Vins du mois

Les vins du mois d'octobre 2018

Gewurztraminer Eguisheim 2015
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune brillant avec des éclats dorés.
Nez : riche et mûr, notes d’ananas rôti, de vanille et d’épices douces (cannelle, girofle).
Bouche : attaque suave, matière juteuses bien concentrée, arômes de raisin sec soutenus par des saveurs épicées un peu plus « virulentes » (poivre et peut-être même piment…) finale salivante avec de fins amers et un sillage persistant toujours bien épicé.
Cette cuvée née sur les coteaux d’Eguisheim séduit par son aromatique expressive et complexe tout en révélant une belle profondeur en bouche avec une puissance épicée qui va lui permettre d’accompagner à merveille la cuisine asiatique. MIAM !


Pinot Gris Le Maréchal 2009
Domaine François Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune franc avec des reflets argentés.
Nez : raffiné et intense, palette assez « bourguignonne » avec des notes de cire, de résine et de fruits blancs mûrs sur un fond floral discret mais d’une grande complexité.
Bouche : attaque franche, jus dense et très riche, équilibre légèrement moelleux, finale puissante mais appétante grâce à une présence saline bien marquée, amers minéraux persistants.
Après quelques années de vieillissement, cette cuvée vinifiée par Frédéric Schmitt a parfaitement intégré son élevage sous bois pour nous régaler avec une matière où le cépage, le terroir et le millésime résonnent en parfaite harmonie.
Voilà un grand vin de gastronomie qui accompagnera avec bonheur des viandes blanches à la crème ou une bouchée à la reine aux ris de veau…MIAM !


Chablis Grand Cru Les Clos 2010
Domaine Besson à Chablis

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Robe : jaune profond, lumineux, reflets vieil or.
Nez : expressif et suave, palette mûre et complexe avec des notes d’agrumes confits sur un fond minéral bien typé chablis (embruns, iode, coquille d’huitre).
Bouche : attaque vive, milieu de bouche assez opulent, acidité large qui se pose progressivement en mettant en relief une légère tannicité, finale salivante, sillage fruité et beaux amers minéraux.
Malgré sa trame minérale très typique du chablisien, ce Grand Cru révèle un jus généreux, dense et tramé par un fin grain tannique.
Séduisant par un niveau de gourmandise qu’on n’attend par sur des vins de cette région, ce Clos 2010 sort du registre gastronomique habituel des Chablis mais pourra accompagner sans difficulté des poissons de rivière en sauce ou des vinades blanches à la crème.


Meursault Vieilles Vignes 2013
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets dorés.
Nez : ouvert et séduisant, palette complexe avec des notes d’orange mûre et de kumquat, rehaussées par une touche de gingembre et de craie humide.
Bouche : attaque franche, jus fruité pur et très gourmand, acidité structurante mais bien fondue, finale tonique avec des amers minéraux raffinés.
Avec sa finesse aromatique et sa présence en bouche d’une élégance rare, cette bouteille débouchée pour effectuer mon « tour de chauffe » avant mon pèlerinage en Bourgogne, m’a procuré une très belle émotion en me rappelant que ma dilection pour les vins du domaine Buisson-Charles est toujours aussi forte…et que ma visite à Meursault m’est toujours aussi indispensable.


Puligny Montrachet 2012
Domaine François Carillon à Puligny

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Robe : jaune clair très lumineux, reflets vert pâle.
Nez : franc et stimulant, notes de pierre à fusil et d’agrumes sur un fond de cire d’abeille et de résine.
Bouche : attaque nette et assez douce, matière svelte et très élégante, chair juteuse avec étirée par une acidité puissante mais très mature, finale appétante et très tonique, long sillage sur l’orange sanguine et la pierre chaude.
Issue d’un très beau millésime et produit par un vigneron qui travaille remarquablement bien sur cette appellation, cette cuvée de Puligny arrivée dans sa phase de pleine maturité est un pur bonheur : aromatique noble et racée, équilibre parfait, finale longue et complexe…la classe bourguignonne dans un verre !


Pinot Noir Rosé 2017
Domaine Ansen à Wettolsheim

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Robe : rose saumon assez clair, bords orangés.
Nez : fin et très engageant, palette d’une étonnante complexité avec des notes de petits fruits rouges acidulés (groseille, griotte, airelle) et de subtiles nuances florales.
Bouche : attaque suave, matière longiligne avec une très beau fond vineux, finale sapide avec un retour fruité très agréable.
Je ne goûte que rarement les rosés de pinot noir – un peu échaudé par la foison de bouteilles médiocres qu’on peur rencontrer lorsqu’on s’intéresse à ce type de vin – mais cette cuvée découverte lors de mon passage au domaine Ansen m’a fait vraiment emballé : le fruit est pur et croquant, la bouche est bien vineuse et l’équilibre est vif et digeste.
C’était la dernière de ma réserve estivale, mais en cas de besoin Westhoffen n’est vraiment pas très loin de Strasbourg !


