Bien manger dans le vignoble et ailleurs

  • Restaurant "L'Aromatique" à Chalon sur Saône - octobre 2020

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    Après deux belles soirées au « Bistrot » de Chalon sur Saône lors de mes pèlerinages 2019 et 2018, j’ai choisi de passer la dernière soirée de ma virée bourguignonne dans un autre établissement situé sur l’île Saint Laurent dans la rue de Strasbourg où on trouve pas mal de belles adresses pour se restaurer.
    Dans l’attente d’un nouveau passage par la case « prison » à cause de cette p…de crise sanitaire
    (gérée par des incompétents…mais ça je ne le dis pas fort), je vais tester cette table chaudement recommandée par la critique gastronomique.
    A table !

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    Décor minimaliste mais très élégant avec un menu accessible par QRcode…

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    …mais également affiché sur un grand tableau noir.

    Le restaurant propose une carte 100% « fait maison » avec des produits frais et de saison.
    Bien que limitée quantitativement, l’offre vinique propose une belle sélection de vins au verre (une dizaine) et quelques références en bouteille très intéressantes faisant une large place aux vignerons locaux (j’aime ça !)

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    Mon choix au verre pour l’apéritif et l’entrée.

    Le Bouzeron Cuvée Axelle 2017 du domaine Briday délivre de belles notes florales et balsamique et propose une bouche fraîche et longiligne avec une très belle présence saline en finale

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    Une crème de céleri au comté et aux graines et un cake au sarrasin et au chorizo pour attendre la première assiette

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    L’entrée : saint jacques, chou Pak Shoï et Miso.

    Cet aligoté pur et fringant a réalisé un accord simple et équilibré sur le thème du contraste avec les amuse-bouches tout en douceur et en finesse avant d’établir une relation bien plus complexe avec l’entrée : harmonie totale avec les notes grillées des fruits secs torréfiés et réaction très intéressante face aux notes amères du chou qui ont ciselé sa structure et défini son profil aromatique.
    Sur la Saint Jacques l’accord a été plus compliqué avec une première impression très positive face à la douceur de la texture et face aux arômes de noisette grillée des noix juste snackées…mais une fois encore les notes iodées qui se sont imposées en finale m’ont un peu dérangé.

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    Mon choix pour accompagner le plat

    Le Pouilly-Fuissé Eclat d’Ammonite 2017 du domaine Nadine Ferrand est un vin qui s’exprime avec une certaine retenue au nez mais qui développe un jus ample et charnu en bouche avec une finale très élégante sur les agrumes frais et la craie

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    Le plat : homard breton, carotte et sauge

    Cette jolie composition qui associe homard, carotte et sauge avec beaucoup d’harmonie, s’est très bien accordée avec ce Pouilly-Fuissé frais et minéral : si la chair du crustacé a fait ressortir la minéralité crayeuse du vin, l’accompagnement à la carotte a intensifié et complexifié son expression aromatique en Intensifiant ses notes fruitées (agrumes frais) et crayeuses…mais au bout du compte c’est le vin qui a gardé le dernier mot en laissant une belle sensation de fraîcheur en fin de bouche.

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    Le dessert : poire en texture.

    Avec ses assiettes esthétiques, sa cuisine pleine de fraîcheur et de créativité, sa carte des vins assez courte mais riche en belles références locales et son service précis et attentionné, ce restaurant est vraiment au niveau de sa réputation et mérite de rentrer dans la « short list » de mes belles adresses gourmandes en Bourgogne.

     

  • La Robe Rouge à Villié-Morgon - Octobre 2020

     Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    La Robe Rouge à Villié-Morgon

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    Ambiance automnale et terrasse déserte au restaurant La Robe Rouge…

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    …mais les tables sont mises au rez-de-chaussée…

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    …comme à l’étage où l’ambiance est franchement « cosy ».

    La carte est résolument bistronomique et le menu proposé pour notre déjeuner est tout à fait alléchant…et même si nous optons pour un plat de poisson, nous choisissons quand même de déguster un verre de vin rouge produit par le domaine familial : un Chiroubles Améthystes 2018 signé Guignier.

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    Après une matinée à déguster des blancs au domaine Jacques Saumaize, nous avons décidé d’accompagner notre déjeuner par ce Chiroubles produit par la famille Guignier.

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    L’entrée : poitrine de cochon, vinaigrette à la courge et au kalamansi et graines torréfiées.

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    Le plat : filet de bar et fondue poireau-navet.

