Vins du mois

  • Les vins du mois de mai 2020

    Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
    Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : riche, très mûr, presque envoutant avec une palette très complexe sur les fruits jaunes, les céréales grillées, la vanille, le gingembre, les épices douces…
    Bouche : matière pleine et charnue, équilibre très gourmand avec un centre légèrement moelleux, finale sapide avec un petit grip tannique stimulant et un sillage aromatique marqué par les agrumes et la minéralité.
    Elaborée par le roi autoproclamé de ce cépage, cette cuvée continue de m’impressionner par son énergie et sa profondeur…voilà une bouteille indispensable pour montrer qu’un sylvaner bien né et bien travaillé peut engendrer de grands vins.


    Riesling Grand Cru Kessler 2014
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

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    Robe : jaune clair avec des reflets métalliques.
    Nez : franc et intense, palette complexe sur le citron frais, les zestes d’agrumes, la verveine et la mélisse sur un fond de pierre chaude.
    Bouche : attaque très énergique, matière pleine tenue par une acidité droite et véloce, finale tonique et salivante avec un très beau retour citronné.
    Cette cuvée que je l’ai dégusté une première fois lors de ma visite au domaine, a pleinement confirmé les belles impressions ressenties dans le cave de la famille Schlumberger : ce riesling élégant et racé nous propose une interprétation très aboutie de ce grand terroir gréseux. MIAM !


    Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2010
    Domaine Bernhardt à Katzenthal

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    Robe : jaune très profond avec des éclats vieil or
    Nez : intense et bien typé, notes de citron confit, de mandarine, de pomelo et de bergamote sur un fond d’herbe fraîche.
    Bouche : attaque virulente avec une acidité incisive et droite qui tend une matière bien concentrée, finale salivante avec de beaux amers minéraux et un retour aromatique sur les agrumes et la pierre chaude.
    Malgré sa robe d’un jaune très appuyé, ce riesling en surprendra plus d’un par son équilibre vif et droit même si la complexité et le raffinement de sa palette aromatique révèlent une très belle évolution sous verre.
    Ce vin qui a secoué quelques palais trop sensibles dans sa jeunesse, commence aujourd’hui une phase plus apaisée en proposant une magnifique version d’un grand riesling de granit.


    Alsace Clos du Val d’Eléon 2011
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune topaze mais très lumineux.
    Nez : complexe et raffiné, palette évolutive avec des notes de céréales et d’agrumes mûrs sur un fond balsamique et épicé.
    Bouche : attaque franche, matière ample et charnue, acidité centrée et salinité puissante, finale salivante stimulée par une légère présence tannique, retour aromatique sur les fruits mûrs.
    Née sur un coteau schisteux (schistes de Villé) qui domaine le village d’Andlau, cette cuvée réalisée à partir d’un assemblage de riesling et de pinot gris, nous a offert un très beau récital olfactif et gustatif.
    Le Clos du Val d’Eléon, le Clos Rebberg et le Kastelberg constituent une triplette magique grâce à laquelle la famille Kreydenweiss nous apprend à aimer les grands terroirs de schistes alsaciens. Chapeau bas !


    Chablis 1° Cru Les Lys 2014
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune pâle avec des éclats argentés.
    Nez : franc et bien vif, palette évolutive et racée sur la pomme granny, le pamplemousse et la craie humide sur un fond finement iodé.
    Bouche : attaque nette et précise, acidité large et bien centrée, jus fruité consistant et salinité minérale très marquée, finale fraîche et acidulée qui laisse persister des amers minéraux et des effluves iodés.
    Cette cuvée vinifiée par l’ami Patrick Essa associe avec bonheur une classe très murisaltienne avec une énergie minérale toute chablisienne : même si son aromatique nous emmène directement sur les coteaux calcaires du kimméridgien, l’élégance de sa présence en bouche, nous rappelle que ce premier cru a grandi en compagnie de quelques-uns des plus beaux crus de la côte de Beaune.


    Saint Véran Les Cras 2018
    Domaine J. Saumaize à Vergisson

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    Robe : jaune clair, limpidité parfaite, reflets argentés.
    Nez : fin et discret, notes de citron frais sur un fond végétal noble adouci par quelques nuances boisées/vanillées très délicates.
    Bouche : attaque franche avec une acidité puissante et large qui structure un jus fruité bien concentré, présence saline impressive, finale fraîche et salivante avec un sillage minéral et délicatement boisé.
    Malgré son aromatique encore un peu marquée par un boisé très noble, cette cuvée de Saint Véran impressionne par sa présence en bouche empreinte d’une profonde minéralité. C’est un vin qui se goûte déjà avec grand plaisir dès maintenant mais qui possède encore une très belle marge de progression. Patience…