Pinot Noir Eguisheim 2015
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : pourpre assez foncé, bords légèrement dégradés.
Nez : pur et très avenant, notes de cerise et de noyau avec de fines touches fumées et réglissées.
Bouche : attaque franche et très suave, chair consistante mais très tendre, équilibre impeccable, finale fraîche et salivante avec une belle allonge fruitée.
Ce très beau pinot noir plein de fruit et d’énergie se livre aujourd’hui avec une remarquable spontanéité gourmande.
Voilà une bouteille qu’on peut déboucher sans hésiter en attendant que la grande cuvée du Sundel 2015 arrive dans sa phase de maturité optimale.

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Soleil d’automne sur le château de l’Ortenbourg et sur le coteau du Rittersberg

Les vins du mois de septembre 2018

Riesling Grand Cru Frankstein 2013
Domaine Beck-Hartweg à Dambach la Ville

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Robe : jaune moyen des reflets argentés.
Nez : vif et très pur, palette aromatique classique sur les agrumes frais (pamplemousse), le miel de forêt et la résine sur un fond minéral qui commence à se faire remarquer.
Bouche : jus concentré, charpente solide avec une acidité vive et franche et une présence saline très intense, finale tendue avec des amers salivants et un beau sillage citronné.
Voilà un riesling droit et profondément minéral qui nous propose une très belle interprétation de ce grand terroir granitique de Dambach.
Certes la tension acide qu’on retrouve souvent dans les vins de 2016 est encore très marquée et nous fait penser que cette bouteille aurait encore mérité 2 ou 3 ans de garde supplémentaires mais bon, pourquoi se priver si le plaisir est déjà au rendez-vous !


Chablis 1° Cru Côte de Lechet 2013
Domaine d’Elise à Milly

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : pur et discret, notes de beure et d’agrumes frais (citron vert, mandarine) sur un fond minéral très marqué (craie, iode).
Bouche : attaque cinglante avec une acidité vive et invasive, matière dense et très carrée, finale droite, limite austère, sillage long sur la pierre et le zeste rapé.
Ce premier cru chablisien vinifié par Gérard Prain affirme son caractère minéral avec une certaine véhémence mais son style ne manquera pas de séduire les amateurs de vins purs et droits.
Ceux qui apprécient des expressions de chardonnay un peu plus douces devront oublier cette bouteille en cave durant quelques années supplémentaires.


Pouilly Fuissé La Roche 2011
Bret Brothers à Vinzelles

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Robe : jaune clair, éclats métalliques, reflets vert pâle sur les bords du disque.
Nez : fin et séduisant, notes de poire bien mure et d’amande pilée sur un fond végétal et minéral très raffiné.
Bouche : attaque douce et suave, matière ample et riche, acidité assez épaisse qui soutient fermement la structure, finale sapide avec des amers nobles une salinité fortement marquée, retour long sur les fruits blancs et les herbes aromatiques
Après plus de 6 ans de vieillissement en cave, ce Pouilly Fuissé laisse encore parler sa puissance originelle mais sa structure acide/minérale particulièrement solide garantit un équilibre parfaitement digeste.
Le sol calcaire de ce terroir de Vergisson parvient à imprimer sa marque et imposer un caractère minéral affirmé à cette grande cuvée du mâconnais.


DOC Burgenland Ruster Ausbruch-Pinot Cuvée 2004
Weingut Feiler-Aringer à Rust am See

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Robe : jaune profond avec des éclats dorés.
Nez : intense et précis, notes de fruits jaunes bien mûrs (abricot) et légères nuances grillées sur un fond délicatement vanillé.
Bouche : attaque franche et très suave, liqueur douce et épaisse, fruité très profond, acidité fondue mais structurante, finale digeste sillage long sur l’abricot et la vanille.
Réalisée à partir d’un assemblage de pinot blanc et pinot gris récoltés sur les bords du Neusiedlersee (près de la frontière hongroise) ce grand liquoreux vinifié et élevé en barriques (30% neuves) a ravi nos papilles par sa pureté aromatique et sa belle digestibilité.
Les « Ruster Ausbruch » sont les plus vieux vins liquoreux d’Europe (avec les Tokaj hongrois). Les bords du Neusiedlersee constituent un terroir propice à la réalisation de ce type de vins grâce à la proximité du lac qui garantit une apparition très régulière du botrytis.
Cette bouteille apportée par l’ami Thierry a accompagné à merveille une tarte amandine aux abricots : un mariage quasi parfait réalisé sans aucune concertation préalable…il y a des jours comme ça !


V.D.F. Lo Taral 2016
Domaine Julien Peyras à Paulhan

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Robe : dense et sombre avec fin liseré pourpre.
Nez : intense et complexe, notes d’herbes de garrigue, d’encens et d’épices (cardamome, girofle) sur un fond de petits fruits noirs bien mûrs.
Bouche : caractère sudiste bien marqué avec une chair épaisse structurée par une charpente acide bien vive, finale légèrement tannique, sillage minéral et fruité.
Réalisé à partir d’un assemblage de syrah, carignan et grenache vinifié en mis en bouteilles sans ajout de SO2, ce rouge languedocien 100% « nature » est en étonnera plus d’un tant par la complexité de son expression aromatique que par la qualité de sa présence en bouche.
Cette cuvée conçue pour pouvoir assumer quelques années de garde se goûte déjà remarquablement bien aujourd’hui. MIAM !