    Même si le vin a mis un peu de temps pour se livrer, il a matché positivement avec l’entrée – mais ça c’était prévisible – avant de créer un accord tout à fait étonnant avec les notes poissonneuses très puissantes du filet de bar…j’ai de plus en plus de bonnes surprises lorsque je tente des associations vin rouge et poisson.

    Si lors de notre première visite nous nous étions régalés avec une généreuse planchette de charcuteries et de fromages, cette année nous avons pu apprécier les talents de cuisinier de Thomas Guignier.Un cadre élégant et chaleureux, un service rapide et soigné, des plats goûteux qu’on peut accompagner avec des crus du Beaujolais produits par la famille Guignier…bref, voilà une visite qui confirme que « La Robe Rouge » est une très belle adresse gourmande !

  • Le Château des Poccards à Hurigny - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    Le Château des Poccards à Hurigny


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    La carte du jour présentée sur un tableau…

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    …notre table sobre et élégante…

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    …et de petites bouchées bien sympathiques pour réveiller nos papilles. 

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    La bouteille du jour conseillée par Marion.

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    Notre entrée : poulpe mariné et rôti avec une purée de carotte à la noisette du Piémont.

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    Le plat : filet de saint pierre, poireaux fumés au big green egg et jus aux moules de bouchot

    Vinifiée en jarre de terre cuite cette cuvée de chardonnay est un modèle d’élégance : discrétion, concentration et droiture…la classe absolue !
    Bien évidemment, les accords gustatifs entre ces deux belles assiettes marines et ce vin d’une grande pureté se sont faits avec une évidence…MIAM !

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    Et une petite douceur pour finir : un sablé breton avec compotée de coing au zibibo et glace au yaourt

    Notre second dîner dans ce joli restaurant a confirmé la belle impression laissée par notre passage précédent : des assiettes raffinées, des goûts originaux aux accents franco-italiens, une carte des vins qui fait une large place aux crus du Mâconnais ainsi qu’aux vins d’Italie et un service à la fois chaleureux et professionnel…bref, au Château des Poccards, il y a tout ce qu’il faut pour régaler tous les amoureux de bon vin et de bonne chère.

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  • Le Port de By à Grièges - Octobre 2020

    Les étapes gourmandes du pèlerinage en Bourgogne-Beaujolais 2020

    C’est avec l’ami Cyril l’ardèchois que j’ai partagé les 3 premiers repas dans les vignobles du Mâconnais et du Beaujolais…donc peu de notes précises mais quelques photos et quelques commentaires pour vous mettre l’eau à la bouche.

    L’Auberge du Port de By – Chez Cécile à Grièges

     
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    L’ancienne guinguette des bords de Saône transformée en restaurant…


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    …avec son enseigne d’époque.

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    Notre table avec deux pépites de La Soufrandière…

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    ...et une vue sur la Saône

    Un Aligato ZEN 2019 pour nous ouvrir l’appétit et accompagner une assiette de friture d’ablettes et un Fleurie 2019 qui a magnifiquement matché avec une sublime quenelle de brochet…voilà un séjour qui commence bien !
     

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    La quenelle de brochet, sauce écrevisse…MIAM !

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    La carte des vins présentée sur un tableau noir (qui me rappelle « L’Atelier du Cuisinier » à Villié-Morgon)

    Voilà une jolie table sur les bords de a Saône qui propose une cuisine de terroir généreuse et goûteuse qu’on peut accompagner par une très belle sélection de crus du Beaujolais et du Mâconnais…une adresse hautement recommandable que je vais noter illico dans ma liste des haltes gourmande de cette région.

    Merci à Jean-Guillaume Bret d'avoir organisé ce joli moment de gourmandise et de convivialité.

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  • La Taverne Alsacienne à Ingersheim - Octobre 2020

    Après une matinée de travail au domaine de l’Oriel, Claude et Sandrine Weinzorn m’ont invité à partager un déjeuner dans notre restaurant fétiche d’Ingersheim.
    Dans ce contexte indécis et morose, on a plus que jamais besoin de vivre de beaux instants de partage et de gourmandise et je sais que La Taverne Alsacienne est un endroit idéal pour ça…donc à table !

    On commence par un petit verre de Sylvaner 2018 du domaine Kuentz-Bas pour nous mettre en condition et nous voilà partis pour découvrir le menu du marché de la semaine.
    C’est un vin agréable et accessible avec une expression aromatique délicate et une matière fruitée tenue par ligne acide très « ondulante » qui lui confère une souplesse peu habituelle.

    Pour la suite du repas Jean-Philippe Guggenbuhl nous invite à découvrir à l’aveugle un nouveau vin coup de cœur…voilà une habitude que je trouve vraiment très sympathique !

