Vins du mois

Les vins du mois de novembre 2017

Riesling Clos Rebberg 2009
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune doré, belle brillance.
Nez : fruité agréable et bien mûr à l’ouverture (prune, mirabelle), notes minérales (pierre à feu) et balsamiques avec une fine pointe oxydative qui se révèlent après aération.
Bouche : présence envahissante avec une matière épaisse, une ligne acide vive, une salinité intense et une fine trame tannique, finale marquée par de beaux amers minéraux.
Avec ce terroir de schistes qui impose son empreinte minérale malgré un jus marqué par la richesse caractéristique de ce millésime, ce riesling qui s’exprime avec une force peu commune peut heurter la sensibilité d’un palais non initié…mais moi j’adore !


Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2012
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune pâle, très brillante avec une fine frange argentée.
Nez : discret mais d’une belle pureté, palette complexe avec des notes de citron frais, de craie et de fleurs des prés.
Bouche : attaque nette et précise, acidité droite et filante, développement aromatique sur les agrumes frais, silhouette svelte très élégante, finale salivante relevée par des amers minéraux et une légère tannicité.
Le terroir calcaro-gréseux de cette belle parcelle située au cœur du Pfingsberg engendre toujours des rieslings qui impressionnent par leur classe et leur pureté…et cette superbe cuvée qui vient d’entrer dans sa phase de pleine maturité ne déroge pas à la règle. MIAM !


Gewurztraminer Grand Cru Pfingstberg 2010
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat, belle présence glycérinée.
Nez : ouvert et complexe, arômes exotiques et fines touches vanillées complétées par des notes de bergamote et d’épices (safran).
Bouche : matière opulente, équilibre riche mais buvabilité parfaite, texture caressante, expression aromatique intense qui persiste longuement en finale.
Ce gewurztraminer d’une finesse inouïe apporte une preuve supplémentaire de la qualité du travail de Frédéric et Myriam Schmitt…voilà un domaine qui continue sa progression vers l’excellence alsacienne en mettant en lumière les grands terroirs d’Orschwihr que sont le Pfingstberg ou le Bollenberg. Bravo !


Meursault Vieilles Vignes 2010
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune éclatant, reflets dorés.
Nez : vif et très pur, notes de citron frais relevé par une touche de gingembre sur un fond minéral très raffiné.
Bouche : matière ciselée tendue par une acidité fine et bien droite, finale longue avec un sillage très stimulant sur les agrumes et la craie.
Issu d’un millésime qui a vu naître des vins d’exception au domaine Buisson-Charles, ce Meursault Villages est un vin brillant et racé qui se livre avec une énergie très communicative. MIAM !


Vin de Savoie Le Feu 2015
Domaine Belluard à Ayse

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Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : original et évolutif, notes de miel de sapin et d’écorce à l’ouverture puis évolution vers des arômes de fruits blancs frais.
Bouche : attaque cinglante avec une acidité vive et immédiate soutenue par des amers nobles, jus puissant, structure très large, finale longue, tonique et intensément saline.
Même si elle a été dégustée bien trop tôt, cette cuvée m’a vraiment impressionné par la densité de sa matière et la force de sa présence minérale.
Lorsqu’un cépage autochtone rare, un terroir original hautement qualitatif et un vigneron talentueux se rencontrent le résultat ne peut être qu’un vin d’exception.


Morgon Côte du Py-James 2006
Domaine Burgaud à Morgon

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Robe : grenat sombre, très dense, fine frange orangée.
Nez : fin et complexe, notes de cerise et de noyau sur un arrière-plan minéral évoquant la terre humide.
Bouche : matière concentrée, trame tannique serrée mais très douce, toucher velouté, développement aromatique sur la prune bien mûre, finale minérale et délicatement épicée.
Voilà un vin qui a eu besoin de plus de 10 ans de vieillissement pour trouver l’harmonie entre un jus concentré plutôt viril et un élevage très ambitieux.
Aujourd’hui ce Morgon laisse parler son talent en révélant un caractère bourguignon de très haut niveau…à l’aveugle, je serai parti du côté de Nuits Saint Georges, c’est dire !


Côte de Brouilly Cuvée Zaccharie 2014
Château Thivin à Odenas

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Robe : grenat moyen avec une fine frange rose.
Nez : nez complexe et envoûtant, notes de fruits noirs (prune, myrtille) et nuances minérales bien sensibles (fumé léger et mine de crayon).
Bouche : superbe présence avec un jus dense tenu par une acidité vive et rayonnante, finale fruitée avec une minéralité affirmée.
Avec son aromatique très raffinée et sa belle maturité structurelle cette cuvée haut de gamme du Château Thivin révèle un côté sociable et gourmand tout à fait irrésistible…à tel point qu’on oublierait presque que c’est aussi un très grand vin de garde. MIAM !