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Les muscats ottonel 2018 du domaine Emile Beyer…ça promet !

Les vins du mois d'août 2018

Quincy Cuvée Sucellus 2013
Domaine Tatin à Brinay

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Robe : jaune pâle, très lumineux.
Nez : intense et très complexe, palette bien fraîche sur la groseille blanche et le miel de forêt sur un fond de menthe poivrée.
Bouche : attaque assez douce mais la charpente acide vive et tranchante se manifeste dès le milieu de bouche pour structurer une matière assez épaisse, finale très sapide avec une ligne acide saillante et de beaux amers minéraux.
Réalisé à partir d’un assemblage de plusieurs parcelles situées sur les meilleurs terroirs de Quincy (Chaumoux, Nouzats, Gatebourse, Clos de la Victoire) cette cuvée a été élevée en fûts de chêne du Berry.
Après plus de 2 ans d’affinage en bouteille, le boisé s’est parfaitement intégré et la présence minérale s’est définie pour aboutir à un grand vin blanc qui nous a séduit par sa plénitude et son harmonie.


Savennières Clos le Grand Beaupréau 2012
Domaine Ogereau à Saint Lambert du Lattay

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Robe : jaune moyen, très lumineux.
Nez : intense et très complexe, palette évolutive sur le coing frais, la chair de nectarine et les fleurs blanches sur un fond minéral (pierre à feu).
Bouche : matière ample et voluptueuse, chair consistante et structure acide très solide, texture caressante, finale bien sapide avec des amers nobles et un long sillage minéral et épicé.
Après plus de 5 années de repos en cave, ce Savennières nous a régalés avec son expression aromatique ligérienne absolument parfaite et sa présence en bouche d’une élégance rare.
Ma relation compliquée avec le cabernet franc ne me permet pas d’apprécier les rouges angevins mais en revanche je reste un fan absolu du chenin…surtout lorsqu’il se décline à travers une cuvée de cet acabit. MIAM !


Roussette de Savoie Marestel 2012
Domaine Dupasquier à Jongieux

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Robe : jaune clair avec de beaux éclats dorés.
Nez : complexe et très original, notes d’amande fraîche, de pignons de pin et de miel de châtaigne.
Bouche : matière ample et consistante, équilibre riche mais parfaitement digeste, finale appétente avec des amers nobles et une salinité très marquée.
J’ai toujours le même plaisir à déboucher une bouteille de Marestel signée Dupasquier, un grand vin blanc savoyard qui allie avec bonheur richesse et structure minérale pour nous donner de belles sensations de gourmandise et de sapidité. MIAM !


VDF Fleur de Cailloux 2016
Domaine Padié à Calce

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Robe : jaune clair avec une belle brillance, reflets argentés.
Nez : pur et très sincère avec une palette où on trouve de belles touches d’agrumes frais et une minéralité très impressive (terpènes, pierre à fusil).
Bouche : matière dense et tonique, équilibre tendu et légère présence tannique, finale nette, très franche et parfaitement sapide.
Cet assemblage de grenache blanc, de grenache gris et de maccabeu vinifié par Jean-Philippe Padié confirme que le vignoble de Calce dispose de terroirs capables de donner naissance à de très grands vins blancs.
Ce Fleur de Caillou 2016 qui brille par sa densité et sa profonde minéralité m’a beaucoup fait penser à certains vins d’Antoine Kreydenweiss…notamment les « Val d’Eléon ». MIAM !


Nuits Saint Georges Aux Allots 2013
Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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Robe : grenat moyen avec des bords légèrement dégradés.
Nez : pur et bien vif avec des notes de griotte acidulée sur un fond minéral et réglissé encore un petit peu austère.
Bouche : attaque franche et bien tranchante, acidité droite et assez véloce qui dynamise un jus fruité frais et charnu, finale tendue avec un sillage long sur les épices et la pierre chaude.
Après quelques expériences compliquées (pour ne pas dire décevantes) avec des pinots noirs bourguignons de ce millésime, j’ai débouché cette bouteille avec une petite appréhension qui a été levée dès la première gorgée.
Cette cuvée de Nuits née sur un terroir argileux ne semble pas encore avoir atteint son plateau de maturité optimale mais les qualités révélées aujourd’hui – et qui la rendent déjà très agréable à déguster – laissent entrevoir un avenir radieux.
MIAM par anticipation !

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Le vignoble de la Couronne d’Or en août

Les vins du mois de juillet 2018

Clos du Val d’Eléon 2014
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : intense, racé et profondément minéral, note d’agrumes (citron vert, pamplemousse), de carambole et de pierre à feu.
Bouche : matière pleine et charnue, équilibre frais, structure bien droite, finale persistante avec des amers minéraux très qualitatifs et un sillage très agréable sur les agrumes frais et la vanille.
Toujours un peu revêche et turbulente dans ses jeunes années, cette cuvée, née sur un terroir de schistes complanté de riesling et de pinot gris, se livre aujourd’hui avec beaucoup de classe : après quelques années en cave ce vin m’a ébloui par son équilibre presque magique entre fruit et minéralité. MIAM !


