma « cantine » d’été.
    MIAM !!!

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    Dernière vue de la terrasse : Voegtlinshoffen et la coteau du Hatschbourg à l’horizon.

  • La cocotte de Grand Mère à Colmar

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    Situé dans le quartier historique de Colmar, à deux pas de la collégiale Saint Martin et du musée Unterlinden, ce « bistrorant » propose une cuisine authentique et gourmande réalisée à partir de produits frais travaillés au jour le jour.

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    A l’heure du déjeuner, ce restaurant, ouvert du lundi au vendredi, propose un menu unique présenté sur ardoise et une carte des vins pas trop longue mais où on trouve une belle sélection de vins au verre (une quinzaine de références) avec des noms de vignerons qui résonnent agréablement aux oreilles de tout amateur averti.

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    Les ardoises de la Cocotte

    Pour l’apéritif j’ai choisi un verre de Muscat Tradition 2013 du domaine Schoffit : un muscat généreux avec une expression aromatique intense, une présence riche et suave en bouche et des amers salivants en finale.
    Pour accompagner le menu du jour, je suis resté en Alsace en optant pour un Pinot Noir 2013 de Kuentz-Bas : pur et fruité au nez avec de belles notes de cerise croquante, frais et fringant en bouche avec une pointe de CO2, finale glissante avec un sillage aromatique sur le noyau et une fine touche fumée…une cuvée qui semble très peu sulfitée mais dont j’ai apprécié la parfaite gouleyance.

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    Pour l’entrée : une assiette simple mais avec des légumes particulièrement goûteux rehaussés par un assaisonnement assez tonique

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    Un faux-filet rôti entier tendre et juteux avec des pommes de terre…simple mai très bon !

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    Une tarte au citron aux noisettes servie tiède…MIAM !

    J’ai découvert cette adresse il y a quelques années lors d’une journée de vadrouille dans le vignoble en compagnie de l’ami François et j’ai tout de suite été séduit par cette guinguette où on mange bien et où on boit bon sans se ruiner (14,50 la formule déjeuner).

    Malgré une réserve au sujet du nappage papier sur la table – je n’aime pas ça – et une salade qui aurait pu être servie dans un bol car elle a eu très chaud à côté de la viande, la Cocotte de Grand-Mère reste une belle étape à conseiller à tout œnophile qui a envie de faire une petite halte dans la capitale des vins d’Alsace pour reprendre quelques forces entre deux visites dans le vignoble.

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  • L'Alchémille à Kaysersberg

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    Ouvert depuis à peine 2 ans (le 3 août 2015) par le chef Jérôme Jaegle, ce restaurant qui vient d’obtenir sa première étoile, propose une cuisine authentique et créative qui fait une large place aux produits locaux.
    Le décor est sobre mais d’une grande élégance et le personnel de service efficace et attentionné met le client dans les meilleures dispositions pour savourer les créations culinaires de ce jeune talent de la gastronomie alsacienne.

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    Vue sur une partie de la salle du restaurant…avec le billot provenant de la boucherie familiale.

    Pour midi le restaurant propose un menu « Retour du Marché » absolument magnifique avec des assiettes à l’esthétique recherchée et des préparations aux goûts originaux et d’une parfaite harmonie.
    C’est ainsi qu’en cette mi-mai nous avons pu déguster :

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    Une soupe froide de poissons de rivière en chlorophylle de radis

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    Un bœuf-carotte façon parmentier avec oxalys cueillie du matin et fleurs de ciboulette

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    Un baba au serpolet et à l’origan sauvage et sa chantilly au sureau (j'ai mangé un baba avant de prendre la photo...désolé, je suis trop gourmand!)

    Je n’ai pas étudié la carte des vins en détail mais j’ai constaté avec plaisir que la sélection du sommelier fait une belle place aux vignerons du coin avec des noms comme Weinbach, Blanck, Beyer…et les autres grandes régions françaises sont représentées par quelques domaines bien choisis comme par exemple Alexandre Bain (Sancerre), le domaine Labert (Jura) ou le Clos Fantine (Faugères).