Maranges 1°Cru Clos des Roys 2011
Nicolas Perraud à Dezize les Maranges

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Robe : rubis moyen, très lumineux avec une belle densité.
Nez : expression fruitée très agréable (mûre confite) et notes florales (violette) sur un fond boisé noble (résine, écorce)
Bouche : matière épaisse mais glissante, acidité franche et bien centrée, finale digeste avec de beaux amers minéraux et un long sillage floral.
Né sur l’un des plus beaux terroirs de cette appellation, ce premier cru vinifié par Nicolas Perrault semble avoir atteint son pic de forme et se goûte parfaitement bien aujourd’hui.
Enfin un pinot noir bourguignon qui se goûte bien…je commençais à désespérer !


Ventoux Les Estaillades 2016
Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

Robe : rubis sombre et dense, bords mauves.
Nez : discret mais séduisant, notes de fruits rouges confits (cerise, framboise) et d’orange amère relevées par des touches balsamiques et mentholées.
Bouche : attaque fraîche et tonique, matière ample qui s’élargit progressivement, tanins fondants, finale complexe sur le bâton de réglisse, la violette et la pierre chaude.
Transmis par l’ami Cyril lors de notre rencontre automnale dans le Beaujolais, ce petit cadeau provenant de l’un de mes domaines préférés du vignoble sud-rhodanien est un vin accessible et gourmand qui m’a étonné par sa complexité et sa plénitude.
J’espère que lors de mon prochain passage à Suzette je trouverai encore l’une ou l’autre bouteille de cette cuvée qui a ensoleillé une soirée d’automne en Alsace.

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Le Clos Saint Landelin à la fin de l’automne 2017

Les vins du mois d'octobre 2017

Riesling Leimental 2011
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune moyen, belle brillance, éclats dorés.
Nez : ouvert et séduisant, notes de citron mûr, de gingembre et de zestes d’agrumes confits sur un fond minéral discret (craie, terre glaise).
Bouche : matière riche et généreuse en bouche, texture épaisse et finement granuleuse, finale saline avec de très beaux amers minéraux…mais aussi une petite pointe de chaleur assez insistante.
Le terroir argileux du Leimental et ce millésime assez chaud a permis aux Barmès-Buecher d’élaborer un riesling épanoui et expressif qui s’appuie sur une base minérale très solide…c’est un vin qui virevolte avec une telle énergie qu’il nous ferait presque oublier qu’il est structuré par un profonde minéralité.
Encore quelques années de patience et sa fougue sera enfin domestiquée !


Aligoté Sous le Chemin 2014
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : pur et discret, notes de chair de fruits blancs frais sur un fond minéral et iodé.
Bouche : matière équilibrée, silhouette filiforme très élégante, finale tonique avec une salinité sensible et un sillage tonique et appétant.
Avec son élégance murisaltienne et sa présence minérale un peu chablisienne, cet aligoté vinifié par Patrick Essa nous donne une interprétation très haut de gamme de ce cépage…on est probablement  assez loin des standards de cette appellation mais dieu que c’est bon !!!


Champagne Grand Cru Blanc de Noirs-Les Clés
Domaine Coquillette à Chouilly

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Robe : jaune moyen, belle brillance, cordon de bulle d’une grande finesse.
Nez : ouvert et séduisant, palette complexe sur le beurre, la brioche, la poudre de craie sur un fond de petits fruits rouges (fraise, groseille).
Bouche : matière suave, jus très pur et mousse d’une parfaite onctuosité, belle persistance aromatique et sillage fruité/vanillé très désaltérant.
Le bouchon de cette belle bouteille a sauté pour célébrer les 24 ans de mon X-man qui a trouvé le temps de venir nous rendre une petite visite en cette fin octobre.
C’est un blanc de noirs vineux et profond qui caresse les papilles avec une parfaite onctuosité…là je regrette de ne pas avoir acheté de magnum. MIAM !


Pinot Noir Cœur de Bollenberg 2012
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : rubis moyen, belle brillance, frange rose pâle.
Nez : nez flatteur et engageant qui s’ouvre sur des notes grillées/torréfiées (grain de café, chocolat) avant de laisser de développer une très belle palette fruitée et quelques nuances minérales nobles.
Bouche : attaque suave, très beau développement aromatique avec un élevage qui commence à se fondre dans un jus bien concentré, structure tenue par une acidité bien en place et un maillage tannique très soyeux, finale sapide et fruitée.
Le boisé un peu généreux qui marquait ce vin à sa naissance s’est parfaitement intégré pour donner une très belle texture à son jus fruité pur et profond.
Cette grande bouteille entrée dans sa phase de maturité optimale nous apporte la preuve que le Bollenberg est un terroir qui réussit particulièrement bien au pinot noir mais aussi que Frédéric Schmitt sait gérer ses élevages en barriques avec une vraie finesse. MIAM !

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Sur les hauts de Mercurey en octobre 2017

Les vins du mois de septembre 2017

VDP D’OC Sacrée Madeleine 2014
Domaine La Grange Léon à Saint Chinian

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Robe : jaune moyen, belle brillance, frange très claire.
Nez : discret mais séduisant, notes florales complexes (violette, jasmin...), petites nuances exotiques (ananas frais) sur un fond légèrement balsamique (résine).
Bouche : matière ample et généreuse avec un gras sensible, équilibre sec, finale sapide avec des amers salivants et un sillage long où on retrouve de beaux arômes de fleurs et de résine.
Dans cet assemblage de cépages sudistes (60% de grenache blanc, 30% de viognier et 10% de roussanne) on sent de plus en plus la belle signature olfactive du viognier dans une palette qui reste néanmoins bien complexe. La bouche poursuit ce beau récital aromatique en développant une matière très goûteuse et parfaitement digeste.
Les schistes de Berlou font également merveille sur les blancs. MIAM !