Gewurztraminer V.T. 2007
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune profond avec des reflets dorés.
Nez : discret et très complexe, notes d’abricot confit et de raisin confit sur un fond délicatement floral (pétale de rose) et légèrement poivré.
Bouche : attaque franche, jus riche et concentré, texture assez épaisse, acidité vive et large qui retombe progressivement pour laisser place à de beaux amers minéraux, finale très digeste, sillage très long sur l’orange amère et les épices.
Cette bouteille qui a fait partie de ma sélection vinique pour arroser mon repas d’anniversaire avec les membres du club AOC, nous a épatés par la complexité de son expression aromatique et par la qualité de son équilibre en bouche…une alliance parfaite entre richesse et fraîcheur. MIAM !


Aligoté Sous le Chemin 2015
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
Nez : frais et engageant, notes de chair de fruits blancs très frais sur un fond citronné et crayeux.
Bouche : attaque bien vive, matière ample, équilibre frais, aromatique suave et très complexe, finale nette et appétante.
Voilà surement l’un des plus beaux aligotés que j’ai rencontré dans toute ma carrière de picoleur : une pureté absolue, un équilibre parfait (même pour un 2015 !) et une buvabilité vraiment exceptionnelle…bravo et merci M. Essa !!!


Chablis 1° Cru Montmains 2014
Domaine Besson à Chablis

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Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
Nez : frais et très fin, chair de poire fraîche et poudre d’amande sur un fond minéral discret (pierre, craie, iode).
Bouche : chair consistante structurée par une ligne acide fin mais très vive, finale longue et puissamment minérale avec des amers délicats bien salivants.
Acheté lors de ma dernière visite au domaine Besson (en 2016) ce superbe Montmains entré dans la plénitude de son âge mûr, nous rappelle une fois encore que le vignoble chablisien regorge de pépites viniques qui offrent des rapports Q/P exceptionnels. MIAM !


VDP du Mont Baudile Les Intillères blanc 2016
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : jaune clair, bien lumineux avec des éclats argentés.
Nez : intense et complexe, notes de résine, de coing frais, d’abricot mûr et de gingembre.
Bouche : matière ample et consistante, ligne acide solide et bien en place, fine présence tannique, finale longue et digeste, sillage aromatique très agréable sur les fruits blancs et les épices douces.
Réalisée à partir d’un assemblage de jeunes chenins et bourboulencs plantés sur le « triangle des Intillères » cette nouvelle cuvée de blanc du domaine Supply-Royer n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour exprimer son talent.
Voilà une bouteille qui n’a pas fini de faire parler d’elle !!!


Pinot Noir V 2015
Domaine Muré à Rouffach

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Robe : lumineuse avec une teinte rubis et une densité moyenne.
Nez : ouvert et envoûtant, notes de fruits noirs (myrtille, cassis) bien mûrs dès l’ouverture puis nuances plus fraîches évoquant les fruits rouges et les fleurs (mauve, violette).
Bouche : matière pleine et onctueuse, équilibre parfait, tanins souples mais structurants, finale bien sapide, amers minéraux racés et long sillage fruité.
Cette cuvée née sur le coteau classé du Vorbourg et vinifiée par les Muré ne m’a encore jamais déçu…et ce sublime 2015 perpétue cette tradition d’excellence en atteignant un niveau qui m’a littéralement mis sur le c...
Pour faire court, c’est l’un des plus grands rouges alsaciens que j’ai dégusté jusqu’ici…mais j’ai encore quelques autres belles cartouches de 2015 qui attendent dans ma cave. MIAM admiratif !


Saint Chinian Grand Vin 2010
Domaine La Madura à Saint Chinian

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Robe : sombre et dense avec une fine frange grenat.
Nez : ouverte et bien expressif, notes de mûre confite et d’herbes de garrigue (romarin, cade) sur un fond d’orange sanguine.
Bouche : matière volumineuse, texture soyeuse très « nappante », trame tannique veloutée, finale parfaitement digeste avec une acidité qui donne du tonus et une présence minérale bien salivante, sillage long sur les fruits noirs et la violette.
Comme me l’a soufflé mon ami Dany, « le grand vin de la Madura a besoin de temps pour révéler sa classe »…et cette bouteille gardée pendant quelques années dans ma cave prouve qu’il a tout à fait raison (comme souvent d’ailleurs…).
Cyril Bourgne qui a appris l’exigence et la rigueur dans le vignoble bordelais arrive à tirer la quintessence de ces beaux terroirs du saint-chignanais…ce qui est écrit sur l’étiquette se vérifie dans le verre : c’est un « Grand Vin ». MIAM !