    Mon choix du jour s’est porté sur un verre de muscat 2015 du domaine Paul Blanck, un fruité séduisant et une belle présence en bouche et un verre de pinot gris Hohrain 2014 du domaine Emile Beyer, un vin généreux mais parfaitement digeste qui s’est marié avec une déconcertante facilité aux deux plats du menu…un conseil judicieux du sommelier qui m’a permis de vérifier une fois de plus qu’un grand pinot gris savait se tenir à table.

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    Un pot de romarin pour présenter les petites sucreries qui accompagnent le café.

    J’ai passé un très beau moment de gourmandise dans ce restaurant dirigé par un chef inventif qui trouve son inspiration dans son jardin où il cultive des herbes aromatiques qu’il marie avec beaucoup de sensibilité à des produits plus conventionnels pour nous proposer des préparations culinaires aux saveurs harmonieuses et raffinées.

    Amis oenophiles qui passez dans cette vallée bénie où vous trouverez quelques uns des Grands Crus les plus réputés du vignoble alsacien, n’oubliez pas de vous arrêter à l’Alchémille…vous ne le regretterez pas !

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    Pour en savoir plus : CLIC

  • Le Café-Atelier des Hommes d'Argile à Arboras

    Ce petit restaurant sympathique et original propose de belles assiettes à base de « tartines » et une carte de boissons qui fait une large place aux productions locales : bière du Larzac et vins produits par les vignerons d’Arboras et des villages voisins.

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    Le café-atelier côté bar…

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    …et côté terrasse.

    La soirée « Chez Gilles » est un moment de plaisir et d’amitié que je partage depuis quelques année avec Eric, Marie-Ange ainsi qu’avec d’autres passionnés de vins de la région toujours ravis de s’attabler avec nous sous les platanes de la placette d’Arboras.

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    En 2017, c’est l’ami Dany Jaffuel et son épouse Carole qui sont venus déguster les tartines de Gilles accompagnées par quelques bouteilles de la cave Supply-Royer.

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    Ma tartine du jour

    Bref, si vous passer par Arboras, n’oubliez pas de prévoir une petite halte gourmande au Café-Atelier des Hommes d’Argile, vous ne serez pas déçus.
    Le seul risque que vous allez prendre c’est de tomber définitivement sous le charme de cet endroit insolite et peut-être un peu addictif…et je parle en connaissance de cause, vous êtes prévenus !

  • La Table Kobus à Epernay

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    Quand vous voyez l’église Notre Dame vous n’êtes plus très loin du but.

    Après une première journée de visite en terre champenoise, je me suis mis en quête d’une bonne table pour récupérer de mes efforts et refaire le plein d’énergie, en vue d’une future journée parisienne qui s’annonce assez sportive…
    Suite à la lecture de quelques avis enthousiastes sur le net, j’ai choisi de réserver à la « Table Kobus » un restaurant caché dans une petite rue derrière l’église Notre Dame d’Epernay.

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    Le cadre soigné et accueillant rappelle le style brasserie parisienne chic des années 1900.
    Le service est attentionné et très professionnel et les menus proposés ce soir ont tout pour me mettre l’eau à la bouche

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    Ma formule gourmande du soir :

    Mise en bouche
    Râble de lapin et quinoa : une association toute en douceur et en suavité

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    Entrée
    Foie gras au ratafian, chutney de royal gala et espuma au champagne rosé : un plat copieux avec une présentation spectaculaire et des goûts très authentiques

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    Plat
    Dos de cabillaud, mousseline de monolisa et pommes fondantes en croûte de pistache : une cuisson parfaite pour cette tranche de cabillaud bien épaisse, une belle harmonie gustative avec l’accompagnement et des pleurotes croquantes et goûteuses.

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    Dessert
    Assiette gourmande : une présentation très colorée avec une crème brulée vraiment exceptionnelle.

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    Quelques bulles pour accompagner ce repas :

    Pour m’ouvrir l’appétit je me suis offert une coupe de Champagne Cuvée Appolonis du domaine Michel Loriot : un 100% pinot meunier, fin, désaltérant et appétant.