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    Un nouveau vin « mystère » servi par Jean-Philippe Guggenbuhl…

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    …et l’entrée : un œuf cuit à basse température avec espuma d’oignons, lard et poireaux fondus

    La robe est d’un jaune bien marqué mais avec une belle brillance, le nez est grillé/fumé et un peu « pâtissier » avec des notes de brioche et de citron confit. En bouche, la matière est ample et charnue avec un joli gras mais l’équilibre reste bien sec. La finale est nette et appétante avec un retour aromatique sur la fumée et les épices douces.
    Ce vin que toute la tablée a pris pour un pinot gris a vraiment bousculé nos repères puisqu’en fait il s’agissait d’un Riesling Vignoble de Kientzheim 2018 du domaine Laurent Barth.
    Peut-être que ce caractère atypique était du à son terroir d’origine – l’Altenbourg de Kientzheim et son sol marno-calcaire assez profond – ou alors à la façon de travailler de ce vigneron mais en tous cas, même en ayant vu l’étiquette, je n’ai toujours pas réussi à trouver les caractères du riesling dans ce vin…étonnant !

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    Ceci dit, ça reste une très belle bouteille qui a réalisé un accord ton sur ton, tout en douceur avec l’entrée mais qui a également réussi à tenir tête à cette superbe préparation – que je goûte pour la deuxième fois ici…et avec le même plaisir – avec ce filet de sandre sur un lit de choucroute nageant dans une sauce généreusement crémée...le bonheur total !!!

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    Le filet de sandre en écaille de pomme de terre et choucroute nouvelle poêlée

    Et pour finir en beauté :

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    Le dessert : figues fraiches rôties, cream cheese et spéculoos, crème glacée au miel

    Bon, je ne vais pas faire l’effort de chercher une formulation originale et inédite pour dire tout le bien que je pense de ce restaurant où tout respire l’amour de la bonne cuisine et des bons vins…allez-y et vous serez convaincus !

    Bravo et merci à la famille Guggenbuhl pour leur travail et leur constance qualitative.

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  • Restaurant Honesty à Strasbourg - Seconde visite

    C’est toujours en compagnie de l’ami Philou que je suis revenu m’attabler dans ce restaurant strasbourgeois, histoire de goûter les nouvelles créations culinaires de Tiffany pour le mois d’octobre et de tester quelques accords mets/vins conseillés par Chloé.

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Sancerre blanc Les Romains 2016 du domaine Fouassier : nez frais et engageant avec des notes de groseille blanche et d’herbe fraîche sur un fond floral délicat, bouche élégante et tendue, finale tonique avec une belle salinité.

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    L’entrée : un dôme de mousseline de volaille aux trompettes de la mort avec une sauce aux trompettes et des pommes paille.

    Comme on pouvait s’y attendre le verre de Sancerre frais et gourmand a parfaitement fait le job en réveillant nos papilles en début de repas avant de créer un accord très dynamique avec ce plat aux arômes d’automne tout en suavité : face à la douceur des saveurs et des textures de la mousseline et de son jus juste relevée par le craquant des pommes paille, le vin a joué sur le thème de l’opposition « amicale » pour laisser le palais frais et dispos pour la suite du menu

    Pour accompagner le plat

    Côtes du Rhône blanc Les Claux 2019 du domaine Usseglio : nez très séduisant sur la pêche et la cire d’abeille sur un fond délicatement vanillé, bouche fraîche et gourmande, finale légère et digeste.

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    Le plat : un merlu cuit à l’unilatérale avec une polenta crémeuse, des champignons de Paris farcis de duxelles et une bisque de crustacés.

    Ce joli blanc vinifié par un domaine réputé de Châteauneuf du Pape, a très bien réagi face à cette assiette qui associait un merlu et une bisque bien marqués par des effluves marins et des champignons aux arômes de sous-bois très prononcés.
    Les accords vineux avec des plats terre-mer ne sont jamais simples à imaginer mais là je dois dire que c’était parfaitement réussi.

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    Le dessert : des scones aux figues séchées avec des raisins infusés à la vanille, une chantilly à la crème épaisse et un jus et sorbet au savagnin rose.

    Notre seconde visite au restaurant Honesty a confirmé les bonnes impressions ressenties lors de notre premier passage : les plats de le carte d’octobre dégustés ce jour sont toujours aussi fins et les accords mets/vins proposés toujours aussi pertinents…bref, c’est un deuxième sans faute. Bravo !

    Nous attendons avec impatience les créations culinaires du mois de novembre ainsi que la nouvelle carte des vins qui je l’espère fera un peu plus de place aux vins d’Alsace…un pinot gris vinifié en sec signé Ostertag, Schmitt ou Beyer aurait fait merveille sur ce menu.