Margaux Château Monbrison 2007
Famille Davis à Margaux

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Robe : sombre et dense avec une fine frange grenat.
Nez : intense et voluptueux, palette complexe sur la myrtille et la violette sur un fond finement balsamique (cèdre, encens).
Bouche : matière dense, texture épaisse avec un toucher très velouté, équilibre tonique, tanins fondants, finale longue et digeste.
J’ai acheté cette bouteille lors d’une FAV en souvenir de ma première tournée bordelaise…c’était dans les années 80 et nous avions été très bien reçus par Jean-Luc Vonderheyden qui nous avait fait découvrir les millésimes 80, 81 et 82.
Après une dizaine d’années de garde, ce 2007 se tient magnifiquement bien et se livre aujourd’hui avec beaucoup de sincérité et de spontanéité. MIAM !

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Sortie sportivo-vinique en Savoie en juillet 2018…via ferrata du Roc du Vent

Les vins du mois de juin 2018

Muscat Ottonel 2015
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune clair, belle brillance.
Nez : ouvert, suave et complexe, notes de fleure de sureau, de pulpe de raisin et de menthe fraîche.
Bouche : matière douce et très gourmande, petite présence de CO2 très stimulante, belle expression aromatique fruitée et florale, finale glissante et digeste.
Avec sa belle suavité aromatique très classique avec le muscat ottonel et sa générosité due au millésime, ce vin vraiment superbe en dégustation pure fera merveille à l’apéritif….c’est tellement bon que ça peut devenir addictif. Attention !


Pinot Gris Lerchenberg 2014
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune franc avec des éclats or clair.
Nez : intense et bien complexe, notes de mirabelle, de vanille et d’épices douces.
Bouche : attaque très douce, matière ample et consistante, présence saline bien sensible, finale puissante et profondément minérale avec des amers nobles qui stimulent la salivation.
Ce pinot gris que j’ai bien goûté dès sa sortie s’est encore bonifié durant ces quelques années de garde supplémentaires : c’est un vin qui a gagné en complexité et en finesse tout en définissant encore un peu plus son expression minérale…à boire aujourd’hui ou dans quelques années car il me semble que son potentiel de garde est toujours intact. MIAM !


Riesling Grand Cru Hengst 2010
Domaine Josmeyer à Wintzenheim

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Robe : jaune franc, très lumineux avec des reflets un peu fluo.
Nez : franc et racé, notes d’agrumes mûrs et de zestes sur un fond minéral très pur qui évoque l’eau de roche.
Bouche : matière ample et concentrée, acidité ferme et large, amers qualitatifs et salinité puissante, finale persistante sur le pamplemousse et la pierre chaude.
Lorsqu’une grande maison alsacienne propose une cuvée issue d’un grand cépage sur un grand terroir et dans grand millésime, il est difficile de ne pas s’attendre à goûter un vin d’exception.
Autant dire qu’en débouchant cette bouteille mes attentes étaient très élevées mais je n’ai pas été déçu…quelle belle quille mes amis !


Cairanne 2014
Domaine Richaud à Cairanne

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Robe : compacte et presque noire, fine frange violine
Nez : fin et séduisant, notes de myrtille et d’herbes de garrigue sur un fond de bois de réglisse.
Bouche : attaque douce et suave, puissance qui s’affirme avec une matière charnue tenue par une trame acide minérale qui gagne progressivement en intensité, finale sapide et longuement aromatique.
Après quelques années en cave, cette cuvée de Cairanne a lissé sa texture et affiné son équilibre pour nous donner un beau récital sudiste plein de gourmandise et d’harmonie. MIAM !


Nuits Saint Georges Les Plantes au Baron 2011
Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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Robe : sombre et dense avec un fin liseré rubis
Nez : notes végétales très douces à l’ouverture (herbe coupée et feuille de cassis), puis développement d’arômes complexes et sur un registre très « noir », notes de mûre, de graphite et de réglisse.
Bouche :attaque douce et suave, jus consistant avec une texture veloutée, tanins fondus, finale fraîche, acidulée et salivante.
Cette cuvée parcellaire vinifiée par Pascale Chicotot s’est très bien goûtée aujourd’hui. Les arômes végétaux initialement assez prégnants (limite disgracieux) se sont intégrés dans une palette complexe très séduisante et le jus dense et structuré laisse une belle impression de plénitude en bouche.
Avis aux amateurs…je crois que les crus bourguignons de 2011 commencent à s’ouvrir !

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Le nouveau logo des vins d’Alsace présenté lors du salon « Millésime Alsace 2018 »

Les vins du mois de mai 2018

Riesling Estate Rüdesheim 2016
Domaine G. Breuer à Rüdesheim (Rheingau)

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : franc et bien ouvert, notes de citron vert et de groseille blanche sur un fond minéral déjà très sensible (pierre chaude, silex frotté).
Bouche : attaque très vivre, minéralité expressive et très immédiate, milieu de bouche qui donne une petite sensation de douceur, petit grip tannique très stimulant, finale acidulée et très saline, retour aromatique très long sur la groseille blanche.
Voilà une bouteille qui nous permet de comprendre pourquoi les rieslings allemands sont si bien représentés sur le marché international.
Né sur un terroir de schistes ce vin assez léger (11°5) mais soutenu par une présence minérale de grande classe, nous propose une version d’un riesling sans trop de fantaisie mais qui s'exprime avec une pureté remarquable.


