Vins du mois

  • Les vins de l'été 2021

    Riesling Burg 2018
    Domaine Lorentz à Bergheim

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    Robe : jaune très clair avec des reflets argentés
    Nez : pur et profondément minéral, notes de pierre humide et de silex…un peu eau de roche.
    Bouche : matière ample avec beaucoup de gras équilibrée par une acidité large et léger grain tannique, finale puissamment saline avec un long sillage citronné
    Ce terroir marno-calcaire assez froid, situé entre le Grand Cru Kanzlerberg et le massif vosgien, a généré un riesling puissant avec une structure bien droite et une minéralité très impressive
    Voilà un vin qui interprète ce grand cépage alsacien avec un classicisme absolu…un régal pour un amateur du genre comme moi MIAM !


    Gewurztraminer L’œuf ou la poule ? 2018
    Clos Liebau à Ribeauvillé

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    Robe : orange avec une forte turbidité
    Nez : intense et flatteur, notes de rose et d’épices douces sur un fond végétal très discret.
    Bouche : volumineuse et concentrée avec un équilibre légèrement moelleux, texture épaisse et légèrement grenue, finale saline, bien salivante avec une longue persistance épicée.
    Avec son aromatique qui traduit assez fidèlement l’identité du cépage, ce gewurztraminer de macération révèle cependant une constitution très originale en bouche…c’est un vin qui peut déstabiliser le puriste mais qui se goûte fort bien au bout du compte.


    Pouilly Fuissé La Verchère-Vieilles Vignes 2017
    Domaine Barraud à Vergisson

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    Robe : jaune moyen avec des éclats dorés
    Nez : charmeur et voluptueux, notes de mandarine, d’épices douces, de vanille et de résine.
    Bouche : ample et charnue avec un joli gras, acidité mure et bien large, finale très salivante avec une petite présence tannique – un peu poudre de craie – des amers minéraux très racés, sillage persistant sur les agrumes et la craie sur un fond délicatement boisé.
    Voilà un Pouilly Fuissé avec un caractère « sudiste » bien affirmé mais qui se laisse boire avec une grande facilité grâce à une empreinte minérale très profonde…preuve qu’un terroir puissant est parfaitement capable de répondre à une matière mûre et généreuse. MIAM !


    Saint Aubin 1°Cru Les Murgers des Dents de Chien 2016
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés
    Nez : discret et racé, notes de fougère et de zestes d’agrumes et de craie sur un fond boisé très délicat.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité large et assez invasive, jus élancé avec un joli gras, finale tendue et intensément saline, long retour aromatique sur la poudre de craie.
    Quand un grand terroir de Saint Aubin récite son message minéral avec autant d’emphase, on retrouve dans le verre une version élégante et finement ciselée d’un chardonnay de la Côte de Beaune...un vin qui oublie un peu la gourmandise pour mettre en avant un caractère éminemment gastronomique.


    Crozes-Hermitage Caprice 2017
    Domaine Betton à La Roche de Glun

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    Robe : très sombre avec des bords pourpres très compacts
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits noirs bien mûrs (cassis, myrtille) et de violette sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque franche et fruitée, milieu très dense avec une richesse qui laisse une petite impression de sucrosité très agréable, texture caressante, finale assez nerveuse avec une présence acide stimulante et appétante.
    Après quelques temps en cave, la grande cuvée de Crozes de Christelle Betton se présente à nous de la plus belle façon qui soit : il y a de la complexité, une petite douceur, une belle élégance et une buvabilité exemplaire…que demander de plus !


    Languedoc Domaine La Bergerie de l’Arcade 2018
    P. et G. Soulas à Pouzols

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    Robe : très sombre et dense, presque noire avec une fine frange rubis
    Nez : riche et bien mûr, palette très complexe avec des notes de fruits noirs confits, de caramel, et d’épices (curcuma, girofle) sur un fond légèrement marqué par l’alcool.
    Bouche : jus opulent et bien corsé, texture très onctueuse, expression aromatique qui monte en puissante pour devenir assez envahissante, finale douce et épicée.
    Issu d’un assemblage de cépages sudistes largement dominé par le couple syrah/grenache, ce vin puissant et loquace nous parle du vignoble languedocien avec un accent très prononcé.
    Une belle découverte que mes amis Nelly et David ont voulu partager avec moi…merci à eux !

    Img 4810Les aiguilles de Chamonix en août 2021…toujours aussi magnifiques !

     

  • Les vins du mois de juin 2021

    Meursault 1°Cru Bouches-Chères 2010
    Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune profond, très lumineux avec des éclats dorés
    Nez : complexe et racé, notes de pamplemousse, de verveine et de beurre frais sur un fond résine et pierre à fusil.
    Bouche : pleine et généreuse avec un jus consistant, équilibré par une acidité très large, texture soyeuse avec un joli gras, finale très sapide avec un léger grain tannique, des amers nobles et un sillage minéral bien soutenu.
    J’ai pour habitude de déboucher une belle quille à la veille de prendre la route pour un voyage et je dois dire qu’avec cette petite merveille vinifiée par l’ami Patrick, j’ai fait une très bonne pioche : complexité, densité, équilibre, salinité et grande longueur…ce premier cru de Meursault a vraiment tout pour mériter le titre de très grand vin. MIAM !


    IGP Cévennes Poujol-Lacoste 2020
    Cave de Saint Maurice

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    Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle
    Nez : intense et charmeur, notes d’élevage assez marquées (résine, vanille) sur un fond florale très élégant (violette, acacia)
    Bouche : attaque franche, matière généreuse avec un centre très rond et un beau développement aromatique sur l’abricot mûr et l’acacia, toucher très onctueux, finale persistante sur le fruit et le boisé mais laissant une petite impression de lourdeur malgré quelques amers rafraîchissant.
    J’ai retrouvé avec plaisir cette expression exubérante du viognier élevé en barriques (neuves pour 75% du volume) qui a enchanté mes apéritifs de jeune papa lors de nos vacances dans le sud.
    Avec quelques années de plus (pas loin de 30 en fait), l’émotion est toujours au rendez-vous mais le plaisir est plus éphémère…le premier verre est agréable mais je n’ai pas forcément envie de me resservir.
    C’est bon mais un peu « too much » pour mes papilles de retraité !


    Saint Chinian Horizon 2019
    Domaine Pin des Marguerites à Berlou

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    Robe : très sombre et dense, presque noire avec une fine frange grenat
    Nez : profond et racé, notes de pierre à fusil et de fruits noirs sur un fond fumé bien marqué
    Bouche : attaque souple et soyeuse, jus bien concentré mais équilibre parfaitement digeste, trame tannique veloutée, finale fraîche et salivante avec un retour persistant sur les épices et la violette.
    Dénichée à La Maison des Vins de l’Espiguette, cette très jolie bouteille m’a rappelé une belle visite avec l’ami Dany chez Richard Carpena à Berlou.
    C’est un Saint Chinian sur schiste qui présente un très bel équilibre entre une générosité sudiste classique et une profonde minéralité qui affine la structure en donnant au vin une très belle buvabilité.

    Dsc 259Peu de bouteilles du mois en juin mais de belles dégustations lors de visites dans les vignobles du sud…ici c’est Châteauneuf du Pape.

     

  • Les vins du mois de mai 2021

    Riesling Bihl 2015
    Domaine Rieflé à Pfaffenheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés
    Nez : ouvert et plaisant avec une palette bien complexe sur la bergamote, l’anis et les épices douces.
    Bouche : attaque franche, matière assez généreuse structurée par une acidité large et solide, finale intensément saline avec de beaux amers minéraux.
    Avec son jus opulent dû à la chaleur du millésime, parfaitement équilibré par une belle acidité calcaire, ce beau riesling vinifié de main de maître par l’ami Jean-Claude se goûte remarquablement bien après 5 années en cave mais il me semble qu’il dispose encore de ressources pour évoluer très favorablement dans le temps.


    Riesling Saint Jacques 2016
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, très lumineux
    Nez : expressif et engageant, notes d’agrumes mûrs, de fenouil et de poivre blanc.
    Bouche : attaque vive, jus consistant qui enrobe une acidité mûre, texture légèrement grenue, finale digeste avec des amers salivants et un long sillage fruité et épicé.
    Ce grand classique du domaine (et de ma cave) qui commence à atteindre sa forme optimale nous rappelle que le millésime 2016 a permis aux vignerons alsaciens de produire quelques superbes cuvées comme ce riesling plein de vie et de fraîcheur qui se livre dès aujourd’hui avec une vraie gourmandise mais qui a les épaules pour supporter encore quelques belles années en cave. MIAM !


    Bourgogne 2018
    Domaine F. Carillon à Puligny Montrachet

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    Robe : jaune pâle avec beaucoup d’éclat
    Nez : discret mais séduisant, palette bien fraiche sur le citron et la verveine sur un fond boisé très élégant.
    Bouche : attaque vive, matière longiligne, acidité large mais bien enrobée, finale très salivante avec des amers nobles et un retour aromatique sur le pamplemousse.
    Ces chardonnays bien nés dans un beau millésime ont permis à ce grand vigneron de Puligny de faire naître cette très jolie cuvée « générique » qui nous régale par son élégance très « bourguignonne » et sa parfaite buvabilité…la bouteille se vide pratiquement toute seule !


    VDP du Mont Baudile Le Bourboulenc de Nega Saumas 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune profond avec des éclats dorés.
    Nez : ouvert et envoutant, palette complexe sur l’abricot frais, la résine, la craie et les épices orientales.
    Bouche : ample et opulente avec un jus concentré équilibré par une acidité assez pointue, finale longue et tonique avec des amers salivant et un retour aromatique sur le pamplemousse et les épices
    Avec son expression aromatique complexe et exubérante, la richesse naturelle de son jus et la puissance de sa trame acide/minérale, cette cuvée de bourboulenc vinifiée par l’ami Eric, confirme largement sa place sur mon podium personnel des meilleurs blancs du sud. MIAM !

    8 111Quel plaisir de retrouver notre liberté de circuler et d"aller rendre visite à nos vignerons !

  • Les vins du mois de mars 2021

    Pinot Blanc La Fontaine aux Enfants 2017
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune moyen, très lumineux
    Nez : intense et vivifiant avec de belles notes de citron et d’oseille fraîche sur un fond finement épicé/fumé
    Bouche : attaque nette et franche, jus consistant avec un gras sensible équilibré par une ligne acide filante et incisive, finale longue et saline.
    Cette cuvée réalisée à partir d’un assemblage de pinots blancs et d’auxerrois plantés sur le plateau granitique situé sur les hauteurs du Kastelberg, est toujours aussi agréable à déguster : aromatique séduisante, très belle gourmandise et buvabilité maximale…pour faire encore plus court, c’est très, très bon !!!


    Riesling Grand Cru Pfersigberg 2017
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune moyen, limpide et lumineux
    Nez : expressif et raffiné, palette complexe sur les fruits blancs frais et les herbes méditerranéennes (basilic, menthe poivrée) sur un fond pierreux/crayeux
    Bouche : attaque vive et gourmande, jus généreux organisé par une acidité large mais bien centrée, finale très saline, longue et tonique avec un joli retour fruité et des amers nobles.
    Cette nouvelle rencontre avec l’édition 2017 de ce Grand Cru (la précédente remonte à la journée Portes Ouvertes au domaine en 2019) a été un grand moment de bonheur gustatif : c’est un riesling flamboyant qui flatte tous nos sens par son éclat, sa grande complexité aromatique et sa présence voluptueuse en bouche.
    C’est tellement bon en ce moment que je ne suis pas sûr de laisser vieillir les quelques bouteilles que me restent…même si elles le mériteraient amplement !


    Pinot Gris Grand Cru  Gloeckelberg 2016
    Domaine Engel à Orschwiller

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    Robe : jaune moyen, belle brillance et reflets argentés
    Nez : ouvert et flatteur, notes de fruits à noyau (mirabelle, abricot frais) sur un fond végétal noble (chèvrefeuille, herbe coupée)
    Bouche : attaque franche, jus suave et généreux équilibré par une acidité filante et bien centrée, finale très sapide avec des amers et une salinité très stimulants.
    Ce terroir granitique classé est connu pour sa capacité à produire de très belles cuvées de pinots gris et cette jolie bouteille nous confirme que cette réputation n’est pas usurpée. C’est un vin riche et exubérant doté d’une énergie minérale qui va encore développer son côté harmonieux et sapide pour peu qu’on lui laisse encore un peu de temps…mais qui pourra résister à son charme ravageur ?


    Chablis 2019
    Domaine Droin à Chablis

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    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés
    Nez : ouvert et charmeur avec de belles notes de citron, de beurre frais et de gingembre sur un fond crayeux.
    Bouche : attaque franche, acidité citronnée (un peu yuzu) très large enrobée par un jus fruité très gourmand, salinité puissante qui s’impose en finale dans un long sillage minéral et iodé.
    Dégoté complètement par hasard chez un caviste du pays de Bitche (« Diogène Atmosphère » à Rohrbach les Bitche) cette bouteille de chablis m’a fait vivre un bel instant de plaisir gustatif : c’est un vin très gourmand mais construit sur une charpente minérale de toute beauté…c’était la première fois que je goûtais une cuvée signée Droin et je n’ai vraiment pas été déçu. MIAM !


    Pinot Noir Clos Saint Landelin 2015
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis moyens avec des bords tirant sur le roux
    Nez : loquace et évolutif, notes de fraise écrasée, de pivoine et de végétal noble avec de légères nuances de torréfaction en fond.
    Bouche : matière longiligne, onctueuse et suave, aromatique épanouie sur les fruits rouges et la feuille de laurier, finale plus sérieuse avec une ligne acide bien longue et une présence tannique très stimulante.
    Issu d’un millésime chaud et né sur les terrasses exposées plein sud du Clos Saint Landelin, ce pinot noir qui brille par sa finesse et sa complexité révèle la force de ce grand terroir alsacien...ici pas d’excès de maturité ni de lourdeur excessive mais un équilibre juste qui lui donne une très belle buvabilité.


    Morgon Côte du Py-Réserve 2008
    Domaine Burgaud à Morgon

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    Robe : rubis sombre, assez dense avec une fine frange purpurine
    Nez : discret, limite austère avec une palette complexe sur le noyau de cerise et la mine de crayon sur un fond épicé/fumé.
    Bouche : attaque franche et pure, matière assez concentrée une structure étirée tenue par une acidité marquée et une maille tannique très fine, présence minérale soutenue en finale.
    Ce vin qui a brillé par de très beaux arômes fruités dans sa jeunesse révèle un profil très cistercien dans sa phase de maturité.
    Voilà un Morgon qui a abandonné sa gourmandise initiale pour laisser s’exprimer sa minéralité et développer son caractère gastronomique…mais pour tout dire, je le préférais dans sa première phase.


    Côte de Brouilly Les Griottes de Brulhié 2019
    Château Thivin à Odenas

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    Robe : rubis sombre, assez dense avec des bords violine.
    Nez : attaque franche et fruitée sur la cerise noire et la prune, évolution vers des arômes plus sombres (fumée et graphite) après aération.
    Bouche : longiligne, juteuse et bien fraîche avec une présence minérale marquée en finale et une longue persistance sur les fruits, le noyau et les épices
    Cette bouteille récupérée après une dégustation à « La Vinoterie » de La Wantzenau s’est révélée comme étant la plus avenante de la gamme du Château Thivin, un domaine dont je suis la production depuis bien des années.
    Avec son fruité croquant et sa bouche déjà très avenante, ce Côte de Brouilly représente tout à fait ce que je cherche quand je débouche une quille de Beaujolais.


    Chambolle Musigny Vieiles Vignes 2011
    Domaine Marchand frères à Gevrey Chambertin

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    Robe : rubis moyen avec une fine frange tirant sur le roux
    Nez : agréable et bien complexe, notes fruitées encore très fraîches complétées par des nuances épicées (curry) sur un fond sous-bois et végétal discret.
    Bouche : attaque souple, matière juteuse en demi-corps avec un toucher velouté, finale fraîche, tonique et bien salivante.
    Dans un millésime très compliqué en Bourgogne – surtout pour les pinots noirs qui m’ont réservé plus de mauvaises surprises que de bonnes jusqu’ici – les vins de Denis Marchand se distinguent par leur très belle tenue comme ce Chambolle 2011 remarquable d’élégance qui s’est laissé déguster avec un vrai plaisir aujourd’hui.

    18 58Une vigne de pinot noir à Eguisheim en mars 2021

  • Les vins du mois de février 2021

    Riesling Grand Cru Sommerberg-Z 2017
    Domaine del’Oriel à Niedermorschwihr

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    Robe : jaune moyen, très lumineux
    Nez : ouvert et très fringant, palette complexe sur la citronnelle, le cédrat, le basilic et la verveine.
    Bouche : attaque vive avec une acidité puissante et centrée, jus fruité dense, structure longiligne, finale intense et longue avec des amers salivants et un beau sillage aromatique sur le pamplemousse et la pierre frottée.
    Ce riesling né dans les roches granitiques au sommet du 4° amphithéâtre du Sommerberg, impressionne par sa fougue et son expressivité...mais qu’on ne s’y trompe pas, ce vin est encore bien trop jeune pour donner toute la mesure de son talent.


    Vouvray Le Facteur su’ l’Vélo 2019
    F. Brutout et M. Cosme à Noizay

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés
    Nez : vif et fringant avec des notes de coin frais, de citron et de pierre à fusil sur un fond fumé et poivré.
    Bouche : élégante et longiligne avec un jus assez dense équilibré par une acidité très marquée, limite envahissante, finale salivante, sillage aromatique très raffiné sur le pamplemousse, l’aspérule et un fumé léger.
    J’ai beaucoup aimé ce chenin ligérien qui s’exprime avec une belle complexité tout en développant une matière pleine d’énergie en bouche…voilà une bouteille qui me rappelle qu’il faut vraiment que j’aille faire une petite escapade dans ce vignoble.


    IGP Côtes de Gascogne Les Sources 2017
    Domaine Rubens Spengler à Nogaro

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    Robe : jaune franc avec beaucoup d’éclat
    Nez : complexe et charmeur avec une belle palette fruitée sur l’ananas, le citron vert et l’abricot frais sur un fond gingembre et jasmin
    Bouche : attaque franche avec une acidité large assez saillante, aromatique très exubérante, finale bien sapide stimulée par de fins amers.
    Issu d’un assemblage de gros et de petit manseng, ce blanc sudiste se déguste avec plaisir et facilité dès maintenant : c’est une petite friandise séduisante et digeste qu’on pourra proposer à l’apéritif ou sur des entrées froides à base de poissons ou de légumes.


    Pinot Noir S 2015
    Domaine Bechtold à Kirchheim

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    Robe : grenat clair avec une légère turbidité.
    Nez : ouvert et charmeur avec une palette fruité bien mûre, notes de cerise noire et de cassis sur un fond finement épicé.
    Bouche : jus gourmand et bien consistant structuré par une acidité large et une mâche tannique très soyeuse, finale tonique et salivante.
    Née sur le terroir calcaire du Grand Cru Steinklotz de Marlenheim, ce pinot noir nous propose une synthèse parfaitement équilibrée entre la richesse provenant d’un millésime solaire – d’autant plus que l’orientation du coteau du Steinklotz est au sud – et d’une minéralité calcaire très présente…un charmeur avec du corps et du fond.


    Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière 2017
    Domaine Parigot à Meloisey

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    Robe : rubis moyen avec un fin liseré tirant sur le roux
    Nez : intense, mûr et très flatteur, notes de fruits rouges compotés, d’épices douces et de sous-bois
    Bouche : matière pleine et suave avec une acidité large et bien intégrée, trame tannique veloutée, finale fraîche et appétante avec une jolie persistance épicée.
    Voilà une bouteille qui me rappelle pourquoi j’aime les pinots noirs bourguignons : c’est un vin accessible et gourmand qui s’exprime avec une délicatesse et un raffinement incomparables…tout ce que j’aime !

    1 160Mon prochain terrain de jeu en Alsace...

     

  • Les vins du mois de janvier 2021

    Riesling Steinstuck 2015
    Domaine Rieflé à Pfaffenheim

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    Robe : jaune profond avec des reflets dorés.
    Nez : vif et expressif, notes d’agrumes frais et de miel de fleurs avec une fine touche de gingembre frais.
    Bouche : attaque franche et sèche, matière bien consistante, acidité large et salinité puissante, finale intense avec un long sillage sur la pierre, les épices et les zestes d’agrumes.
    Fruit d’une alliance très réussie entre un grand cépage, un millésime chaud et un beau terroir marno-calcaire le tout orchestré par des vignerons passionnés, ce vin nous livre une version classique et parfaitement équilibrée d’un grand riesling alsacien. MIAM !


    Chablis 1° Cru Mont de Milieu 2011
    Domaine de la Meulière à Fleys

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    Robe : jaune moyen, belle brillance
    Nez : expression olfactive classique avec des notes végétales très raffinées sur un fond crayeux et iodé bien défini.
    Bouche : pleine, opulente et solidement charpentée par une belle ossature acide/minérale, amers nobles et salinité intense en finale.
    Ce premier cru de Chablis arrivé sur son plateau de maturité optimale nous a offert un superbe récital aromatique aux accents minéraux t végétaux d’une grande élégance tout en développant un jus riche et sapide. MIAM !


