Bien manger dans le vignoble et ailleurs

  • La Villa Lalique à Wingen-sur-Moder - Edition 2020

    Après un premier déjeuner mémorable dans cette maison doublement étoilé située dans un petit village du nord de l’Alsace – c’était au printemps 2019 – j’ai profité d’une journée de vacances pour reconduire cette magnifique expérience gustative…y a pas de mal à se faire du bien, non !

    Hoppla, c’est parti pour nouvelle escapade gourmande à la Villa Lalique.

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    La Villa Lalique en février 2020

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    L’entrée du restaurant

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    Mon « terrain de jeu » du jour…

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    …avec la vue sur une salle toujours aussi  accueillante…

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    …ainsi que sur le bar et les cuisines.

    Pour l’apéritif, le sommelier Hervé Schmitt, me propose un verre de Muscat 2017 du domaine Schoenheitz : un nez délicat avec une très belle palette florale, une bouche juteuse et gourmande avec un équilibre vif, stimulé par un léger CO2 – un alsacien dirait « spritzig » – et une finale tonique avec de beaux amers salivants.

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    L’éveil des papilles est assuré par trois petites bouchées apéritives sous forme de clin d’œil à certaines spécialités alsaciennes…

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    …suivi par un œuf parfait « Tozasu »…version argentée.

    Produit par ce domaine de Wihr-au-Val – village natal du sommelier Romain Iltis – ce muscat bien aromatique et particulièrement fringant a trouvé des partenaires de choix sur la première assiette notamment avec la bouchée au Picon ou la préparation au hareng fumé.
    L’œuf parfait (toujours aussi parfait) stimulé par une fine pointe vinaigrée et sa mouillette aux arômes complexes ont permis à ce vin de révéler l’étendue de son potentiel gastronomique.

    Comme lors de ma première visite je décide de laisser le sommelier choisir les 3 verres de vin qui vont s’accorder le mieux avec les différentes assiettes proposées dans le menu « Signature » du chef Jean-Georges Klein.

    Pour accompagner les premiers plats, Hervé Schmitt me sert un verre de Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten-Cuvée Henriette 2017 du domaine Mochel : un riesling ample et consistant, tenu par une structure acide/minérale bien solide, une finale profondément saline qui laisse persister de beaux arômes zestés et poivrés…une cuvée qui confirme tout le potentiel entrevu lors d’une première dégustation d’un échantillon prélevé sur cuve en 2018 (c’était au salon des vins de Molsheim).

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    La déclinaison de jeunes betteraves rouges…3 préparations toujours aussi surprenantes !

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    Le cocktail de caviar Gold, mousse Dashi, râpée de Poutargue

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    Découpe de noix de Saint Jacques et algues, variation autour des salsifis et Shimeji…

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    …et une version « dim sum » de la saint jacques.

    Ce riesling qui s’exprime avec une classe absolue tout en montrant une réelle puissance, a relevé sans faillir la série de défis gustatifs proposés par les 3 assiettes suivantes.
    Face aux déclinaisons à base de betterave, le vin s’est un peu tendu au contact de la mousse au foie gras mais a bien apprécié les saveurs citronnées, terreuses et épicées des deux autres préparations qui ont permis à ce grand riesling de montrer toute sa force expressive.
    Les arômes salins et iodés de la chair de poisson crue et des grains de caviar se sont parfaitement harmonisés avec ce vin visiblement très à l’aise face à des effluves marins. Le riesling est resté maître de la finale en laissant persister un léger grain tannique et une belle fraîcheur citronnée et mentholée.
    Avec se textures fondantes et ses saveurs d’une grande subtilité, le plat à base de saint jacques crues a été une vraie caresse pour les papilles tout en permettant au vin de développer son côté épicé. MIAM !!!

    Pour la suite du repas ce sera un verre de Saumur Clos du Moulin 2017 du domaine Thierry Germain : un chenin racé, ample et généreux avec une aromatique bien complexe au nez comme en bouche et une finale minérale et salivant qui laisse persister de belles notes fruitées et racinaires.