Sylvaner 2015
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune clair avec des éclats gris métalliques.
Nez : discret et raffiné, notes d’herbe sèche et de fruits blancs frais sur un fond légèrement fumé.
Bouche : attaque souple, matière généreuse qui enrobe une acidité bien mûre, finale puissante et profondément saline avec de beaux amers minéraux et quelques nuances boisées.
Issu d’une parcelle de très vieilles vignes située sur le lieu-dit Bodenacker (terroir marno-calcaire) ce sylvaner en étonnera plus d’un par son opulence et sa belle trame minérale : le cépage est transcendé par le terroir et galvanisé par ce millésime très solaire.
Dégusté avec des asperges blanches, le vin s’est vraiment affiné : l’amertume a été complètement gommée et l’acidité est devenue plus saillante pour laisser persister une belle sensation de fraîcheur en finale.


Muscat Eguisheim 2017
Domaine E. Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune clair, très lumineuse avec des éclats argentés.
Nez : discret et complexe avec une palette bien fraîche sur les fleurs des prés et la groseille blanche sur un fond minéral qu’on commence à entrevoir.
Bouche : attaque vive et franche avec une ligne acide fine et tendue qui se met en place très rapidement, matière longiligne, petit perlant très stimulant, finale bien minérale avec des amers nobles et une belle salinité.
Né sur des parcelles situées sur les coteaux d’Eguisheim, ce muscat frais et appétant est marqué par une présence minérale d’une force peu commune : c’est un beau vin de terroir qui fera merveille dès aujourd’hui avec des asperges mais qui pourra également attendre un peu en cave pour s’affiner et donner toute la mesure de son potentiel gastronomique.


Riesling G.C. Hengst 2011
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

Robe : or clair, très belle brillance.
Nez : mûr et intense, notes de citron confit, d’épices douces, de gingembre et de vanille.
Bouche : bouche massive et puissante, silhouette plantureuse tenue par une acidité très large, finale chaude et intense avec de beaux amers minéraux.
Ce riesling d’une puissance assez extrême (16° au compteur !) nous rappelle que le terroir marno-calcaire du Hengst est vraiment unique en Alsace.
Sa force expressive et sa présence très intense en bouche flattent nos sens de manière spectaculaire…si bien que les palais sensibles risquent d’être saturés par tant de puissance.
Voilà un vin fait pour défier le temps que je regoûterai bien dans 10 ou 20 ans !


Meursault Vieilles Vignes 2015
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair, belle brillance, reflets vert pâle.
Nez : ouvert et complexe, notes d’amande fraîche et d’herbes aromatiques sur un fond minéral très pur qui évoque l’eau de roche.
Bouche : attaque vive, matière ample et concentrée, présence saline très tactile (petit grain tannique), finale longue et digeste avec des amers salivants et un beau sillage épicé.
Si mes souvenirs sont bons, Patrick Essa avait crée une petite polémique locale en 2015, lorsqu’il a défendu l’idée de vendanger tard malgré les risques de maturité excessive de ses chardonnays…et cette superbe cuvée de meursault est là pour prouver qu’il a eu raison de faire confiance à ses terroirs : c’est un grand vin plein d’énergie minérale et d’une fraîcheur tout à fait réjouissante. MIAM !


VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2015
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : jaune doré avec beaucoup d’éclat, larmes glycérinées bien visibles.
Nez : intense et particulièrement complexe, palette évolutive avec des notes balsamiques à l’ouverture (résine, terpènes), puis développement aromatique sur l’abricot frais, le gingembre et les épices douces sur un fond légèrement fumé.
Bouche : matière épaisse et concentrée, acidité fine et bien souple, amers minéraux qui structurent l’ensemble en apportant fraîcheur et sapidité à la finale.
Dégustée sur place lors de mon dernier périple sudiste la version 2016 de cette cuvée m’avait fait une très belle impression et j’ai eu envie de vérifier si son aînée était du même acabit…verdict sans appel : cette roussanne 2015 est un pur bonheur.
MIAM !


Pinot Noir Les Rocailles 2015
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
Nez : fines notes fumées/torréfiées à l’ouverture puis développement aromatique très complexe, fruité profond (cerise noire, cassis) et nuances épicées raffinées (curcuma, poivre blanc).
Bouche : attaque souple et très franche, matière très gourmande, toucher soyeux, structure sphérique, finale riche, longue et très sapide.
Bon, j’avoue que j’insiste un peu lourdement sur la qualité de ce pinot noir né sur une parcelle de vieilles vignes située au cœur du Grand Cru Eichberg…mais plus je goûte ce vin (à trois reprises durant le dernier mois…quand même !) plus je suis convaincu que cette cuvée vinifiée à la perfection par Michel Ginglinger entrera dans ma sélection resserrée des grandes bouteilles de rouge du millésime 2015. MIAM !