    Vin des Allobroges Savagnin 2019
    Domaine des Vignes de Paradis à Ballaison

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    Robe : jaune clair, très lumineux
    Nez : complexe et racé, notes de fruits blancs frais, de gomme à l’acacia et d’agrumes sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : matière ample et pleine avec un joli développement aromatique sur le sucre d’orge, acidité vive mais bien intégrée, salinité très intense, finale minérale avec des amers nobles et un long sillage sur le pamplemousse et la pierre à fusil.
    Sur ces coteaux du Léman dédiés presque exclusivement au chasselas, cette cuvée de savagnin s’exprime tout en finesse et avec une classe déjà bien affirmée en nous montrant que ce cépage peut également produire de grands vins ailleurs que dans la Jura.


    Bienvenues-Bâtard-Montrachet 2002
    Domaine L. Carillon à Puligny Montrachet

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    Robe : jaune profond, très lumineux
    Nez : intense, profond et complexe, note de chair de poire, de citron mûr, de cire d’abeille, de résine, d’amande grillée…et j’en oublie !
    Bouche : puissante et volumineuse, jus très concentré, acidité large et incisive, gras sensible et salinité bien marquée, finale droite et salivante avec des amers minéraux et un retour aromatique soutenu pendant plus d’une minute…
    Voilà la bouteille qui m’a permis de passer en 2021 avec un grand sourire.
    Déguster un très grand chardonnay bourguignon qui a atteint sa phase de plénitude est une expérience vraiment inoubliable !
    Hélas, faute de moyens suffisants, le secteur de ma cave consacré aux grands crus bourguignons décroit d’année en année…et je n’arrive toujours pas à me dire que ces merveilles finiront à l’avenir dans le cave d’un milliardaire russe ou asiatique…ou d’un financier qui spécule sur les vins. MIAM attristé !


    VDP du Mont Baudile Le Grenache du Badaïre 2017 – Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
    Nez : ouvert et très complexe, notes d’orange sanguine et de fruits rouges et noirs compotés sur un fond épicé et balsamique.
    Bouche : attaque souple, jus concentré et charnu, texture agréable avec une mâche tannique fine et très gourmande, équilibre digeste, finale appétante avec un long retour aromatique sur les épices douces.
    A l’opposé du vin précédent, ce grenache vinifié par l’ami Eric Supply, est une vraie grande bouteille que tout amateur pourra s’offrir sans risquer de mettre à mal l’équilibre de son budget familial.
    C’est un rouge languedocien remarquable de complexité, de densité, de structure et d’équilibre…et qui peut encore tenir de longues années en cave. MIAMMMMM !!!


    Et pour finir voici quelques notes succinctes sur des bouteilles débouchées à l’occasion d’un repas dominical chez l’ami Thierry Meyer

    Crémant du Jura Cuvée BBF – Domaine Tissot : un jus assez consistant, une bulle d’une finesse champenoise mais une finale très (trop) austère.
    Riesling Clos Haüserer 2016 – Domaine Zind-Humbrecht : un équilibre subtil entre une matière fruitée très généreuse et une structure acide très solide…un grand vin d’Alsace.
    Meursault 1° Cru Charmes 2002 – Domaine Buisson-Charles : une expression aromatique sur le tabac brun et de suie sur un fond végétal discret, un équilibre tout à fait cistercien en bouche…un peu trop viril à mon goût.
    Riesling Grand Cru Kastelberg 2001 – Domaine des Marronniers : une aromatique épanouie, un jus riche et une structure ronde mais une finale minérale très digeste.
    Bourgogne 2015 – Domaine Méo-Camuzet : un pinot noir bourguignon juteux et accessible, un équilibre très sec avec des tanins bien souples.
    Gewurztraminer Réserve Personnelle 1971 – Domaine Louis Sipp : un vaillant quinquagénaire qui a eu besoin d’un peu de temps pour dévoiler une palette complexe sur la fleur séchée, les épices et la menthe et une matière très élégante et d’une étonnante fraîcheur.
    Riesling Grand Cru Zinnköpfle SGN 2011 – Domaine Seppi Landmann : une harmonie gourmande entre un terroir solaire et une acidité minérale tonique et salivante…jouissif !
    Ce petit retour a été rédigé de mémoire mais si vous voulez davantage de précisions sur ces belles cartouches, je vous invite à vous rendre sur les pages Facebook de Thierry Meyer ou de Stéphane Wasser.

     
    Img 20210124 155359508La pandémie est toujours d’actualité mais on ne se laisse pas abattre !

  • Les vins du mois de décembre 2020

    Meursault Vieilles Vignes 2014
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair avec des reflets dorés.
    Nez : frais et discret avec une palette raffinée sur l’amande grillée, le miel de fleurs et les écorces d’agrumes.
    Bouche : attaque franche, matière en demi corps structurée par une acidité large et centrée qui se pose sur l’arrière de la langue alors que les sensations salines et minérale se placent sur les côtés, finale étirée avec de beaux amers minéraux.
    Probablement encore trop jeune pour libérer totalement son expression aromatique, cette cuvée de Meursault impressionne par la qualité de sa présence en bouche. C’est un vin d’une élégance folle et avec une signature minérale déjà bien lisible mais j’ai l’impression qu’il aura bien plus de choses à raconter dans quelques années.


    Pouilly Fuissé Le Clos Reyssié 2013
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune moyen avec des éclats dorés.
    Nez : mûr et complexe, notes de fruits jaunes et de sésame grillé sur un fond balsamique très élégant.
    Bouche : attaque douce, jus concentré, structure sphérique, salinité bien marquée qui donne un petit grip tannique à la texture, finale intense avec un long retour épicé et grillé.
    Née d’une alliance parfaite entre ce terroir de Chaintré qui génère une certaine opulence et un millésime marqué par de belles acidités, cette cuvée de Pouilly Fuissé est un vrai régal…voilà un futur premier cru qui mérite largement cette distinction. MIAM !


    Pouilly Fuissé En Carementrant 2012
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune profond, très lumineux.
    Nez : fin et racé avec un fruité très charmeur (abricot frais, mirabelle) à l’ouverture avant de développer une palette plus minérale (citron, caillou) après oxygénation.
    Bouche : matière ample et consistante avec une acidité très large, finale bien tonique avec un sillage complexe sur le pamplemousse, la craie et la cire d’abeille.
    Fidèle à son style, le Pouilly Fuissé de « Carementrant » conjugue un côté fruité assez opulent et une présence minérale intense et stimulante.
    C’est une belle cuvée qui a hélas disparu de la gamme des vins signée Bret Brothers mais qui a été remplacée par d’autres tout aussi intéressantes…tout va bien !


    Fleurie Champagne 2018
    Domaine des Marrans à Fleurie

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    Robe : rubis très profond avec une fine frange violine.
    Nez : ouvert et séduisant, palette complexe avec de belles notes florales (pivoine, œillet, rose fanée…) sur un fond discrètement fruité (prune, pêche de vigne)
    Bouche : attaque franche et bien tonique, jus très gourmand avec un équilibre frais et digeste, beau développement aromatique soutenu longuement en finale.
    Avec son expression aromatique riche et complexe, son jus fruité très charmeur et son équilibre frais et digeste, cette cuvée de Fleurie est un pur régal…les belles impressions ressenties lors de mon passage au domaine sont confirmées. MIAM !


    Givry 1° Cru La Brûlée 2014
    Domaine Masse à Barizey

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    Robe : rubis clair avec des bords brunissants assez larges.
    Nez : expressif et très agréable, notes de cerise acidulée et d’amaretto sur un fond boisé/épicé très délicat.
    Bouche : attaque nette et vive, jus riche et gourmand équilibré par une acidité longue et puissante, finale acidulée et bien digeste avec un joli sillage épicé.
    Après avoir été déçu par quelques quilles bourguignonnes de 2014 débouchées ces derniers temps, j’ai été très heureux de rencontrer ce très beau premier cru de Givry produit par une famille vigneronne que j’ai rencontré à plusieurs reprises et que j’aimerai bien retrouver cette année…si notre Jupiter national ne décide pas de nous entraver une fois de plus.

    Img 4381Un hiver comme j'aime...ou presque !

  • Les vins du mois de novembre 2020

    Riesling Grand Cru Schoenenbourg 2016
    Domaine de L’Agapé à Riquewihr

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    Robe : jaune doré, très lumineux.
    Nez : complexe et raffiné, notes d’agrumes frais, de gingembre, de poivre blanc et de pierre humide.
    Bouche : attaque franche, bouche ample et concentrée, texture assez épaisse mais équilibre très droit avec une acidité large et puissante, finale bien saline avec quelques amers minéraux qui stimulent la salivation.
    Malgré sa jeunesse, ce riesling Grand Cru frais et classieux impressionne par l’élégance de son aromatique et la qualité de sa présence en bouche…voilà un Schoenenbourg qui commence à parler mais que ne semble pas encore arrivé à son niveau de forme optimal.


    Chablis 1° Cru Mont de Milieu 2008
    Domaine de La Meulière à Fontenay

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : ouvert et typé, notes de beurre frais, d’orange amère et de camphre sur un fond légèrement iodé.
    Bouche : attaque assez souple, matière en demi-corps tenue par une acidité très large et une puissante salinité, finale salivante avec de beaux amers minéraux.
    Ce très beau premier cru de Chablis arrivé à pleine maturité m’a impressionné autant par sa complexité aromatique que par la qualité de sa présence en bouche…et m’a rappelé une fois encore que c’est dans cette région qu’on peut encore trouver de grandes cuvées de chardonnay à des prix tout à fait abordables…à bon entendeur !


    Meursault 1° Cru Bouches Chères 2009
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair avec des éclats dorés.
    Nez : complexe et racé, notes de poire fraîche, de craie et d’herbes à tisane sur un fond balsamique délicat.
    Bouche : attaque assez douce, matière ample structurée par une acidité mûre et très large, texture caressante avec un gras qualitatif, finale saline avec de beaux amers minéraux.
    Lorsqu’on a la chance de déboucher un 1° cru de Meursault arrivé dans la force de l’âge mûr, on est très souvent invité à vivre un instant gustatif mémorable et cette pépite vinifiée par l’ami Patrick Essa n’a pas dérogé à ce principe...pas la peine de chercher des mots pour essayer de compléter la description de mon ressenti, c’est diablement bon, point final !


    Puligny Montrachet 2014
    Domaine François Carillon à Puligny Montrachet

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    Robe : jaune clair, très lumineux avec des éclats argentés.
    Nez : pur et racé, palette complexe avec des notes de pamplemousse et de pierre à fusil sur un fond finement balsamique.
    Bouche : attaque assez douce mais acidité vive et large qui se montre très rapidement pour organiser un jus fruité très dense, finale très longue avec de beaux amers minéraux.
    Ce Puligny produit par le domaine bourguignon dont je suis la production depuis près de 30 ans, nous offre un récital aromatique classique de toute beauté avant de développer ce jus droit et profond qui constitue la signature des vins de cette appellation que j’aime toujours autant. MIAM !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2013
    Domaine Supply Royer à Arboras

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : exubérant et flatteur, palette complexe et évolutive sur la résine, la cire, les fruits jaunes et les épices orientales pour finir sur une légère touche de jasmin.
    Bouche : jus plein et ample avec une digestibilité impeccable, expression aromatique intense, finale longue et sapide avec de belles notes balsamiques..
    Après 7 années de garde, cette roussanne vinifiée par l’ami Eric Supply est arrivée sur son plateau de maturité optimale et nous régale avec son expression aromatique d’une beauté et d’une complexité rares et avec sa présence en bouche d’une gourmandise et d’une buvabilité absolument irrésistible…quel vin mes amis !


    Nuits Saint Georges 1°Cru Les Vaucrains 2007
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : grenat sombre avec des bords brunissants.
    Nez : expressif mais assez austère, notes de mine de crayon, de cuir et de poivre sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : matière pleine et solidement charpentée par une présence acide très vive et une maille tannique serrée mais bien mûre, finale tonique et minérale.
    Quand on débouche une bouteille signée Chicotot on sait qu’on va avoir affaire à du « sérieux » et ce Vaucrains 2007 ne déroge pas à la règle avec son aromatique racée et sa présence en bouche d’une droiture monacale…bref, c’est un vin qui assume un style revendiqué par ses concepteurs et j’aime ça !


    Charmes Chambertin 2011
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis moyen, belle brillance, bords brunissants.
    Nez : peu avenant à l’ouverture avec des notes végétales envahissantes (herbe coupée, épinards), évolution très positive après une longue (très longue) aération, palette agréable avec de belles notes fruitées et fumées.
    Bouche : très décevant au débouchage avec un jus très maigrelet (à midi) mais beaucoup plus en forme le soir (et encore meilleur le lendemain) avec une chair plus consistante, une aromatique bien complexe et une finale longue et sapide.
    CeGrand Cru a bien failli compléter la liste des nombreuses déconvenues que j’ai pu avoir avec des pinots noirs bourguignons de 2011…mais heureusement que j’ai pu regoûter ce vin après une longue oxygénation pour revoir mon impression initiale vraiment pas flatteur.
    J’ai peur que 2011 restera un millésime compliqué – voire problématique – en Bourgogne mais si vous voulez un conseil : n’hésitez pas à bien aérer ces vins avant dégustation si vous ne voulez pas passer complètement à côté…à bon entendeur !

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    En vous souhaitant que le Père Noël vous apporte quelques flacons récoltés dans cette parcelle…

     

  • Les vins du mois d'octobre 2020

    Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2016
    Domaine Hering à Barr

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    Robe : jaune clair, étincelant.
    Nez : frais et racé, notes de zeste de citron, de camphre et de cire d’abeille sur un fond de miel de fleurs.
    Bouche : attaque percutante avec une acidité large et envahissante qui tend une matière bien dense, équilibre très droit, léger grain tannique qui stimule les papilles, finale très saline, appétante et minérale.
    Vinifié avec une grande précision par Jean-Daniel Hering, ce riesling né sur ce coteau classé qui domine Barr nous propose une version archétypique de ce grand cépage alsacien qui montre une fois encore qu’il est un interprète irremplaçable de nos grands terroirs viticoles.


    Riesling Grand Cru Eichberg 2010
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des reflets vieil or.
    Nez : intense et évolutif, notes de brioche au citron et de pain grillé à l’ouverture puis développement aromatique très agréable sur la bergamote et l’abricot frais.
    Bouche : volumineuse et opulente avec une matière très concentrée qui enrobe une acidité mûre et large, toucher bien gras, finale puissante et saline.
    Après 10 années de garde cet Eichberg m’a impressionné par sa puissance vraiment hors norme qui peut choquer certains palais non initiés, surtout si on le déguste seul.
    En ce qui me concerne, j’ai trouvé ce vin vraiment éblouissant…tout en regrettant de ne pas avoir une assiette de poisson préparée par la famille Guggenbuhl pour donner la réplique à cette grande bouteille. MIAM !


    Roussette de Savoie Marestel 2008
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune d’or, grande profondeur mais belle brillance.
    Nez : intense et riche, notes de miel de forêt, d’orange confite et d’herbes de montagne.
    Bouche : matière opulent et très concentrée, acidité vive et rayonnante, finale sèche et tendue avec une belle présence saline et minérale.
    Après plus d’une décennie en cave cette roussette semble avoir atteint son plateau de maturité optimale et exprime avec une force peu commune le caractère original de ce grand terroir savoyard.
    Ce vin qui délivre aujourd’hui une belle sensation de plénitude est taillé pour défier le temps qui passe…impressionnant !


    Mondeuse Prieuré Saint Christophe 2017
    Domaine Giachino à Chapareillan

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    Robe : très dense, pratiquement noire.
    Nez : austère et bien typé, notes de cerise noire mûre et de poivre vert sur un fond minéral bien lisible (pierre, mine de crayon)
    Bouche : matière dense et bien charnue, équilibre très droit mais texture veloutée, finale salivant avec une longue persistance aromatique sur le poivre.
    Les vignes de Michel Grisard ont été reprises par les frères Giachino qui se sont engagés à perpétuer cette tradition d’excellence instaurée par ce vigneron emblématique de Savoie.
    Bien marqué par les arômes typiques de mondeuse, ce vin impressionne par sa force  expressive et sa profondeur.


    Morey Saint Denis 1° Cru Les Millandes 2012
    Domaine Machand Frères à Gevrey Chambertin

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    Robe : grenat sombre avec des bords brunissants
    Nez : discret et complexe avec une palette très « noire » sur la mûre, le cassis, la réglisse et la mine de crayon sur un fond un peu terre humide.
    Bouche : attaque franche, jus dense et structuré par une maille acide/tannique mûre mais serrée, finale longue et sapide avec de beaux amers minéraux.
    J’aime bien ce millésime en Bourgogne – en Alsace aussi d’ailleurs – et ce n’est pas ce premier cru de Morey vinifié par Denis Marchand qui va me faire changer d’avis.
    Certes, c’est un vin sans concession qui ne se laisse pas approcher facilement mais sa classe ne laissera personne indifférent.


    Médoc Cuvée X 2014
    Château Haut Condissas à Bégadan

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    Robe : sombre et compacte avec une fine frange purpurine
    Nez : intense et raffiné, notes de réglisse, de bois de cèdre et d’encre de Chine sur un fond légèrement lacté.
    Bouche : matière épaisse et charnue qui caresse les papilles et tapisse la bouche, tanins fondants, finale longue et sapide avec un retour boisé-épicé-réglissé très agréable.
    Débouchée pour célébrer à distance les 27 ans de mon petit « X-man », cette cuvée de médoc m’a permis de vivre un bel instant d’émotion (normal) et de plaisir.
    C’est vrai que je répète à qui veut bien m’entendre que les vins du bordelais ne m’intéressent plus vraiment mais quand il m’arrive de tomber sur une bouteille de cet acabit, je me dis qu’il va falloir repenser ma ligne de conduite…MIAM !

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    La vigne de la Romanée Conti en octobre 2020

  • Les vins du mois de septembre 2020

    Riesling Saint Jacques 2018
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : complexe et raffiné, nuances minérales (un peu eau de roche) à l’ouverture puis notes d’herbes aromatiques et de poivre blanc.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité large qui structure une matière bien concentrée, équilibre très droit, finale sapide et puissamment saline.
    Millésime après millésime cette cuvée de riesling née sur le versant nord-est du coteau de l’Eichberg impressionne par sa profondeur et sa minéralité qui s’exprime avec force dès son plus jeune âge.
    C’est une bouteille qu’on peut boire dès à présent mais qui dispose d’un très beau potentiel de garde. 


    Pinot Gris Bollenberg 2018
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair, très lumineuse.
    Nez : ouvert et complexe, note de citron mûr, d’orange amère et de pralin sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : matière en demi-corps tenue par une acidité mûre et large, équilibre sec mais avec un joli gras, finale très digeste avec de beaux amers minéraux et de fines nuances épicées.
    Ce pinot gris sec et concentré vinifié de main de maître par Frédéric Schmitt nous rappelle que le coteau du Bollenberg est un terroir apte à générer de très beaux vins de gastronomie.


    Pinot Gris Le Maréchal 2016
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair avec une belle brillance.
    Nez : frais et très complexe, notes de citron confit, de vanille et d’épices douces sur un fond boisé/fumé très raffiné.
    Bouche : attaque assez vive, jus très opulent qui donne une sensation de moelleux en milieu de bouche mais équilibre très digeste grâce à une acidité pointue et une fine tannicité, finale longue et salivante avec un retour épicé et de beaux amers minéraux.
    Même sa matière reste marquée par la générosité naturelle de ce cépage, cette cuvée de pinot gris vinifiée et élevée en pièces bourguignonnes gagne chaque année en précision et élégance.
    Voilà un vin qui révèle d’ores et déjà une belle harmonie et un très beau profil gastronomique mais qui pourra encore s’affiner quelques années en cave. MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2011
    Domaine F. Chidaine à Montlouis-sur-Loire

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    Robe : jaune franc avec des reflets dorés
    Nez : très discret à l’ouverture, il aura besoin d’une oxygénation conséquente pour révéler une palette complexe et raffinée sur l’abricot frais et le camphre sur un fond boisé/grillé délicat.
    Bouche : attaque franche, matière ample structurée par une acidité puissante et une fine trame tannique, toucher bien gras, finale digeste  avec des amers minéraux et une persistance sur les épices douces.
    Ce grand chenin ligérien dégusté au sommet de sa forme dégage une incroyable impression de force et de densité tout en gardant une très belle buvabilité.
    Voilà un vin capable de remettre en question ma dilection (presque) exclusive pour les blancs alsaciens ou bourguignons. MIAM !


    Pinot Noir Rosé d’Alsace 2019
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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    Robe : saumon clair avec des reflets orangés
    Nez : ouvert et engageant avec une palette sur les fruits rouges (fraise, framboise, groseille).
    Bouche : assez puissante (13°5 quand même…) avec un jus riche et consistant, finale fruitée et bien glissante.
    Avec sa palette aromatique qui évoque les stands de confiserie de nos fêtes foraines d’antan et son jus d’une irrésistible gourmandise, ce rosé vinifié par l’ami Claude Weinzorn se laisse boire avec une facilité déconcertante en faisant presque oublier son degré alcoolique assez élevé…attention danger !


    Pinot Noir Eguisheim 2018
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : rubis profond avec une belle brillance
    Nez : intense et pur, notes de fruits noirs (myrtille, mûre, cassis) sur un fond d’orange sanguine et d’épices douces.
    Bouche : attaque franche, matière ample et charnue parfaitement équilibrée par une acidité bien mûre et une présence tannique veloutée, finale souple et appétante avec une longue rémanence aromatique fruitée et épicée.
    Cette superbe cuvée vinifiée par Christian Beyer réunit toutes les qualités que j’attends d’un grand pinot noir : expression classieuse, équilibre harmonieux entre gourmandise et structure, finale fraîche et persistante…inutile de tourner autour du pot, voilà pour moi l’un des plus beaux pinots noirs qu’il m’ait été donné de goûter cette année. MIAM !