     

  • Restaurant Honesty à Strasbourg

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    C’est Philou – celui qui partage ses chroniques gastronomiques sur notre site – qui a déniché cette nouvelle adresse strasbourgeoise et qui a eu la gentillesse de convier son ex-collègue et néo-retraité pour ce déjeuner dans ce restaurant tenu par Chloé et Tiffany, deux jeunes strasbourgeoises passionnées de gastronomie.

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    La salle du premier étage…

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    …et notre terrain de jeu du jour.

    Afin de respecter la saisonnalité des produits, la carte du restaurant est assez courte et change tous les mois : à midi les convives ont le choix entre 2 entrées, 3 plats (dont un végétarien) et 2 desserts.

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Faugères blanc Chemin de Ronde 2018 du domaine des Prés Lasses : nez expressif avec une palette florale et miellée, bouche élégante et bien déliée, finale fraîche avec de beaux amers minéraux.

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    L’entrée : un tartare de saumon aux herbes avec royale de petits pois, salade de fenouil, pickles de fenouil et tuiles à l’encre de seiche.

    Les terroirs de schistes de Faugères apportent aux vins une fraîcheur qu’on trouve rarement dans la production vinique de ces régions ensoleillées…comme sur ce joli blanc guilleret et aromatique qui m’a bien ouvert l’appétit avant de se marier parfaitement avec les arômes végétaux et anisés de l’entrée.

    Pour accompagner le plat

    Pinot Noir Noir de Katz 2017 du domaine Réné Meyer : nez fruité et légèrement fumé, jus bien consistant en bouche, une structure assez ferme, finale longue et délicatement épicée.

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    Le plat : un quasi de veau grillé avec assortiment de mini-légumes, crémeux parmesan et jus de viande

    Ce joli pinot noir bien concentré possède un grain tannique un peu ferme qui me fait penser qu’il a peut-être été servi trop jeune mais avec ces tranches de veau fondantes et leur jus goûteux, le vin s’est assoupli pour réussir un accord tout en finesse…en revanche, la crème au parmesan a donné plus de mordant à l’acidité du vin ce qui a réveillé son côté viril…et j’ai moins aimé ça.

    Et pour finir en beauté

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    Le dessert : sablé amande, confit de quetsches, crémeux au thé au jasmin, quetsche crue et cuite, sorbet quetsche.

    Voilà encore un restaurant qui entre dans ma liste personnelle des nouvelles adresses gourmandes hautement recommandables de Strasbourg : les produits sont frais et de saison, les assiettes sont élégantes et généreuses, les préparations culinaires marient les saveurs et les textures avec beaucoup d’harmonie et la carte des vins propose une vingtaine de références (4 bulles, 8 blancs, 1 rosé et 9 rouges) disponibles au verre ou en bouteille.

    Comme j’étais accompagné par l’ami Philou, je n’ai pas pris le temps de rédiger des notes précises, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à déguster ces plats et j’ai bien apprécié les accords avec les vins proposés par Chloé.
    Bien évidemment, mon chauvinisme vinique me conduit à formuler un petit regret au sujet de la carte des vins ne fait pas assez de place aux crus de notre région et ce d’autant plus que le style de cuisine préparée par Tiffany permettrait surement de créer quelques accords magnifiques avec nos grandes cuvées alsaciennes...mais l'aventure ne fait que commencer...

    Bref, ce restaurant tenu par deux jeunes femmes pleines d’énergie et de talent, mérite absolument une petite visite.
    A bon entendeur…

  • L'Hôtel-Restaurant Klein à Soulzmatt

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    Après une matinée dans le vignoble de Niedermorschwihr, notre petit groupe de bons vivants a choisi de s’attabler dans ce restaurant que j’ai découvert grâce à Frédéric et Myriam Schmitt lors d’un repas mémorable qui a clôturé notre journée de rebouchage de vieux flacons au domaine en 2019.

    Ce restaurant qui propose une cuisine bourgeoise traditionnelle propose une carte des vins exceptionnelle qui où l’amateur éclairé trouvera une belle quantité de pépites viniques provenant des vignobles français.
    Quand j’ai vu la taille et soupesé le poids du livre où étaient répertoriées ces bouteilles, j’ai immédiatement passé la main à ce trio de jeunes professionnels du vin pour qu’ils sélectionnent les flacons qui vont accompagner notre repas dominical.