    Arbois Savagnin 2008
    Domaine de la Pinte à Arbois

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    Robe : jaune moyen, belle brillance avec des reflets argentés.
    Nez : suave et engageant, notes de miel, de fleurs des champs et de coing frais sur un fond délicatement vanillé.
    Bouche : attaque nette et intense avec une acidité cinglante qui trace la route en s’élargissant progressivement, jus fruité bien gourmand, finale très salivante avec de longues rémanences citronnées et boisées.
    Avec son expression aromatique d’une finesse absolue et sa présence en bouche toute en élégance et en digestibilité, cette cuvée de savagnin ouillé est un pur régal.
    Hélas ce domaine ne reçoit plus ses visiteurs dans sa cave mais propose ses vins dans une boutique au centre d’Arbois…une pratique que je trouve regrettable et qui a une fâcheuse tendance à se généraliser dans cette région.
    Cette bouteille est vraiment magnifique ce je suis triste d’être obligé de rayer ce domaine dans mon carnet d’adresse jurassien…dommage !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : intense et flatteur, notes fruitées (agrumes mûrs et pêche) et balsamiques (résine et cire d’abeille) sur un fond d’épices douces.
    Bouche : jus consistant et bien corsé tenu par une acidité fine mais bien structurante, belle présence saline en finale, sillage aromatique persistant sur la vanille, le gingembre et les épices.
    J’ai débouché cette bouteille pour oublier que cette foutue pandémie virus m’a interdit d’aller voir mes amis Eric et Marie-Ange durant ce printemps et j’ai été surpris de rencontrer un vin déjà bien ouvert et parfaitement équilibré.
    Même si je suis sûr que cette cuvée de roussanne a encore des ressources pour tenir quelques années en cave, elle se montre déjà tellement à son avantage aujourd’hui qu’il sera bien difficile de ne pas en profiter tout de suite. MIAM !


    Pinot Noir Stein 2014
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

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    Robe : rubis assez clair un fin liseré orangé.
    Nez : fin et typé, notes de cerise rouge, d’amande fraîche et de noyau sur un fond délicatement épicé.
    Bouche : silhouette longiligne très élégante, matière en demi-corps, structure bien souple, finale qui se resserre un peu mais qui reste cependant fort agréable.
    Ce très joli pinot noir né sur une parcelle calcaire située au sommet du Bollenberg, se livre avec une belle gourmandise dès aujourd’hui tout en révélant des qualités structurelles qui laissent présager un beau potentiel de garde.
    Même si Séverine Schlumberger m’a avoué qu’elle n’était pas encore tout à fait satisfaite de ce vin – c’est vrai que certains domaines d’Orschwihr (Zusslin, Schmitt) y produisent de vraies pépites – ça reste une vraie belle quille qui se tiendra très bien à table face à une pièce de bœuf grillée. MIAM !


    Chambolle Musigny 2014
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis moyen avec des bords tirant sur le roux.
    Nez : discret et élégant, palette complexe sur la groseille mûre, la mauve et l’aubépine sur un fond balsamique et délicatement fumé.
    Bouche : pleine et longiligne avec un équilibre quasi idéal entre une acidité centrée, un fruité profond et une trame tannique bien veloutée, finale tonique et appétante.
    Ce chambolle vinifié de main de maître par Jérôme Castagnier, nous propose une version classique mais très aboutie de cette appellation nuitonne.
    Ce vin qui possède un potentiel de séduction hors norme a pourtant un défaut majeur, sa rareté. MIAM !

     
    Dsc 0065
    Première sortie après le déconfinement à Gueberschwihr…ça fait un bien fou !

  • Les vins du mois d'avril 2020

    Sylvaner Vieille Vigne 2018
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle.
    Nez : complexe et séduisant, notes de pomme fraîche, de basilic et de résine sur un fond citronné bien vif.
    Bouche : matière charnue structurée par une acidité large et une fine présence tannique, salinité puissante, finale appétante avec un retour citronné et de beaux amers racinaires.
    Issu de vieilles vignes plantées sur des terroirs argilo-calcaires de Mittelbergheim (dont une partie se situe sur le Zotzenberg), ce sylvaner plein et minéral est une vraie pépite qui confirme que ce cépage encore trop largement sous estimé est à même de produire de grands vins en Alsace. Bravo Jean-Pierre !


    Muscat Mittelweg 2018
    Domaine Gross à Gueberschwihr

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    Robe : jaune profond, presque ambré, turbidité marquée.
    Nez : ouvert et flatteur, arômes intenses de rose suivis par de belles notes de raisin frais et de céréales
    Bouche : matière dense et consistant avec une mâche très gourmande, salinité marquée, très belle persistance aromatique en finale toujours sur la rose, le raisin frais et quelques beaux amers minéraux.
    Vendangés sur le Grand Cru Goldert ces muscats ont été égrappés et macérés durant 25 jours avant pressurage.
    Ce vin travaillé « nature » par Vincent Gross, se livre avec spontanéité et gourmandise tout en révélant un vrai caractère de vin de terroir. MIAM !


    Pinot Gris Rebgarten 2016
    Domaine Gross à Gueberschwihr

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    Robe : jaune clair, limpidité parfaite, belle brillance.
    Nez : racé et complexe, notes de fruits jaunes, de pierre à feu et de fumé sur un fond légèrement vanillé.
    Bouche : attaque souple, équilibre demi sec avec un jus très gourmand tenu par une acidité large et une puissante salinité, finale salivante avec un beau retour fruité et minéral.
    Né sur un terroir calcaire situé dans les parties basses du vignoble de Gueberschwihr, ce pinot gris riche et charmeur nous a vraiment régalés tout en nous montrant que Vincent Gross maîtrise également les techniques de  vinification plus classiques.


    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Rues de Chaux 2013
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : grenat sombre et dense avec un fin liseré tirant sur le roux.
    Nez : discret et racé, notes de fruits rouges frais (groseille, bigarreau), d’épices (poivre, muscade) et de graphite.
    Bouche : jus très corsé structuré par une acidité puissante mais très bien intégrée, expression aromatique toujours discrète, finale longue et minérale avec un beau retour sur les épices et la mine de crayon.
    Cette cuvée qui affirmait un caractère bien trempé dans sa prime jeunesse – comme pas mal de 2013 de la gamme Chicotot d’ailleurs – commence à s’assouplir et à s’assagir après quelques années sous verre pour nous proposer une version racée et classieuse de ce climat nuiton.