    Pinot Noir V 2017
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : grenat profond avec une fine frange orangée.
    Nez : pur et engageant, notes de cerise noire, de cassis et d’épices sur un fond végétal délicat (livèche).
    Bouche : fruité très gourmand, acidité enrobée mais structurante, tanins fondants, finale fraîche et bien sapide avec un long retour aromatique épicé.
    Née sur le coteau du Vorbourg, la cuvée V de la famille Muré est une des références majeures parmi les grands pinots noirs alsaciens et ce n’est pas cette édition 2017 qui va remettre en cause ce statut : c’est un vin qui commence sa phase de pleine maturité en révélant une très belle complexité et une présence en bouche ultra raffinée…bref, c’est un futur Grand Cru qui mérite amplement cette reconnaissance.


    Clos de la Roche 2012
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis sombre et dense avec une fine frange rose.
    Nez : expressif et racé avec une palette fruitée mûre et complexe relevée par des arômes minéraux bien marqués (silex, graphite).
    Bouche : matière ample et consistante qui enrobe une acidité mûre et large, structure sphérique, mâche tannique voluptueuse, finale fraîche et minérale.
    Cette bouteille choisie dans ma cave par une « main innocente » a mis tout le monde d’accord : quand on rencontre une bouteille de ce niveau, on peut se dire qu’il n’y a que le vignoble bourguignon pour nous offrir des expressions aussi abouties d’un pinot noir…même si l’Alsace est en train de faire des progrès spectaculaires sur ce cépage. MIAM !

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    Les superbes pinots gris des terrasses du Sommerberg vendangés en septembre 2020

  • Les vins du mois d'août 2020

    Riesling Rosenbourg 2016
    Domaine P. Blanck à Kientzheim

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    Robe : jaune clair avec un bel éclat
    Nez : pur et séduisant, notes d’agrumes et de pêche blanche sur un joli fond floral
    Bouche : attaque franche, matière assez dense étirée par une acidité mûre, finale droite et salivante avec un long sillage crayeux et légèrement fumé.
    Né sur le sol calcaro-siliceux de ce coteau orienté au levant, ce riesling tendu et minéral est un modèle du genre pour tout œnophile qui apprécie l’interprétation classique de ce grand cépage alsacien. MIAM !


    Côtes Roannaises La Rochette 2018
    Domaine de la Rochette à Villemontais

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    Robe : rubis sombre avec une fine frange violine
    Nez : ouvert et séduisant, palette évolutive avec des arômes de fruits noirs frais sur un fond floral délicat.
    Bouche : matière consistante mais structure bien souple, toucher velouté, fruité très intense, finale glissante avec un beau retour fruité et épicé.
    L’ami Cyril qui connaît quelques belles adresses dans le vignoble des Côtes Roannaises, m’a offert cette très jolie cuvée de gamay.
    C’est un vin fruité et juteux qui se déguste avec grand plaisir dès aujourd’hui mais je pense qu’il a les épaules pour supporter quelques années de garde. MIAM !


    Côtes de Provence Clos de la Procure 2009
    Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : grenat dense avec une légère turbidité, bords brunissants
    Nez : ouverture sur des arômes de prune bien mûre et de pèche de vigne avant de libérer une palette bien complexe sur les herbes de garrigue et le bois de réglisse.
    Bouche : attaque douce et caressante, jus dense et suave, tannins voluptueux, finale longue et bien sapide.
    Après plus de 10 années de garde cet assemblage méridional à base de grenache et de mourvèdre (complété par syrah, carignan et cinsault), nous offre un récital aromatique de toute beauté avant de flatter notre palais par la suavité et la générosité de sa matière...quel beau vin mes amis !


    Vin d’Israël-Haute Galilée Cabernet Sauvignon 2016
    Shimshon Winery à Jerusalem

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    Robe : très dense, très compacte, presque noire
    Nez : expressif et chaleureux, notes de fruits noirs confits, d’épices, de menthe et de tabac.
    Bouche : ample et opulente, équilibre riche, toucher bien soyeux, finale longue et très agréable marquée par une légère pointe d’alcool.
    Cette bouteille offerte par un voisin fort sympathique m’a permis de faire un premier pas dans un vignoble que je ne connais pas du tout : c’est un vin rouge épais et puissant (15° au compteur) qui se déguste pourtant avec une grande facilité…même si la finale nous rappelle un peu qu’il faut un peu réfréner sa gourmandise pour éviter de rouler sous la table avant l’heure.

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    Vue du sommet du Mont Baudile sur les Cévennes avec la falaise de l’Hortus et le Pic Saint Loup à l’horizon.

  • Les vins du mois de juillet 2020

    Sylvaner S 2016
    Domaine H. Metz à Blienschwiller

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    Robe : jaune clair, très lumineux
    Nez : riche et flatteur avec une palette très complexe sur la poire mûre, la bergamote, la vanille et le gingembre
    Bouche : attaque fraîche et assez pointue avant de développer une matière ample et assez rondouillarde, présence acide vive qui se fixe sur les bords de la langue, finale marquée par une petite tannicité minérale et un beau retour sur des arômes de pomelo et d’épices.
    Ce sylvaner que nous avons eu la chance de déguster « in situ » l’année dernière avec le club AOC, continue de nous charmer par sa gourmandise vraiment irrésistible et son exceptionnelle buvabilité. MIAM !


    Riesling Silberberg de Rorschwihr 2016
    Domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : riche et flatteur, palette complexe sur la poire bien mûre, la bergamote, la vanille, le gingembre…
    Bouche : attaque franche et assez pointue, matière ample et ronde, présence acide très vive qui borde la langue, finale minérale avec une fine tannicité et un long sillage sur le pomelo et les épices.
    Ce riesling riche et profondément marqué par la minéralité de ce terroir de Rorschwihr est une petite merveille d’expressivité et de gourmandise.
    Comme tous les grands vins de ce domaine, il est conçu pour vieillir de longues années en cave mais je crains de ne pas avoir assez de force pour résister à l’envie de le boire dès aujourd’hui…carpe diem !


    Saint Aubin 1°Cru Le Charmois 2015
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat
    Nez : délicat et suave, notes de pâte d’amande, de noisette et de beurre frais avec une légère pointe mentholée.
    Bouche : attaque souple, matière en demi-corps structurée par une acidité bien large et une salinité impressive, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
    Ce 1°Cru de Saint Aubin qui associe gourmandise et minéralité avec beaucoup de classe représente ce que j’aime ressentir lorsque je débouche un chardonnay de la Côte de Beaune. MIAM !


    Roussette de Savoie Frangy-Les Vendanges Oubliées 2009
    Domaine Lupin à Frangy

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    Robe : jaune moyen, limpide et brillante.
    Nez : complexe et évolutif, assez peu flatteur à l’ouverture (notes végétales) mais belle évolution dans le verre avec de très beaux arômes de miel de sapin, de cédrat et de pamplemousse.
    Bouche : attaque très suave, jus fruité et assez consistant, structuré par une acidité bien large, finale sapide et digeste avec des amers assez présents et persistants qui laissent une petite impression d’austérité.
    Cette bouteille offerte par Bruno Lupin a été dégustée au chalet « T’Chin Wa Wa » en compagnie de deux résidents chamoniards qui ne savaient pas qu’on faisait du bon vin en Haute Savoie…et je pense que j’ai réussi à les convaincre du contraire même si cette roussette récoltée en surmaturité a mis un peu de temps à se livrer à cause d’une réduction assez intense à l’ouverture (peut-être causée par le bouchage synthétique).


    Pinot Noir Cuvée Fernand 2018
    Domaine F. Engel à Rorschwihr

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    Robe : rubis moyen avec une légère turbidité et des bords brunissants
    Nez : ouvert et charmeur, notes de cerise bien mûre et de baies noires confites (cassis, myrtille, mûre).
    Bouche : attaque douce, matière sphérique avec une puissance évidente (14°5 au compteur) qui enrobe une acidité bien centrée, tanins veloutés, finale intense et gourmande.
    Avec son jus bien mûr et sa présence très voluptueuse en bouche, ce pinot noir élevé en cuve, est une petite friandise qui se livre à la dégustation sans chichis dès aujourd’hui même si sa matière dense et structurée lui assure un beau potentiel de garde. MIAM !


    Pinot Noir Clos Saint Landelin 2015
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis sombre avec des bords assez compacts
    Nez : ouvert et séduisant, notes de fruits rouges mûrs sur un fond d’épices douces et de pierre à fusil.
    Bouche : attaque franche et précise, maille acide/tannique solide enrobée par un jus fruité très gourmand, toucher caressant, finale sapide avec un long retour aromatique sur le fruit et la minéralité.
    Né sur les terrasses du célèbre Clos Saint Landelin, ce pinot noir qui n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour montrer son haut niveau qualitatif (goûté en 2016 et en 2017) continue de m’impressionner par sa concentration et sa force minérale. Grand vin !


    IGP Pays de l’Hérault Les Pomarèdes 2017
    Domaine de Clovallon à Bedarieux

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    Robe : rubis profond avec un léger dégradé brunissant sur les bords.
    Nez : expressif et charmeur sur l’orange sanguine, les épices douces et le noyau de cerise.
    Bouche : attaque franche, matière dense tenue par une acidité très vive, équilibre bien droit, tanins mûrs mais structurants, finale fruitée et bien tonique.
    Né sur les coteaux calcaires qui dominent le village de Bédarieux, ce pinot noir sudiste plein d’énergie et de fraicheur reste toujours aussi étonnant et séduisant. MIAM !

     

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    Sortie estivale en Haute Savoie : Chamonix, l'Aiguille Verte et le Pilier des Drus...c'est beau la France !

  • Les vins du mois de juin 2020

    Riesling Grand Cru Eichberg 2011
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des reflets presque fluo.
    Nez : franc et bien ouvert, notes d’agrumes mûrs et de zestes confits sur un fond craie/vanille très élégant.
    Bouche : attaque douce et suave, jus très gourmand structuré par une acidité bien large, finale puissante mais sapide avec une présence saline très marquée.
    Après avoir montré un caractère plutôt fougueux dans ses jeunes années – avec une richesse et une minéralité imposantes – ce Grand Cru semble avoir trouvé une belle sérénité après quelques années en cave.
    Même si sa générosité initiale reste encore perceptible à l’heure actuelle, on tombe facilement sous le charme de ce riesling qui respire la vie et l’harmonie. MIAM !


    Riesling Grand Cru Kastelberg 2008
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune très profond avec des reflets vieil or.
    Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de pierre à fusil sur un fond citronné bien frais.
    Bouche : attaque vive et cinglante, acidité large et envahissante qui structure un jus fruité très dense, salinité tannique intense, finale longue et vibrante avec de beaux amers minéraux et un sillage aromatique sur l’orange sanguine et la pierre.
    Ce Kastelberg qui commence sa phase de pleine maturité, exprime son terroir de schiste avec une force peu commune : on y sent une énergie minérale –presque tellurique – qu’on ne retrouve que rarement dans une bouteille de vin.
    Attention, ça claque !


    Pinot Gris Eguisheim 2017
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune moyen, très belle brillance.
    Nez : pur et raffiné, notes de céréales et de fleurs des prés sur un fond minéral/fumé délicat.
    Bouche : attaque très paisible avec une matière fruitée assez dense réveillée par acidité qui se positionne progressivement en largeur et une salinité qui monte en puissance, finale sapide avec de très beaux amers minéraux.
    Même si je pense l’avoir débouché un peu trop tôt (comme d’habitude !), ce pinot gris né sur les coteaux d’Eguisheim s’exprime dès aujourd’hui avec une élégance et une classe remarquables.
    Voilà un vin qui confirme que lorsqu’il est travaillé par un bon vigneron, ce cépage peut engendrer de très grands vins secs en Alsace. MIAM !


    Pinot Gris Barriques 2013
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune moyen, très belle brillance.
    Nez : discret et classieux avec de discrètes évocations florales sur un fond fumé/épicé très délicat.
    Bouche : attaque franche, acidité qui borde la langue en centrant un jus fruité très élégant, toucher sensuel avec un joli gras, finale salivante avec des amers nobles et de légères nuances fumées.
    Même s’il doit sa réputation à ses rieslings du Muenchberg et du Fronholz, André Ostertag est un vrai magicien lorsqu’il s’agit de vinifier le pinot gris : un jus gourmand mais parfaitement équilibré et un boisé dosé avec une grande subtilité…quelle belle bouteille !


    Alsace Ambre 2016
    Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets métalliques.
    Nez : ouvert et flatteur, palette fruitée bien mûre complétée par de belles notes d’épices douces et un boisé délicat
    Bouche : attaque nette et précise, matière ample avec du gras, acidité vive et longue qui tient solidement la structure, salinité déjà bien marquée, finale digeste avec un beau sillage boisé/vanillé.
    Cet assemblage de pinots auxerrois et de pinots gris, vinifié et élevé en fûts de chêne, nous fournit une preuve supplémentaire que les pinots alsaciens peuvent être travaillés sous bois et donner naissance à de très belles cuvées comme cet « Ambre » élaboré par Mathieu Ginglinger…à l’aveugle, j’étais parti sur un grand Pouilly Fuissé, c’est dire !!!


    Saint Véran La Bonnode 2016
    Domaine La Soufrandière à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des éclats or pâle.
    Nez : discret et raffiné, notes de fruits blancs, de céréales et d’herbes à infusion (mélisse, verveine) sur un fond pierreux déjà bien marqué.
    Bouche : attaque assez douce, acidité vive et large qui monte rapidement en puissance pour tenir fermement un jus fruité d’une grande pureté, présence saline très sensible, finale très tonique marquée par de belles évocations minérales
    Cette grande parcelle exposée au levant et située sous la roche de Vergisson, permet aux frères Bret d’enrichir la gamme de la Soufrandière par une cuvée de Saint Véran de toute beauté.
    Elevé durant 11 mois en pièces et durant 6 mois en cuve, ce Saint Véran est une vraie petite pépite vinique. MIAM !


    Crozes Hermitage Circé 2018
    Domaine Betton à La Roche de Glun

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : riche et charmeur, notes de fleurs et d’abricot frais sur un fond boisé/vanillé très élégant.
    Bouche : charnue et très suave avec un joli gras et un centre assez doux, structure acide large et stimulante qui donne beaucoup de tonus à l’ensemble, finale salivante avec quelques amers et  un beau sillage balsamique et fruité.
    Les rangs de marsanne situés sur la colline de l’Hermitage (juste à la limite de l’appellation), permettent à Christelle Betton de nous gratifier d’une cuvée pleine d’énergie et de gourmandise qui se goûte déjà très bien aujourd’hui même si je pense qu’elle peut encore se bonifier en cave. MIAM !


    Côte de Brouilly Les Griottes de Brulhié 2017
    Château Thivin à Odenas

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    Robe : rubis sombre et dense avec un fin liseré violine
    Nez : intense et complexe, notes fruitées à l’ouverture (prune, cerise acidulée), puis belles nuances pierreuses, fumées et épicées ;
    Bouche : matière concentrée structurée par une acidité vive et envahissante, tanins très soyeux, finale longue et profondément minérale.
    Née sur un sol de « roches bleues » cette superbe cuvée de Côte de Brouilly nous offre une interprétation haute en couleur de ce grand terroir du Beaujolais…un vin « volcanique » proposé par un domaine qui fait référence sur cette appellation.


    Charmes Chambertin 2008
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : grenat moyen avec une frange orangée
    Nez : discret et très complexe, notes de griotte acidulée, de feuille de cassis, de poivre noir, d’écorce et de graphite
    Bouche : attaque vive, silhouette plutôt anguleuse, jus assez dense et trame tannique bien mûre, finale longue et sapide, retour des notes épicées et minérales (graphite).
    Marqué par cette acidité très vive qu’on retrouve régulièrement sur les rouges bourguignons de ce millésime, ce Grand Cru trouve un très bel équilibre grâce à un jus fruité bien concentré…bien évidemment ça reste du 2008 mais c’est vraiment bon !


    VDP du Mont Baudile Le Grenache du Badaïre 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : très sombre, presque noire avec une fine frange rubis
    Nez : complexe et bien typé « sud », notes de réglisse, de cacao amer et d’herbe de garrigue.
    Bouche : matière très charnue, solidement charpentée mais d’une parfaite gouleyance, tanins fondants, finale parfaitement digeste avec un très beau sillage épicé et boisé.
    Ce grenache gorgé de soleil et d’effluves de garrigue se livre dès aujourd’hui avec une facilité déconcertante sans pour autant cacher ses dispositions pour la garde…bref, c’est un vin sudiste comme j’aime. Merci Eric !


    Languedoc Montpeyroux Cuvée Aupilhac 2014
    S. Fadat à Montpeyroux

    Img 3762

    Robe : très sombre, presque noire avec une fine frange grenat.
    Nez : ouvert et complexe, notes de prune, de pêche de vigne et d’herbes de garrigue.
    Bouche : attaque très douce, jus acidulé assez consistant, tanins fins et fondants, finale sapide avec des amers nobles et un sillage sur la groseille et les épices douces.
    Avec son aromatique très « punchy » et son équilibre bien tonique, cet assemblage dominé par la syrah (complété avec mourvèdre et carignan) et élevé sous bois (barriques et foudres), nous prouve que l’excès de chaleur n’est pas une fatalité pour ces vins du sud. Quelle belle bouteille mes amis !

    Dsc 256
    Reprise de mes promenades sur les terroirs classés alsaciens.

     

     

  • Les vins du mois de mai 2020

    Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
    Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : riche, très mûr, presque envoutant avec une palette très complexe sur les fruits jaunes, les céréales grillées, la vanille, le gingembre, les épices douces…
    Bouche : matière pleine et charnue, équilibre très gourmand avec un centre légèrement moelleux, finale sapide avec un petit grip tannique stimulant et un sillage aromatique marqué par les agrumes et la minéralité.
    Elaborée par le roi autoproclamé de ce cépage, cette cuvée continue de m’impressionner par son énergie et sa profondeur…voilà une bouteille indispensable pour montrer qu’un sylvaner bien né et bien travaillé peut engendrer de grands vins.


    Riesling Grand Cru Kessler 2014
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

    Img 3742

    Robe : jaune clair avec des reflets métalliques.
    Nez : franc et intense, palette complexe sur le citron frais, les zestes d’agrumes, la verveine et la mélisse sur un fond de pierre chaude.
    Bouche : attaque très énergique, matière pleine tenue par une acidité droite et véloce, finale tonique et salivante avec un très beau retour citronné.
    Cette cuvée que je l’ai dégusté une première fois lors de ma visite au domaine, a pleinement confirmé les belles impressions ressenties dans le cave de la famille Schlumberger : ce riesling élégant et racé nous propose une interprétation très aboutie de ce grand terroir gréseux. MIAM !


    Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2010
    Domaine Bernhardt à Katzenthal

    Img 3753

    Robe : jaune très profond avec des éclats vieil or
    Nez : intense et bien typé, notes de citron confit, de mandarine, de pomelo et de bergamote sur un fond d’herbe fraîche.
    Bouche : attaque virulente avec une acidité incisive et droite qui tend une matière bien concentrée, finale salivante avec de beaux amers minéraux et un retour aromatique sur les agrumes et la pierre chaude.
    Malgré sa robe d’un jaune très appuyé, ce riesling en surprendra plus d’un par son équilibre vif et droit même si la complexité et le raffinement de sa palette aromatique révèlent une très belle évolution sous verre.
    Ce vin qui a secoué quelques palais trop sensibles dans sa jeunesse, commence aujourd’hui une phase plus apaisée en proposant une magnifique version d’un grand riesling de granit.


    Alsace Clos du Val d’Eléon 2011
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune topaze mais très lumineux.
    Nez : complexe et raffiné, palette évolutive avec des notes de céréales et d’agrumes mûrs sur un fond balsamique et épicé.
    Bouche : attaque franche, matière ample et charnue, acidité centrée et salinité puissante, finale salivante stimulée par une légère présence tannique, retour aromatique sur les fruits mûrs.
    Née sur un coteau schisteux (schistes de Villé) qui domaine le village d’Andlau, cette cuvée réalisée à partir d’un assemblage de riesling et de pinot gris, nous a offert un très beau récital olfactif et gustatif.
    Le Clos du Val d’Eléon, le Clos Rebberg et le Kastelberg constituent une triplette magique grâce à laquelle la famille Kreydenweiss nous apprend à aimer les grands terroirs de schistes alsaciens. Chapeau bas !


    Chablis 1° Cru Les Lys 2014
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Img 3747

    Robe : jaune pâle avec des éclats argentés.
    Nez : franc et bien vif, palette évolutive et racée sur la pomme granny, le pamplemousse et la craie humide sur un fond finement iodé.
    Bouche : attaque nette et précise, acidité large et bien centrée, jus fruité consistant et salinité minérale très marquée, finale fraîche et acidulée qui laisse persister des amers minéraux et des effluves iodés.
    Cette cuvée vinifiée par l’ami Patrick Essa associe avec bonheur une classe très murisaltienne avec une énergie minérale toute chablisienne : même si son aromatique nous emmène directement sur les coteaux calcaires du kimméridgien, l’élégance de sa présence en bouche, nous rappelle que ce premier cru a grandi en compagnie de quelques-uns des plus beaux crus de la côte de Beaune.