Coteaux du Languedoc Peyre Rose-Marlène N°3 2004
M. Soria à Saint Pargoire

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Robe : très sombre et compacte avec une fine frange tirant sur le roux.
Nez : profond et racé avec une ouverture très « noire » sur la réglisse, la baie de cassis et l’olive avant de libérer de beaux arômes d’herbes de garrigue complétés par de fines notes de fruits rouges frais.
Bouche : jus consistant tenu par une acidité bien mûre et une maille tannique très soyeuse, équilibre parfait, texture caressante, finale salivante relevée par une minéralité intense et pénétrante.
Cette cuvée qui m’avait déjà beaucoup impressionné lors de notre visite chez Marlène Soria a encore gagné en volume, en élégance et en complexité après quelques années de plus en cave…une splendeur en 2016, une merveille absolue aujourd’hui !

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Vue sur le Clos Lucas du domaine Beyer (photo de Valérie Beyer)

Les vins du mois d'avril 2018

Pinot Blanc La Croix du Sud 2015
Domaine François Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : discret et pur, palette raffinée sur la chair de poire fraîche, la cire d’abeille et la résine.
Bouche : attaque vivre et franche, matière svelte mais belle vinosité, équilibre sec, présence tannique délicate et amers salivants en finale, sillage fruité avec quelques nuances boisées parfaitement fondues.
Avec son jus gourmand et son élevage bien maîtrisé, ce pinot blanc affirme un caractère très classieux...ce qui ne l’empêche pas de laisser parler son pouvoir de séduction dès la première gorgée.
Très belle bouteille !


Riesling Clos Rebberg 2010
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune d’or, très lumineux.
Nez : intense et incroyablement complexe, notes de bergamote, de gingembre, de vanille, de poivre blanc…
Bouche : attaque vive et franche, ligne acide mûre et centrale, matière concentrée qui laisse petite sensation de douceur en milieu de bouche, amertume noble et posée en largeur, finale fraîche et digeste avec une puissante salinité et un long retour aromatique fruité et minéral.
Le terroir de schistes du Clos Rebberg aime le riesling et cette bouteille arrivée à pleine maturité nous en apporte une preuve éclatante : le jus est dense et salin, l’équilibre idéal et le message aromatique d’une complexité inouïe.
C’est un très grand vin…MIAM !


Riesling Grand Cru Brand 2009
Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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Robe : jaune clair, belle brillance, reflets argentés.
Nez : ouvert et séduisant, notes d’agrumes mûrs (mandarine), d’herbes aromatiques et de pierre chaude, légères touches grillées.
Bouche : matière juteuse, riche et très saline, acidité fine et brillante, finale salivante avec des amers nobles et un long sillage sur les agrumes.
Issu d’un millésime solaire, ce riesling s’exprime avec une force pleine d’harmonie : quand l’acidité granitique du Brand commence à répondre sans trembler à la richesse majuscule de ce jus, la dégustation de ce vin devient une vraie fête pour les papilles. MIAM !


V.D.P. du Mont Baudile Les Intillères 2011
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : rubis dense, belle brillance, fine frange rousse.
Nez : complexe et racé, ouverture sur la réglisse, le cacao et les épices avant de délivrer des arômes plus toniques sur l’orange sanguine et les herbes de garrigue.
Bouche : attaque directe et précise, matière douce avec une texture onctueuse mais équilibre bien frais, finale sapide avec des amers salivants, sillage long sur le chocolat et les épices.
Réalisée en grande partie avec les carignans de la vigne des Intillères, cette cuvée qui m’avait déjà subjugué lors de ma visite au domaine en 2013, confirme son niveau exceptionnel après plus de 7 années de garde.
Je persiste et signe : pour moi c’est l’un des plus grands vins rouges du Languedoc !


Costières de Nîmes Les Nouvelles 2017
Domaine de la Patience à Bezouce

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Robe : sombre et compacte avec des bords rubis.
Nez : un peu retenu à l’ouverture avec des notes métalliques peu flatteuses, le fruité se précise après une longue oxygénation complété par des nuances fumées et pierreuses.
Bouche : jus très gourmand sur les fruits noirs (mûre, cassis), bel équilibre entre douceur et fraîcheur, finale assez courte mais propre et digeste.
Dégusté lors de ma première soirée à Port Camargue, cet assemblage de syrah-grenache vinifié et embouteillé sans soufre, m’a régalé par son fruité frais et croquant en bouche.
Déniché à la Maison des Vins de l’Espiguette cette bouteille a marqué le début de mon périple sudiste 2018.


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Promenade sur les hauteurs d’Aspiran (34) au printemps 2018

Les vins du mois de mars 2018

Riesling Grand Cru Rosacker 2014
Domaine Mader à Hunawihr

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : discret et raffiné, notes de miel de fleurs sur un fond délicatement citronné
Bouche : attaque assez douce puis montée en puissance d’une acidité très droite qui envahit le palais en largeur, finale tendue et avec de beaux amers minéraux.
Avec son expression d’un académisme quasiment parfait, ce riesling nous prouve que le coteau calcaire du Rosacker est un terroir béni pour ce cépage.
Voilà un grand vin qui se déguste déjà très bien à l’heure actuelle mais qui possède un potentiel de garde impressionnant…une vraie bouteille pour collectionneurs !