    Faugères Tarroussel 2016
    Château de La Liquière à La Liquière-Cabrerolles

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    Robe : sombre, presque noire avec un fin liseré pourpre.
    Nez : discret et complexe, notes d’agrumes (orange sanguine), d’épices orientales et de cacao sur un fond pierre/fumée qu’on commence à percevoir
    Bouche : matière dense et concentrée, structure sphérique très volumineuse, texture onctueuse, finale longue et d’une sapidité exemplaire.
    Réalisée à partir d’un assemblage de grenaches (70%) et de carignans (30%) complantés, cette cuvée élevée exclusivement en cuve ce Faugères commence à se révéler en développant une aromatique bien complexe tout en esquissant les contours d’un beau profil minéral.
    Contrairement à Malpas – qui a montré un caractère très renfrogné lors d’une récente dégustation AOC – cette autre cuvée parcellaire du Château de La Liquière est en train de s’ouvrir pour nous donner un petit aperçu de son potentiel…mais nul doute qu’elle sera encore meilleure après une ou deux années de garde (ou plus…).


    Cairanne 2016
    Domaine Richaud à Cairanne

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    Robe : pourpre profond et très dense.
    Nez : ouvert, riche et bien mûr, notes de fruits noirs, d’herbes de garrigue et de poivre sur un fond réglisse/cacao.
    Bouche : matière très concentrée, structure sphérique assez volumineuse, toucher onctueux, finale puissante mais d’une parfaite gouleyance.
    Cette cuvée de cairanne qui s’exprime avec une générosité très méridionale révèle cependant une buvabilité tout à fait exceptionnelle.
    Une fois encore cette famille vigneronne qui sait magnifier les terroirs de Cairanne comme nul autre, nous a gratifiés d’un vin vraiment exceptionnel. MIAM !

    Dsc 60
    Horizon confiné avec la lune et vénus.

  • Les vins du mois de mars 2020

    Champagne Grande Réserve
    Maison Gosset à Aÿ

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    Robe : jaune très clair, limpidité parfaite, bulle très fine.
    Nez : séduisant et délicat, notes de fruits jaunes frais et de fleurs blanches sur un fond de craie humide.
    Bouche : très agréable avec un équilibre gourmand et digeste (dosage à 8g/l), mousse onctueuse avec une finesse de bulle exceptionnelle qui confirme l’impression visuelle, finale fraîche et appétente relevée par une subtile amertume.
    Réalisée à partir d’un assemblage des 3 cépages du champenois (45% chardonnay + 45% pinot noir + 10% pinot meunier) cette cuvée affinée durant 3 ans sur lattes est un pur bonheur.
    Débouchée pour célébrer l’anniversaire « confiné » de mon Titi, cette bouteille nous a offert un petit instant de grâce en nous faisant oublier un peu la tristesse de ce printemps maudit. MIAM !


    Muscat Les Princes Abbés 2017
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

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    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
    Nez : franc et charmeur avec de belles notes florales et musquées sur un fond légèrement végétal (feuille de cassis).
    Bouche : attaque bien vive, jus fruité suave avec un centre d’une rondeur confortable, finale délicatement acidulée et bien salivante.
    J’adore le muscat alsacien mais avec l’expérience – pour ne pas dire l’âge – je deviens de plus en plus difficile, si bien qu’il m’arrive souvent d’être déçu par des vins très (trop) flatteurs au nez mais dont la présence en bouche ne tient pas la route.
    Mais il n’en est rien pour cette cuvée des « Princes Abbés » 2017 qui nous propose un équilibre sensoriel parfait entre le nez et la bouche…un muscat comme j’aime. MIAM !


    Pinot Gris Clos Rebberg 2008
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune franc, très belle brillance et reflets dorés.
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits jaunes (abricot frais, mirabelle) et de pierre à fusil sur un fond délicatement boisé/fumé.
    Bouche : jus consistant avec un gras très « bourguignon », équilibre très droit, salinité puissante, finale bien sapide avec un retour aromatique sur la vanille, les épices douces et la fumée.
    Née sur ce coteau de schistes – où nous avons pu faire une « Masterclass » en compagnie d’Antoine Kreydenweiss l’année passée – ce pinot gris cumule toutes les qualités attendues de la part d’un grand vin : il y a du volume, de la profondeur, de la complexité et une trame minérale de toute beauté…une pépite !
    Hélas c’était ma dernière bouteille et cette référence a disparu de la gamme du domaine depuis qu’Antoine a décidé de sur-greffer les plants de pinots gris avec du riesling…MIAM attristé !


    Pinot Gris Grand Cru Eichberg 2011
    Domaine Paul Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des éclats dorés.
    Nez : mûr et complexe avec des notes de céréales grillées et de miel sur un fond fumé et délicatement épicé/mentholé.
    Bouche : bouche ample et suave, jus très riche, texture assez épaisse avec un très joli gras, équilibre moelleux, finale longue et saline avec un retour aromatique sur le miel et la menthe poivrée.
    Ce pinot gris riche et puissant nous permet de sentir la force de ce grand terroir d’Eguisheim : malgré la richesse de son jus ce vin reste parfaitement digeste avec une présence saline qui arrive à donner un caractère très appétent à la finale.


    Savennières Clos Le Grand Beaupréau 2008
    Château Pierre Bize à Beaulieu-sur-Layon

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    Robe : jaune ambré mais avec une belle luminosité.
    Nez : complexe et bien ouvert, notes de fruits blancs (poire, coing) et d’agrumes confits sur un fond minéral bien perceptible.
    Bouche : jus dense et consistant tenu par une acidité vive et large, présence tannique assez marquée, finale longue et sapide avec de beaux amers minéraux et une salinité stimulante.
    Après plus d’une décennie de garde ce grand chenin ligérien s’exprime avec une classe absolue en nous rappelant (si besoin est) qu’il n’y a pas qu’en Bourgogne et en Alsace qu’on trouve des blancs vraiment exceptionnels. MIAM !