    Saint Véran Les Cras 2018
    Domaine J. Saumaize à Vergisson

    Img 3745

    Robe : jaune clair, limpidité parfaite, reflets argentés.
    Nez : fin et discret, notes de citron frais sur un fond végétal noble adouci par quelques nuances boisées/vanillées très délicates.
    Bouche : attaque franche avec une acidité puissante et large qui structure un jus fruité bien concentré, présence saline impressive, finale fraîche et salivante avec un sillage minéral et délicatement boisé.
    Malgré son aromatique encore un peu marquée par un boisé très noble, cette cuvée de Saint Véran impressionne par sa présence en bouche empreinte d’une profonde minéralité. C’est un vin qui se goûte déjà avec grand plaisir dès maintenant mais qui possède encore une très belle marge de progression. Patience…


    Arbois Savagnin 2008
    Domaine de la Pinte à Arbois

    Img 3754

    Robe : jaune moyen, belle brillance avec des reflets argentés.
    Nez : suave et engageant, notes de miel, de fleurs des champs et de coing frais sur un fond délicatement vanillé.
    Bouche : attaque nette et intense avec une acidité cinglante qui trace la route en s’élargissant progressivement, jus fruité bien gourmand, finale très salivante avec de longues rémanences citronnées et boisées.
    Avec son expression aromatique d’une finesse absolue et sa présence en bouche toute en élégance et en digestibilité, cette cuvée de savagnin ouillé est un pur régal.
    Hélas ce domaine ne reçoit plus ses visiteurs dans sa cave mais propose ses vins dans une boutique au centre d’Arbois…une pratique que je trouve regrettable et qui a une fâcheuse tendance à se généraliser dans cette région.
    Cette bouteille est vraiment magnifique ce je suis triste d’être obligé de rayer ce domaine dans mon carnet d’adresse jurassien…dommage !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : intense et flatteur, notes fruitées (agrumes mûrs et pêche) et balsamiques (résine et cire d’abeille) sur un fond d’épices douces.
    Bouche : jus consistant et bien corsé tenu par une acidité fine mais bien structurante, belle présence saline en finale, sillage aromatique persistant sur la vanille, le gingembre et les épices.
    J’ai débouché cette bouteille pour oublier que cette foutue pandémie virus m’a interdit d’aller voir mes amis Eric et Marie-Ange durant ce printemps et j’ai été surpris de rencontrer un vin déjà bien ouvert et parfaitement équilibré.
    Même si je suis sûr que cette cuvée de roussanne a encore des ressources pour tenir quelques années en cave, elle se montre déjà tellement à son avantage aujourd’hui qu’il sera bien difficile de ne pas en profiter tout de suite. MIAM !


    Pinot Noir Stein 2014
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

    Img 3752

    Robe : rubis assez clair un fin liseré orangé.
    Nez : fin et typé, notes de cerise rouge, d’amande fraîche et de noyau sur un fond délicatement épicé.
    Bouche : silhouette longiligne très élégante, matière en demi-corps, structure bien souple, finale qui se resserre un peu mais qui reste cependant fort agréable.
    Ce très joli pinot noir né sur une parcelle calcaire située au sommet du Bollenberg, se livre avec une belle gourmandise dès aujourd’hui tout en révélant des qualités structurelles qui laissent présager un beau potentiel de garde.
    Même si Séverine Schlumberger m’a avoué qu’elle n’était pas encore tout à fait satisfaite de ce vin – c’est vrai que certains domaines d’Orschwihr (Zusslin, Schmitt) y produisent de vraies pépites – ça reste une vraie belle quille qui se tiendra très bien à table face à une pièce de bœuf grillée. MIAM !


    Chambolle Musigny 2014
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

    Img 3748

    Robe : rubis moyen avec des bords tirant sur le roux.
    Nez : discret et élégant, palette complexe sur la groseille mûre, la mauve et l’aubépine sur un fond balsamique et délicatement fumé.
    Bouche : pleine et longiligne avec un équilibre quasi idéal entre une acidité centrée, un fruité profond et une trame tannique bien veloutée, finale tonique et appétante.
    Ce chambolle vinifié de main de maître par Jérôme Castagnier, nous propose une version classique mais très aboutie de cette appellation nuitonne.
    Ce vin qui possède un potentiel de séduction hors norme a pourtant un défaut majeur, sa rareté. MIAM !

     
    Dsc 0065
    Première sortie après le déconfinement à Gueberschwihr…ça fait un bien fou !

  • Les vins du mois d'avril 2020

    Sylvaner Vieille Vigne 2018
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle.
    Nez : complexe et séduisant, notes de pomme fraîche, de basilic et de résine sur un fond citronné bien vif.
    Bouche : matière charnue structurée par une acidité large et une fine présence tannique, salinité puissante, finale appétante avec un retour citronné et de beaux amers racinaires.
    Issu de vieilles vignes plantées sur des terroirs argilo-calcaires de Mittelbergheim (dont une partie se situe sur le Zotzenberg), ce sylvaner plein et minéral est une vraie pépite qui confirme que ce cépage encore trop largement sous estimé est à même de produire de grands vins en Alsace. Bravo Jean-Pierre !


    Muscat Mittelweg 2018
    Domaine Gross à Gueberschwihr

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    Robe : jaune profond, presque ambré, turbidité marquée.
    Nez : ouvert et flatteur, arômes intenses de rose suivis par de belles notes de raisin frais et de céréales
    Bouche : matière dense et consistant avec une mâche très gourmande, salinité marquée, très belle persistance aromatique en finale toujours sur la rose, le raisin frais et quelques beaux amers minéraux.
    Vendangés sur le Grand Cru Goldert ces muscats ont été égrappés et macérés durant 25 jours avant pressurage.
    Ce vin travaillé « nature » par Vincent Gross, se livre avec spontanéité et gourmandise tout en révélant un vrai caractère de vin de terroir. MIAM !


    Pinot Gris Rebgarten 2016
    Domaine Gross à Gueberschwihr

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    Robe : jaune clair, limpidité parfaite, belle brillance.
    Nez : racé et complexe, notes de fruits jaunes, de pierre à feu et de fumé sur un fond légèrement vanillé.
    Bouche : attaque souple, équilibre demi sec avec un jus très gourmand tenu par une acidité large et une puissante salinité, finale salivante avec un beau retour fruité et minéral.
    Né sur un terroir calcaire situé dans les parties basses du vignoble de Gueberschwihr, ce pinot gris riche et charmeur nous a vraiment régalés tout en nous montrant que Vincent Gross maîtrise également les techniques de  vinification plus classiques.


    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Rues de Chaux 2013
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : grenat sombre et dense avec un fin liseré tirant sur le roux.
    Nez : discret et racé, notes de fruits rouges frais (groseille, bigarreau), d’épices (poivre, muscade) et de graphite.
    Bouche : jus très corsé structuré par une acidité puissante mais très bien intégrée, expression aromatique toujours discrète, finale longue et minérale avec un beau retour sur les épices et la mine de crayon.
    Cette cuvée qui affirmait un caractère bien trempé dans sa prime jeunesse – comme pas mal de 2013 de la gamme Chicotot d’ailleurs – commence à s’assouplir et à s’assagir après quelques années sous verre pour nous proposer une version racée et classieuse de ce climat nuiton.


    Faugères Tarroussel 2016
    Château de La Liquière à La Liquière-Cabrerolles

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    Robe : sombre, presque noire avec un fin liseré pourpre.
    Nez : discret et complexe, notes d’agrumes (orange sanguine), d’épices orientales et de cacao sur un fond pierre/fumée qu’on commence à percevoir
    Bouche : matière dense et concentrée, structure sphérique très volumineuse, texture onctueuse, finale longue et d’une sapidité exemplaire.
    Réalisée à partir d’un assemblage de grenaches (70%) et de carignans (30%) complantés, cette cuvée élevée exclusivement en cuve ce Faugères commence à se révéler en développant une aromatique bien complexe tout en esquissant les contours d’un beau profil minéral.
    Contrairement à Malpas – qui a montré un caractère très renfrogné lors d’une récente dégustation AOC – cette autre cuvée parcellaire du Château de La Liquière est en train de s’ouvrir pour nous donner un petit aperçu de son potentiel…mais nul doute qu’elle sera encore meilleure après une ou deux années de garde (ou plus…).


    Cairanne 2016
    Domaine Richaud à Cairanne

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    Robe : pourpre profond et très dense.
    Nez : ouvert, riche et bien mûr, notes de fruits noirs, d’herbes de garrigue et de poivre sur un fond réglisse/cacao.
    Bouche : matière très concentrée, structure sphérique assez volumineuse, toucher onctueux, finale puissante mais d’une parfaite gouleyance.
    Cette cuvée de cairanne qui s’exprime avec une générosité très méridionale révèle cependant une buvabilité tout à fait exceptionnelle.
    Une fois encore cette famille vigneronne qui sait magnifier les terroirs de Cairanne comme nul autre, nous a gratifiés d’un vin vraiment exceptionnel. MIAM !

    Dsc 60
    Horizon confiné avec la lune et vénus.

  • Les vins du mois de mars 2020

    Champagne Grande Réserve
    Maison Gosset à Aÿ

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    Robe : jaune très clair, limpidité parfaite, bulle très fine.
    Nez : séduisant et délicat, notes de fruits jaunes frais et de fleurs blanches sur un fond de craie humide.
    Bouche : très agréable avec un équilibre gourmand et digeste (dosage à 8g/l), mousse onctueuse avec une finesse de bulle exceptionnelle qui confirme l’impression visuelle, finale fraîche et appétente relevée par une subtile amertume.
    Réalisée à partir d’un assemblage des 3 cépages du champenois (45% chardonnay + 45% pinot noir + 10% pinot meunier) cette cuvée affinée durant 3 ans sur lattes est un pur bonheur.
    Débouchée pour célébrer l’anniversaire « confiné » de mon Titi, cette bouteille nous a offert un petit instant de grâce en nous faisant oublier un peu la tristesse de ce printemps maudit. MIAM !


    Muscat Les Princes Abbés 2017
    Domaine Schlumberger à Guebwiller

    Img 3712

    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
    Nez : franc et charmeur avec de belles notes florales et musquées sur un fond légèrement végétal (feuille de cassis).
    Bouche : attaque bien vive, jus fruité suave avec un centre d’une rondeur confortable, finale délicatement acidulée et bien salivante.
    J’adore le muscat alsacien mais avec l’expérience – pour ne pas dire l’âge – je deviens de plus en plus difficile, si bien qu’il m’arrive souvent d’être déçu par des vins très (trop) flatteurs au nez mais dont la présence en bouche ne tient pas la route.
    Mais il n’en est rien pour cette cuvée des « Princes Abbés » 2017 qui nous propose un équilibre sensoriel parfait entre le nez et la bouche…un muscat comme j’aime. MIAM !


    Pinot Gris Clos Rebberg 2008
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune franc, très belle brillance et reflets dorés.
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits jaunes (abricot frais, mirabelle) et de pierre à fusil sur un fond délicatement boisé/fumé.
    Bouche : jus consistant avec un gras très « bourguignon », équilibre très droit, salinité puissante, finale bien sapide avec un retour aromatique sur la vanille, les épices douces et la fumée.
    Née sur ce coteau de schistes – où nous avons pu faire une « Masterclass » en compagnie d’Antoine Kreydenweiss l’année passée – ce pinot gris cumule toutes les qualités attendues de la part d’un grand vin : il y a du volume, de la profondeur, de la complexité et une trame minérale de toute beauté…une pépite !
    Hélas c’était ma dernière bouteille et cette référence a disparu de la gamme du domaine depuis qu’Antoine a décidé de sur-greffer les plants de pinots gris avec du riesling…MIAM attristé !


    Pinot Gris Grand Cru Eichberg 2011
    Domaine Paul Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des éclats dorés.
    Nez : mûr et complexe avec des notes de céréales grillées et de miel sur un fond fumé et délicatement épicé/mentholé.
    Bouche : bouche ample et suave, jus très riche, texture assez épaisse avec un très joli gras, équilibre moelleux, finale longue et saline avec un retour aromatique sur le miel et la menthe poivrée.
    Ce pinot gris riche et puissant nous permet de sentir la force de ce grand terroir d’Eguisheim : malgré la richesse de son jus ce vin reste parfaitement digeste avec une présence saline qui arrive à donner un caractère très appétent à la finale.


    Savennières Clos Le Grand Beaupréau 2008
    Château Pierre Bize à Beaulieu-sur-Layon

    Img 3675

    Robe : jaune ambré mais avec une belle luminosité.
    Nez : complexe et bien ouvert, notes de fruits blancs (poire, coing) et d’agrumes confits sur un fond minéral bien perceptible.
    Bouche : jus dense et consistant tenu par une acidité vive et large, présence tannique assez marquée, finale longue et sapide avec de beaux amers minéraux et une salinité stimulante.
    Après plus d’une décennie de garde ce grand chenin ligérien s’exprime avec une classe absolue en nous rappelant (si besoin est) qu’il n’y a pas qu’en Bourgogne et en Alsace qu’on trouve des blancs vraiment exceptionnels. MIAM !


    Pouilly Fuissé Anthilde 2016
    Domaine Sève à Solutré

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    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats argentés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes de citron frais et de craie humide sur un fond balsamique assez marqué (résine, cire)
    Bouche : attaque vive et franche, silhouette longiligne, jus assez dense avec une texture bien grasse, finale longue et tonique avec un beau sillage sur la pierre et le gingembre frais complété par une légère touche boisée.
    Après avoir pu apprécier la cuvée « Terroir » de ce même domaine, le mois dernier, j’ai eu envie de déboucher cette cuvée « Anthilde », réalisée à partir de chardonnays récoltés sur deux parcelles argilo-calcaires et qui ont bénéficié d’un élevage de 10 mois en fûts neufs de 500 litres.
    C’est un vin élégant et complexe qui a parfaitement intégré son bois et qui se déguste déjà remarquablement bien en ce moment mais qui pourra encore être gardé quelques années en cave.


    Pinot Noir Elevé en Barriques 2017
    Domaine Hubert Metz à Blienschwiller

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    Robe : rubis dense avec une fine frange rose-saumon
    Nez : fin et flatteur, notes de fruits rouges (groseille, cerise burlat) et d’épices sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : jus corsé et gourmand, expression aromatique suave, trame tannique veloutée, finale fraîche et sapide.
    Avec son caractère friand et son jus pleine de sève et d’énergie, ce pinot noir élevé durant 18 mois en barriques est une petite pépite vinique qui se livre avec une grande spontanéité dès aujourd’hui tout en nous rappelant qu’on peut trouver de très belles cuvées de rouges dans le vignoble alsacien…qu’on se le dise !


    Volnay 1° Cru Les Caillerets 2014
    Domaine Vaudoisey à Volnay

    Img 3683

    Robe : rubis assez profond avec un fin liséré brunissant.
    Nez : subtil et raffiné, palette complexe sur les fruits rouges et le poivre blanc sur un fond floral délicat (jasmin)
    Bouche : attaque assez douce, silhouette longiligne très élégante, grain tannique sensible mais très fin, finale étirée avec de belles rémanences épicées et minérales (graphite).
    Avec son expression aromatique et sa tenue en bouche remarquables de finesse et d’élégance, ce Caillerets 2014 vinifié par Christophe Vaudoisey, nous propose une interprétation classique et classieuse d’un premier cru volnaysien…j’adore !


    Vosne Romanée Vieilles Vignes 2012
    Domaine Michel Magnien à Morey Saint Denis

    Img 3717

    Robe : grenat moyen avec des bords tirant sur le roux.
    Nez : complexe et raffiné avec des notes de mûre et d’épices douces sur un fond finement boisé/fumé.
    Bouche : attaque franche mais assez douce, matière charnue, silhouette longiligne très élégante, acidité fondue mais structurante, tanins veloutés, finale longue et sapide avec un retour aromatique très agréable sur les épices, le graphite et le bâton de réglisse.
    Ce terroir qualitatif travaillé par un grand vigneron dans un beau millésime a permis la réalisation de cette superbe cuvée de Vosne-Romanée qui se goûte remarquablement bien à l’heure actuelle mais qui recèle encore un vrai potentiel d’évolution...mais comme c’est très bon en ce moment, je ne suis pas sûr que ses copines vont encore rester longtemps dans ma cave !


    Médoc Cru Bourgeois Château Haut Condissas-Cuvée X 2014
    Begadan

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    Robe : grenat profond avec une fine frange rubis.
    Nez : noble et raffiné avec une palette complexe sur les fruits noirs (mûre, myrtille) rehaussés par un boisé subtil et de fines nuances fumées.
    Bouche : attaque franche, matière pleine, concentrée et très onctueuse, structure sphérique, tanins mûrs et soyeux, finale nette et fraîche avec un long sillage fruité/fumé.
    Avec son encépagement plutôt « rive droite » (65% de merlot + cabernet sauvignon + petit verdot) cette cuvée de médoc élevée durant 18 mois en barriques neuves, nous a offert un joli récital gustatif…et un bel instant d’émotion puisqu’elle nous a été offerte par notre fiston « X-man » 2014.
    Ceci dit, si on oublie le côté purement affectif de la chose, il faut bien reconnaître que ce médoc respire vraiment la classe.

    1 2 40
    Dernière photo du vignoble avant le confinement : le coteau du Hengst à Wettolsheim

  • Les vins du mois de février 2020

    Riesling Grand Cru Steinert 2014
    Domaine Rieflé à Pfaffenheim

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    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats dorés.
    Nez : ouvert et évolutif avec de belles notes d’agrumes mûrs (orange, pamplemousse) sur un fond balsamique et finement grillé.
    Bouche : bouche ample et charnue, jus riche et solidement structurée (3,5 g de S.R. et 6,7 g A.T.), finale profondément saline avec un retour aromatique fruité et légèrement boisé/caramélisé.
    Avec ce riesling qui associe harmonieusement un caractère gourmand et minéral, les Rieflé nous prouvent que ce grand terroir de Pfaffenheim est capable de générer des vins de très haut niveau…quelle belle bouteille mes amis !


    Riesling Grand Cru Saering 2012
    Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

    Img 3627

    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : complexe et épanoui avec de belles notes de fruits à chair blanche et d’agrumes mûr sur un fond mentholé et fumé.
    Bouche : attaque vive avec une acidité franche et immédiate qui tient solidement un jus fruité très gourmand, grain minéral tactile assez sensible, finale fraîche et étirée avec des amers minéraux et un long sillage sur le pamplemousse.    
    Ce riesling qui a eu besoin d’un peu de temps pour se mettre en place, se déguste aujourd’hui avec un réel bonheur : l’aromatique est expressive et séduisante, la présence en bouche révèle un équilibre impeccable et la finale porte une très belle empreinte minérale. MIAM !


    Pouilly Fuissé Terroirs 2016
    Domaine Sève à Solutré

    Img 3626

    Robe : jaune clair, très belle brillance avec des éclats argentés.
    Nez : fin et délicat avec une palette bien complexe sur le citron, les herbes aromatiques, la craie et la pierre à fusil.
    Bouche : droite et minérale avec un équilibre très sec, acidité mûre et bien large, salinité tannique assez marquée, finale fraîche et salivante avec de beaux amers minéraux.
    Même si les esprits chafouins ne pourront pas s’empêcher de reprocher un excès de classicisme à cette jolie cuvée de chardonnay du mâconnais, je ne vais pas tempérer mon enthousiasme face à ce Pouilly Fuissé qui en convaincra plus d’un par sa parfaite gourmandise et son équilibre très digeste. MIAM !


    Bienvenues Bâtard Montrachet 2001
    Domaine Carillon à Puligny

    Img 3681

    Robe : jaune d’or avec beaucoup d’éclat.
    Nez : ouvert et envoûtant, notes de citron mûr et d’épices douces sur un fond balsamique et légèrement grillé
    Bouche : attaque franche et vive, jus ample et concentré tenu par une acidité large et puissante, grande profondeur structurelle, finale avec de beaux amers minéraux et un sillage aromatique d’une longueur incroyable sur le gingembre et la craie.
    J’ai débouché ce Grand Cru bourguignon à midi pour un « déjeuner entre bons vivants » et ce vin y avait déjà fait une très belle impression auprès de mes convives du jour…mais ce fond de bouteille dégusté le soir m’a vraiment fait entrer dans une autre dimension : complexité, densité, profondeur et équilibre parfait…une œuvre d’art tout simplement !


    Côtes de Brouilly La Chapelle 2010
    Château Thivin à Odenas

    Dsc 1065

    Robe : grenat profond avec une légère turbidité et une frange rose.
    Nez : intense et charmeur, notes de prune, de mûres, de noyau et de pierre chaufée.
    Bouche : attaque vive, matière dense et bien mâchue tenue par une acidité fine et très droite, finale fraîche et sapide avec un très beau retour fruité et minéral.
    Issue d’une parcelle de gamays plantée dans la partie haute du Mont Brouilly, cette cuvée qui fait habituellement office d’étalon qualitatif dans cette appellation et après près de dix années de garde, cette superbe bouteille montre que ce titre est amplement mérité. Grand vin !