Riesling Grand Cru Pfersigberg 2014
Domaine E. Beyer à Eguisheim

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Robe : or pâle, très belle brillance
Nez : franc et direct avec des notes d’agrumes frais et de zestes sur un fond de miel de forêt et de poudre de craie.
Bouche : attaque très vive, acidité puissante et bien mature qui se met en place sans tergiverser, matière pure et juteuse, finale longue et tendue relevée par des amers salivants.
Le sol calcaire du coteau du Sundel a donné un caractère précis et ciselé à ce grand vin dont la force minérale m’a impressionné, d’ailleurs je lui ai trouvé un véritable air de famille avec le riesling du Rosacker dégusté quelques jours plus tôt. MIAM !


Pouilly Vinzelles Les Longeays 2007
La Soufrandière à Vinzelles

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Robe : jaune pâle avec des reflets argentés
Nez : vif et fringant sur les agrumes frais, le gingembre, les herbes aromatiques et la poudre de craie.
Bouche : attaque vive avec une acidité mûre mais stimulante qui se pose en largeur mais la matière garde une silhouette plutôt longiligne, finale pleine d’énergie, présence minérale persistante.
Dégusté après plus de 10 années de garde ce Pouilly-Vinzelles m’a bluffé par son énergie et par sa profonde empreinte minérale.
Quand un grand terroir comme Les Longeays est mis en valeur par de grands vignerons…la réussite d’un grand vin devient une évidence. MIAM !


Puligny Montrachet 2011
Domaine F. Carillon à Puligny

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Robe : or clair, étincelant.
Nez : palette assez mûre à l’ouverture avec des notes de beurre frais et de noisette, l’aération apporte une belle suite d’arômes plus frais, gingembre, menthe et fougère.
Bouche : attaque vive avec une acidité mûre et centrée qui se déploie progressivement sur la largeur pour soutenir et équilibrer une matière assez généreuse, finale longue et tendue relevée par de beaux amers minéraux.
Malgré une matière plutôt opulente, ce Puligny a réussi à garder cette pureté et ce tonus qui rendent ce cru de la Côte de Beaune si particulier. C’est une très belle réussite sur un millésime assez compliqué…chapeau maître François !


Corton Charlemagne 1996
Domaine P. Marey à Pernand Vergelesses

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Robe : topaze avec des reflets or jaune.
Nez : discret et complexe, registre aromatique assez évolué avec des notes de beurre, d’amande fraîche et de cire accompagnées par de belles nuances minérales.
Bouche : matière volumineuse et concentrée, texture épaisse, très mâchue, acidité puissant et droite qui soutient fermement la structure, finale nette et vive avec un rebond aromatique persistant.
Ce Grand Cru dégusté après plus de 20 ans de garde déploie fièrement une matière très généreuse tout en trouvant son équilibre grâce à l’action conjuguée de la puissante acidité propre aux vins de ce millésime et de la profonde minéralité caractéristique de ce terroir classé. Impressionnant !!!


Fleurie Cuvée Vieilles Vignes 2009
Domaine de la Grand’Cour à Fleurie

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Robe : grenat sombre avec des bords brunissants.
Nez : intense et bien typé, palette évolutive qui s’ouvre sur des notes florales (pivoine) avant de libérer un bouquet complexe sur la prune, la terre glaise, la mine de crayon.
Bouche : matière consistante, jus épais et très gourmand tenu par une ligne acide très vive, finale fruitée (retour des notes de prune bien mûre) et minérale.
Goûté à son optimum de maturité, ce vin qui s’exprime avec une grande spontanéité m’a ravi par la richesse de son expression aromatique et la qualité superlative de sa présence en bouche.
A mon humble avis, lorsque le millésime est favorable, c’est chez Jean-Louis Dutraive qu’on trouve quelques unes des plus belles cuvées de Fleurie. MIAM 
!


Beaumes de Venise Saint Martin 2014
Domaine de La Ferme Saint Martin à Suzette

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Robe : rubis sombre et profond, frange très compacte
Nez : mûr et épanoui, arômes intenses de quetsche et de confiture de mûre avec une fine touche réglissée et quelques notes de terre humide.
Bouche : matière dense et musculeuse, présence assez virile avec une acidité vive et stimulante et une trame tannique très voluptueuse, finale digeste, sillage acidulé et minéral.
La cuvée « Saint Martin » est reconnue comme étant l’un des grands vins de garde du domaine et je dois avouer que j’ai toujours eu un peu de mal à l’apprécier à sa juste valeur lors de mes nombreuses visites à Suzette, mais là j’ai eu une très bonne surprise : dégusté à l’occasion d’un petit dîner printanier en Alsace, ce vin a commencé à s’ouvrir en révélant une palette très séduisante tout en développant une matière gourmande et digeste. MIAM !

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Zellenberg au début du printemps 2008