    Pouilly Fuissé Anthilde 2016
    Domaine Sève à Solutré

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    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats argentés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes de citron frais et de craie humide sur un fond balsamique assez marqué (résine, cire)
    Bouche : attaque vive et franche, silhouette longiligne, jus assez dense avec une texture bien grasse, finale longue et tonique avec un beau sillage sur la pierre et le gingembre frais complété par une légère touche boisée.
    Après avoir pu apprécier la cuvée « Terroir » de ce même domaine, le mois dernier, j’ai eu envie de déboucher cette cuvée « Anthilde », réalisée à partir de chardonnays récoltés sur deux parcelles argilo-calcaires et qui ont bénéficié d’un élevage de 10 mois en fûts neufs de 500 litres.
    C’est un vin élégant et complexe qui a parfaitement intégré son bois et qui se déguste déjà remarquablement bien en ce moment mais qui pourra encore être gardé quelques années en cave.


    Pinot Noir Elevé en Barriques 2017
    Domaine Hubert Metz à Blienschwiller

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    Robe : rubis dense avec une fine frange rose-saumon
    Nez : fin et flatteur, notes de fruits rouges (groseille, cerise burlat) et d’épices sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : jus corsé et gourmand, expression aromatique suave, trame tannique veloutée, finale fraîche et sapide.
    Avec son caractère friand et son jus pleine de sève et d’énergie, ce pinot noir élevé durant 18 mois en barriques est une petite pépite vinique qui se livre avec une grande spontanéité dès aujourd’hui tout en nous rappelant qu’on peut trouver de très belles cuvées de rouges dans le vignoble alsacien…qu’on se le dise !


    Volnay 1° Cru Les Caillerets 2014
    Domaine Vaudoisey à Volnay

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    Robe : rubis assez profond avec un fin liséré brunissant.
    Nez : subtil et raffiné, palette complexe sur les fruits rouges et le poivre blanc sur un fond floral délicat (jasmin)
    Bouche : attaque assez douce, silhouette longiligne très élégante, grain tannique sensible mais très fin, finale étirée avec de belles rémanences épicées et minérales (graphite).
    Avec son expression aromatique et sa tenue en bouche remarquables de finesse et d’élégance, ce Caillerets 2014 vinifié par Christophe Vaudoisey, nous propose une interprétation classique et classieuse d’un premier cru volnaysien…j’adore !


    Vosne Romanée Vieilles Vignes 2012
    Domaine Michel Magnien à Morey Saint Denis

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    Robe : grenat moyen avec des bords tirant sur le roux.
    Nez : complexe et raffiné avec des notes de mûre et d’épices douces sur un fond finement boisé/fumé.
    Bouche : attaque franche mais assez douce, matière charnue, silhouette longiligne très élégante, acidité fondue mais structurante, tanins veloutés, finale longue et sapide avec un retour aromatique très agréable sur les épices, le graphite et le bâton de réglisse.
    Ce terroir qualitatif travaillé par un grand vigneron dans un beau millésime a permis la réalisation de cette superbe cuvée de Vosne-Romanée qui se goûte remarquablement bien à l’heure actuelle mais qui recèle encore un vrai potentiel d’évolution...mais comme c’est très bon en ce moment, je ne suis pas sûr que ses copines vont encore rester longtemps dans ma cave !


    Médoc Cru Bourgeois Château Haut Condissas-Cuvée X 2014
    Begadan

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    Robe : grenat profond avec une fine frange rubis.
    Nez : noble et raffiné avec une palette complexe sur les fruits noirs (mûre, myrtille) rehaussés par un boisé subtil et de fines nuances fumées.
    Bouche : attaque franche, matière pleine, concentrée et très onctueuse, structure sphérique, tanins mûrs et soyeux, finale nette et fraîche avec un long sillage fruité/fumé.
    Avec son encépagement plutôt « rive droite » (65% de merlot + cabernet sauvignon + petit verdot) cette cuvée de médoc élevée durant 18 mois en barriques neuves, nous a offert un joli récital gustatif…et un bel instant d’émotion puisqu’elle nous a été offerte par notre fiston « X-man » 2014.
    Ceci dit, si on oublie le côté purement affectif de la chose, il faut bien reconnaître que ce médoc respire vraiment la classe.

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    Dernière photo du vignoble avant le confinement : le coteau du Hengst à Wettolsheim

  • Les vins du mois de février 2020

    Riesling Grand Cru Steinert 2014
    Domaine Rieflé à Pfaffenheim

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    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats dorés.
    Nez : ouvert et évolutif avec de belles notes d’agrumes mûrs (orange, pamplemousse) sur un fond balsamique et finement grillé.
    Bouche : bouche ample et charnue, jus riche et solidement structurée (3,5 g de S.R. et 6,7 g A.T.), finale profondément saline avec un retour aromatique fruité et légèrement boisé/caramélisé.
    Avec ce riesling qui associe harmonieusement un caractère gourmand et minéral, les Rieflé nous prouvent que ce grand terroir de Pfaffenheim est capable de générer des vins de très haut niveau…quelle belle bouteille mes amis !


    Riesling Grand Cru Saering 2012
    Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : complexe et épanoui avec de belles notes de fruits à chair blanche et d’agrumes mûr sur un fond mentholé et fumé.
    Bouche : attaque vive avec une acidité franche et immédiate qui tient solidement un jus fruité très gourmand, grain minéral tactile assez sensible, finale fraîche et étirée avec des amers minéraux et un long sillage sur le pamplemousse.    
    Ce riesling qui a eu besoin d’un peu de temps pour se mettre en place, se déguste aujourd’hui avec un réel bonheur : l’aromatique est expressive et séduisante, la présence en bouche révèle un équilibre impeccable et la finale porte une très belle empreinte minérale. MIAM !