    Dsc 0020
    Le vignoble alsacien vu d’Ingersheim en février 2020

  • Les vins du mois de janvier 2020

    Crémant d’Alsace Blanc de Noirs Brut 2016
    Domaine Hering à Barr

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    Robe : jaune pâle, belle brillance avec des reflets orangés.
    Nez : ouvert et séduisant, palette fruitée bien complexe (fruits blancs et petits fruits rouges) complétée par de belles notes crayeuses.
    Bouche : attaque franche, jus assez gourmand structuré par une belle acidité, mousse très fine, finale bien sapide avec des amers minéraux qualitatifs et un sillage aromatique long et complexe sur les fruits rouges et le noyau.
    Réalisée à partir des jus de 2016 et dégorgée en juillet 2019, cette cuvée 100% pinot noir reste une des valeurs sûres parmi les grands crémants d’Alsace : c’est une très belle quille avec une vinosité affirmée, une fraîcheur réjouissante et une complexité aromatique qu’on ne trouve que rarement sur ce type de vin. MIAM !


    Gewurztraminer V.T. 2007
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

    Img 3585

    Robe : or jaune avec beaucoup d’éclat.
    Nez : intense et séduisant avec une palette fruitée qui développe de beaux arômes de mangue et d’abricot confit.
    Bouche : attaque très douce, liqueur opulente qui enrobe une acidité bien large, finale digeste et salivante avec de très belles rémanences fruitées.
    Cette V.T. dans la force de l’âge a accompagné à merveille notre galette des rois dégustée à la fin de la réunion AOC de janvier : il y a de la complexité, de la gourmandise et de la sapidité…c’est une bouteille qui pourrait faire office de dessert à elle seule mais qui a « matché » très agréablement avec la galette.


    Arbois Pupillin Côte de Caillot 2017
    Domaine de la Borde à Pupillin

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    Robe : jaune moyen, limpide et très lumineux.
    Nez : expression fraîche et délicate, notes de beurre frais, d’herbes aromatiques et de craie humide.
    Bouche : attaque vive et droite, acidité large et puissante, jus dense et profondément minéral, salinité finement tannique et amers nobles en finale.
    Né sur un coteau calcaire (calcaire du Bajocien) situé à Pupillin ce chardonnay ouillé a été vinifié et élevé durant 12 mois en fûts.
    Ma nature impatiente – surtout lorsqu’il s’agit de vin – m’a poussé à déboucher cette bouteille un peu trop tôt mais j’ai quand même beaucoup  apprécié la vivacité et la force minérale de cette cuvée pleine de très belles promesses…d’autant plus qu’elle m’a permis d’inaugurer comme il se doit mes superbes verres Lehmann « Collection A. Lallement »


    VDF Les Vendanges Oubliées 2015
    Domaine Lupin à Frangy

    Img 3551

    Robe : jaune moyen, limpidité parfaite avec un très bel éclat.
    Nez : séduisant et expressif, palette mûre et gourmande avec des notes de miel, de mirabelle et de mangue fraîche.
    Bouche : attaque très douce, jus riche et consistant, équilibre demi sec mais d’une belle digestibilité, finale intense avec un long sillage aromatique sur les fruits jaunes et les épices douces.
    Cette cuvée d’altesse récoltée en surmaturité est une petite friandise qui se livre sans chichis mais qui en surprendra plus d’un par sa belle expression aromatique et sa présence en bouche pleine d’énergie. MIAM !


    VDF Entre Deux Eaux 2018
    Laura Aillaud à La Tour d’Aigues

    Img 3616

    Robe : rose saumoné avec une frange orangée.
    Nez : fin et séduisante avec une palette expressive sur les petits fruits rouges bien mûrs.
    Bouche : matière pleine et vineuse, équilibre très gourmand, finale fraîche et glissante.
    Accompagné par son très beau plateau de charcuteries et fromages artisanaux, ce rosé sudiste, réalisé à partir d’un assemblage de syrah, grenache et muscat de Hambourg, m’a permis de vivre un vrai moment de bonheur gustatif.
    Pour info : le plateau et le vin ont été achetés à  « L’ancienne Laiterie » d’Osthoffen.


    Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière 2015
    Domaine Parigot à Meloisey

    Img 3573

    Robe : rubis moyen, très brillant avec une fine frange orangée.
    Nez : franc et engageant, palette aromatique qui « pinote » avec une certaine exubérance, notes de fruits rouges bien mûrs (cerise burlat, framboise, fraise).
    Bouche : attaque douce et suave, centre bien juteux avec une belle densité, structure qui se tend progressivement pour nous offrir une finale fraîche et sapide, qui laisse persister un long sillage fruité.
    Ce Hautes Côtes de Beaune récolté sur un terroir très qualitatif de Meloisey et vinifié avec une belle maîtrise par Alexandre Parigot nous offre un magnifique récital gustatif…en nous rappelant que 2015 est vraiment un millésime béni pour les pinots noirs bourguignons. MIAM !

    Dsc 956
    Rorschwihr et le Haut Koenigsbourg en janvier 2020

  • Les vins du mois de décembre 2019

    Riesling Ribeauvillé 2016
    Domaine Kientzler à Ribeauvillé

    Img 3519

    Robe : jaune clair, belle brillance.
    Nez : ouvert et bien typé sur les agrumes frais (citron, pomelo et la pierre chauffée.
    Bouche : attaque vive et franche avec une acidité puissante et bien droite enrobée par un jus riche stimulé par un léger perlant, finale tendue avec une présence saline très salivante.
    Après une petite année en cave ce riesling se montre nettement plus avenant que lors de notre visite au domaine en 2018 où il m’avait impressionné par sa droiture et sa concentration…même si on pouvait déjà y détecter un soupçon de gourmandise.
    Bien évidemment, ça reste un riesling pour amateurs du genre monacal mais j’avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à le déguster aujourd’hui. MIAM !


    Pinot Gris Hohrain 2016
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

    Img 3548

    Robe : jaune clair, reflets or-rose.
    Nez : délicat et complexe, notes de fruits jaunes frais (abricot, pêche) complété par de subtiles fragrances florales et par une petite touche fumée.
    Bouche : ample et consistante, équilibre sec avec une acidité bien enrobée mais longue et structurante et un léger perlant, finale tonique avec une présence saline intense.
    Né sur un coteau exposé au nord qui fait face aux parcelles du Sundel et du Clos Lucas, ce superbe pinot gris vinifié en sec donne la pleine mesure de ce que ce cépage peut donner lorsqu’il est issu d’un terroir qualitatif et travaillé par un grand vigneron.
    Déjà très accessible dans sa prime jeunesse, ce vin possède cependant les ressources pour se bonifier encore quelques années en cave.


    Chablis Grand Cru Les Clos 2013
    Domaine Besson à Chablis

    Img 3544

    Robe : jaune clair, limpide et brillant.
    Nez : ouvert et flatteur, notes de citron mûr, d’amande fraîche, de craie et de coquille d’huître.
    Bouche : matière charnue et bien gourmande tenue par une acidité mûre et traçante, finale longue et bien saline avec un sillage aromatique crayeux et iodé.
    Cette parcelle de 15 ares située au cœur du Grand Cru Les Clos, produit en général la cuvée la plus opulente de la gamme du domaine Besson mais en 2013 l’acidité caractéristique du millésime a permis à ce vin de développer une énergie et un tonus qui lui donnent un magnifique caractère minéral.
    C’est pour l’heure, ma plus belle bouteille de Chablis Les Clos du domaine Besson !


    Viré-Clessé La Verchère 2016
    Bret Brothers à Vinzelles

    Img 3535

    Robe : jaune franc, très lumineux.
    Nez : fin et discret avec une palette aromatique assez mûre sur l’abricot, la pomme golden, le gingembre, les épices et la pierre chaude.
    Bouche : attaque franche, matière très concentrée structurée par une acidité vive et une trame saline bien sensible, finale longue et puissante avec un petit grip tannique et des amers nobles qui stimulent une belle salivation.
    Malgré sa jeunesse ce Viré-Clessé m’a impressionné par la qualité et la force de sa présence minérale.
    C’est un vin avec une complexité aromatique exceptionnelle et un jus tramé par une puissante maille acide/saline. Il avait des arguments pour bien se tenir encore quelques années en cave mais quand c’est bon comme ça, pourquoi attendre !


    IGP Pays d’Hérault-Mont Baudile Le Bourboulenc de Nega Saumas 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune franc, très belle brillance.
    Nez : intense et complexe, notes de résine, de gingembre, de poivre blanc et d’herbes de garrigue.
    Bouche : attaque franche, matière étirée par une acidité vive et tendue, finale très salivante avec un retour aromatique très long sur les épices.
    Cette cuvée qui m’avait fait découvrir et aimer ce domaine il y a plus de 10 ans déjà, se goûte toujours aussi bien : son expression aromatique revendique clairement ses origines sudistes mais son équilibre révèle une fraîcheur un peu inattendue mais tout à fait bienvenue. MIAM !


    Faugères Nos Racines 2016
    Château de La Liquière à Cabreroles

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    Robe : rubis très sombre avec une fine frange mauve.
    Nez : séduisant et complexe sur les fruits noirs (myrtille, mure), le bois de réglisse et les herbes de garrigue.
    Bouche : attaque franche et gourmande, matière concentrée équilibrée par une belle acidité minérale, trame tannique caressante, finale longue et bien minérale sur la pierre frottée et la mine de crayon.
    Cette parcelle « historique » de la famille Vidal a donné naissance à cette cuvée splendide de complexité et d’équilibre.
    Même s’il se livre déjà avec une grande facilité dès aujourd’hui ce Faugères dispose de ressources pour se bonifier quelques années en cave.

    Dsc 946
    Une bouteille mythique débouchée quelques jours avant Noël (commentaires
    ICI)

  • Les vins du mois de novembre 2019

    Riesling Stein 2016
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair, limpide et lumineux.
    Nez : intense et complexe, notes d’orange amère, de zestes confits, de vanille et d’épices douces.
    Bouche : ample et consistante, acidité vive et rayonnante, finale salivante avec une salinité intense et de beaux amers minéraux.
    Né sur les pentes calcaires du Stein, ce riesling qui a bénéficié d’un élevage sur lies de 29 mois montre un profil à la fois gourmand et profondément minéral.
    Elaborée sans sulfites ajoutés (18 mg de SO2 total au final) cette cuvée parfaitement en place nous prouve une fois encore qu’on peut faire de très grands vins sans SO2.
    Bravo Jean-Pierre !


    Savoie Tonnerre de Grès 2018
    Domaine Curtet à Motz

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    Robe : jaune pâle, brillant avec des bords très clairs.
    Nez : discret mais d’une remarquable pureté, palette florale et minérale qui évoque l’eau de roche, petites nuances de miel et de pollen.
    Bouche : attaque très suave, milieu de bouche qui donne une impression de rondeur, tension acide qui monte en puissance progressivement, finale étirée avec de la salinité et des amers nobles.
    Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, 2018 a été un millésime assez compliqué du côté de la Chautagne avec des vignes de jacquère et d’altesse qui ont souffert de la sécheresse et produit trop peu de raisins pour permettre l’élaboration des 2 cuvées habituelles
    Marie et Florian Curtet ont décidé de produire cette unique cuvée « Tonnerre de Grès », un superbe vin blanc résultant d’une situation de pénurie gérée à merveille par deux jeunes vignerons savoyards très prometteurs. MIAM !


    Pouilly Vinzelles Les Quarts 2011
    Domaine de La Soufrandière à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés
    Nez : discret et raffiné avec une palette complexe sur l’amande fraîche, la craie humide et les herbes aromatiques.
    Bouche : attaque franche, matière consistante équilibrée par une acidité vive et bien large, présence saline qui donne une impression de fine tannicité, finale longue et tendue.
    Après une dégustation récente qui m’a laissé un peu perplexe – c’était cet automne à Hurigny avec un magnum de cette même cuvée – j’ai eu envie de regoûter ce vin pour voir si mes impressions un peu négatives allaient se confirmer…
    Fort heureusement cette bouteille m’a pleinement rassuré et j’y ai retrouvé cette grande cuvée de Vinzelles – futur 1° cru dans cette appellation – telle que je l’ai toujours aimée…bref, c’est super bon !


    Chassagne-Montrachet 1° Cru Les Macherelles 2011
    Domaine F. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune franc, très lumineux
    Nez : complexe et racé, note de fruits blancs mûrs, de verveine et de citronnelle sur un fond minéral bien crayeux.
    Bouche : matière pleine et bien charnue structurée par une puissante minéralité, toucher gras mais équilibre très droit, finale marquée par une belle présence saline et des amers nobles.
    Ce premier cru de Chassagne vinifié par François Carillon exprime aujourd’hui la plénitude d’un beau terroir bourguignon : complexité, texture et trame minérale très profonde...il y a tout ce que j’attends d’un grand blanc de la Côte de Beaune !


    Pinot Noir V 2016
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis sombre avec des bords tirant sur le roux
    Nez : frais et spontané avec une palette fruitée (groseille, mûre) et florale (violette, pivoine).
    Bouche : attaque souple, matière longiligne et bien déliée, tanins veloutés, finale sapide avec un retour floral persistant.
    Ce futur Grand Cru de pinot noir nous a régalés par son expression aromatique ouverte et séduisante tout en développant un jus gourmand et bien structuré.
    Ce 2016 qui semble déjà bien en place nous permettra d’attendre les 2015 ou 2017 qui auront probablement besoin d’un peu plus de temps pour s’affirmer pleinement.


    Nuits Saint Georges 1°Cru Les Pruliers 2013
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : rubis clair, lumineux
    Nez : discret mais très charmeur, il s’ouvre sur des notes de fruits rouges avant que l’aération révèle une palette plus complexe sur la violette et les épices.
    Bouche : attaque franche, bouche très élégante avec une matière dense tenue par une acidité large et une maille tannique bien mûre, finale longue et salivante avec de belles nuances minérales et fruitées.
    Un peu trop fougueux dans sa prime jeunesse, ce premier cru de Nuits a profité de ces quelques années de garde pour patiner sa matière puissante et solidement charpentée : l’expression aromatique s’est affinée et l’acidité initialement un peu mordante s’est bien fondue dans le jus fruité.
    C’est aujourd’hui un très beau vin de gastronomie qui se plaira en compagnie d’un plat mijoté comme un bœuf bourguignon ou un gigot d’agneau aux épices.

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    Le traminer 59 du domaine Beyer : une peu d’or en carafe servi au restaurant « La Taverne Alsacienne » en novembre 2019.

  • Les vins du mois d'octobre 2019

    Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergbieten-Les Jardins d’Aurélien 2008
    Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : fin et complexe, notes d’agrumes confits, de gelée de coing, de caramel, de poivre blanc…
    Bouche : attaque franche, matière ample et consistante structurée par une acidité minérale bien large, finale très digeste ace des amers nobles et un beau retour aromatique sur le mile et les épices.
    Ce gewurztraminer qui vient de passer sa première décennie se livre à la dégustation en développant un jus riche mais parfaitement équilibré et une expression aromatique d’une incroyable complexité.
    L’Altenberg de Bergbieten est un terroir capable d’engendrer de très belles cuvées de gewurztraminer et cette belle bouteille qui semble atteindre tout doucement son plateau de maturité optimale nous en apporte une preuve très convaincante.


    Chablis 1° Cru Montmains 2014
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : ouvert et bien typé, notes de beurre frais, d’agrumes (citron, pamplemousse) et de coquille d’huitre.
    Bouche : attaque vive, matière tendue par une maille acide/minérale très puissante, finale profondément saline avec un sillage citronné et iodé.
    Avec sa belle complexité aromatique et sa présence en bouche imprégnée par une minéralité imposante, ce Montmains 2014, nous présente une très belle version d’un premier cru de Chablis.
    C’est un vin bien en place qui fera merveille à table en compagnie de produits de la mer mais qui pourra encore tenir quelques années en cave.


    Meursault Les Tessons 2010
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune pale avec des éclats argentés.
    Nez : fin et racé, notes de fruits blancs frais (poire, coing) et d’herbes aromatiques (basilic, menthe poivrée) sur un fond minéral (pierre à fusil et craie).
    Bouche : matière consistante structurée par une acidité large et bien mûre, équilibre parfaitement balancé, finale tonique marquée par une minéralité « envahissante ».
    Ce meursault qui a attendu 9 années en cave s’exprime aujourd’hui avec une classe tout à fait exceptionnelle : un jus d’une pureté absolue et une présence minérale qui m’a fait penser à un 1° Cru de Puligny (du style « Perrières »).
    Un beau millésime, un terroir qualitatif et un grand vigneron…un trio gagnant pour élaborer un grand vin !


    Bergerac L’Extase 2014
    Domaine de l’Ancienne Cure à Colombier

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    Robe : jaune citron bien clair avec de beaux reflets argentés.
    Nez : discret et raffiné, notes d’amande fraîche, de fleurs et de fruits blancs sur un fond finement boisé.
    Bouche : attaque franche, jus consistant avec une texture bien grasse mais équilibre assez vif, finale digeste avec quelques amers nobles et un retour aromatique sur les fruits secs (noisette, amande).
    Cet assemblage de cépages typiques du sud-ouest (40% sauvignon + 20% sémillon + 20% muscadelle + 10% ondenc) complété par 10% de chenin, a été conçu pour donner une image très séduisante d’un blanc de Bergerac : il y a une belle expression aromatique mise en valeur par un élevage raffiné et une présence en bouche pleine d’énergie...bien sûr, ça reste un vin un peu « technique » mais c’est diablement efficace !


    Pinot Noir 2017
    Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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    Robe : rubis moyen avec une fine frange rose.
    Nez : discret mais très engageant, notes de fruits rouges frais sur un fond légèrement poivré.
    Bouche : attaque franche, jus plein et très gourmand, structure sphérique, charpente acide solide mais bien intégrée, finale légère et sapide.
    Ce pinot noir 2017 débordant de fruit se livre à la dégustation sans faire de manières avec son jus fruité gouleyant et aromatique.
    Avec des versions 2015 et 2016 tout aussi réussies, Julien Schmitt réalise là un joli triplé gagnant sur ce cépage. Bravo !


    Pinot Noir Eguisheim 2017
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : rubis clair avec des bords rose pâle.
    Nez : expression très complexe, notes fruitées (griotte et baies de cassis) et épicées sur un fond joliment réglissé.
    Bouche : attaque suave, jus en demi-corps très gourmand tenu par une acidité large et mûre, finale fraîche et sapide avec de beaux amers minéraux.
    Cette cuvée de pinot noir placée au milieu de la gamme de rouges du domaine Beyer – entre la cuvée « Tradition » et la cuvée « Sundel » – est déjà bien en place à l’heure actuelle mais donnera surement encore plus de plaisir dans quelques années : c’est une bouteille qui réjouira l’hédoniste impatient comme l’amateur de vins de garde.


    Pinot Noir Rubis 2016
    Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rouge cerise avec une fine frange violine.
    Nez : expressif et séduisant sur les fruits rouges bien mûrs avec de fines nuances florales (pivoine) et un léger fumé.
    Bouche : chair généreuse et puissamment structurée, jus fruité bien mûr mais équilibre tonique, finale digeste et appétante.
    Avec son aromatique complexe - assez "bourguignonne au demeurant - et sa matière plus élancée que les 2 vins de 2017, ce pinot noir se déguste remarquablement bien à l'heure actuelle mais semble encore disposer des ressources pour se bonifier dans les années à venir.

    Cette cuvée "Rubis" vinifiée par Mathieu Ginglinger constitue avec "Les Rocailles" de Michel Ginglinger et le "Sundel" de Christian Beyer, mon tiercé gagnant des grands pinots noirs d'Eguisheim.

    Dsc 0837
    Couleurs d’automne à Mercurey en octobre 2019.

  • Les vins du mois de septembre 2019

    Riesling Rosenbourg 2016
    Domaine P. Blanck à Kientzheim

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    Robe : jaune très clair avec des reflets métalliques.
    Nez : pur et discret à l’ouverture avec des notes de fougère et de pierre chaude, l’aération révèle de beaux arômes de fleurs des prés.
    Bouche : attaque très franche, matière ample étirée par une ligne acide très saillante, finale complexe avec des amers salivants et une salinité minérale presque iodée.
    Le sol calcaro-siliceux de ce beau terroir imprime déjà fortement la structure et l’aromatique de ce riesling qui ravira les puristes par sa droiture presque monacale.
    Voilà un grand vin de gastronomie qui fera merveille sur un poisson noble comme le sandre ou le saint-pierre.


    Pouilly Fuissé Pastoral 2014
    Domaine F. Chagnoleau à Pierreclos

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    Robe : jaune vif avec des reflets argentés.
    Nez : noble et raffiné, notes de citron frais, de chèvrefeuille, d’herbes aromatiques et de résine.
    Bouche : attaque franche, acidité longue enrobée par une matière fruitée très longiligne, équilibre droit, finale saline avec une longue rémanence aromatique sur le citron et la poudre de craie.
    Découvert lors d’une première visite au domaine en 2015, ce pouilly fuissé a parfaitement intégré son élevage en développant une très belle complexité aromatique et en révélant une présence en bouche pleine de classe et d’harmonie. MIAM !


    Vacqueyras Minéral 2012
    Domaine Montirius à Sarrians

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    Robe : jaune profond avec des reflets dorés très brillants.
    Nez : complexe et séduisant, notes de fruits blancs mûrs, de miel et d’épices douces suivis par des arômes légèrement exotiques (mangue, papaye).
    Bouche : matière charnue avec un joli gras, structurée par une acidité minérale bien intégrée, amers salivants et rémanences fruitées et épicées en finale.
    Cet assemblage de bourboulenc (50%), grenache blanc (25%) et roussanne (25%), proposé par l’un des domaines emblématiques de l’appellation m’a impressionné par sa pureté et sa belle trame minérale…c’est un grand blanc sudiste conçu pour la gastronomie !