Riesling Grand Cru Kastelberg 2011
Domaine Mortiz à Andlau

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Robe : jaune intense, reflets presque fluorescents.
Nez : complexe et racé même si le registre aromatique est un peu austère avec ses notes de zestes, d’écorce et de pierre chaude sur un fond tourbé/iodé.
Bouche : matière épaisse tenue par une acidité centrée et très droite, toucher finement tannique, finale longue et tendue par une puissante minéralité.
Dégusté une première fois au sommet du Kastelberg, ce riesling à l’esthétique très monacale nous montre (démontre !) toute la force de ce terroir de schistes.
C’est un vin à la fois sombre et racé qui affirme d’ores et déjà un vrai caractère gastronomique…bien qu’il me donne l’impression de n’avoir pas encore atteint son apogée.


Riesling Grand Cru Wineck Schlossberg 2009
Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

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Robe : jaune franc avec des reflets dorés, beaucoup d’éclat.
Nez : intense et charmeur, notes d’agrumes mûrs sur un fond citronné et minéral bien frais.
Bouche : matière généreuse avec un jus concentré tenu par une acidité vive et véloce, finale tonique avec un fin grain tannique et un sillage long sur l’orange amère.
Après la noblesse austère du Kastelberg, ce riesling Grand Cru nous emmène dans un monde de plaisir et de volupté…c’est un vin lumineux et festif qui flatte nos sens tout en gardant une belle réserve d’énergie pour tenir encore quelques années en cave. MIAM !


Meursault Vieilles Vignes 2012
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune moyen avec une belle brillance et des reflets or pâle
Nez : discret et raffiné, palette très suave avec des notes d’amande, d’herbe fraîche, de fougère sur un support aromatique minéral qui évoque la boîte de craie.
Bouche : matière fuselée avec une silhouette particulièrement élégante, équilibre parfait entre un gras très noble et une acidité mûre et rayonnante, finale relevée par des amers délicate et salivants, sillage aromatique floral d’une belle longueur.
Cette cuvée de Meursault Villages m’a impressionné par l’extrême finesse de son expression aromatique et par la perfection de son équilibre en bouche.
On devine une matière première de grande qualité vinifiée avec une précision millimétrique…du travail d’orfèvre. MIAM !


Pinot Noir Sundel 2015
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : rubis dense avec des bords bien compacts.
Nez : réduction très marquée à l’ouverture, expression fruitée qui se manifeste après une longue aération, notes de cerise et de noyau (un peu kirsch), touche végétale fraîche et agréable (feuille de tomate), nuances florales discrètes mais très élégantes.
Bouche : attaque tout en délicatesse, montée en puissance progressive pour développer une matière ample et concentrée mais qui reste souple et gourmande, trame tannique fine et bien mûre, finale juteuse et sapide.
Malgré son olfaction perturbée à l’ouverture, ce pinot noir riche et large d’épaules révèle la qualité de ce terroir calcaire du Sundel que Christian Beyer met en valeur depuis quelques années.
C’est un grand vin rouge taillé pour la garde qu’il faudra carafer quelques heures avant la dégustation pour l’apprécier dès aujourd’hui…à bon entendeur !


Bourgogne Vieilles Vignes 2012
Domaine Marchand Frères à Gevrey Chambertin

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Robe : rubis très clair avec de larges bords rose pâle.
Nez : délicat et assez complexe, notes de griotte acidulée et de noyau de cerise, fines touche boisée (écorce).
Bouche : attaque franche, matière légère qui flatte agréablement les papilles, tanins fondus, équilibre fringant, finale fruitée, souple et glissante.
Conditionnée en bouteille lourde et armoriée cette cuvée générique proposée par Denis Marchand est un vrai petit cadeau pour tout amateur de rouges bourguignons accessibles et gourmands.
Un vigneron qui travaille ses entrées de gamme avec autant de rigueur ne peut qu’être recommandé avec la plus grande ferveur…qu’on se le dise !


Givry 1° Cru Le Médenchot 2015
Domaine Tatraux à Givry

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Robe : rubis moyen, brillante avec une belle densité, fine frange mauve.
Nez : délicat et raffiné, fruité discret (petits fruits rouges), notes florales très agréables sur un fond délicatement balsamique.
Bouche : attaque souple, matière juteuse et gourmande, tanins veloutés, joli développement aromatique sur la framboise et la griotte, finale fraiche et parfaitement digeste.
Ce premier cru de Givry découvert l’année passée continue de tenir ses promesses et nous régale toujours autant par la qualité de son aromatique et de sa texture.
Voilà un vin qui aurait surement pu attendre un peu en cave mais la tentation a été bien trop forte…MIAM !