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    Pour la suite, je décide de rester dans l’effervescence avec une bouteille de Champagne Grand Cru Blanc de blancs Brut Esprit du domaine Michel Genet, une maison dont je ne sais rien mais avec un nom qui évoque le souvenir d’un ami trop tôt disparu. Ce blanc de blancs classique fera parfaitement l’affaire sur la suite du repas. Le vin n’entre pas vraiment en relation aromatique avec l’entrée mais offre un rafraîchissement bienvenu en gardant le palais frais et dispos pour la suite.
    Avec le plat de poisson, le champagne a été très à l’aise et à réalisé de beaux accords avec les goûts et les textures de cette belle assiette.

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    Tenue par une famille d’origine colmarienne La Table Kobus est restaurant où on mange beau et bon sans se ruiner (le menu gourmand est actuellement à 39,90 euros) et où on peut arroser son repas en choisissant une jolie bulle sur une carte de vins aux prix très doux (41 euros pour ma bouteille de GC blanc de blancs).
    Voilà une première adresse gourmande à retenir pour mes futures escapades en terre champenoises.

    Pour en savoir plus : CLIC

  • L'Essentiel à Barr

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    Situé dans un quartier calme de ce village pittoresque de la route des vins bas-rhinoise, le restaurant L’Essentiel propose une cuisine inventive et goûteuse qu’on peut savourer dans un cadre sobre et raffiné.

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    Je me suis arrêté dans cet établissement pour y faire ma pause déjeuner lors d’une petite ballade hivernale dans mon vignoble préféré et j’ai choisi de déguster un menu à 28 euros qui proposait 3 plats :
    - Crème de butternut, œuf de caille et chantilly aux noisettes grillées
    - Joues de porc cuites fondantes, choucroute sautée et pommes de terre en persillade.

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    - Parfait glacé à la mangue, tartare d’ananas menthe/coriandre.

    La carte des vins offre une place de choix aux vignerons locaux (Bachert, Hering, Gilg, Seltz, Rietsch…) et nous invite à découvrir une sélection très intéressante de crus venus d’autres régions viticoles.
    La maison propose également une belle série de vins au verre (je n’ai pas compté mais je pense qu’il y a plus de 10 références).

    Pour l’apéritif j’ai choisi un Muscat Uva Apiana 2014 du domaine Stoeffler à Barr – nez charmeur, belle suavité en bouche – et pour le repas j’ai décidé de suivre les conseils du jeune sommelier en accompagnant mon premier plat avec un Sylvaner Clos Feyel 2012 du domaine Bachert à Barr – nez délicat, légèreté et finesse en bouche – et les joues de porc avec un verre de Pinot Noir Barriques 2013 du domaine Gilg à Mittelbergheim – un rouge juteux, délicatement fruité et structuré par une acidité qui a parfaitement répondu à la choucroute.

    Les seules réserves que je formulerais concernent le service un peu lent – pour un repas de midi, comptez 2 heures bien sonnées – et le dosage un peu léger des verres de vins (vendus autour de 5 euros quand même !)…mais l’impression générale reste quant même largement positive.

    Avec son cadre vraiment très agréable, sa cuisine soignée, sa belle offre vinique et son très bon rapport Q/P – il y a une formule 3 plats pour le déjeuner à 17,50 ! – ce restaurant s’impose comme une étape « essentielle » dans le vignoble alsacien.

    Pour en savoir plus : CLIC

  • Pierre et Jean à Chagny - Edition 2016

    La cuisine d'en face de la Maison Lameloise

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    Comme je n’ai pas pu programmer ma halte traditionnelle à l’hôtel-restaurant l’Ouillette de Santenay – pour cause de fermeture hebdomadaire le mercredi – j’ai donc été contraint d’aller voir ailleurs pour trouver un endroit où passer ma dernière nuit en Bourgogne et préparer le quatrième jour de mon périple 2016.
    Après quelques clics sur mon ordinateur, je me suis décidé pour cette étape à Chagny : nuitée à l’Hôtel de la Poste – établissement fort recommandable – et dîner au restaurant Pierre & Jean.

    Etabli dans les murs d’un ancien chai du XVIII° siècle, ce restaurant dont le nom fait référence au père et au grand-père de Jacques Lameloise, le chef triplement étoilé de Chagny, permet au gastronome de se régaler avec une cuisine raffinée et abordable dans un espace alliant tradition et modernité avec beaucoup d’élégance.

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    Le cadre assez spectaculaire du restaurant…

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    …avec la charpente originelle d’un ancien chai.