    VDF En Noir et Blanc 2018
    Domaine Clovallon à Bédarieux

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    Robe : jaune clair avec une très légère turbidité mais de beaux éclats argentés.
    Nez : complexe et évolutif, notes fruitées bien fraîches (fruits blancs et groseille) sur un fond minéral (terre humide, plâtre frais) et légèrement fumé.
    Bouche : attaque vive, matière ample avec un toucher assez gras, forte imprégnation saline, finale très salivante, sillage long avec de belles nuances crayeuses.
    Cet assemblage de pinot noir vinifié en blanc (95%) complété par un soupçon de riesling (5%) que j’ai découvert lors de ma tournée printanière dans le Languedoc, est un vin qui bouscule les codes esthétiques du sud viticole tout en nous régalant par un récital aromatique de toute beauté et une tenue en bouche de grande classe. MIAM !


    VDF Les Copains d’abord 2018
    Domaine J. Peyras à Paulhan

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    Robe : jaune profond avec un léger trouble.
    Nez : agréable et évolutif qui s’ouvre sur des notes de fruits blancs mûrs avant de laisser se pointer de belles nuances florales et balsamiques (résine).
    Bouche : attaque assez douce, chair juteuse et tramée par une fine maille tannique, équilibre très gourmand, salinité puissante et amers nobles en finale.
    En choisissant d’assembler (à parts égales) les jus de macération des grenaches blancs et des roussannes et le jus pressé des clairettes, Julien Peyras nous propose une seconde version de vin orange superbe de gourmandise : il ya du fruit, de la structure, de la texture et une buvabilité exemplaire. P…c’est bon !


    Regnié Diaclase 2016
    Domaine des Capréoles à Regnié Durette

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    Robe : rubis sombre, disque très brillant avec des bords légèrement violacés.
    Nez : ouvert et très raffiné, notes florales et fruitées bien complexes sur un fond délicatement boisé.
    Bouche : attaque franche, bouche ample et bien gourmande, tannins fondants, finale salivante avec un sillage minéral et épicé.
    Réalisée à partir d’un beau jus de gamay élevé dans des pièces bourguignonnes (de plusieurs vins), cette cuvée s’exprime avec une grande classe…et même si les puristes lui reprocheront peut-être de sortir un peu du cadre esthétique classique des crus du Beaujolais, je pense que personne ne pourra contester son haut niveau qualitatif.


    Aloxe Corton 1°Cru La Coutière 2014
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : grenat profond avec une fine frange tirant sur le roux.
    Nez : expressif et complexe, notes de fruits noirs frais (mûre, cassis), de violette et de rose sauvage sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque bien nette, chair juteuse et gourmande, trame tannique fine et enrobée, acidité longue et mûre, finale fraîche et digeste avec de belles rémanences fumées/épicées.
    Ce premier cru de la Côte de Beaune qui s’est affiné en fûts à côté des plus beaux vins de Nuits Saint Georges, développe une matière à la fois souple et profonde qui se laisse déguster avec facilité et plaisir dès aujourd’hui…voilà une bouteille qu’on pourra déboucher en attendant que les grandes cuvées nuitonnes du domaine Chicotot  atteignent leur plateau de maturité optimale.

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    Blienschwiller en septembre 2019.

  • Les vins du mois d'août 2019

    Pinot Gris Fronholz 2015
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle.
    Nez : mûr et séduisant, notes de fruits à chair blanche, d’herbes aromatique et d’épices douces sur un fond délicatement fumé.
    Bouche : attaque très franche, matière consistante, texture assez grasse mais équilibre tonique, finale fraîche et saline avec un sillage fruité, fumé et finement iodé.
    Issu de la partie médiane (argilo-marneuse) du coteau du Fronholz, ce pinot gris de très haute tenue nous rappelle une fois encore qu’André Ostertag est surement l’un des meilleurs vinificateurs de pinots gris en Alsace.
    C’est un vin riche, parfaitement équilibré qui commence à révéler son identité minérale mais qui pourra encore attendre quelques années en cave.


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Referts 2008
    Domaine Carillon à Puligny

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    Robe : jaune moyen avec des éclats argentés.
    Nez : vif et complexe, notes d’agrumes frais et d’herbes aromatiques sur un fond minéral (pierre à feu) et finement boisé/vanillé.
    Bouche : attaque puissante avec une acidité franche et large qui structure un jus bien concentré, équilibre droit avec un gras sensible, finale très longue avec un retour sur la pierre chaude, le citron et la menthe fraiche.
    De tous les vins du domaine Carillon, j’ai l’impression que c’est la cuvée des Referts qui a le plus besoin de temps pour se livrer pleinement…et ce 2008 qui vient de passer la décennie nous le prouve de façon éclatante : il y a du corps, de la tension et de l’élégance à revendre. MIAM !


    Côtes du Roussillon Villages Vieilles Vignes 2011
    Domaine Gauby à Calce

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    Robe : sombre et profonde avec une fine frange purpurine.
    Nez : complexe et racé avec une palette qui révèle tour à tour des notes de baies noires (cassis, mûre), de tabac brun et de terre humide.
    Bouche : attaque vive, jus dense, solidement charpenté par une acidité centrée et une trame tannique bien mature, finale tonique et sapide avec un long sillage minéral et épicé.
    Réalisé à parti d’un assemblage de cépages sudistes emblématiques (35% carignan + 30% syrah + 25% grenache + 10% mourvèdre) nés sur des parcelles de vieilles vignes sur schistes, ce grand rouge du Roussillon commence sa phase de pleine maturité en développant un jus puissant et profondément minéral.
    C’est un vin de caractère qui s’accordera sans difficulté avec des préparations aux saveurs corsées et épicées qu’on trouve dans la gastronomie catalane.


    Kallmet Riserva 2012
    Kantina Arbëri à Bukmira (Albanie)

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    Robe : rubis très sombre avec des bords brunissants.
    Nez : expressif et engageant, notes de fruits noirs bien mûrs et d’épices sur un fond légèrement boisé/fumé
    Bouche : attaque douce, matière voluptueuse assez dense et tenue par une maille tannique bien mature, finale très longue avec un joli retour aromatique fruité et épicé.
    Ce vin rouge né dans les vignobles du nord de l’Albanie a été réalisé à partir d’un assemblage dominé par le cépage kallmet, un cépage autochtone albanais.
    A la fois souple et charnu, ce vin travaillé avec une réelle ambition se goûte parfaitement bien aujourd’hui mais semble encore capable de se tenir quelques années en cave.
    Merci à notre amie Iris de nous avoir offert cette petite pépite venue de son pays.

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    En été c’est aussi l’occasion d’aller découvrir des vins en Savoie tout en profitant de paysages uniques.

  • Les vins du mois de juillet 2019


    Gueuze 100% Lambic 2019
    Brasserie Cantillon à Bruxelles

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    Robe : jaune d’or, légèrement trouble, mousse blanche et crémeuse.
    Nez : complexe et séduisant, notes d’agrumes (citron, mandarine) et de céréales sur un fond légèrement boisé.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité incisive et longue, matière consistante, bulle très fine, finale énergique avec de beaux amers et un long sillage acidulé.
    Offerte par Patrick Böttcher lors de notre rencontre au Summer Fascht du 14 juillet, cette bière m’a étonné par sa complexité aromatique et par son acidité « fulgurante ».
    C’est une bouteille qui fera probablement hurler les défenseurs d’une production brassicole traditionnelle dont l’esthétique me laisse indifférent depuis longtemps mais cette première rencontre avec cette bière mythique m’a procuré de belles sensations et de belles émotions.

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    Capsule et bouchon…on n’est jamais trop prudent !


    Roussette de Savoie Marestel 2005
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune doré, très belle brillance.
    Nez : complexe et charmeur, notes de miel de fleurs à l’ouverture puis développement aromatique sur les fruits jaunes avec de fines nuances balsamiques (terpènes et résine…presque comme un riesling d’un certain âge).
    Bouche : matière ample et consistante, texture assez grasse, acidité large et centrée, finale légèrement tannique, belle sapidité et sillage sur les fruits jaunes avec une petite pointe de rancio.
    Après près de 14 années de garde ce grand blanc savoyard impressionne par son jus fiche et dense qui s’appuie sur une assise minérale très profonde…une fois encore, cette altesse vinifiée par les Dupasquier est vraiment royale !


    Pinot Noir V 2016
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis dense avec une frange tirant sur le roux.
    Nez : bien ouvert avec une palette fruitée pure et fringante, notes de mûre, de cassis, de groseille…, sur un fond légèrement poivré.
    Bouche : matière longiligne, équilibre très digeste, acidité fine et large et trame tannique bien mûre, texture bien onctueuse, finale salivante avec de beaux arômes minéraux et un retour fruité/épicé persistant.
    Cette cuvée que j’avais goûtée sur fût en 2017 tient pleinement les belles promesses entrevues. C’est un pinot noir de grande classe qui associe avec bonheur un fruité bien gourmand et une trame minérale bien racée. MIAM !


    Vin du Pays de l’Hérault Les Indigènes 2017
    Domaine de Clovallon à Bédarieux

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    Robe : noire et dense avec une fine frange violine.
    Nez : ouvert et complexe, notes fruitées (mûre et cassis) complétées par de fines touches d’amande amère et d’épices orientales.
    Bouche : attaque nette et intense, jus corsé, épais mais bien sapide, acidité large et très vive, tanins mûrs et souples, finale longue et sapide.
    Le retour sur cette cuvée dégustée sur place au printemps est tout à fait convaincant : réalisé à partir de cépages « indigènes » et francs de pied ce rouge languedocien m’a procuré quelques sensations inédites et une très belle émotion gustative…c’est diablement bon !


    Saint Emilion Grand Cru Classé Château Dassault 2005
    Dassault W.E. à Saint Emilion

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    Robe : très sombre, presque noire avec des bords très compacts.
    Nez : complexe et racé, notes de mûre confite, de sous bois, de tabac brun et d’épices orientales sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque souple mais directe, matière dense et veloutée, acidité large et amers nobles, finale bien fraîche, sillage épicé et boisé (notes d’écorce pilée).
    Comme mes approvisionnements de crus bordelais continuent de diminuer, la section de ma cave consacrée à ce grand vignoble devient de plus en plus petite mais lorsque je rencontre une bouteille de cet acabit, je me dis qu’il serait temps de revoir ma politique d’achat…
    C’est un vin complexe à souhait, parfaitement équilibre et dune buvabilité exemplaire…et qui en plus porte en lui la certitude de tenir encore de longues années avant d’amorcer sa phase de déclin. Que demander de plus !


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    La grosse cylindrée du mois débouchée par l’ami Thierry…pas de notes mais le souvenir d’une belle émotion après une première rencontre avec un mythe.

  • Les vins du mois de juin 2019

    Pfaltz VDP Gosse Lage Riesling Jesuitengarten 2013
    Weingut Von Bassermann-Jordan à Deidesheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : mûr et très expressif, notes d’ananas frais, de citron confit et de pierre chaude sur un fond légèrement fumé/épicé.
    Bouche : attaque vive, acidité fine mais acérée qui se met en place très rapidement mais la bouche reste très opulente avec un centre un peu moelleux et un léger perlant, l’équilibre final se réalise grâce à une présence saline particulièrement invasive et un retour acide persistant.
    Avec son faible degré alcoolique (9°5), son jus concentré et suave tenu par une acidité très vive et sa trame minérale fortement marquée, ce riesling propose une interprétation très aboutie d’un grand vin blanc d’outre Rhin. MIAM !


    Chablis 1° Cru Vaillons 2014
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
    Nez : vif et complexe, notes de beurre frais à l’ouverture suivies par des arômes plus frais de citron et de fleurs printanières.
    Bouche : attaque cinglante avec une acidité nette et puissante, matière élancée en demi-corps, salinité envahissante, finale chargée d’effluves marins (iode, coquille d’huître…).
    Issu d’un millésime plutôt froid et élevé exclusivement en cuve, ce chablis Vaillons droit comme un « i » et tramé par une présence minérale intense et bien typée nous propose une interprétation presque archétypique de ce terroir bourguignon.
    Voilà un vin qui appelle les coquillages, les poissons grillés ou les fromages de chèvre.


    V.D.F. Rose Bohême 2018
    Julien Peyras à Paulhan

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    Robe : rouge cerise clair, assez dense avec une légère turbidité.
    Nez : expressif et engageant, notes de fruits rouges croquants et légère touche fermentaire.
    Bouche : attaque vive, jus concentré et bien structuré, tanins sensibles mais d’une grande finesse, finale fraîche et sapide avec une belle présence saline/minérale..
    Réalisé à partir d’un assemblage de syrah et de mourvèdre, ce rosé travaillé « nature » est loin des canons actuels qui font le succès de ces vins de terrasse d’été sans fond et à peine teintés, oubliés avant même d’avoir fini de les avaler.
    C’est une cuvée pleine de fruit et d’énergie qui se laisse siroter avec facilité et plaisir…il y a du « glou » mais avec un vrai fond vineux. J’adore !


    Crozes Hermitage Espiègle 2018
    Domaine Betton à La Roche de Glun

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange purpurine.
    Nez : ouvert et séduisant, palette complexe et bien mûre sur les fruits noirs (cassis, myrtille) et la feuille de laurier sur un fond boisé/épicé très subtil.
    Bouche : attaque douce et suave, jus ample et fruité qui laisse une sensation de douceur en milieu de bouche, finale longuement aromatique, sapide et appétante.
    Les belles sensations ressenties lors de ma visite au domaine au printemps se confirment par cette nouvelle dégustation : ce Crozes tout en douceur et en suavité est une vraie petite friandise. MIAM !

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    Le crémant de J.P. Rietsch dégusté lors d’une belle soirée au restaurant Le Jardin Secret.
    Es gilt !

  • Les vins du mois de mai 2019

    Côtes de Provence Nowat blanc 2017
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : frais et complexe, note de mandarine, de citron vert et de fleurs printanières sur un fond délicatement vanillé/épicé.
    Bouche : attaque vive, matière ample, équilibre sec avec un joli gras, finale assez pointue relevée par de beaux amers minéraux.
    Réalisée à partir d’un assemble de rolle (majoritaire) et d’ugni blanc élevé durant 9 mois en demi-muids, ce très beau blanc méditerranéen séduit par sa fraîcheur guillerette sa grande complexité aromatique. MIAM !


    V.D.P. du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2016
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune paille clair avec des reflets dorés
    Nez : ouvert et très complexe, notes de cédrat, de gingembre et de poivre rose sur un fond balsamique (résine, pinède).
    Bouche : attaque assez douce puis montée en puissance progressive pour poser en bouche une matière consistante structurée par une acidité très solide qui reprend la main en finale, retour aromatique long et complexe avec de beaux amers salivants.
    Bien que dégustée dans sa prime jeunesse, cette cuvée pleine de gourmandise et d’énergie montre que le travail d’Eric et Marie-Ange sur cette parcelle commence vraiment à porter ses fruits : cette roussanne qui gagne chaque année en pureté et en équilibre mérite d’ores et déjà sa place parmi les grands blancs du Languedoc.


    V..D.P du Mont Baudile Les Intillères blanc 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune moyen, reflets dorés, très lumineux.
    Nez : intense et très complexe, notes balsamiques (cade, résine) dominantes complétées par de beaux arômes de citron mûr, de sésame grillé et de vanille.
    Bouche : attaque vive avec une acidité ciselée qui structure une matière ample et consistante, finale très longue sur les épices douces et le gingembre frais.
    Les jeunes vignes de bourboulenc et de chenin plantés sur le « triangle magique » des Intillères ont encore fait des étincelles en 2017 en donnant à Eric une matière première de toute beauté qu’il a travaillé avec sa maestria habituelle pour nous gratifier de cette cuvée vraiment exceptionnelle. WAOUHHH !


    V.D.F. Solo 2018
    La Ferme des Roumanes à Lussas

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    Robe : rubis sombre avec une fine frange violine.
    Nez : riche et engageant, notes de mûre confite, d’épices orientales et d’herbes de garrigue
    Bouche : attaque souple, matière douce et suave, équilibre bien gourmand, tanins fondus, finale épicée qui laisse une petite sensation de chaleur.
    Cette cuvée 100% grenache, travaillée « nature » par Béatrice Fromaigeat est une vraie petite friandise qui prouve qu’un vin n’a pas forcément besoin de SO2 pour se tenir en bouteille et dans le verre.
    Merci à l’ami Cyril de m’avoir fait découvrir ce très joli vin !


    Arbois Clos Maire 2016
    Domaine Ratte à Arbois

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    Robe : rubis moyen avec un fin liseré mauve clair
    Nez : épanoui et charmeur, notes de petits fruits rouges bien mûrs sur un fond floral discret.
    Bouche : attaque nette et bien franche, centre riche et très suave, acidité bien intégrée et trame tannique veloutée, finale fruitée et salivante.
    Les belles sensations éprouvées lors d’une première dégustation vin au domaine (en 2018) se sont confirmées aujourd’hui avec cette bouteille de Clos Maire tout à fait étonnante : c’est un vin dense et complexe qui se livre dès aujourd’hui avec une belle spontanéité mais qui est armé pour se bonifier encore quelques années en cave.

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    Un gewurztraminer Grand Cru Winzenberg dégusté in-situ lors de la sortie AOC de mai...le CR est en cours

     

  • Les vins du mois d'avril 2019

    Pinot Blanc La Fontaine aux Enfants 2013
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune citron avec des reflets dorés.
    Nez : riche et complexe avec de belles notes florales et épicées, nuances pierreuses et fumé léger en fond.
    Bouche : attaque franche, matière généreuse qui enrobe une acidité puissante, présence saline intense, finale longue et salivante.
    Une fois encore, ces pinots récoltés sur cette parcelle granitique qui coiffe le sommet du Kastelberg, ont engendré une cuvée qui impressionne par la densité de sa matière et la force de son expression minérale.


    Muscat 2016
    Domaine P. Blanck à Kientzheim

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    Robe : jaune moyen, belle brillance avec des reflets vert-pâle.
    Nez : pur et suave, notes de raisin frais et de fleur de sureau.
    Bouche : attaque franche, matière bien juteuse, ligne acide souple qui soutient vaillamment la structure, finale légère et très digeste.
    Avec son équilibre très juste entre une acidité fine et stimulante et une petite douceur bienvenue, ce muscat expressif et charmeur est un vrai vin plaisir qu’on pourra savourer dès l’apéritif mais qui sera également très à son aise face à une botte d’asperges. MIAM !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2012
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune doré, limpide et lumineux.
    Nez : stylé et très complexe, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs, nuances balsamiques et pierreuses.
    Bouche : attaque franche et pointue, matière opulente mais équilibre très sec, amers salivants qui se montrent dès le milieu de bouche, finale longue et sapide, retour aromatique sur les fruits et la résine.
    Face à ce « monstre » de puissance et d’expressivité les amateurs de blancs glissants et désaltérants devront passez leur chemin mais ceux qui cherchent un vin qui nourrit aussi bien le corps que l’âme trouveront ici une bouteille qui les comblera.


    Arbois La Mailloche 2005
    Domaine S. Tissot à Montigny les Arsures

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : intense et complexe, palette fruitée (fruits à chair blanche) et épicée (gingembre, curry…) sur un fond fumé/boisé subtil.
    Bouche : attaque nette, matière concentrée, acidité longue et puissante, équilibre sec mais avec un joli gras, texture onctueuse, finale très énergique avec un sillage fumé/épicé persistant.
    On sait depuis longtemps que les grands terroirs jurassiens sont capables de donner naissance à des chardonnays de très haute tenue et cette cuvée d’Arbois remarquable de complexité et d’énergie nous le prouve une fois encore. MIAM !


    Mercurey 1° Cru Le Clos du Roi 2016
    Domaine Tupinier-Bautista à Mercurey

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    Robe : très sombre et dense avec un fin liseré rubis.
    Nez : agréable et raffiné, notes de fruits rouges bien mûrs (fraise des bois, cerise rouge) et nuances balsamiques sur un fond légèrement torréfié (café, chocolat noir).
    Bouche : attaque douce et séduisante, jus fruité très onctueux, équilibre impeccable, finale tonique et longuement aromatique.
    Découvert lors d’une première visite en 2017, ce domaine produit une gamme de rouges et de blancs de très belle facture comme ce1°Cru de Mercurey qui allie à merveille profondeur, complexité et gourmandise et qui nous rappelle que cette appellation recèle de jolies pépites viniques avec des rapports Q/P très avantageux.
    A bon entendeur…


    Bordeaux S de Saint-Pey 2016
    Château de Saint-Pey à Saint-Pey d’Armens

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    Robe : pourpre très sombre.
    Nez : expressif et charmeur, notes de fruits noirs bien mûrs et d’épices douces sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : jus riche et bien gourmand, acidité souple, tanins veloutés, finale nette et fraîche, belle persistance aromatique fruitée et épicée.
    Je ne bois pas beaucoup de vins du bordelais et je n’en commente que très rarement sur ce site mais parfois je rencontre des bouteilles inspirantes comme ce « petit » bordeaux qui m’a fait vivre un joli moment de plaisir.
    J’ai trouvé ce vin dans un coffret « My Vitibox » arrivé un beau matin dans ma boîte aux lettres…c’était une belle surprise que je dois à mon petit X-men qui, malgré les kilomètres qui nous séparent,  n’a pas oublié mon anniversaire. Merci Maxime !