    Pouilly Fuissé Terroirs 2016
    Domaine Sève à Solutré

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    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats argentés.
    Nez : fin et délicat avec une palette bien complexe sur le citron, les herbes aromatiques, la craie et la pierre à fusil.
    Bouche : droite et minérale avec un équilibre très sec, acidité mûre et bien large, salinité tannique assez marquée, finale fraîche et salivante avec de beaux amers minéraux.
    Même si les esprits chafouins ne pourront pas s’empêcher de reprocher un excès de classicisme à cette jolie cuvée de chardonnay du mâconnais, je ne vais pas tempérer mon enthousiasme face à ce Pouilly Fuissé qui en convaincra plus d’un par sa parfaite gourmandise et son équilibre très digeste. MIAM !


    Bienvenues Bâtard Montrachet 2001
    Domaine Carillon à Puligny

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    Robe : jaune d’or avec beaucoup d’éclat.
    Nez : ouvert et envoûtant, notes de citron mûr et d’épices douces sur un fond balsamique et légèrement grillé
    Bouche : attaque franche et vive, jus ample et concentré tenu par une acidité large et puissante, grande profondeur structurelle, finale avec de beaux amers minéraux et un sillage aromatique d’une longueur incroyable sur le gingembre et la craie.
    J’ai débouché ce Grand Cru bourguignon à midi pour un « déjeuner entre bons vivants » et ce vin y avait déjà fait une très belle impression auprès de mes convives du jour…mais ce fond de bouteille dégusté le soir m’a vraiment fait entrer dans une autre dimension : complexité, densité, profondeur et équilibre parfait…une œuvre d’art tout simplement !


    Côtes de Brouilly La Chapelle 2010
    Château Thivin à Odenas

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    Robe : grenat profond avec une légère turbidité et une frange rose.
    Nez : intense et charmeur, notes de prune, de mûres, de noyau et de pierre chaufée.
    Bouche : attaque vive, matière dense et bien mâchue tenue par une acidité fine et très droite, finale fraîche et sapide avec un très beau retour fruité et minéral.
    Issue d’une parcelle de gamays plantée dans la partie haute du Mont Brouilly, cette cuvée qui fait habituellement office d’étalon qualitatif dans cette appellation et après près de dix années de garde, cette superbe bouteille montre que ce titre est amplement mérité. Grand vin !

    Dsc 0020
    Le vignoble alsacien vu d’Ingersheim en février 2020

  • Les vins du mois de janvier 2020

    Crémant d’Alsace Blanc de Noirs Brut 2016
    Domaine Hering à Barr

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    Robe : jaune pâle, belle brillance avec des reflets orangés.
    Nez : ouvert et séduisant, palette fruitée bien complexe (fruits blancs et petits fruits rouges) complétée par de belles notes crayeuses.
    Bouche : attaque franche, jus assez gourmand structuré par une belle acidité, mousse très fine, finale bien sapide avec des amers minéraux qualitatifs et un sillage aromatique long et complexe sur les fruits rouges et le noyau.
    Réalisée à partir des jus de 2016 et dégorgée en juillet 2019, cette cuvée 100% pinot noir reste une des valeurs sûres parmi les grands crémants d’Alsace : c’est une très belle quille avec une vinosité affirmée, une fraîcheur réjouissante et une complexité aromatique qu’on ne trouve que rarement sur ce type de vin. MIAM !


    Gewurztraminer V.T. 2007
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : or jaune avec beaucoup d’éclat.
    Nez : intense et séduisant avec une palette fruitée qui développe de beaux arômes de mangue et d’abricot confit.
    Bouche : attaque très douce, liqueur opulente qui enrobe une acidité bien large, finale digeste et salivante avec de très belles rémanences fruitées.
    Cette V.T. dans la force de l’âge a accompagné à merveille notre galette des rois dégustée à la fin de la réunion AOC de janvier : il y a de la complexité, de la gourmandise et de la sapidité…c’est une bouteille qui pourrait faire office de dessert à elle seule mais qui a « matché » très agréablement avec la galette.


    Arbois Pupillin Côte de Caillot 2017
    Domaine de la Borde à Pupillin

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    Robe : jaune moyen, limpide et très lumineux.
    Nez : expression fraîche et délicate, notes de beurre frais, d’herbes aromatiques et de craie humide.
    Bouche : attaque vive et droite, acidité large et puissante, jus dense et profondément minéral, salinité finement tannique et amers nobles en finale.
    Né sur un coteau calcaire (calcaire du Bajocien) situé à Pupillin ce chardonnay ouillé a été vinifié et élevé durant 12 mois en fûts.
    Ma nature impatiente – surtout lorsqu’il s’agit de vin – m’a poussé à déboucher cette bouteille un peu trop tôt mais j’ai quand même beaucoup  apprécié la vivacité et la force minérale de cette cuvée pleine de très belles promesses…d’autant plus qu’elle m’a permis d’inaugurer comme il se doit mes superbes verres Lehmann « Collection A. Lallement »


    VDF Les Vendanges Oubliées 2015
    Domaine Lupin à Frangy

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    Robe : jaune moyen, limpidité parfaite avec un très bel éclat.
    Nez : séduisant et expressif, palette mûre et gourmande avec des notes de miel, de mirabelle et de mangue fraîche.
    Bouche : attaque très douce, jus riche et consistant, équilibre demi sec mais d’une belle digestibilité, finale intense avec un long sillage aromatique sur les fruits jaunes et les épices douces.
    Cette cuvée d’altesse récoltée en surmaturité est une petite friandise qui se livre sans chichis mais qui en surprendra plus d’un par sa belle expression aromatique et sa présence en bouche pleine d’énergie. MIAM !