    Mon menu du soir

    Mise en bouche
    Petite gougère au fromage et crémeux de langoustines
    Entrée
    Pâté en croûte traditionnel avec volaille, mignon de porc, foie gras et ris de veau : un festival de saveurs détonant mais harmonieux, une expérience vraiment inoubliable !
    Plat
    Mignon de porc rôti à l’estragon avec poireaux fanes, potimarron et jus réduit aux amandes : goûteux et original, épicé avec beaucoup de délicatesse.
    Dessert
    Figues cuites au vin rouge, sablé diamant et glace au fromage blanc : frais, gourmand, sans excès de sucrosité, très digeste.

    Sur table ça ressemble à ça :

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    La mise en bouche

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    L’entrée

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    Le plat

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    Le dessert

    Pour accompagner ce petit festin, j’ai suivi les conseils du sommelier :
    Santenay La Chainey 2014 du domaine Claude Nouveau : sec, longiligne et finement boisé, il a été parfait à l’apéritif mais a un peu manqué de complexité pour entrer pleinement en résonnance avec l’entrée (je pense qu’un pinot gris alsacien vinifié en sec aurait fait merveille).

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    Givry Les Dracy 2015 du domaine Michel Sarrazin : souple et gourmand mais avec une belle consistance et une finale délicatement épicée, il était parfaitement à sa place avec ce plat haut en couleurs…joli vin et très bel accord !

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    En résumé, je ne saurai que trop vous conseiller d’aller vous attabler au restaurant Pierre & Jean pour y passer un très beau moment en compagnie de plats raffinés proposés par un chef créatif et servis par un personnel sympathique et très professionnel.

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    Des couteaux Opinel sur table…j’adore !

    Et pour lever vos derniers doutes sachez que ces merveilles culinaires sont proposées pour 31 euros : prix unique d’un menu du soir qui propose un chois de 4 entrées, 4 plats et 4 desserts…incroyable !

    Pour en savoir plus : CLIC

  • L'e VinTage à Vosne Romanée

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    Situé dans ce village emblématique de la Côte de Nuits où on trouve ces climats mythiques qui font rêver tout œnophile, ce restaurant gastronomique rattaché à l’hôtel Le Richebourg, propose une formule déjeuner tout à fait intéressante : c’est le « Menu du Marché » à 19 euros (entrée-plat ou plat-dessert) ou à 25 euros (entrée-plat-dessert).

    Je me suis arrêté lors de mon récent périple automnal pour me sustenter entre deux visites de domaines et j’y ai apprécié le calme de la salle de restauration, le service attentionné et la très belle présentation des plats.

    J’ai opté pour le menu du jour en 3 plats :
    - Raviole de cœur de canard et foie gras dans une nage de petits légumes au poivre de Sechouan
    - Gambas rôties au poivre Timut, riz vénéré à l’ananas et au lait de coco
    - Agrumes en différentes textures.

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    Les gambas rôties…

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    …et le dessert.

    La carte des vins qui fait une belle place aux crus bourguignons et à la gamme du domaine Mongeart-Mugneret – propriétaire de l’hôtel-restaurant – est tout à fait cohérente et nous propose quelques belles quilles à des prix abordables.
    Comme j’avais encore de la route à faire et 2 domaines à visiter dans l’après-midi je me suis contenté d’une demie de Badoit et d’un verre de Marsannay blanc Clos du Roy 2013 de Mongeart-Mugneret…joli !

    Pour cette première visite dans ce restaurant, j’ai été séduit par la belle allure des plats élaborés par le chef Julien Viard même si, à mon goût, il aurait pu se montrer un peu moins timide sur leur assaisonnement.

    Ceci dit, je pense qu’avec cette formule déjeuner qui offre un rapport Q/P vraiment excellent, le restaurant VinTage de Vosne mérite amplement qu’on y fasse une petite halte gastronomique.

    Pour en savoir plus : CLIC

  • L'Atelier du Cuisinier à Villié-Morgon

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    Situé dans le centre de Villié-Morgon ce restaurant propose une cuisine simple mais authentique et goûteuse qu’on peut accompagner avec une belle boutanche de Bojo choisie en consultant une carte des vins écrite à la craie sur un grand tableau noir au dessus du bar.