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    Vue sur le lac du Salagou…c’est beau le Languedoc !

  • Les vins du mois de mars 2019

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    Non ce n’est pas un poisson d’avril mais une petite diète sans alcool qui a couvert une bonne partie de ce mois…histoire de laisser un peu de répit à mon foie et pour vérifier mon niveau de dépendance par rapport à mon breuvage préféré.

    Les résultats sont plutôt encourageants…je vais donc pouvoir me remettre au travail en avril !

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    Le Wiebelsberg au printemps.

     

  • Les vins du mois de février 2019

    Riesling Saint Jacques 2017
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune paille, très belle brillance.
    Nez : riche et séduisant, notes de fruits jaunes (mirabelle), de fleurs des prés et de poudre de craie.
    Bouche : attaque très vive, jus épais avec une texture assez grasse, charpente acide/saline bien construite, équilibre généreux mais digeste, finale salivante avec de beaux amers minéraux.
    Cette belle parcelle située à la périphérie de l’Eichberg permet à Christian Beyer d’élaborer une cuvée qui s’impose millésime après millésime comme l’un des très beaux vins de terroir de sa gamme.
    C’est un vin où on sent le côté ample et généreux de l’Eichberg et qui dispose à l’évidence d’un vrai potentiel de garde mais comme c’est déjà très bon maintenant, pourquoi attendre…MIAM !


    Riesling Grand Cru Kessler 2012
    Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

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    Robe : jaune moyen, très lumineux avec des reflets dorés.
    Nez : raffiné et charmeur, notes d’agrumes (mandarine, pomelo), de miel de fleurs et d’herbes aromatiques méridionales.
    Bouche : attaque franche avec une acidité vibrante et centrée, milieu de bouche riche et concentré, texture légèrement grenue, finale qui s’étire progressivement sillage citronné très rafraichissant.
    Né sur ce très beau terroir gréseux de Bergholtz, ce Grand Cru arrivé dans la force de l’âge mur s’exprime avec classe et gourmandise : l’aromatique est séduisante, le jus d’une parfaite suavité et la présence minérale bien typée.
    Quel beau riesling mes amis !


    Riesling Clos Mathis 2012
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair, parfaite limpidité et beaucoup d’éclat.
    Nez : fin et racé, palette fraîche et stimulante, notes de citron et d’herbes de garrigue sur un fond minéral très discret.
    Bouche : présence magnifique avec un jus plein d’énergie parfaitement équilibré par une acidité filante et bien centrée, finale salivante avec de beaux amers et un sillage sur le pamplemousse et les zestes d’agrumes.
    Avec sa robe lumineuse, son expression aromatique d’une grande pureté et son jus parfaitement équilibré, ce riesling est né sur un terroir granitique du vignoble de Ribeauvillé.
    « L’intrus » de la cave Ostertag montre une fois encore qu’il mérite largement sa place parmi les cuvées d’élite de ce domaine. MIAM !


    Riesling Grand Cru Zotzenberg-Kappel 2011
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune paille, très lumineux.
    Nez : intense et complexe, notes de pêche jaune, d’abricot, d’épices douces et de vanille avec une petite touche de volatile qui apporte une belle pointe de fraîcheur.
    Bouche : matière concentrée, acidité qualitative et bien tonique, équilibre très sec, finale longue et puissante avec une salinité bien marquée.
    Issu d’une parcelle située sur le lieu-dit Kappel – qui fait partie du Grand Cru Zotzenberg – ce riesling a été élevé longuement sur lies dans un foudre de la cave Rietsch.
    Après plus de 7 années de garde ce vin dégage une belle sérénité avec son jus puissant (14°), son équilibre vif (1,3g de SR) et sa très belle présence minérale. MIAM !


    Riesling Charta Rheingau 2013
    Weingut Spreitzer à Oestrich

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    Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat.
    Nez : discret mais très engageant, notes de poire, de pêche blanche et de vanille sur un fond minéral sensible.
    Bouche : attaque suave, acidité souple et bien large, milieu de bouche légèrement doux, finale digeste avec une salinité longue et impressive.
    Arrivé au sommet de sa forme après 5 années de garde, ce riesling élevé en partie sous bois (20% fûts + 80% cuve inox) est une petite friandise qui se laisse boire avec une facilité déconcertante tout en gardant de jolies caractéristiques organoleptiques qui nous rappellent que c’est aussi un vrai vin de terroir.


    Beaumes de Venise Les Terres Jaunes 2016
    Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

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    Robe : rouge sombre et profond, fine frange purpurine.
    Nez : assez secret à l’ouverture, belle complexité après aération, notes de ronce, de mûre, d’herbes de garrigue et de violette.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité incisive dont la virulence est rapidement équilibrée par un jus dense et fruité, tanins veloutés, finale très sapide mais qui serre encore un peu.
    L’heure de mon escapade méridionale approchant peu à peu, la tentation de déboucher quelques quilles sudiste se fait de plus en plus insistante…et c’est un domaine que je connais depuis pas mal d’années qui ouvre cette série : ce Terres Jaunes 2016 est probablement encore un peu jeune mais l’équilibre est en train de se construire et la dégustation procure déjà un maximum de plaisir dès maintenant.


    Saint Chinian Berlou D’une Main l’Autre 2013
    Domaine La Grange Léon à Berlou

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    Robe : sombre avec une légère frange pourpre.
    Nez : charmeur et racé, notes de fruits noirs, de laurier, de poivre et d’olive noire sur un fond minéral sensible (silex).
    Bouche : jus dense et très gourmand, texture caressante, équilibre parfait entre richesse et structure, finale longue et digeste avec de belles rémanences minérales.
    Cette magnifique cuvée de Saint Chinian Berlou évoque le souvenir de beaux moments de partage vinique passés en compagnie de Dany Jaffuel et Joël Fernandez (en 2016)…déjà impressionnant à l’époque, ce vin a encore gagné en classe et en complexité après ces quelques années de garde. MIAM !


    Santenay 1°Cru Clos des Mouches 2009
    Domaine Clair à Santenay

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    Robe : grenat sombre avec des bords tirant sur le roux
    Nez : fin et complexe, notes de cerise à l’eau de vie, de noyau de cerise, boisé subtil et fines touches de violette.
    Bouche : fraîche et parfaitement équilibrée, acidité bien centrée et trame tannique très fine, finale fruitée, longue et salivante.
    Un beau terroir, un beau millésime et un vigneron réputé sur l’appellation, voilà des éléments qui plaident pour la réussite d’une très belle bouteille…et ce 1° cru de Santenay arrivé dans la force de l’âge mûr est tout à fait conforme à mes attentes : c’est un vin mûr et complexe, très élégant mais avec une vraie profondeur. MIAM !

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    Premier mois de février depuis 20 ans sans aller tâter de la poudreuse loin de l’Alsace...on se rattrapera en 2020 !

  • Les vins du mois de janvier 2019

    Riesling Clos Häuserer 2008
    Domaine Zind-Humbrecht à Turkheim

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de noisette grillée sur un fond terpénique et légèrement fumé.
    Bouche : matière assez concentrée, structure large, acidité puissante et bien centrée, finale bien tendue, sillage citronné et présence minérale qui stimule la salivation.
    Après la bouteille assez décevante dégustée à l’occasion de notre réunion AOC de décembre, ce Clos Häuserer 2008 est là pour nous rassurer sur le niveau de ce riesling vinifié par cette grande maison alsacienne : c’est un vin solide et consistant avec un profil gastronomique évident.


    Chablis 1°Cru Fourchaume 2008
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune paille, très lumineux.
    Nez : complexe et engageant, notes de beurre frais, de crème anglaise et de craie sur un fond floral délicat.
    Bouche : attaque assez douce, jus très suave avec une acidité large et des amers minéraux qui tendent la structure dès le milieu de bouche, finale très saline, sillage aromatique long avec de belles nuances florales et iodées.
    Ma trilogie de « Fourchaume » (j’ai goûté 2006 et 2007 il y a peu) se termine de belle manière par ce 1° Cru de 2008 qui semble arrivé à son apogée s’exprime avec une belle typicité tout en nous régalant par sa bouche jus à la fois minérale et gourmande.


    Savennières Clos le Grand Beaupréau 2007
    Château Pierre Bise à Beaulieu sur Layon

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    Robe : jaune d’or, belle brillance.
    Nez : suave et très complexe, notes de fruits à chair blanche (poire, coing), de miel de fleurs, de cire d’abeille, de pierre chaude…
    Bouche : attaque douce et gourmande, matière consistante structurée par une acidité vive et très large qui monte progressivement en puissance, finale pleine d’énergie avec une fine tannicité et un long sillage fruité/vanillé/minéral.
    Déguster un chenin bien né à son optimum de maturité est toujours un moment de bonheur total pour un amateur de vin : une expression aromatique incroyablement complexe et une bouche qui laisse une impression de plénitude absolue.
    Voilà ce que j’appelle une vraie belle bouteille MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2007
    Domaine Chidaine à Montlouis sur Loire

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    Robe : jaune profond, reflets vieil or.
    Nez : intense et évolutif, notes de pomelo, de cire, de résine et de miel de fleurs sur un fond minéral discret (pierre à fusil).
    Bouche : matière opulente structurée par une acidité puissante et large, texture épaisse et tramée par un fin grain tannique, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
    Après la belle émotion créée par le Savennières 2007, j’ai eu envie de goûter un autre chenin ligérien du même millésime et je n’ai pas été déçu : ce Vouvray signé Chidaine est un vin complexe, généreux et structuré par une magnifique présence minérale.
    Promis, cette année je vais aller visiter le vignoble angevin !!!


    Pinot Noir Les Rocailles 2015
    Domaine Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rouge sombre et profond, fine frange rubis
    Nez : discret et plutôt « noir » à l’ouverture avec des notes de cachou et de graphite, palette fruitée (mûre et cerise acidulée) et florale (violette…) qui se développe après aération
    Bouche : matière ample et charnue, équilibre tonique, trame tannique mûre et voluptueuse, finale longue et appétante avec un beau sillage fruité et épicé.
    Ce vin que j’avais déjà très bien dégusté en mai 2018, s’est montré à la hauteur de mes attentes avec son jus d’une parfaite gourmandise qui développe une palette aromatique de plus en plus raffinée.
    Voilà une bouteille qui confirme que cette cuvée magnifique mérite sa place dans le gotha des grands rouges alsaciens…en tous cas pour moi il s’y trouve depuis longtemps !


    VDF Les 2 Vaches Rouges 2016
    Famille Laplace à Aydie

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    Robe : noire et dense avec un fin liseré violine sur le bord du disque.
    Nez : ouvert et engageant, notes de violette et de baies et feuilles de cassis sur un fond terreux très discret.
    Bouche : attaque bien souple, matière très consistante, acidité intégrée et tanins soyeux, finale fraîche et appétante avec de beaux amers salivants.
    Qui m’aurait dit qu’un jour j’arriverai à m’enthousiasmer pour une cuvée 100% tannat !
    Mais cette bouteille découverte à l’occasion d’un repas organisé pour les 50 ans de mon cousin, m’a vraiment bluffé : c’est un vin à la fois concentré et digeste, structuré et gourmand…et avec un indice de « torchabilité » maximal. MIAM !

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    Pas de séjour en Autriche cette année mais les Vosges offrent aussi de belles possibilités de ski…et juste au dessus de mes coteaux viticoles préférés.

  • Les vins du mois de décembre 2018

    Chablis 1°Cru Fourchaume 2007
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune assez profond avec des éclats argentés.
    Nez : discret et complexe, notes d’agrumes (mandarine), de beurre et d’amande fraîche.
    Bouche : attaque franche, matière bien concentrée avec un joli gras, acidité vive et bien large qui tient fermement la structure, finale légèrement tannique, sillage salin et iodé.
    Après avoir dégusté un Fourchaume 2006 un peu mollasson lors d’une petite soirée festive avec des membres AOC, ce 2007 s’est montré bien plus à son avantage en développant un très joli caractère chablisien tant au niveau de son aromatique que de sa tenue en bouche. MIAM !


    Chablis 1°Cru Vaucoupin 2011
    Domaine de La Meulière à Fleys

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    Robe : jaune très clair avec des reflets argentés.
    Nez : pur et très frais avec une palette très « punchy » sur la groseille blanche, les zestes d’agrumes et la poudre de craie.
    Bouche : attaque franche, matière ample, acidité mûre et très large, présence minérale intense, finale très saline.
    Un peu austère dans ces jeunes années, ce Vaucoupin, vif et caillouteux à souhait, exprime son caractère chablisien avec une belle franchise.
    C’est un vin qui semble avoir atteint son plateau de maturité optimale mais qui dispose des ressources nécessaires pour pouvoir y rester durant quelques années.


    Côtes de Provence Nowat Blanc 2017
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : jaune très clair, belle brillance et reflets vert pâle.
    Nez : expressif et complexe, notes de pêche blanche, d’amande fraîche et de craie avec une fine touche balsamique qui évoque la résine ou la pinède.
    Bouche : attaque franche, matière voluptueuse avec une acidité bien fondue, toucher de bouche sensuel avec un joli gras, finale digeste avec des amers délicats et salivants et de belles rémanences minérales sur la craie.
    Réalisée à partir d’un assemblage dominé par le rolle et complété par de l’ugni blanc, cette cuvée a été travaillée en douceur par la technique « Nowat » et élevée durant 9 mois en demi-muids.
    Dégustée dans sa prime jeunesse, ce blanc sudiste est un petit bijou d’équilibre et de gourmandise dont on pourra profiter dès maintenant mais qui semble encore capable d’évoluer favorablement durant quelques années.


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2011
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune profond avec des reflets vieil or.
    Nez : intense et très complexe, notes de miel de sapin, de résine, de gingembre frais et d’épices orientales.
    Bouche : attaque franche et directe, chair plantureuse mais solidement charpentée, expression aromatique qui monte en puissance progressivement, finale très digeste avec des amers nobles qui stimulent la salivation.
    Après quelques années en cave, cette roussanne exprime son caractère méridional avec une classe folle : aromatique épicée et balsamique, jus concentré mais très bien balancé, une gourmandise irrésistible et une grande profondeur…voilà un blanc sudiste vraiment exceptionnel !


    Savigny les Beaune 2015
    Domaine Cornu à Magny-les-Villers

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    Robe : rubis clair avec une fine frange rosée.
    Nez : fruité bien expressif à l’ouverture avec des notes de petits fruits rouges et noirs, palette aromatique qui se fait plus discrète après aération pour laisser apparaître de belles nuances florales.
    Bouche : attaque assez suave, bouche très élégante, matière svelte et étirée par une acidité parfaitement intégrée, texture souple et glissante, finale fraîche et appétante, sillage aromatique long avec de belles senteurs de fleurs des prés.
    Après un message de l’ami Cyril qui m’annonçait une déception avec un vin de ce domaine, j’ai voulu vérifier immédiatement en débouchant de Savigny acheté lors de ma visite à Magny-les-Villers…résultat : toujours aussi séduit par la douceur et la finesse de ce beau jus de pinot noir bourguignon.

  • Les vins du mois de novembre 2018

    Pinot Blanc La Croix du Sud 2016
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : noble et complexe, notes de chair de poire et d’agrumes frais, fines touches boisées et épicées.
    Bouche : attaque vive et franche, présence très élégante en bouche, structure élancée, équilibre bien frais mais texture assez consistante, finale digeste avec de fins amers et un sillage complexe sur le citron, le beurre frais et la résine.
    Grand amateur de chardonnays de la Côte de Beaune, Frédéric Schmitt a choisi de travailler à la bourguignonne certaines cuvées de pinot (blancs, gris et noirs) et cette magnifique « Croix du Sud » 2016 nous montre qu’il est arrivé à une vraie maîtrise des élevages sous bois.
    A la fois raffinée, complexe et très accessible, cette cuvée Croix du Sud 2016 est une vraie petite pépite. MIAM !


    Saint Véran Jully l’Ephémère 2013
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des reflets dorés.
    Nez : ouvert et très agréable avec des notes de poire fraîche et une présence minérale déjà bien sensible sur un fond délicatement boisé.
    Bouche : attaque assez souple, matière en demi-corps avec un gras très élégant, acidité large et stimulante, présence tannique perceptible, finale droite et bien saline.
    Avec son jus fruité plein d’énergie et sa trame minérale très qualitative, cette cuvée qui a fait un passage éclair dans la gamme des Brothers est une petite pépite vinique qui se goûte remarquablement bien en ce moment mais qui a encore les ressources nécessaires pour ses bonifier durant quelques années en cave. MIAM !


    Pinot Noir Les Rocailles 2013
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rubis sombre avec une fine frange violine.
    Nez : noble et racé, palette complexe sur la cerise noire et la fumée sur un fond poivré et légèrement torréfié.
    Bouche : attaque vive, jus fruité très concentré tenu par une ligne acide qui se tend progressivement, trame tannique bien mûre mais structurante, finale encore un peu chaleureuse mais présence minérale salivante, sillage aromatique long avec de belles senteurs florales (violette, rose).
    Né au cœur du Grand Cru Eichberg, ce pinot noir confirme son niveau de qualité à chaque nouvelle dégustation : à la fois dense et puissant ce grand vin rouge alsacien garde cependant un caractère parfaitement gourmand. MIAM !


    Pic Saint Loup Château La Roque 2014
    Fontanès

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    Robe : grenat profond, fine frange tuilée.
    Nez : ouvert et très flatteur, notes de fruits rouges bien mûrs sur un fond de terre humide et d’herbes de garrigue.
    Bouche : présence superbe avec une matière dense et onctueuse équilibrée par une acidité fringante et une présence tannique très soyeuse, finale appétante et longuement aromatique.
    Cette bouteille de Pic Saint Loup 2014 qui me rappelle une très belle journée passée au château La Roque en 2017, est l’un des plus jolis crus sudistes qu’il m’a été donné de boire cette année : son expression aromatique d’une grande complexité et sa présence en bouche fraîche et onctueuse pourront charmer les papilles de chaque œnophile…même celles qui ne sont pas trop familiarisées avec les équilibres languedociens.


    Pommard 1° Cru Clos des Arvelets 2010
    Domaine Rebourgeon-Mure à Pommard

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    Robe : grenat moyen, belle brillance, bords très clairs.
    Nez : expressif et raffiné, notes fruitées à l’ouverture puis palette bien complexe avec des de belles nuances florales (violette, rose fanée) sur un fond minéral un peu plus austère (terre glaise).
    Bouche : attaque vive et franche, matière carrée tenue par un squelette acide/minéral solide, texture compacte mais soyeuse, finale encore un poil virile mais avec un retour aromatique fruité et floral de toute beauté.
    Avec sa très belle palette aromatique et sa présence en bouche qui affirme un caractère assez autoritaire, ce 1° Cru de Pommard se montre déjà très accessible mais on sent également qu’il aura besoin d’encore un peu de temps pour patiner sa matière et révéler pleinement cette structure élégante dont on peut déjà percevoir l’ébauche à l’heure actuelle.

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    Lumière de novembre sur les châteaux de Ribeauvillé.

  • Les vins du mois d'octobre 2018

    Gewurztraminer Eguisheim 2015
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune brillant avec des éclats dorés.
    Nez : riche et mûr, notes d’ananas rôti, de vanille et d’épices douces (cannelle, girofle).
    Bouche : attaque suave, matière juteuses bien concentrée, arômes de raisin sec soutenus par des saveurs épicées un peu plus « virulentes » (poivre et peut-être même piment…) finale salivante avec de fins amers et un sillage persistant toujours bien épicé.
    Cette cuvée née sur les coteaux d’Eguisheim séduit par son aromatique expressive et complexe tout en révélant une belle profondeur en bouche avec une puissance épicée qui va lui permettre d’accompagner à merveille la cuisine asiatique. MIAM !


    Pinot Gris Le Maréchal 2009
    Domaine François Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune franc avec des reflets argentés.
    Nez : raffiné et intense, palette assez « bourguignonne » avec des notes de cire, de résine et de fruits blancs mûrs sur un fond floral discret mais d’une grande complexité.
    Bouche : attaque franche, jus dense et très riche, équilibre légèrement moelleux, finale puissante mais appétante grâce à une présence saline bien marquée, amers minéraux persistants.
    Après quelques années de vieillissement, cette cuvée vinifiée par Frédéric Schmitt a parfaitement intégré son élevage sous bois pour nous régaler avec une matière où le cépage, le terroir et le millésime résonnent en parfaite harmonie.
    Voilà un grand vin de gastronomie qui accompagnera avec bonheur des viandes blanches à la crème ou une bouchée à la reine aux ris de veau…MIAM !


    Chablis Grand Cru Les Clos 2010
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune profond, lumineux, reflets vieil or.
    Nez : expressif et suave, palette mûre et complexe avec des notes d’agrumes confits sur un fond minéral bien typé chablis (embruns, iode, coquille d’huitre).
    Bouche : attaque vive, milieu de bouche assez opulent, acidité large qui se pose progressivement en mettant en relief une légère tannicité, finale salivante, sillage fruité et beaux amers minéraux.
    Malgré sa trame minérale très typique du chablisien, ce Grand Cru révèle un jus généreux, dense et tramé par un fin grain tannique.
    Séduisant par un niveau de gourmandise qu’on n’attend par sur des vins de cette région, ce Clos 2010 sort du registre gastronomique habituel des Chablis mais pourra accompagner sans difficulté des poissons de rivière en sauce ou des vinades blanches à la crème.