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    Rutabaga rôti dans tous ses états, « dampfnudel » et huile de cameline

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    Solette poêlée, noisette, espuma de pomme de terre, vinaigrette aux bourgeons de
    sapin

    Ce beau chenin ligérien encore très jeune mais déjà très bien en place, a pu jouer en terrain conquis face à cette préparation raffinée qui met en valeur un légume oublié…une ambiance végétale qui répond ton sur ton au vin qui trouve là un partenaire de premier choix pour réaliser un accord parfait ?
    Avec l’assiette consacrée à la solette cuite à la perfection – une chair à la fois ferme et fondante – stimulées par une vinaigrette délicatement acidulée, le vin s’est fait plus caressant en libérant des arômes boisés et vanilles d’une grande finesse.

    Pour accompagner le plat de viande, le sommelier m’invite à partir en Italie pour découvrir un vin rouge toscan, I.G.T. Toscana Eneo 2013 du domaine Montepeloso : une expression aromatique assez sombre mais particulièrement raffinée, notes de fruits noirs (mûre, cassis), de réglisse et de graphite sur un fond légèrement végétal, une attaque en bouche assez douce, un jus concentré, des tanins bien mûrs et une finale très tonique avec un sillage épicé et réglissé.

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    Dos de chevreuil, betterave et mûres en rosace, calisson de chou pointu, jus réduit à l’Infusion de citron fermenté

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    Le cappuccino de pommes de terre et truffe noire : le plat « signature » du chef

    Ceux qui me suivent en peu dans mes aventures de dégustateur amateur savent que je ne suis pas très réceptif aux charmes des rouges transalpins mais ce vin tout en puissance mais d’une parfaite accessibilité, m’a fait une très belle impression aujourd’hui…d’autant plus qu’il a pu s’épanouir en compagnie de 2 plats exceptionnels.
    La pièce de gibier fondante nappée d’une sauce corsée et finement acidulée et le calisson végétal qui apporte une fine touche d’amertume à l’ensemble, ont interprété une vraie symphonie gustative avec le vin : si les touches fruitées du plat ont réveillé un peu les arômes végétaux du vin, l’accord en bouche fut vraiment parfait avec des saveurs et des textures qui ont joué à l’unisson…un grand moment !
    Avec sa purée aérienne enrichie par des éclats de truffe gouteux et croquants, le plat « signature » de la maison a stimulé l’expression fruitée du vin tout en créant une belle harmonie aromatique en bouche.

    Pour la fin du repas, il n’y a pas eu de vin – 4 jolis verres…ça suffit – mais deux très belles propositions de dessert :

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    L’instant douceur autour du citron de Meyer : un dessert très frais et raffiné qui associe les arômes subtils de ce citron originaire de Chine et l’estragon

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    La signature sucrée : la fameuse crêpe Suzette revisitée avec des arômes de mandarine purs et intenses qui me rappellent les Noëls de ma jeunesse…MIAM !

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    Un café signé et une belle série de mignardises pour bien terminer ce magnifique repas.


    Comme je m’y attendais, cette nouvelle visite gourmande dans ce très beau restaurant a tenu ses promesses : j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver certains plats qui m’avaient déjà ébloui l’année passée et j’ai été heureux de découvrir quelques nouvelles créations gastronomiques du chef Jean-Georges Klein, toujours aussi inspiré et remarquablement précis dans la gestion de l’équilibre des saveurs et des textures…bravo l’artiste !

    Face à une carte des vins toujours aussi spectaculaire (2500 références), j’ai une fois encore laissé la main au sommelier qui m’a servi 4 verres choisis avec beaucoup d’à propos et présentés avec précision et enthousiasme.

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    Le sous-sol du restaurant…

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    …décoré et meublé par des créations de la cristallerie Lalique.

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    La cave de la Villa Lalique où j’ai eu le plaisir de croiser Romain Iltis qui travaillait sur la conception d’une carte des vins pour le futur restaurant du groupe, qui va ouvrir en Ecosse.