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    Le bar de l’Atelier du Cuisinier et son impressionnante carte des vins

    A chaque passage, nous nous délectons de ces plats copieux qui sentent bon le terroir et nous ne résistons jamais au plaisir de les accompagner d’une bouteille de Morgon, de Fleurie ou de tout autre cru du Beaujolais, choisi dans cette liste vraiment impressionnante où on trouve tous les grands noms de ce vignoble.

    Avec un menu du jour comprenant entrée, plat, fromage, dessert, un quart de beaujolais (pas mal du tout d’ailleurs !) et un café…le tout pour une quinzaine d’euros, il était inévitable que cette adresse devienne l’une de mes haltes gustatives obligées entre deux visites chez des vignerons du Beaujolais.

    Pour en savoir plus : CLIC

  • Dîner au restaurant Les Tilleuls à Vincelelottes

    Si vous êtes en quête d’une bonne table du côté de Chablis, ne cherchez plus arrêtez vous chez Alain Renaudin et laissez vous gâter par l’équipe du restaurant Les Tilleuls situé sur les bords de l’Yonne.

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    Le restaurant Les Tilleuls à Vincelottes

    Lorsque le temps le permet, c’est sur la terrasse au bord de la rivière que vous allez être invités à déguster les plats crées par le chef. L’endroit est très beau, les menus sont alléchants et la carte des vins nous offre une sélection magistrale de bouteilles régionales et quelques pépites dénichées dans les autres vignobles de France.
    Je crois que je vais me faire plaisir ce soir !!!

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    On est bien là non !!!

    J’opte pour un menu entrée-plat-dessert à 45 euros et pour me mettre en condition je commande un verre de Chablis 1° Cru Les Lys 2003 du domaine Defaix : un nez net, complexe et bien mûr avec un fond puissamment iodé, une matière concentrée, un équilibre sec et une finale salivante et délicatement boisée.

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    Quelques petites bouchées pour accompagner un verre de Chablis Les Lys.

    Pour accompagner mon dîner je sélectionne une demi-bouteille de Marsannay Les Grands Vignes 2010 du domaine Bart : discret et raffiné au nez, matière longiligne très élégante, aromatique qui s’affirme en bouche avec une palette florale magnifique.

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    Premier plat : pressé de canard confit et foie gras, chutney d’ananas aux baies roses

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    Second plat : grenadin aux pêches et romarin, jus au poivre de Sichuan.

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    Quelques douceurs pour attendre le dessert…

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    …et la très belle salade de fruits de saison au ratafia de Chablis.

    Ce fut un repas sans fausse note avec de beaux produits très bien travaillés et présentés avec beaucoup de finesse dans des assiettes généreuses…et pour finir la soirée en beauté, un patron qui vient partager quelques mots ainsi qu’un verre de Ratafia avec moi…Belle soirée !

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  • Déjeuner au restaurant l'Altévic à Hattstatt

    Découvert l’année passée à l’occasion d’une journée gourmande organisée par le domaine P.H. Ginglinger, le restaurant l’Altévic de Hattstatt est devenu l’une de mes haltes gastronomiques préférées lorsque je suis en vadrouille dans le vignoble alsacien.
    Entre la visite du matin à Dambach-La-Ville et le rendez-vous du début d’après-midi au domaine Emile Beyer à Eguisheim, l’occasion était trop belle pour ne pas céder au plaisir de goûter les dernières inventions culinaires de Jean-Christophe Perrin.
    Hoppla c’est parti !

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    La terrasse de l’Altevic.

    La terrasse bien ombragée est installée à l’arrière du restaurant, les tables sont espacées et décorées avec beaucoup de goût.
    Là où je suis placé je peux profiter d’une vue sur les coteaux du Goldert et du Hatschbourg baignés de soleil…et avec un petit verre de muscat en guise d’apéritif, je savoure ce petit moment de vie qui frise la perfection. « Carpe diem ».
    La formule déjeuner à 21 euros propose un choix de 3 entrées, 3 plats et 3 desserts.
    Aujourd’hui mon choix s’est porté sur :

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    Wraps de volaille, curry vert, champignons de Paris, courge et hysope.

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    Dos de lieu noir à la plancha sur galette de cheveux d’ange.