Côtes du Roussillon Villages Les Mirandes 2012
Domaine Danjou-Banessy à Espira de l’Agly

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Robe : grenat foncé, très dense, fine frange pourpre.
Nez : réduction intense mais fugace à l’ouverture suivie par un véritable festival aromatique, palette évoluant constamment durant toute la durée de la dégustation (bouteille bue en 2 fois sur 24 heures), notes cacao/épices douces puis fruité mûr et complexes (fruits noirs, mûre, myrtille, cassis) pour finir sur des notes de garrigue (cade, myrte…) et encens.
Bouche : attaque franche, matière ample et concentrée, toucher sensuel, équilibre généreux mais parfaitement digeste, finale longuement aromatique soutenue par de beaux amers minéraux.
Cette syrah du Roussillon vinifiée par les frères Danjou nous a offert une symphonie d’arômes et de saveurs absolument exceptionnelle.
Voilà un vin qui me fait regretter de ne pas avoir davantage de mots à ma disposition pour décrire plus précisément la complexité des sensations et des émotions qu’il a suscitées…Exceptionnel !!!

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En avant première…mon prochain Grand Cru alsacien en cours d’étude.

Les vins du mois d'août 2017

Pinot Blanc La Croix du Sud 2015
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune paille clair, reflets argentés.
Nez : discret mais d’une inhabituelle complexité (pour le cépage), notes de fruits blancs frais, nuances végétales nobles et fines nuances épicées.
Bouche : attaque franche, matière assez épaisse mais équilibre parfaitement sec, toucher sensuel avec une grip tannique stimulant, finale pas trop longue mais d’une grande sapidité.
Après un séjour au Canada où je n’ai bu que très peu de vin, j’ai jeté mon dévolu sur cette petite pépite alsacienne…histoire de me remettre mon palais d’équerre.
Avec son aromatique très épanouie, sa présence très élégante en bouche et son élevage parfaitement intégré cette cuvée prouve une fois encore les talents de vinificateur de Frédéric Schmitt. MIAM !


Alsace Ambre 2011
Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune d’or, assez épaisse mais avec une belle brillance
Nez : ouvert et complexe, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs avec de fines nuances vanillées
Bouche : matière généreuse avec un très joli gras structurée par une acidité vive et rayonnante, finale très agréable avec des arômes pâtissiers relevés par de beaux amers salivants.
Cet assemblage de pinot auxerrois et de pinot gris élevé en demi-muids révèle un air de famille indéniable avec la cuvée Croix du Sud de Fred Schmitt mais la matière est un peu plus riche (influence du pinot gris ?) même si l’équilibre général montre une vraie tonicité.
Voilà encore un vin qui prouve que les vignerons alsaciens maîtrisent de mieux en mieux les élevages sous bois. MIAM !


Wachau Riesling Ried Loïbenberg Federspiel 2013
Weingut Knoll à Loïben

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Robe : jaune très clair avec des bords presque transparents.
Nez : intense mais plutôt « sérieux », notes de zestes d’agrumes et d’aspérule sur un fond discrètement naphté.
Bouche : attaque assez douce, matière svelte et élégante, présence acide large et montant en puissante pour devenir assez envahissante, finale longue avec un sillage très « sauvignon » et des amers salivants
Malgré son étiquette « spectaculaire » – voire un peu inquiétante – ce riesling s’exprime pourtant avec une classe et une retenue presque aristocratique.
Né sur ces coteaux surplombant les méandres du Danube ce vin propre, droit et rudement bien vinifié force le respect. MIAM !


Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2008
Domaine L. Carillon et fils à Puligny

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Robe : jaune clair, lumineuse avec des éclats argentés.
Nez : ouvert et séduisant, notes de chair de poire, d’amande fraîche et les d’agrumes mûrs soutenues par de fines touches de menthe verte et de vanille.
Bouche : présence éblouissante, matière à la fois suave et puissante avec une qualité de gras très murisaltienne, grande complexité dans la structure et dans l’expression aromatique, finale longue, tendue et citronnée relevée par des amers minéraux très stimulants.
Ce Puligny d’une puissance exceptionnelle est surement le plus grand « Referts » qu’il m’a été donné de boire jusqu’à aujourd’hui.
Voilà une bouteille exceptionnelle qui me rappelle pourquoi je continue de vénérer les grands chardonnays de la Côte de Beaune. MIAM !!!!!!!!


Saint Aubin 1° Cru Les Pitangerets 2015
Domaine François Carillon à Puligny

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Robe : rubis foncé, dense mais lumineuse.
Nez : ouvert et séduisant, notes fruitées très épanouies (confiture de mûres) rehaussées par de fines nuances végétales (ronce) et un boisé très discret.
Bouche : attaque franche mais gourmande, matière pulpeuse et profondément fruitée, ligne acide mature et bien en place, tannins veloutés, finale digeste avec un beau sillage sur les fruits noirs et les épices.
Même si le nom de Carillon résonne plus spontanément avec grand vin blanc, ce très beau 1° Cru de Saint Aubin nous a régalés par son jus fruité et son énergie communicative.
issu d’une vigne de plus de 30 ans plantée sur un terroir très calcaire, ce un vin est doté d’un joli potentiel d’évolution…mais j’ai bien peur qu’il ne s’éternise pas sur les rayonnages de ma cave…trop bon !!!