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    L'espace dédié aux vins rouges climatisé à 12°

    Bref, je me suis régalé avec des plats remarquables et des propositions d’accords vins/mets irréprochables servis dans un très bel endroit par une équipe de salle attentionnée et efficace…que dire de plus !
    Bravo et merci à tous ceux qui travaillent dans ce lieu dédié au bon vivre et à la haute gastronomie

  • La Fabrique à Schiltigheim - 2020

     

    Ce restaurant qui a ouvert ses portes fin 2016 est situé dans le centre de Schiltigheim, une ville où les belles tables sont légion…d’ailleurs, je compte bien en « tester » une partie dans les prochains temps.
    Formé dans des établissements réputés – notamment le « Buehrehiesel » ou la « Maison Pic » – Xavier Jarry propose une cuisine précise et inventive servie par Anouk Bonnet qui gère cette salle d’une quarantaine de couverts avec un grand professionnalisme.

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    L’entrée du restaurant « La Fabrique » avec son magnifique lampadaire en fer forgé

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    Ambiance épurée et chaleureuse à l’intérieur


    Mon menu du déjeuner :

     
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    Une petite mise en bouche pour commencer : des feuilles de riz garnies avec un crémeux choux fleur et harengs

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    L’entrée : œuf parfait, épinards, gingembre et maïs.

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    Le plat principal : magret de canard, pommes de terre ratte et légumes de saison.

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    Le dessert : pomme, poire, châtaigne confite, sablé breton, poivre et chantilly au citron vert

    Malgré un libellé un peu minimaliste, les plats proposés par Xavier Jarry sont remarquablement constitués avec des compositions de saveurs originales mais toujours harmonieuses et des jeux de textures qui stimulent les papilles.
    La carte des vins est assez courte (une cinquantaine de références) mais très intéressante avec quelques noms alsaciens que j’apprécie particulièrement (Emile Beyer et Guillaume Mochel notamment) et une belle offre de vins au verre (4 bulles, 5 blancs et 5 rouges).

    Pour l’apéritif et l’accompagnement de mon premier plat j’ai choisi un verre de Riesling Tradition 2016 du domaine Emile Beyer : un vin franc, droit avec une belle expression zestée et minérale.
    Le vin laisse deviner son joli potentiel gastronomique dès la rencontre avec les deux bouchées apéritives aux saveurs bien typées avant de se révéler pleinement face à l’entrée toute en douceur et en onctuosité.
    J’ai même osé confronter ce vin à une petite tartine de pain de campagne tartinée avec du beurre infusé aux baies roses…et il a tenu sa place avec facilité.

    Pour le magret, j’ai laissé le choix à la maîtresse des lieux qui m’a proposé un Morgon 2017 du domaine des Nuges : un vin ouvert et expressif avec une palette sur la cerise noire, la pivoine et le noyau et une matière dense, charpentée et finement tannique.
    L’association avec le plat a donné lieu à une jolie rencontre puisque les saveurs du magret ont donné de l’intensité aux arômes fruités du vin alors que les légumes et la sauce ont réussi à lisser sa structure…belle réussite.

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    Le morgon 2017 du domaine des Nuges


    « La Fabrique » propose une cuisine raffinée dans un cadre très agréable et sert à l’heure du déjeuner, un « menu affaire » tout à fait remarquable.

    Le soir le menu est proposé en 3 ou en 5 étapes (entrée-poisson-viande-fromage-dessert) avec un forfait vin de 3 verres.
    Vous trouverez des informations plus détaillées sur le site du restaurant.

    Bref, voilà une première visite dans un restaurant « schilikois » qui a tenu ses promesses : cette « Fabrique » est une adresse gourmande hautement recommandable.

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  • Le Maufoux à Beaune - 2019

    Après 3 repas successifs dans des restaurants, j’avais décidé de faire « maigre » pour la dernière journée de mon pèlerinage en Bourgogne mais lorsque Patrick Essa m’a proposé de l’accompagner à Beaune pour un déjeuner en compagnie de son épouse et Thomas Noël, le caviste avec qui j’ai partagé ma dégustation au domaine Buisson-Charles, j’ai vite oublié ma bonne résolution du matin…direction « Le Maufoux » pour un joli moment de convivialité et de gourmandise.

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    La salle de restaurant du Maufoux et la cuisine en « open space »

    Mon menu du jour :

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    Les escargots qui grésillent sous les herbes aromatiques...