    VDF Entre Deux Eaux 2018
    Laura Aillaud à La Tour d’Aigues

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    Robe : rose saumoné avec une frange orangée.
    Nez : fin et séduisante avec une palette expressive sur les petits fruits rouges bien mûrs.
    Bouche : matière pleine et vineuse, équilibre très gourmand, finale fraîche et glissante.
    Accompagné par son très beau plateau de charcuteries et fromages artisanaux, ce rosé sudiste, réalisé à partir d’un assemblage de syrah, grenache et muscat de Hambourg, m’a permis de vivre un vrai moment de bonheur gustatif.
    Pour info : le plateau et le vin ont été achetés à  « L’ancienne Laiterie » d’Osthoffen.


    Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière 2015
    Domaine Parigot à Meloisey

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    Robe : rubis moyen, très brillant avec une fine frange orangée.
    Nez : franc et engageant, palette aromatique qui « pinote » avec une certaine exubérance, notes de fruits rouges bien mûrs (cerise burlat, framboise, fraise).
    Bouche : attaque douce et suave, centre bien juteux avec une belle densité, structure qui se tend progressivement pour nous offrir une finale fraîche et sapide, qui laisse persister un long sillage fruité.
    Ce Hautes Côtes de Beaune récolté sur un terroir très qualitatif de Meloisey et vinifié avec une belle maîtrise par Alexandre Parigot nous offre un magnifique récital gustatif…en nous rappelant que 2015 est vraiment un millésime béni pour les pinots noirs bourguignons. MIAM !

    Dsc 956
    Rorschwihr et le Haut Koenigsbourg en janvier 2020

  • Les vins du mois de décembre 2019

    Riesling Ribeauvillé 2016
    Domaine Kientzler à Ribeauvillé

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    Robe : jaune clair, belle brillance.
    Nez : ouvert et bien typé sur les agrumes frais (citron, pomelo et la pierre chauffée.
    Bouche : attaque vive et franche avec une acidité puissante et bien droite enrobée par un jus riche stimulé par un léger perlant, finale tendue avec une présence saline très salivante.
    Après une petite année en cave ce riesling se montre nettement plus avenant que lors de notre visite au domaine en 2018 où il m’avait impressionné par sa droiture et sa concentration…même si on pouvait déjà y détecter un soupçon de gourmandise.
    Bien évidemment, ça reste un riesling pour amateurs du genre monacal mais j’avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à le déguster aujourd’hui. MIAM !


    Pinot Gris Hohrain 2016
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, reflets or-rose.
    Nez : délicat et complexe, notes de fruits jaunes frais (abricot, pêche) complété par de subtiles fragrances florales et par une petite touche fumée.
    Bouche : ample et consistante, équilibre sec avec une acidité bien enrobée mais longue et structurante et un léger perlant, finale tonique avec une présence saline intense.
    Né sur un coteau exposé au nord qui fait face aux parcelles du Sundel et du Clos Lucas, ce superbe pinot gris vinifié en sec donne la pleine mesure de ce que ce cépage peut donner lorsqu’il est issu d’un terroir qualitatif et travaillé par un grand vigneron.
    Déjà très accessible dans sa prime jeunesse, ce vin possède cependant les ressources pour se bonifier encore quelques années en cave.


    Chablis Grand Cru Les Clos 2013
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune clair, limpide et brillant.
    Nez : ouvert et flatteur, notes de citron mûr, d’amande fraîche, de craie et de coquille d’huître.
    Bouche : matière charnue et bien gourmande tenue par une acidité mûre et traçante, finale longue et bien saline avec un sillage aromatique crayeux et iodé.
    Cette parcelle de 15 ares située au cœur du Grand Cru Les Clos, produit en général la cuvée la plus opulente de la gamme du domaine Besson mais en 2013 l’acidité caractéristique du millésime a permis à ce vin de développer une énergie et un tonus qui lui donnent un magnifique caractère minéral.
    C’est pour l’heure, ma plus belle bouteille de Chablis Les Clos du domaine Besson !


    Viré-Clessé La Verchère 2016
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune franc, très lumineux.
    Nez : fin et discret avec une palette aromatique assez mûre sur l’abricot, la pomme golden, le gingembre, les épices et la pierre chaude.
    Bouche : attaque franche, matière très concentrée structurée par une acidité vive et une trame saline bien sensible, finale longue et puissante avec un petit grip tannique et des amers nobles qui stimulent une belle salivation.
    Malgré sa jeunesse ce Viré-Clessé m’a impressionné par la qualité et la force de sa présence minérale.
    C’est un vin avec une complexité aromatique exceptionnelle et un jus tramé par une puissante maille acide/saline. Il avait des arguments pour bien se tenir encore quelques années en cave mais quand c’est bon comme ça, pourquoi attendre !


    IGP Pays d’Hérault-Mont Baudile Le Bourboulenc de Nega Saumas 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune franc, très belle brillance.
    Nez : intense et complexe, notes de résine, de gingembre, de poivre blanc et d’herbes de garrigue.
    Bouche : attaque franche, matière étirée par une acidité vive et tendue, finale très salivante avec un retour aromatique très long sur les épices.
    Cette cuvée qui m’avait fait découvrir et aimer ce domaine il y a plus de 10 ans déjà, se goûte toujours aussi bien : son expression aromatique revendique clairement ses origines sudistes mais son équilibre révèle une fraîcheur un peu inattendue mais tout à fait bienvenue. MIAM !