Dsc 1148
Vignes dans le Valais photographiées lors de mon périple d'août.

Les vins du mois de juillet 2017

Riesling Stein 2010
Domaine Rietsch à Mittelbergheim

Stein 2010

Robe : jaune franc, belle brillance.
Nez : intense et complexe, notes d’agrumes bien juteux (pomelo, orange), de zestes et de poudre de craie.
Bouche : attaque vive et franche, matière assez généreuse, acidité tonique et rayonnante, finale longue et saline avec des amers salivants.
Dès mon premier riesling Stein – un 2007 je crois – j’ai su que j’allais entretenir une relation privilégiée avec ce terroir calcaire de Mittelbergheim et ce n’est pas cette superbe cuvée expressive et pleine d’énergie minérale qui va me faire changer. MIAM !


Riesling Grand Cru Eichberg 2011
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune vif avec des reflets argentés.
Nez : ouvert, exubérant et très mûr, arômes d’abricot et de vanille, fine touche grillée sur un fond bien minéral (notes de ciment, terre glaise).
Bouche : matière très opulente qu’une acidité massive peine à équilibrer, milieu de bouche très riche, presque moelleux, finale sapide grâce à un puissant retour minéral.
Malgré une richesse encore sensible ce riesling Grand Cru commence tout juste à laisser parler la minéralité de ce beau terroir d’Eguisheim. Je pense qu’il est à point pour les amateurs de gourmandise mais aura encore besoin d’un peu de temps pour séduire les puristes à la recherche de droiture et de tension.


Riesling Fronholz 2015
Domaine Ostertag à Epfig

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Robe : jaune paille, très brillant.
Nez : intense et franc, palette raffinée et très complexe, notes de citron vert, de carambole, de céréales…, nuances minérales naissantes.
Bouche : attaque souple, jus fruité très gourmand, acidité ciselée qui stimule les bords de la langue et qui s’impose dès le milieu de bouche pour donner de l’énergie et de la fraîcheur à la finale, sillage fruité long, salinité sensible et amers nobles.
Voilà un très grand riesling où on sent à la fois l’effet millésime et la présence du Fronholz qui impose d’ores et déjà sa marque saline.
Déjà commenté il y a quelques semaines lors d’une session AOC au domaine Ostertag, ce vin a réalisé un accord magistral avec une salade associant gambas, carottes, courgettes et nectarines. MIAM !


Roussette de Savoie Marestel 2008
Domaine Dupasquier à Jongieux

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Robe : jaune franc, éclatant avec des reflets dorés.
Nez : intense et complexe, notes de fruits blancs et jaunes bien mûrs et de miel de fleurs complétées par des nuances de sous-bois et de résine.
Bouche : matière ample et puissante, acidité immédiate, large et virulente, équilibre tonique, finale vibrante avec une belle rémanence aromatique sur le miel et la pierre chaude.
J’ai débouché cette bouteille pour préparer mes papilles à ma virée savoyarde prévue début août et je n’ai pas été déçu : c’est un vin magnifique, généreux et parfaitement digeste qui est entré dans sa phase de maturité optimale…et qui va surement tenir de longues années à ce niveau. MIAM !


Pouilly-Loché Les Mûres 2015
Bret Brothers à Vinzelles

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Robe : jaune pâle avec des éclats argentés.
Nez : pur et discret, notes de pêche blanche et de pomelo sur un fond mentholé et pierreux.
Bouche : chair pleine et opulente, structure large, acidité souple mais présence minérale très marquée, finale tonique avec un petit grip tannique, sillage frais sur le pamplemousse et la poudre de craie.
Même s’il s’est livré avec une vraie spontanéité gourmande ce beau vin du mâconnais aurait surement du être gardé quelques années de plus pour pouvoir donner toute la mesure de son potentiel.
Ceci dit, j’ai vraiment apprécié cette cuvée née sur le terroir le plus réputé de Loché, un terroir dont on sent la présence à travers cette intense salinité qui permet de donner la réplique à une matière assez généreuse. MIAM !


Côtes de Provence Très Longue Macération 2010
Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

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Robe : grenat moyen avec une frange brunissante.
Nez : sombre et austère, notes de suie, d’olive noire, de poivre et d’herbes aromatiques
Bouche : matière pleine et concentrée, mâche voluptueuse avec un grain tannique très fin, finale un peu plus serrée mais très belles rémanences aromatiques sur les fleurs et les épices
Si vous cherchez de très grands vins rouges provençaux, la production vinique de Laurent Barrera ne pourra que vous combler à l’instar de cette magnifique cuvée de Côtes de Provence réalisée à partir d’un assemblage original de cépages vinifiés et élevés séparément en barriques (cabernet-sauvignon, syrah, mourvèdre et carignan).
Ce vin plein de chair, de sensualité et de complexité me fait penser que je dois absolument refaire une petite visite du côté de Carnoules.