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    …et une cassolette d’œufs meurette largement recouverts d’une râpée de champignons d’automne.

    Si la carte des mets est assez courte – 3 entrées, 3 plats et 3 desserts – la carte des vins est hallucinante...je ne vais pas la décrire en détail mais si vous êtes curieux rendez vous sur le site du restaurant (CLIC)…et vous verrez que je n’exagère pas !

    Le premier vin choisi par Thomas Noël est un Chassagne Montrachet 1° Cru Les Chaumées 2016 de Caroline Morey : un nez expressif sur les fruits blancs, le tilleul sur un fond boisé assez présent, matière ample avec un gras sensible, finale riche avec un sillage épicé/vanillé.
    Le second vin choisi par Patrick Essa est un Châteauneuf du Pape Clos des Papes 2016 : un fruité pur et complexe au nez, une bouche opulente mais tenue par une structure acide tannique très solide, finale puissante mais parfaitement digeste.

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    « Le Maufoux » qui se présente comme « le p’tit bistrot du Soufflot » propose une cuisine joliment teinté de tradition bourguignonne que les convives sont invités à déguster en compagnie d’une bouteille choisie sur une très belle carte de vins constituée avec la complicité du sommelier du Soufflot.
    Des assiettes généreuses et goûteuses et une remarquable collection de flacons proposés à des prix ultra-raisonnables…voilà une adresse incontournable pour tout œnophile de passage en Bourgogne.
    Mille mercis à Kate et Patrick de m’avoir invité à découvrir cette jolie table

  • Le Bistrot à Chalon sur Saône - 2019

    Après un premier dîner très réussi en 2018, j’ai eu envie de revenir passer une soirée dans ce restaurant situé sur l’île Saint Laurent de Chalon sur Saône…rien de tel qu’une belle table pour terminer en beauté une journée dans le vignoble bourguignon !

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    La Sâone et Chalon la nuit…

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    …et la rue de Strasbourg où on trouve quelques belles tables…

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    …comme ce joli « Bistrot » que je retrouve avec grand plaisir cette année. 

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    Je ne sais pas pourquoi je me sens un peu chez moi ici !

    Mon menu du soir :

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    Une petite assiette d’amuse-bouche pour commencer.

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    Une mousse onctueuse de pommes de terre Bintje à l’huile d’olive avec un foie gras poêlé et des cèpes du Morvan.

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    Dos de cabillaud et escargots fermiers d’Ouroux sur Saône, jeune poireau d’hiver et beurre vert à l’échalote et aux herbes potagères.

    Pour accompagner mon menu j’ai choisi une demie de Pouilly Fuissé Sur la Roche 2016 du domaine Jacques Saumaize : un vin dont j’ai pu déguster la version 2017 au « Salon des Artisans Vignerons de Bourgogne Sud » et dont j’avais bien envie de tester le potentiel gastronomique.

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    Dégusté à l’apéritif, le vin révèle un nez séduisant avec un fruité frais (citron, pomelo) et de fines nuances boisées. En bouche le jus est ample avec un gras qualitatif et une arête acide assez solide. La finale est vive et sapide avec un sillage fruité pur relevé par de discrètes nuances mentholées.

    Le premier plat tout en douceur et en suavité a réussi un mariage parfaitement harmonieux avec le vin : les saveurs caramélisées du foie gras et son accompagnement aux arômes forestiers se sont accordés de façon très naturelle avec le gras et les nuances finement boisées de ce Pouilly Fuissé. En finale c’est le vin qui est resté le maître grâce à ses notes mentholées et minérales qui ont apporté une belle fraîcheur en laissant le palais frais et dispos pour la suite…

    Comme l’année dernière, j’ai été impressionné par la perfection avec laquelle ce chef arrive à maîtriser la cuisson des légumes...de vraies petites friandises goûteuses et croquantes !
    L’association très originale entre poisson et gastéropode, accompagnée avec une belle harmonie par des aromates m’a offert un joli concert de saveurs mais si le vin a particulièrement apprécié la relation avec les légumes et les escargots, il n’a pas trop bien réagi face au cabillaud…en tous cas pour ce qui me concerne parce que je n’aime vraiment pas ces effluves iodés qui envahissent la bouche lorsqu’un poisson de mer rencontre un chardonnay bourguignon !