    Faugères Nos Racines 2016
    Château de La Liquière à Cabreroles

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    Robe : rubis très sombre avec une fine frange mauve.
    Nez : séduisant et complexe sur les fruits noirs (myrtille, mure), le bois de réglisse et les herbes de garrigue.
    Bouche : attaque franche et gourmande, matière concentrée équilibrée par une belle acidité minérale, trame tannique caressante, finale longue et bien minérale sur la pierre frottée et la mine de crayon.
    Cette parcelle « historique » de la famille Vidal a donné naissance à cette cuvée splendide de complexité et d’équilibre.
    Même s’il se livre déjà avec une grande facilité dès aujourd’hui ce Faugères dispose de ressources pour se bonifier quelques années en cave.

    Dsc 946
    Une bouteille mythique débouchée quelques jours avant Noël (commentaires
    ICI)

  • Les vins du mois de novembre 2019

    Riesling Stein 2016
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair, limpide et lumineux.
    Nez : intense et complexe, notes d’orange amère, de zestes confits, de vanille et d’épices douces.
    Bouche : ample et consistante, acidité vive et rayonnante, finale salivante avec une salinité intense et de beaux amers minéraux.
    Né sur les pentes calcaires du Stein, ce riesling qui a bénéficié d’un élevage sur lies de 29 mois montre un profil à la fois gourmand et profondément minéral.
    Elaborée sans sulfites ajoutés (18 mg de SO2 total au final) cette cuvée parfaitement en place nous prouve une fois encore qu’on peut faire de très grands vins sans SO2.
    Bravo Jean-Pierre !


    Savoie Tonnerre de Grès 2018
    Domaine Curtet à Motz

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    Robe : jaune pâle, brillant avec des bords très clairs.
    Nez : discret mais d’une remarquable pureté, palette florale et minérale qui évoque l’eau de roche, petites nuances de miel et de pollen.
    Bouche : attaque très suave, milieu de bouche qui donne une impression de rondeur, tension acide qui monte en puissance progressivement, finale étirée avec de la salinité et des amers nobles.
    Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, 2018 a été un millésime assez compliqué du côté de la Chautagne avec des vignes de jacquère et d’altesse qui ont souffert de la sécheresse et produit trop peu de raisins pour permettre l’élaboration des 2 cuvées habituelles
    Marie et Florian Curtet ont décidé de produire cette unique cuvée « Tonnerre de Grès », un superbe vin blanc résultant d’une situation de pénurie gérée à merveille par deux jeunes vignerons savoyards très prometteurs. MIAM !


    Pouilly Vinzelles Les Quarts 2011
    Domaine de La Soufrandière à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés
    Nez : discret et raffiné avec une palette complexe sur l’amande fraîche, la craie humide et les herbes aromatiques.
    Bouche : attaque franche, matière consistante équilibrée par une acidité vive et bien large, présence saline qui donne une impression de fine tannicité, finale longue et tendue.
    Après une dégustation récente qui m’a laissé un peu perplexe – c’était cet automne à Hurigny avec un magnum de cette même cuvée – j’ai eu envie de regoûter ce vin pour voir si mes impressions un peu négatives allaient se confirmer…
    Fort heureusement cette bouteille m’a pleinement rassuré et j’y ai retrouvé cette grande cuvée de Vinzelles – futur 1° cru dans cette appellation – telle que je l’ai toujours aimée…bref, c’est super bon !


    Chassagne-Montrachet 1° Cru Les Macherelles 2011
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune franc, très lumineux
    Nez : complexe et racé, note de fruits blancs mûrs, de verveine et de citronnelle sur un fond minéral bien crayeux.
    Bouche : matière pleine et bien charnue structurée par une puissante minéralité, toucher gras mais équilibre très droit, finale marquée par une belle présence saline et des amers nobles.
    Ce premier cru de Chassagne vinifié par François Carillon exprime aujourd’hui la plénitude d’un beau terroir bourguignon : complexité, texture et trame minérale très profonde...il y a tout ce que j’attends d’un grand blanc de la Côte de Beaune !


    Pinot Noir V 2016
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis sombre avec des bords tirant sur le roux
    Nez : frais et spontané avec une palette fruitée (groseille, mûre) et florale (violette, pivoine).
    Bouche : attaque souple, matière longiligne et bien déliée, tanins veloutés, finale sapide avec un retour floral persistant.
    Ce futur Grand Cru de pinot noir nous a régalés par son expression aromatique ouverte et séduisante tout en développant un jus gourmand et bien structuré.
    Ce 2016 qui semble déjà bien en place nous permettra d’attendre les 2015 ou 2017 qui auront probablement besoin d’un peu plus de temps pour s’affirmer pleinement.


    Nuits Saint Georges 1°Cru Les Pruliers 2013
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : rubis clair, lumineux
    Nez : discret mais très charmeur, il s’ouvre sur des notes de fruits rouges avant que l’aération révèle une palette plus complexe sur la violette et les épices.
    Bouche : attaque franche, bouche très élégante avec une matière dense tenue par une acidité large et une maille tannique bien mûre, finale longue et salivante avec de belles nuances minérales et fruitées.
    Un peu trop fougueux dans sa prime jeunesse, ce premier cru de Nuits a profité de ces quelques années de garde pour patiner sa matière puissante et solidement charpentée : l’expression aromatique s’est affinée et l’acidité initialement un peu mordante s’est bien fondue dans le jus fruité.
    C’est aujourd’hui un très beau vin de gastronomie qui se plaira en compagnie d’un plat mijoté comme un bœuf bourguignon ou un gigot d’agneau aux épices.