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    Pannacotta au curcuma, fraises au jus et tuile craquante.

    La présentation des plats est recherchée, les cuissons sont impeccables – le lieu avec son accompagnement de tomate confite, câpres, dés de légumes et romarin…quel bonheur ! – les portions sont généreuses et tout est fait maison…même le pain, même le petit sablé servi avec le café !

    Jean-Christophe Perrin associe des saveurs multiples et parfois inattendues avec cette maîtrise exceptionnelle qui fait que la dégustation de ses plats révèle chaque arôme sans qu’aucun ne prenne le dessus mais qu’à la fin l’ensemble résonne en parfaite harmonie…c’est du grand art Maestro !

    La carte des vins est cohérente mais je trouve néanmoins que la sélection de vins d’Alsace est un peu « courte » pour une table de ce niveau située à proximités des plus beaux terroirs alsaciens…mais je vais peut-être trop souvent à « La Taverne Alsacienne » !!!
    Ceci dit, mon muscat Wolfberger était parfait à l’apéritif et ma demie d’eau gazeuse « Innovo » (je suis en voiture et je vais encore picoler dans l’après-midi) a bien accompagné mes plats.

    Pour résumer et pour conclure : une fois encore, j’ai passé un très beau moment de gastronomie à l’Altévic…MIAM et RE-MIAM !!!

     

  • Restaurant Jean Victor Kalt à Erstein

    La pause méridienne de notre virée oenophile de ce début d'année nous conduit à Erstein où nous avons réservé une table au restaurant du chef Jean-Victor Kalt dont le grand Claude m'a souvent parlé : "Un super gars qui cuisine vraiment bien et qui adore le vin"...ça tombe bien, j'ai faim et j'ai soif !

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    La salle à manger que j'ai oublié de prendre en photo moi-même...la faim sans doute !

    La carte des mets est résolument gastronomique et conformément à nos attentes la carte des vins est vraiment exceptionnelle : rien que pour l'Alsace, 17 pages grand format avec pratiquement tous les Grands Crus servis par des vignerons réputés et proposés sur plusieurs millésimes...le grand Claude ne m'a pas menti c'est la carte d'un oenophile passionné !

    Pour le menu nous décidons de suivre la suggestion du chef : une assiette gourmande homard et foie gras en entrée et des filets de soles sur un lit d'endives à la crême en guise de plat principal.

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    L'entrée proposée par le chef : une assiette gourmande et généreuse.

    Pour ce qui est du vin nous nous laissons également guider par Jean-Victor Kalt qui nous propose pour l'apéritif, un verre de Muscat Marnes Bleues 2012 d'Etienne Loew - délicatement aromatique, frais et salivant en bouche - et pour accompagner notre repas, une bouteille de Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2009 du domaine Heywang, un vin frais et élégant qui s'accordera parfaitement les deux plats de notre menu.

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    Le restaurant de Jean-Victor Kalt propose une cuisine raffinée avec le sens du goût juste, les assiettes sont copieuses, la carte des vins est époustouflante et les prix sont tout à fait raisonnables...voilà une adresse qui mérite de figurer dans le carnet de tout amateur !

  • Le Bistrot de Lafare

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    Le Bistrot de Lafare situé au pied des Dentelles de Montmirail entre Suzette et Beaumes de Venise propose une cuisine familiale de bonne qualité et une carte des vins qui fait une large place aux crus locaux.

    Je n'ai pas l'habitude de faire de la pub pour des restaurants sur mon site mais je cite cet établissement pour la politique tarifaire qui y est pratiquée et que je trouve particulièrement séduisante. En effet, pour tous les vins proposés à la carte, il vous en coutera le prix client départ propriété + 6,50 euros : ce qui fait que vous pouvez vous régaler en accomagnant votre repas par un "Terres Jaunes" 2013 de la Ferme Saint Martin (par exemple) pour la modique somme de 17 euros (10,50 prix départ propriété + 6,50).

    Au diable les coefficients multiplicateurs qui font exploser le prix des vins au restaurant et qui éloignent le client des belles bouteilles...

    Un exemple à suivre non ?

  • Déjeuner dominical festif à la Taverne Alsacienne

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    Voici le programme des réjouissances...

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    ...et voici les victimes du jour.