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    Mousse soufflée au chocolat de Tanzanie 75% cacao et crème glacée à la vanille et au poivre de cassis.

    Cette seconde visite au « Le Bistrot » de Chalon sur Saône a confirmé mes impressions de l’année passée : c’est de la très belle cuisine présentée avec élégance et qui marie des saveurs et des textures avec beaucoup de subtilité. Le service est attentionné et la carte des vins toujours aussi conséquente propose une jolie série de crus bourguignons proposés à des prix très raisonnables.
    Voilà un restaurant qui a gagné sa place dans la « short list » de mes adresses gourmandes incontournables en Bourgogn
    e.

  • La Robe Rouge à Villié-Morgon

    Cette adresse qui nous a été soufflée par Cédric Lecareux lors de notre visite au domaine des Capréoles se trouve au milieu des vignes dans une maison rénovée et réaménagée cette année par Michel Guignier, un vigneron établi à Villié-Morgon depuis 1989.

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    Le restaurant « La Robe Rouge »

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    La célèbre côte du Py vue de la terrasse du restaurant

    .Au niveau inférieur se trouve le caveau de dégustation et de vente des vins du domaine Guignier et à l’étage, une salle de restaurant élégante et lumineuse permet d’accueillir une vingtaine de convives.

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    L’intérieur du restaurant…

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    …et sa terrasse qui offre une vue imprenable sur le vignoble de Morgon…mais pour en profiter  il faudra attendre l’arrivée des beaux jours !

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    Une jolie table !

    Ce restaurant tenu par les enfants de Michel Guignier – Thomas en cuisine et Pernelle en salle – propose une carte bistronomique avec quelques spécialités culinaires locales mais également des planchettes de charcuteries et de fromages.

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    Ma planchette charcuteries et fromages…

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    …et le morgon 2016 du domaine Guignier.

    Le morgon du domaine Guignier, séduisant et gouleyant à souhait, a réalisé un accord aux accents « canailles » avec une planchette ultra-généreuse garnie de délicieuses spécialités locales. C’est simple, gourmand et efficace…j’adore !

    Situé à proximité d’un grand nombre de belles adresses viniques du Beaujolais, ce restaurant accueille sa clientèle dans un cadre très agréable tout en lui proposant une jolie carte où on trouve des plats préparés minute par un jeune chef formé auprès de quelques grands noms de la gastronomie européenne.

    Notre emploi du temps un peu serré nous a fait opter pour une planchette – excellente au demeurant – mais je compte bien revenir m’attabler à La Robe Rouge pour tester la cuisine de Thomas Guignier…rendez-vous en 2020 !

  • Le Château des Poccards à Hurigny

    Suivant les conseils de Jean-Guillaume Bret que nous avons rencontré lors du « Salon des Artisans Vignerons de Bourgogne sud », nous nous sommes retrouvés dans ce restaurant situé au rez-de-chaussée d’une grande demeure bourgeoise de style florentin.

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    Le château des Poccards (photo piquée sur le site du restaurant)

    La salle du restaurant peut accueillir une vingtaine de convives qui vont pouvoir se régaler avec les plats préparés par Davide Pesenti, un jeune chef d’origine italienne formé auprès de quelques grands noms de la gastronomie française.

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    La salle du restaurant.

    Mon menu du soir :

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    Un petit plateau d’amuse-bouche pour commencer.

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    Les tagliatelles maison et son ragoût d’escargots de Bourgogne « della nonna »

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    La pièce de veau cuite à basse température aux champignons d’automne et jus aux cèpes

    La carte des vins propose un choix élargi de références locales soigneusement sélectionnées par Marion Chaudet.
    Pour accompagner notre menu nous suivons les conseils de la maîtresse des lieux en optant pour une bouteille de Mâcon-Cruzille Aragonite 2015 du Clos des Vignes du Mayne, un vin dont nous avons pu goûter la version 2017 cet après-midi.