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    Le traminer 59 du domaine Beyer : une peu d’or en carafe servi au restaurant « La Taverne Alsacienne » en novembre 2019.

  • Les vins du mois d'octobre 2019

    Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergbieten-Les Jardins d’Aurélien 2008
    Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : fin et complexe, notes d’agrumes confits, de gelée de coing, de caramel, de poivre blanc…
    Bouche : attaque franche, matière ample et consistante structurée par une acidité minérale bien large, finale très digeste ace des amers nobles et un beau retour aromatique sur le mile et les épices.
    Ce gewurztraminer qui vient de passer sa première décennie se livre à la dégustation en développant un jus riche mais parfaitement équilibré et une expression aromatique d’une incroyable complexité.
    L’Altenberg de Bergbieten est un terroir capable d’engendrer de très belles cuvées de gewurztraminer et cette belle bouteille qui semble atteindre tout doucement son plateau de maturité optimale nous en apporte une preuve très convaincante.


    Chablis 1° Cru Montmains 2014
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : ouvert et bien typé, notes de beurre frais, d’agrumes (citron, pamplemousse) et de coquille d’huitre.
    Bouche : attaque vive, matière tendue par une maille acide/minérale très puissante, finale profondément saline avec un sillage citronné et iodé.
    Avec sa belle complexité aromatique et sa présence en bouche imprégnée par une minéralité imposante, ce Montmains 2014, nous présente une très belle version d’un premier cru de Chablis.
    C’est un vin bien en place qui fera merveille à table en compagnie de produits de la mer mais qui pourra encore tenir quelques années en cave.


    Meursault Les Tessons 2010
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune pale avec des éclats argentés.
    Nez : fin et racé, notes de fruits blancs frais (poire, coing) et d’herbes aromatiques (basilic, menthe poivrée) sur un fond minéral (pierre à fusil et craie).
    Bouche : matière consistante structurée par une acidité large et bien mûre, équilibre parfaitement balancé, finale tonique marquée par une minéralité « envahissante ».
    Ce meursault qui a attendu 9 années en cave s’exprime aujourd’hui avec une classe tout à fait exceptionnelle : un jus d’une pureté absolue et une présence minérale qui m’a fait penser à un 1° Cru de Puligny (du style « Perrières »).
    Un beau millésime, un terroir qualitatif et un grand vigneron…un trio gagnant pour élaborer un grand vin !


    Bergerac L’Extase 2014
    Domaine de l’Ancienne Cure à Colombier

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    Robe : jaune citron bien clair avec de beaux reflets argentés.
    Nez : discret et raffiné, notes d’amande fraîche, de fleurs et de fruits blancs sur un fond finement boisé.
    Bouche : attaque franche, jus consistant avec une texture bien grasse mais équilibre assez vif, finale digeste avec quelques amers nobles et un retour aromatique sur les fruits secs (noisette, amande).
    Cet assemblage de cépages typiques du sud-ouest (40% sauvignon + 20% sémillon + 20% muscadelle + 10% ondenc) complété par 10% de chenin, a été conçu pour donner une image très séduisante d’un blanc de Bergerac : il y a une belle expression aromatique mise en valeur par un élevage raffiné et une présence en bouche pleine d’énergie...bien sûr, ça reste un vin un peu « technique » mais c’est diablement efficace !


    Pinot Noir 2017
    Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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    Robe : rubis moyen avec une fine frange rose.
    Nez : discret mais très engageant, notes de fruits rouges frais sur un fond légèrement poivré.
    Bouche : attaque franche, jus plein et très gourmand, structure sphérique, charpente acide solide mais bien intégrée, finale légère et sapide.
    Ce pinot noir 2017 débordant de fruit se livre à la dégustation sans faire de manières avec son jus fruité gouleyant et aromatique.
    Avec des versions 2015 et 2016 tout aussi réussies, Julien Schmitt réalise là un joli triplé gagnant sur ce cépage. Bravo !


    Pinot Noir Eguisheim 2017
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : rubis clair avec des bords rose pâle.
    Nez : expression très complexe, notes fruitées (griotte et baies de cassis) et épicées sur un fond joliment réglissé.
    Bouche : attaque suave, jus en demi-corps très gourmand tenu par une acidité large et mûre, finale fraîche et sapide avec de beaux amers minéraux.
    Cette cuvée de pinot noir placée au milieu de la gamme de rouges du domaine Beyer – entre la cuvée « Tradition » et la cuvée « Sundel » – est déjà bien en place à l’heure actuelle mais donnera surement encore plus de plaisir dans quelques années : c’est une bouteille qui réjouira l’hédoniste impatient comme l’amateur de vins de garde.


    Pinot Noir Rubis 2016
    Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

    Dsc 0389

    Robe : rouge cerise avec une fine frange violine.
    Nez : expressif et séduisant sur les fruits rouges bien mûrs avec de fines nuances florales (pivoine) et un léger fumé.
    Bouche : chair généreuse et puissamment structurée, jus fruité bien mûr mais équilibre tonique, finale digeste et appétante.
    Avec son aromatique complexe - assez "bourguignonne au demeurant - et sa matière plus élancée que les 2 vins de 2017, ce pinot noir se déguste remarquablement bien à l'heure actuelle mais semble encore disposer des ressources pour se bonifier dans les années à venir.

    Cette cuvée "Rubis" vinifiée par Mathieu Ginglinger constitue avec "Les Rocailles" de Michel Ginglinger et le "Sundel" de Christian Beyer, mon tiercé gagnant des grands pinots noirs d'Eguisheim.

    Dsc 0837
    Couleurs d’automne à Mercurey en octobre 2019.