Côte Rôtie Les Rochains 2009
Domaine Bonnefond à Mornas

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Robe : sombre et dense avec une fine frange tirant sur le roux.
Nez : discret et complexe avec une palette plutôt noire, réglisse, mûre et myrtille sur un fond délicatement floral (violette).
Bouche : attaque vive, matière profonde et concentrée, tanins tendres mais trame bien serrée, finale virile, limite austère mais avec un beau sillage minéral.
Issu d’une parcelle située sur la côte Brune, cette cuvée commence tout juste à montrer sa classe et son envergure. On est loin des jus flatteurs et confiturés qu’on rencontre souvent sur ce millésime mais la côte rôtie ne donne jamais dans la flagornerie…grand vin !

Dsc 1048
Le coteau du Sundel sur le Pfersigberg en juillet 2017

Les vins du mois de juin 2017

Riesling Grand Cru Wiebelsberg 2009
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets dorés.
Nez : délicat et évolutif, notes d’agrumes mûrs (clémentine) suivies par de belles nuances florales sur un fond minéral bien sensible (pierre chaude).
Bouche : matière riche et épaisse, toucher bien gras, ligne acide fine mais très aiguisée qui étire la structure, amers nobles et salinité en finale, sillage aromatique long sur les zestes et le poivre blanc.
Avec le millésime 2009 qui apporte sa générosité et le terroir gréseux  du Wiebelsberg qui donne la longueur et la finesse à la structure, ce riesling Grand Cru exprime aujourd’hui toute la mesure de son talent. Quel vin…MIAM !


Riesling Thalberg 2015
Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
Nez : pur et direct, palette séduisante sur les agrumes mûrs avec de belles nuances minérales (craie, pierre chaude).
Bouche : attaque très franche, acidité ciselée qui se positionne en largeur et stimule les bords de la langue, matière douce et charnue, légère tannicité et amers salivants en finale.
Ce coteau qui prolonge le Grand Cru Altenberg de Bergbieten vers l’ouest est un terroir de très grande qualité que Julien Schmitt met en valeur de façon remarquable comme nous le prouve ce riesling absolument parfait dans son expression et son équilibre. MIAM !


Alsace Les Pinots 2007
Domaine Bechtold à Kirchheim

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Robe : jaune franc, belle brillance.
Nez : intense et complexe, palette évolutive, notes d’abricot, d’amande fraîche, de vanille et de pralin sur un fond légèrement résineux.
Bouche : attaque vive et franche, acidité large qui appuie sur la langue, matière bien concentrée, finale saline avec de beaux amers et un sillage long sur la résine et les épices
Cette cuvée originale a été réalisée à partir d’un assemblage de pinots blancs et gris élevés en barriques dans un milieu oxydatif. Même s’il affirmait un style « jurassien » un peu brut de décoffrage à sa sortie ce vin commence à révéler sa vraie personnalité : j’ai été séduit par sa grande complexité aromatique et sa finesse structurelle étonnante. MIAM !


VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac blanc 2004
Moulin de Gassac à Aniane

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Robe : jaune profond, reflets vieil or
Nez : intense et complexe, notes de fruits jaunes mûrs et d’épices orientales avec des nuances d’oliban sur un fond légèrement oxydatif.
Bouche : matière riche et épaisse, toucher velouté, milieu de bouche légèrement moelleux (plus de 8g SR dans cette cuvée…mais je crois qu’il en reste moins à l’heure actuelle), aromatique très suave, finale sapide et bien glissante.
Ce Daumas blanc entré depuis quelques années dans sa « seconde vie » - celle qui lui donne des accents de Jerez – nous a vraiment régalés ce soir : une explosion aromatique au nez et une véritable caresse en bouche…P…que c’est bon !!!


Chablis 1° Cru Vaillons 2014
Domaine Besson à Chablis

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Robe : jaune très clair, belle luminosité et reflets argentés.
Nez : charmeur et raffiné, notes de beurre frais et de noisette évoluant rapidement vers une belle palette fruitée (agrumes frais) sur un fond minéral bien marqué.
Bouche : matière pleine, ample et juteuse, acidité mûre mais fine et tendue comme une corde de guitare, finale longue avec un sillage minéral et citronné.
Débouchée en plein épisode caniculaire, cette bouteille nous a régalés par son équilibre très gourmand et par sa trame acide/saline fraîche et désaltérante.
A l’heure où les chardonnays de la côte de Beaune deviennent de plus en plus inaccessibles pour le commun des mortels, ce magnifique Vaillons 2014 nous rappelle qu’il reste de belles alternatives à dénicher du côté du vignoble chablisien.


Pinot Noir Vieilles Vignes 2011
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : rubis moyen avec un léger trouble et une frange tirant sur le roux.
Nez : ouvert et raffiné, fruits rouges et fleurs (pivoine, violette) à l’ouverture puis évolution vers une palette plus mature sur la vanille, la résine et le poivre.
Bouche : attaque douce et franche, matière riche, gourmande et parfaitement équilibrée, acidité mûre et trame tannique caressante, finale sapide et longuement aromatique.
Même si je dois me fâcher avec mes amis bourguignons, j’affirme que cette cuvée née sur le coteau du Hengst est le meilleur pinot noir qu’il m’ait été donné de déguster sur ce millésime jusqu’ici…mais je ne désespère pas !!!
Voilà une bouteille qui démontre avec brio que ce cépage mérite sa place dans le cahier de charges de ce Grand Cru. MIAM !