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    Dégusté à l’apéritif, le vin révèle un nez pur et racé avec une palette citronnée et crayeuse. En bouche le vin s’étire pour présenter une silhouette longiligne et ciselée et proposer une finale marquée par une belle salinité.

    Avec des tagliatelles et des escargots rafraîchis et condimentés par une préparation aux agrumes et aux herbes aromatiques, le premier plat a résonné en parfaite harmonie gustative face aux arômes citronnée et salins du vin...une fraîcheur exquise pour un très bel accord !

    L’accord entre le vin et cette viande de veau fondante avec son accompagnement de champignons s’est parfaitement réalisé : les saveurs forestières du plat ont réveillé les arômes fruités du vin et la douceur de la viande a donné un soyeux très agréable à sa texture…un mariage gourmand et sensuel. MIAM !

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    Une gourmandise pour finir : une poire pochée avec un sorbet au thym et un crumble à la noisette du Piémont.

    Avec ses créations culinaires qui associent les cultures gastronomiques française et italienne, le jeune chef du Château des Poccards nous a proposé un menu de très haute tenue et nous a permis de terminer la première journée de mon pèlerinage en Burgondie par un très beau moment de gourmandise.
    Dans une salle aux dimensions modestes (20 couverts) mais décorée avec beaucoup de goût, Marion nous a présenté les superbes assiettes préparées par Davide Pesenti tout en nous prodiguant de précieux conseils pour nous guider dans le choix du vin qui a accompagné notre repas.
    Un cadre agréable, une cuisine de grande qualité, un service efficace et souriant, une belle carte des vins qui fait une large place aux vignerons du mâconnais…voilà une table qui va faire son entrée immédiate dans la liste des étapes gastronomiques incontournables de cette région.

  • Le château du Hochberg à Wingen sur Moder


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    Le château construit au XIX° siècle abrite un hôtel et un restaurant.

    Situé dans un magnifique parc juste en face du Musée Lalique, le restaurant du Château du Hochberg sert une cuisine raffinée mais accessible qu’on déguste dans un cadre chic et accueillant.

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    Notre table du jour

    Pour le déjeuner de cette semaine le chef Arnaud Barberis nous propose un menu du jour en 3 temps :

     
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    Entrée : sur une fine pissaladière, légumes confits, cuits et crus, tataki de thon et anchois, pesto en vinaigrette.

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    Plat : la pièce de veau en cuisson douce, polenta crémeuse regonflée au gran padano, girolles, légumes du moment et jus crémé

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    Dessert : l’entremet caramel et vanille, feuillantine croustillante, sorbet pomelos

    Elaborée grâce aux conseils de Romain Iltis – le sommelier qui officie au restaurant doublement étoilé de La Villa Lalique – la carte des vins comporte une très belle série de références qu’on pourra déguster au verre ou en bouteille (et qu’on peut même acheter à emporter au prix caviste).

    Comme je dois reprendre la route après ce déjeuner, je vais me contenter de choisir un verre de blanc pour l’apéritif et l’entrée et un verre de rouge pour accompagner le plat :

    Riesling Thalberg 2016 – R. Schmitt à Bergbieten : un riesling riche et gourmand à souhait avec un fond salin/minéral qui donne une belle énergie à l’ensemble.
    Parfait à l’apéritif – un véritable stimulateur papillaire – ce vin a bien répondu aux arômes complexes et résolument sudistes du plat mais son expression minérale rendue plus saillante lui a donné un caractère un peu moins séduisant.

    Crozes Hermitage Fées des Champs 2017 – C. Curtat à Tournon : un crozes à la fois opulent et tonique – qui n’est pas sans rappeler le style Combier – qui a réalisé un accord ton sur ton avec une préparation toute en finesse et en douceur...une véritable caresse pour les papilles !