    Avec une très belle sélection de vénérables bouteilles proposée par Thierry Meyer et un menu préparé de main de maître par Jean-Philippe Guggenbuhl, ce festival gastronomique a débuté en fanfare avec un sublime Comtes de Champagne 2005 et s'est poursuivi avec une série d'accords gustatifs magistraux notamment entre le vieux muscat de Kientzler et la sole sans oublier des vins surprenants de jeunesse comme ce Gewurztraminer 1970 de Muré. MIAMMMMMM ! 

    Merci à Emmanuelle et Thierry et vivement le prochain "Jubilée".

  • Restaurant Ô-Bontemps à Magalas

    UNE BELLE SOIREE CHEZ OLIVIER BONTEMPS


    Pour ponctuer une magnifique journée dans le vignoble saint-chinianais par une finale apothéotique, notre organisateur a programmé une soirée au restaurant Ô-Bontemps à Magalas avec une dizaine de convives invités à déguster un repas concocté par le chef Olivier Bontemps.

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    Notre joyeuse tablée a pu apprécier l’énergie créatrice d’un chef atypique et talentueux qui associe avec bonheur une rigueur technique acquise dans des maisons de renom (notamment Thierry Marx ou les frères Pourcel) et un petit grain de folie personnel pour nous servir des plats pleins d’originalité et de goût.

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    Festival de couleurs et de saveurs pour une entrée autour de l’asperge.


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    Olivier Bontemps dans la fumée du flambage du plat de viande…


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    …pour un résultat « magique » : une déclinaison de diverses pièces de cochon « cul noir » préparé en cuisson basse température…un goût et une tendreté inoubliables !


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    Un dessert printanier réalisé avec une maîtrise impeccable des textures et des saveurs.

    Bien évidemment les vins qui ont accompagné des divines agapes étaient au niveau des mets : entre les cuvées fournies par les amis vignerons présents (les Supply-Royer et les Bourgne) et quelques pépites sorties des caves des autres invités nos palais de gastronomes ont pu vivre un instant béni…quelle belle soirée !

    Mille mercis à tous ceux qui nous ont permis de nous régaler ce soir : le chef et l’équipe du restaurant Ô-Bontemps bien sûr, mais aussi Dany Jaffuel, une fois encore impeccable dans son rôle d’organisateur.

    Je me permets aussi de renouveler mes compliments à Nadia et Cyril Bourgne ainsi qu’à Carole et Dany Jaffuel, deux couples qui célébraient conjointement ce soir leurs noces de porcelaine (20 ans de mariage).

  • Une soirée à l'Hostellerie du Rosenmeer

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    Invités par Claude et Sandrine Weinzorn à partager un repas-dégustation à l’Hostellerie du Rosenmeer à Rosheim, nous avons passé une soirée riche en émotions gustatives, en compagnie d’une tablée de convives amoureux de vins et de bonne chère.
    Le chef Hubert Maetz, a donné un véritable récital en nous proposant des plats élégants et raffinés associés à une impressionnante sélection de bouteilles.
    Le clou de la soirée fut sans conteste le « Lièvre à la Royale » : cuisiné à l’ancienne ce plat était simplement parfait.

    Pour répondre à ce mets goûtu le sommelier nous a gâtés en servant tour à tour un Hermitage La Chapelle 1988 de Jaboulet (en magnum SVP !) et un Château Lynch Bages 1993 : en dégustation pure, j’ai nettement préféré l’Hermitage, puissant, énergique, voluptueux et un peu sanguin alors que le Lynch au classicisme un peu ennuyeux me donnait bien moins d’émotion.
    Par contre avec le plat, ce fut le Pauillac qui a tenu le rôle du conjoint idéal…mariage absolument somptueux !002.jpg
    Pour finir en beauté nous nous sommes régalés avec un Champagne Clos des Goisses 2004 de Philipponnnat : dégorgée en février 2013 cette cuvée issue d’un des rares clos champenois – situé sur un coteau très pentu exposé plein sud – est une rareté qui se goûte religieusement : finesse aromatique infinie, texture crémeuse, frais et long en finale…une bouteille qui donne une image parfaite de ce que la champagne peut produire de meilleur !dsc-0926.jpg

    Merci à tous ceux qui nous ont permis de nous régaler ce soir !