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Un bouchon parfait de 50 mm pour protéger cette petite merveille…rien n’est laissé au hasard chez les Barmès-Buecher


VDP du Mont Baudile Les Intillères 2015
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
Nez : riche et envoûtant, palette très complexe avec des notes de cacao amer, de poudre de craie, d’eucalyptus et de fruits noirs confits (mûre, myrtille).
Bouche : matière opulente, structure sphérique, sensation de moelleux en milieu de bouche, acidité fine et bien centrée, tannins suaves, finale très longue sur les épices et l’encens.
La grande cuvée du domaine Supply-Royer confirme une fois encore qu’elle n’a pas besoin de beaucoup de temps pour révéler toute l’étendue de son talent : millésime après millésime ces vieux carignans de la vigne des Intillères permettent à Eric de sortir l’un des plus beaux vins rouges du Languedoc. MIAM !

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Promenade dans le vignoble alsacien : le Kirchberg de Barr en juin

Les vins du mois de mai 2017

Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2008
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets argentés.
Nez : très fin et particulièrement complexe, palette évolutive qui s’ouvre avec des notes d’agrumes (orange sanguine, mandarine avant de libérer des senteurs d’herbes aromatiques sur un fond minéral où on devine une touche iodées.
Bouche : présence magnifique ne bouche, matière pleine et gourmande structurée par une acidité large et encore très véloce, un maillage minéral sensible, finale longue avec un beau retour sur les agrumes et les aromates.
Ardent défenseur de ce Grand Cru d’Orschwihr, Frédéric Schmitt exploite une parcelle sur ce lieu-dit hautement qualitatif du Pfingstberg et nous gratifie à chaque millésime d’une cuvée de riesling « paradisiaque » comme ce 2008 qui est entré dans la force de l’âge mûr et qui s’exprime avec une classe incomparable. MIAM !

 

Muscat Quintessence 1997
Domaine F. Mochel à Traenheim

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Robe : jaune franc, reflets dorés avec beaucoup d’éclat.
Nez : complexe et un peu mystérieux, notes florales (rose fanée), touche finement mentholée et petites nuances pierreuses en fond.
Bouche : attaque douce et suave, matière puissante, texture épaisse et assez grasse, acidité qui stimule les bords de la langue mais petite sensation de lourdeur en milieu de bouche, finale plus digeste avec des amers minéraux qui font saliver et un sillage mentholé de belle longueur.
Malgré sa petite vingtaine d’années, ce muscat récolté en surmaturité nous régale avec ses arômes raffinés et nous surprend par son énergie en bouche : le jus est opulent mais la trame minérale porte la structure en laissant persister une belle impression de légèreté et de vitalité.

 

Meursault Vieilles Vignes 2012
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair et très lumineux.
Nez : mutique à l’ouverture, discret et raffiné par la suite, notes de fleurs, d’amande fraîche sur un fond délicatement mentholé.
Bouche : attaque tout en suavité, milieu de bouche souple et élégant, acidité bien mûre qui se révèle progressivement en donnant beaucoup d’ampleur à la structure, finale légèrement tannique, sillage racé et complexe, fruits blancs, amande, craie et petite touche vanillée
Dégusté pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur – Happy Birthday Patrick – ce Meursault a pris son temps pour se livrer mais ma patience fut largement récompensée : une aromatique noble et délicate et un équilibre d’une précision d’orfèvre.
Voilà un vin qui laisse une vraie impression de plénitude et de sérénité.

 

Haut Médoc Château Sociando-Mallet 2004
J. Gautreau à Saint Seurnin de Cadourne

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Robe : grenat assez dense, frange légèrement dégradée.
Nez : complexe et raffiné, fruits noirs confits, bois de cèdre, épices et cuir.
Bouche : attaque souple franche et assez gourmande, balance parfaitement équilibrée, acidité en place mais bien enrobée, tannins suaves, finale longue et appétante.
Après une jeunesse assez tumultueuse marquée par une certaine outrance dans son expression, ce joli cru du Haut Médoc s’est posé et nous régale par son aromatique classieuse et sa balance vraiment impeccable en bouche.
Voilà une  belle réussite sur un millésime délicat qui m’encourage à ne pas délaisser complètement cette région : mon stock de Bordeaux diminue à vue d’œil mais je vais quand même essayer de garder un petit fond de roulement pour pouvoir trouver quelques belles surprises de temps à autre…

 

Beaujolais-Leynes Bien-Venu in X-tremis 2011
Bret Brothers à Vinzelles

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Robe : rubis dense, bords rose pale
Nez : profond et épanoui, fruits rouges mûrs, rose fanée, épices douces
Bouche : attaque suave, matière charnue et bien mûre, impression de douceur en milieu de bouche, tanins veloutés, finale franche, tonique et parfaitement sapide.
J’ai toujours un peu de mal à apprécier les beaujolais des Bret Brothers lorsque je les déguste au domaine – il faut dire qu’après un festival en blanc, les rouges ont un peu de mal à suivre – mais lorsqu’on débouche une de ces bouteilles pour la siroter tranquillement on découvre avec plaisir un jus fruité profond et gourmand qui séduit sans réserve de la première à la dernière gorgée. MIAM !