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    Située dans cette cité des Vosges du Nord - comme la table étoilée de la Villa Lalique – le château du Hochberg n’est pas vraiment proche de la route des vins d’Alsace mais l’œnophile pourra toujours se consoler en visitant le superbe musée Lalique où il trouvera une belle collection de verres en cristal, avant de profiter de la qualité remarquable des plats et des vins servis dans ce restaurant.
    Le cadre est superbe, les assiettes sont dressées avec élégance et le service est rapide, efficace et souriant.
    L’entrée m’a séduit par ses saveurs complexes mais parfaitement équilibrées et le plat de viande était sublime avec une viande de veau qui fondait littéralement en bouche.
    Le repas s’est conclu par un dessert très classieux…tout à fait dans la ligne d’excellence des mets qui l’ont précédé.

    Avec des menus à 34 euros (pour 3 plats) ou à 46 euros (pour 4 plats), une formule midi « offerte » à 22 euros et une carte des vins composée par le meilleur sommelier de France, qui nous invite à découvrir de belles références proposées  au verre à partir de 6 euros, le restaurant du château du Hochberg va prendre une place de choix sur mon podium des meilleurs rapports Q/P de notre région. MIAMMMMM !!!

  • Le restaurant de la Gare à Guewenheim

    Avec sa carte des vins qui compte près de 2000 références, ce restaurant situé dans un village du Sundgau bien décroché de la Route du Vin d’Alsace (à 10 km environ au sud de Thann) est une adresse incontournable pour tout amateur de belles bouteilles. D’ailleurs ce sont 2 couples de vignerons bien connus – Valérie et Christian Beyer et Myriam et Frédéric Schmitt – qui nous ont proposé de les accompagner pour un déjeuner dominical savamment arrosé.

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    Le restaurant et sa véranda

    La carte des mets est assez courte et propose quelques spécialités locales ainsi que 2 menus en 3 temps.
    Pour moi ce sera : carpaccio de saint jacques à l’huile de truffe, côte de veau de lait aux légumes printaniers et tiramisu fraise-rhubarbe.

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    La côte de veau aux légumes.

    La carte des vins est effectivement fidèle à sa réputation avec une offre vinique absolument faramineuse : à titre d’exemple, les pages consacrées aux rieslings alsaciens comportent plus de 100 références…et avec tous les grands noms de la région bien entendu.
    Un peu submergé par ce foisonnement de grandes étiquettes, je me débine en laissant aux vignerons (qui connaissent bien l’endroit, évidemment) et à l’ami Stéphane le soin de choisir de quoi arroser notre repas.
    Comme c’est dimanche…pas envie de trop travailler donc pas de notes mais juste quelques impressions retranscrites de mémoire :

    Muscat Grand Cru Saering 2012 – Dirler-Cadé à Bergholz : un nez agréable, notes de raisin sec sur un fond assez évolué, une bouche élégante et suave, une finale un peu fatiguée…plus méditatif que festif, ce muscat manquait un peu de tonus pour être vraiment « apéritif ».
    Chablis Grand Cru Les Clos 2008 – Dauvissat à Chablis : un nez classique, floral et iodé, une bouche vive et saline et une finale pleine de force minérale…voilà un grand chablis qui n’a pas trop bien supporté l’assaisonnement du carpaccio mais que j’ai beaucoup apprécié.
    Côte Rôtie La Barbarine 2012 – Gangloff à Condrieu : un nez sublime de complexité, un jus concentré et gourmand, une texture caressante et un équilibre juste parfait…ce Côte Rôtie absolument magnifique est surement l’une des plus belles bouteilles de rouge que j’ai rencontré ces dernières années. WAOUHHHH !

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    Sauternes Grand Cru Classé Château Rieussec 1986 – Fargues : un nez intense, mûr et épicé, une liqueur complexe et bien digeste en bouche…voilà une bouteille qui nous rappelle qu’un grand sauternes à son optimum de maturité est un pur régal.

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    « Le Restaurant de la Gare » de Guewenheim est une table que tout œnophile doit connaître : la carte des vins qui est réputée comme étant l’une des plus belles de France, nous propose des bouteilles signées par les plus grands noms de chaque région viticole à des prix vraiment très abordables.

    L’accueil y est chaleureux et la cuisine généreuse et goûteuse…bref toutes les conditions sont réunies pour que les amateurs de bonne chère et de grands vins puissent vivre un moment de pur plaisir.

    Merci à nos amis vignerons de nous avoir suggéré cette adresse…on y retourne quand ?