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    La « Bible » du restaurant Klein

    Pour l’apéritif et pour l’entrée

    Côtes du Jura Fleur de Chardonnay 2006 du domaine Labet : nez qui s’ouvre sur des notes de poudre à canon et de grillé avant de délivrer une aromatique complexe sur le citron mûr et les fruits exotiques sur un fond sous-bois/mousseron, bouche large et très concentrée, acidité fondue mais très belle présence saline, finale bien sapide avec un retour persistant sur le citron et le sous-bois.
    Mâcon-Chaintré 2005 du domaine Valette : nez sur les fruits blancs mûrs et le beurre frais sur un fond minéral (pierre, craie) sensible, bouche longiligne, équilibre précis, finale très élégante avec un long sillage minéral.

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    Les deux bouteilles pour l’apéritif…

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    …et pour accompagner le foie gras maison aux épices de « beerawecka ».

    Notre dégustation commence très fort avec deux superbes chardonnays : l’un jurassien tout en puissance et en texture – mais quand même un peu marqué par le millésime – l’autre bourguignon qui joue plus sur la finesse et la subtilité.
    Face à une terrine aux saveurs assez corsées, les deux vins ont bien réagi avec un Côtes du Jura qui a répondu ton sur ton à la force expressive du foie gras et un Mâcon qui a joué l’accompagnement en sourdine mais dont la fraîcheur a réussi à garder la main en finale.

    Pour accompagner un tournedos aux morilles

    Vosne Romanée 1°Cru Clos des Réas 1999 du domaine Michel Gros : nez qui s’ouvre sur des notes de sous-bois et d’humus avant de délivrer une palette florale très raffinée, bouche ample, charnue et solidement charpentée, finale vive et digeste marquée par une belle minéralité.
    Coteaux Champenois Ambonnay Rouge-Cuvée des Grands Côtés 2001 du domaine Egly-Ouriet : nez expressif et charmeur sur l’orange sanguine et la rose fanée sur un fond délicatement épicé, bouche gourmande et fraîche avec un joli volume et un équilibre très fringant, finale sapide et marquée par une minéralité intense.

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    La découverte vinique du jour…

    S’exprimant plus en élégance qu’en puissance, le cru bourguignon, monopole du domaine Gros, a fait très belle impression sans pour autant convaincre pleinement l’ensemble des dégustateurs. La version 2009 dégustée chez l’ami Guy ce printemps m’a semblée d’un niveau bien supérieur.
    Mais il faut dire que face à la cuvée de coteaux champenois de 2001, sublime d’équilibre, de profondeur et d’expressivité, le Vosne 1° cru a eu beaucoup de mal à soutenir la comparaison.
    En termes d’accord, la sauce au vin et au morilles qui nappait très généreusement une pièce de viande bien moelleuse, a « matché » sans difficulté avec ces deux très belles cuvées de pinot noir…c’est classique, facile mais diablement efficace !

    Pour accompagner une assiette de fromages

    Arbois 1999 du domaine Jacques Puffeney : nez typé « Jura » avec des notes de noix et d’épices (safran, cumin), bouche droite et intense, finale vive et très longue, sillage épicé très intense.

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    Ce « classique » pour amateurs du genre m’a surpris par son énergie après plus de 20 ans de garde…pas de doute c’est un grand blanc jurassien.
    En termes d’accord j’avoue avoir un peu boudé l’assiette de fromages – le plat de viande était vraiment copieux – en ma contentant de tester un accord régional traditionnel avec une bouchée de vieux comté…imparable !


    Un dernier vin en guise de dessert

    Gaillac Caprice d’Autan 2004 du domaine Plageoles : nez complexe avec des notes de raisin sec et de miel de sapin sur un fond floral délicat, bouche riche et sapide avec une très belle finale étirée par une acidité assez tranchante et agrémentée d’un long sillage sur les épices douces.

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    Comme je n’avais fait qu’un commentaire très sommaire après mon premier passage à l’hôtel-restaurant Klein, j’ai décidé de m’extraire de temps à temps de l’ambiance festive qui régnait autour de cette tablée pour prendre quelques notes très succinctes qui vont m’aider à rédiger ce petit article que cet établissement de Soulzmatt mérite amplement.

    Le restaurant Klein propose une cuisine traditionnelle présentée dans des assiettes généreuses réalisées avec des produits de très bonne qualité…bref, c’est sans trop de « chichis » mais c’est bon et copieux.
    Bien évidemment, vous l’aurez compris, l’atout majeur de ce restaurant est représenté par sa carte des vins absolument incroyable : des appellations prestigieuses, des domaines réputés, des vieux millésimes et des prix extrêmement sages…bref, si vous aimez les belles quilles, cette adresse gourmande est vraiment incontournable.

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    Les 6 « victimes » du jour.