 

Crozes Hermitage 2015
Domaine Combier à Pont de l’Isère

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Robe : rubis très sombre, bords violine
Nez : complexe et charmeur, notes de fruits noirs biens mûrs (myrtille, cassis), de violette et de cacao amer
Bouche : matière juteuse concentrée, texture caressante, expression aromatique d’une exceptionnelle suavité, finale franche et sapide qui laisse persister un sillage floral raffiné.
Ce Crozes-Hermitage confirme les très bonnes impressions ressenties lors de ma visite au domaine Combier au printemps 2017 en révélant une matière fruitée concentrée et incroyablement gourmande.
Voilà le genre de bouteille qui n’a qu’un seul défaut : elle ne contient que 75 centilitres de vin. MIAM !

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Bergheim vu de l’Altenberg au printemps 2017

Les vins du mois d'avril 2017

Riesling Grand Cru Hengst 2008
Domaine Barmes-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune franc, brillant avec des reflets or jaune.
Nez : un peu austère mais très complexe, notes d’agrumes (pomelo, citron vert) et d’épices (poivre blanc) sur un fond minéral et délicatement fumé.
Bouche : matière opulente et bien épaisse, acidité vive et rayonnante qui rend la présence en bouche très invasive, gras sensible et finale longue et tendue, sillage minéral et citronné, amers nobles persistants.
Ce Hengst droit et puissant qui envahit le palais et l’occupe sans partage pendant de longues minutes s’exprime avec une fougue qui ne laissera personne indifférent et qui pourra même heurter les papilles trop sensibles.
Bref, voilà un très grand vin à partager avec un public averti. MIAM !


Meursault Les Tessons 2007
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune profond, très lumineux avec des éclats dorés.
Nez : noble et raffiné, pêche jaune, amande fraîche et épices douces sur un fond d’herbes aromatiques (sauge, menthe poivrée).
Bouche : matière ample et concentrée, acidité solide et bien en place, texture assez épaisse avec un gras très sensuel, finale jeune et tonique, long sillage épicé et minéral.
Quand on a la chance de tomber sur un Tessons au sommet de sa forme, on devrait fermer les yeux et on savourer en silence.
Fidèle à mon habitude, j’ai essayé de partager avec vous la beauté des sensations et les émotions ressenties face à ce vin sublime…mais il y a des fois où les mots ne suffisent plus. MIAM !


VDP des Côtes Catalanes Les Calcinaires 2011
Domaine Gauby à Calce

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Robe : jaune clair, belle brillance mais léger trouble.
Nez : épanoui et bien complexe, notes de fruits blancs bien mûrs, de rhubarbe sur un fond plus végétal (cône de houblon, fougère)
Bouche : chair juteuse et consistante, salinité intense qui se manifeste assez rapidement et qui tend solidement la structure, acidité présente et fine tannicité, amers minéraux très appétants en finale.
Profond, complexe et débordant d’énergie cette cuvée vinifiée par Lionel Gauby nous a régalés tout en confirmant que Calce est un terroir béni pour les vins blancs.
J’avoue d’ailleurs avoir plus de mal avec les rouges du coin mais ce Calcinaires blanc mérite un MIAM sans réserve.


Saint Julien Château Gruaud-Larose 1994
S.C.CH à Saint Julien Beychevelle

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Robe : sombre et assez dense, encore beaucoup d’éclat, fine frange brunissante.
Nez : très complexe, presque méditatif, baies de cassis et de mûre, genièvre, cèdre sur un fond légèrement tertiaire (cuir, bouillon de viande).
Bouche : attaque très douce, matière bien épaisse, balance parfaite entre richesse, acidité et tanins – le triangle d’Emile Peynaud est équilatéral – mâche voluptueuse, finale digeste avec de belles rémanences aromatiques sur les fruits noirs et le graphite.
Comme vous le savez je ne suis plus un grand fan des vins girondins mais parfois je tombe sur une bouteille qui me procure un réel plaisir comme ce Saint Julien de plus de 22 ans qui révèle une classe incomparable.
On trouve dans le verre tout ce qu’il faut pour faire un très grand vin. MIAM !


IGP Cévennes Merlot Ataraxie 2016
Dom. Rivière à Saint Hilaire de Brethmas

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Robe : sombre, presque noir avec une fine frange rubis.
Nez : agréable et ouvert, arômes de fruits rouges et noirs frais sur un fond minéral un peu rustique, notes de terre humide.
Bouche : attaque souple et suave, chair voluptueuse et mâche tannique très gourmande, acidité présente et bien en place, finale fruitée, pas très longue mais bien fraîche.
Cueillie au hasard sur les rayonnages de La Maison des Vins de l’Espiguette, cette cuvée « nature » de merlot fut une vraie belle surprise : fruité, juteux et glissant. Si tous les vins sans SO2 s’exprimaient de cette façon je serai le premier à me convertir !

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Saint Guilhem le Désert au printemps 2017...je vais aussi dans le sud pour voir ça !