    Meursault Vieilles Vignes 2013
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets dorés.
    Nez : ouvert et séduisant, palette complexe avec des notes d’orange mûre et de kumquat, rehaussées par une touche de gingembre et de craie humide.
    Bouche : attaque franche, jus fruité pur et très gourmand, acidité structurante mais bien fondue, finale tonique avec des amers minéraux raffinés.
    Avec sa finesse aromatique et sa présence en bouche d’une élégance rare, cette bouteille débouchée pour effectuer mon « tour de chauffe » avant mon pèlerinage en Bourgogne, m’a procuré une très belle émotion en me rappelant que ma dilection pour les vins du domaine Buisson-Charles est toujours aussi forte…et que ma visite à Meursault m’est toujours aussi indispensable.


    Puligny Montrachet 2012
    Domaine François Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair très lumineux, reflets vert pâle.
    Nez : franc et stimulant, notes de pierre à fusil et d’agrumes sur un fond de cire d’abeille et de résine.
    Bouche : attaque nette et assez douce, matière svelte et très élégante, chair juteuse avec étirée par une acidité puissante mais très mature, finale appétante et très tonique, long sillage sur l’orange sanguine et la pierre chaude.
    Issue d’un très beau millésime et produit par un vigneron qui travaille remarquablement bien sur cette appellation, cette cuvée de Puligny arrivée dans sa phase de pleine maturité est un pur bonheur : aromatique noble et racée, équilibre parfait, finale longue et complexe…la classe bourguignonne dans un verre !


    Pinot Noir Rosé 2017
    Domaine Ansen à Wettolsheim

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    Robe : rose saumon assez clair, bords orangés.
    Nez : fin et très engageant, palette d’une étonnante complexité avec des notes de petits fruits rouges acidulés (groseille, griotte, airelle) et de subtiles nuances florales.
    Bouche : attaque suave, matière longiligne avec une très beau fond vineux, finale sapide avec un retour fruité très agréable.
    Je ne goûte que rarement les rosés de pinot noir – un peu échaudé par la foison de bouteilles médiocres qu’on peur rencontrer lorsqu’on s’intéresse à ce type de vin – mais cette cuvée découverte lors de mon passage au domaine Ansen m’a fait vraiment emballé : le fruit est pur et croquant, la bouche est bien vineuse et l’équilibre est vif et digeste.
    C’était la dernière de ma réserve estivale, mais en cas de besoin Westhoffen n’est vraiment pas très loin de Strasbourg !


    Pinot Noir Eguisheim 2015
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : pourpre assez foncé, bords légèrement dégradés.
    Nez : pur et très avenant, notes de cerise et de noyau avec de fines touches fumées et réglissées.
    Bouche : attaque franche et très suave, chair consistante mais très tendre, équilibre impeccable, finale fraîche et salivante avec une belle allonge fruitée.
    Ce très beau pinot noir plein de fruit et d’énergie se livre aujourd’hui avec une remarquable spontanéité gourmande.
    Voilà une bouteille qu’on peut déboucher sans hésiter en attendant que la grande cuvée du Sundel 2015 arrive dans sa phase de maturité optimale.

    Dsc 687
    Soleil d’automne sur le château de l’Ortenbourg et sur le coteau du Rittersberg

  • Les vins du mois de septembre 2018

    Riesling Grand Cru Frankstein 2013
    Domaine Beck-Hartweg à Dambach la Ville

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    Robe : jaune moyen des reflets argentés.
    Nez : vif et très pur, palette aromatique classique sur les agrumes frais (pamplemousse), le miel de forêt et la résine sur un fond minéral qui commence à se faire remarquer.
    Bouche : jus concentré, charpente solide avec une acidité vive et franche et une présence saline très intense, finale tendue avec des amers salivants et un beau sillage citronné.
    Voilà un riesling droit et profondément minéral qui nous propose une très belle interprétation de ce grand terroir granitique de Dambach.
    Certes la tension acide qu’on retrouve souvent dans les vins de 2016 est encore très marquée et nous fait penser que cette bouteille aurait encore mérité 2 ou 3 ans de garde supplémentaires mais bon, pourquoi se priver si le plaisir est déjà au rendez-vous !


    Chablis 1° Cru Côte de Lechet 2013
    Domaine d’Elise à Milly

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    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : pur et discret, notes de beure et d’agrumes frais (citron vert, mandarine) sur un fond minéral très marqué (craie, iode).
    Bouche : attaque cinglante avec une acidité vive et invasive, matière dense et très carrée, finale droite, limite austère, sillage long sur la pierre et le zeste rapé.
    Ce premier cru chablisien vinifié par Gérard Prain affirme son caractère minéral avec une certaine véhémence mais son style ne manquera pas de séduire les amateurs de vins purs et droits.
    Ceux qui apprécient des expressions de chardonnay un peu plus douces devront oublier cette bouteille en cave durant quelques années supplémentaires.


    Pouilly Fuissé La Roche 2011
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, éclats métalliques, reflets vert pâle sur les bords du disque.
    Nez : fin et séduisant, notes de poire bien mure et d’amande pilée sur un fond végétal et minéral très raffiné.
    Bouche : attaque douce et suave, matière ample et riche, acidité assez épaisse qui soutient fermement la structure, finale sapide avec des amers nobles une salinité fortement marquée, retour long sur les fruits blancs et les herbes aromatiques
    Après plus de 6 ans de vieillissement en cave, ce Pouilly Fuissé laisse encore parler sa puissance originelle mais sa structure acide/minérale particulièrement solide garantit un équilibre parfaitement digeste.
    Le sol calcaire de ce terroir de Vergisson parvient à imprimer sa marque et imposer un caractère minéral affirmé à cette grande cuvée du mâconnais.


    DOC Burgenland Ruster Ausbruch-Pinot Cuvée 2004
    Weingut Feiler-Aringer à Rust am See

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    Robe : jaune profond avec des éclats dorés.
    Nez : intense et précis, notes de fruits jaunes bien mûrs (abricot) et légères nuances grillées sur un fond délicatement vanillé.
    Bouche : attaque franche et très suave, liqueur douce et épaisse, fruité très profond, acidité fondue mais structurante, finale digeste sillage long sur l’abricot et la vanille.
    Réalisée à partir d’un assemblage de pinot blanc et pinot gris récoltés sur les bords du Neusiedlersee (près de la frontière hongroise) ce grand liquoreux vinifié et élevé en barriques (30% neuves) a ravi nos papilles par sa pureté aromatique et sa belle digestibilité.
    Les « Ruster Ausbruch » sont les plus vieux vins liquoreux d’Europe (avec les Tokaj hongrois). Les bords du Neusiedlersee constituent un terroir propice à la réalisation de ce type de vins grâce à la proximité du lac qui garantit une apparition très régulière du botrytis.
    Cette bouteille apportée par l’ami Thierry a accompagné à merveille une tarte amandine aux abricots : un mariage quasi parfait réalisé sans aucune concertation préalable…il y a des jours comme ça !


    V.D.F. Lo Taral 2016
    Domaine Julien Peyras à Paulhan

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    Robe : dense et sombre avec fin liseré pourpre.
    Nez : intense et complexe, notes d’herbes de garrigue, d’encens et d’épices (cardamome, girofle) sur un fond de petits fruits noirs bien mûrs.
    Bouche : caractère sudiste bien marqué avec une chair épaisse structurée par une charpente acide bien vive, finale légèrement tannique, sillage minéral et fruité.
    Réalisé à partir d’un assemblage de syrah, carignan et grenache vinifié en mis en bouteilles sans ajout de SO2, ce rouge languedocien 100% « nature » est en étonnera plus d’un tant par la complexité de son expression aromatique que par la qualité de sa présence en bouche.
    Cette cuvée conçue pour pouvoir assumer quelques années de garde se goûte déjà remarquablement bien aujourd’hui. MIAM !

    Dsc 0632
    Les muscats ottonel 2018 du domaine Emile Beyer…ça promet !

  • Les vins du mois d'août 2018

    Quincy Cuvée Sucellus 2013
    Domaine Tatin à Brinay

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    Robe : jaune pâle, très lumineux.
    Nez : intense et très complexe, palette bien fraîche sur la groseille blanche et le miel de forêt sur un fond de menthe poivrée.
    Bouche : attaque assez douce mais la charpente acide vive et tranchante se manifeste dès le milieu de bouche pour structurer une matière assez épaisse, finale très sapide avec une ligne acide saillante et de beaux amers minéraux.
    Réalisé à partir d’un assemblage de plusieurs parcelles situées sur les meilleurs terroirs de Quincy (Chaumoux, Nouzats, Gatebourse, Clos de la Victoire) cette cuvée a été élevée en fûts de chêne du Berry.
    Après plus de 2 ans d’affinage en bouteille, le boisé s’est parfaitement intégré et la présence minérale s’est définie pour aboutir à un grand vin blanc qui nous a séduit par sa plénitude et son harmonie.


    Savennières Clos le Grand Beaupréau 2012
    Domaine Ogereau à Saint Lambert du Lattay

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    Robe : jaune moyen, très lumineux.
    Nez : intense et très complexe, palette évolutive sur le coing frais, la chair de nectarine et les fleurs blanches sur un fond minéral (pierre à feu).
    Bouche : matière ample et voluptueuse, chair consistante et structure acide très solide, texture caressante, finale bien sapide avec des amers nobles et un long sillage minéral et épicé.
    Après plus de 5 années de repos en cave, ce Savennières nous a régalés avec son expression aromatique ligérienne absolument parfaite et sa présence en bouche d’une élégance rare.
    Ma relation compliquée avec le cabernet franc ne me permet pas d’apprécier les rouges angevins mais en revanche je reste un fan absolu du chenin…surtout lorsqu’il se décline à travers une cuvée de cet acabit. MIAM !


    Roussette de Savoie Marestel 2012
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune clair avec de beaux éclats dorés.
    Nez : complexe et très original, notes d’amande fraîche, de pignons de pin et de miel de châtaigne.
    Bouche : matière ample et consistante, équilibre riche mais parfaitement digeste, finale appétente avec des amers nobles et une salinité très marquée.
    J’ai toujours le même plaisir à déboucher une bouteille de Marestel signée Dupasquier, un grand vin blanc savoyard qui allie avec bonheur richesse et structure minérale pour nous donner de belles sensations de gourmandise et de sapidité. MIAM !


    VDF Fleur de Cailloux 2016
    Domaine Padié à Calce

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    Robe : jaune clair avec une belle brillance, reflets argentés.
    Nez : pur et très sincère avec une palette où on trouve de belles touches d’agrumes frais et une minéralité très impressive (terpènes, pierre à fusil).
    Bouche : matière dense et tonique, équilibre tendu et légère présence tannique, finale nette, très franche et parfaitement sapide.
    Cet assemblage de grenache blanc, de grenache gris et de maccabeu vinifié par Jean-Philippe Padié confirme que le vignoble de Calce dispose de terroirs capables de donner naissance à de très grands vins blancs.
    Ce Fleur de Caillou 2016 qui brille par sa densité et sa profonde minéralité m’a beaucoup fait penser à certains vins d’Antoine Kreydenweiss…notamment les « Val d’Eléon ». MIAM !


    Nuits Saint Georges Aux Allots 2013
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : grenat moyen avec des bords légèrement dégradés.
    Nez : pur et bien vif avec des notes de griotte acidulée sur un fond minéral et réglissé encore un petit peu austère.
    Bouche : attaque franche et bien tranchante, acidité droite et assez véloce qui dynamise un jus fruité frais et charnu, finale tendue avec un sillage long sur les épices et la pierre chaude.
    Après quelques expériences compliquées (pour ne pas dire décevantes) avec des pinots noirs bourguignons de ce millésime, j’ai débouché cette bouteille avec une petite appréhension qui a été levée dès la première gorgée.
    Cette cuvée de Nuits née sur un terroir argileux ne semble pas encore avoir atteint son plateau de maturité optimale mais les qualités révélées aujourd’hui – et qui la rendent déjà très agréable à déguster – laissent entrevoir un avenir radieux.
    MIAM par anticipation !

    Dsc 0529
    Le vignoble de la Couronne d’Or en août

  • Les vins du mois de juillet 2018

    Clos du Val d’Eléon 2014
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, reflets argentés.
    Nez : intense, racé et profondément minéral, note d’agrumes (citron vert, pamplemousse), de carambole et de pierre à feu.
    Bouche : matière pleine et charnue, équilibre frais, structure bien droite, finale persistante avec des amers minéraux très qualitatifs et un sillage très agréable sur les agrumes frais et la vanille.
    Toujours un peu revêche et turbulente dans ses jeunes années, cette cuvée, née sur un terroir de schistes complanté de riesling et de pinot gris, se livre aujourd’hui avec beaucoup de classe : après quelques années en cave ce vin m’a ébloui par son équilibre presque magique entre fruit et minéralité. MIAM !


    Gewurztraminer V.T. 2007
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune profond avec des reflets dorés.
    Nez : discret et très complexe, notes d’abricot confit et de raisin confit sur un fond délicatement floral (pétale de rose) et légèrement poivré.
    Bouche : attaque franche, jus riche et concentré, texture assez épaisse, acidité vive et large qui retombe progressivement pour laisser place à de beaux amers minéraux, finale très digeste, sillage très long sur l’orange amère et les épices.
    Cette bouteille qui a fait partie de ma sélection vinique pour arroser mon repas d’anniversaire avec les membres du club AOC, nous a épatés par la complexité de son expression aromatique et par la qualité de son équilibre en bouche…une alliance parfaite entre richesse et fraîcheur. MIAM !


    Aligoté Sous le Chemin 2015
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
    Nez : frais et engageant, notes de chair de fruits blancs très frais sur un fond citronné et crayeux.
    Bouche : attaque bien vive, matière ample, équilibre frais, aromatique suave et très complexe, finale nette et appétante.
    Voilà surement l’un des plus beaux aligotés que j’ai rencontré dans toute ma carrière de picoleur : une pureté absolue, un équilibre parfait (même pour un 2015 !) et une buvabilité vraiment exceptionnelle…bravo et merci M. Essa !!!


    Chablis 1° Cru Montmains 2014
    Domaine Besson à Chablis

    Img 2184

    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : frais et très fin, chair de poire fraîche et poudre d’amande sur un fond minéral discret (pierre, craie, iode).
    Bouche : chair consistante structurée par une ligne acide fin mais très vive, finale longue et puissamment minérale avec des amers délicats bien salivants.
    Acheté lors de ma dernière visite au domaine Besson (en 2016) ce superbe Montmains entré dans la plénitude de son âge mûr, nous rappelle une fois encore que le vignoble chablisien regorge de pépites viniques qui offrent des rapports Q/P exceptionnels. MIAM !


    VDP du Mont Baudile Les Intillères blanc 2016
    Domaine Supply-Royer à Arboras

    Img 2182

    Robe : jaune clair, bien lumineux avec des éclats argentés.
    Nez : intense et complexe, notes de résine, de coing frais, d’abricot mûr et de gingembre.
    Bouche : matière ample et consistante, ligne acide solide et bien en place, fine présence tannique, finale longue et digeste, sillage aromatique très agréable sur les fruits blancs et les épices douces.
    Réalisée à partir d’un assemblage de jeunes chenins et bourboulencs plantés sur le « triangle des Intillères » cette nouvelle cuvée de blanc du domaine Supply-Royer n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour exprimer son talent.
    Voilà une bouteille qui n’a pas fini de faire parler d’elle !!!


    Pinot Noir V 2015
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : lumineuse avec une teinte rubis et une densité moyenne.
    Nez : ouvert et envoûtant, notes de fruits noirs (myrtille, cassis) bien mûrs dès l’ouverture puis nuances plus fraîches évoquant les fruits rouges et les fleurs (mauve, violette).
    Bouche : matière pleine et onctueuse, équilibre parfait, tanins souples mais structurants, finale bien sapide, amers minéraux racés et long sillage fruité.
    Cette cuvée née sur le coteau classé du Vorbourg et vinifiée par les Muré ne m’a encore jamais déçu…et ce sublime 2015 perpétue cette tradition d’excellence en atteignant un niveau qui m’a littéralement mis sur le c...
    Pour faire court, c’est l’un des plus grands rouges alsaciens que j’ai dégusté jusqu’ici…mais j’ai encore quelques autres belles cartouches de 2015 qui attendent dans ma cave. MIAM admiratif !


    Saint Chinian Grand Vin 2010
    Domaine La Madura à Saint Chinian

    Img 2181

    Robe : sombre et dense avec une fine frange grenat.
    Nez : ouverte et bien expressif, notes de mûre confite et d’herbes de garrigue (romarin, cade) sur un fond d’orange sanguine.
    Bouche : matière volumineuse, texture soyeuse très « nappante », trame tannique veloutée, finale parfaitement digeste avec une acidité qui donne du tonus et une présence minérale bien salivante, sillage long sur les fruits noirs et la violette.
    Comme me l’a soufflé mon ami Dany, « le grand vin de la Madura a besoin de temps pour révéler sa classe »…et cette bouteille gardée pendant quelques années dans ma cave prouve qu’il a tout à fait raison (comme souvent d’ailleurs…).
    Cyril Bourgne qui a appris l’exigence et la rigueur dans le vignoble bordelais arrive à tirer la quintessence de ces beaux terroirs du saint-chignanais…ce qui est écrit sur l’étiquette se vérifie dans le verre : c’est un « Grand Vin ». MIAM !


    Margaux Château Monbrison 2007
    Famille Davis à Margaux

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange grenat.
    Nez : intense et voluptueux, palette complexe sur la myrtille et la violette sur un fond finement balsamique (cèdre, encens).
    Bouche : matière dense, texture épaisse avec un toucher très velouté, équilibre tonique, tanins fondants, finale longue et digeste.
    J’ai acheté cette bouteille lors d’une FAV en souvenir de ma première tournée bordelaise…c’était dans les années 80 et nous avions été très bien reçus par Jean-Luc Vonderheyden qui nous avait fait découvrir les millésimes 80, 81 et 82.
    Après une dizaine d’années de garde, ce 2007 se tient magnifiquement bien et se livre aujourd’hui avec beaucoup de sincérité et de spontanéité. MIAM !

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    Sortie sportivo-vinique en Savoie en juillet 2018…via ferrata du Roc du Vent

  • Les vins du mois de juin 2018

    Muscat Ottonel 2015
    Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

    Img 2160

    Robe : jaune clair, belle brillance.
    Nez : ouvert, suave et complexe, notes de fleure de sureau, de pulpe de raisin et de menthe fraîche.
    Bouche : matière douce et très gourmande, petite présence de CO2 très stimulante, belle expression aromatique fruitée et florale, finale glissante et digeste.
    Avec sa belle suavité aromatique très classique avec le muscat ottonel et sa générosité due au millésime, ce vin vraiment superbe en dégustation pure fera merveille à l’apéritif….c’est tellement bon que ça peut devenir addictif. Attention !


    Pinot Gris Lerchenberg 2014
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

    Img 2159

    Robe : jaune franc avec des éclats or clair.
    Nez : intense et bien complexe, notes de mirabelle, de vanille et d’épices douces.
    Bouche : attaque très douce, matière ample et consistante, présence saline bien sensible, finale puissante et profondément minérale avec des amers nobles qui stimulent la salivation.
    Ce pinot gris que j’ai bien goûté dès sa sortie s’est encore bonifié durant ces quelques années de garde supplémentaires : c’est un vin qui a gagné en complexité et en finesse tout en définissant encore un peu plus son expression minérale…à boire aujourd’hui ou dans quelques années car il me semble que son potentiel de garde est toujours intact. MIAM !


    Riesling Grand Cru Hengst 2010
    Domaine Josmeyer à Wintzenheim

    Img 2178

    Robe : jaune franc, très lumineux avec des reflets un peu fluo.
    Nez : franc et racé, notes d’agrumes mûrs et de zestes sur un fond minéral très pur qui évoque l’eau de roche.
    Bouche : matière ample et concentrée, acidité ferme et large, amers qualitatifs et salinité puissante, finale persistante sur le pamplemousse et la pierre chaude.
    Lorsqu’une grande maison alsacienne propose une cuvée issue d’un grand cépage sur un grand terroir et dans grand millésime, il est difficile de ne pas s’attendre à goûter un vin d’exception.
    Autant dire qu’en débouchant cette bouteille mes attentes étaient très élevées mais je n’ai pas été déçu…quelle belle quille mes amis !


    Cairanne 2014
    Domaine Richaud à Cairanne

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    Robe : compacte et presque noire, fine frange violine
    Nez : fin et séduisant, notes de myrtille et d’herbes de garrigue sur un fond de bois de réglisse.
    Bouche : attaque douce et suave, puissance qui s’affirme avec une matière charnue tenue par une trame acide minérale qui gagne progressivement en intensité, finale sapide et longuement aromatique.
    Après quelques années en cave, cette cuvée de Cairanne a lissé sa texture et affiné son équilibre pour nous donner un beau récital sudiste plein de gourmandise et d’harmonie. MIAM !


    Nuits Saint Georges Les Plantes au Baron 2011
    Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

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    Robe : sombre et dense avec un fin liseré rubis
    Nez : notes végétales très douces à l’ouverture (herbe coupée et feuille de cassis), puis développement d’arômes complexes et sur un registre très « noir », notes de mûre, de graphite et de réglisse.
    Bouche :attaque douce et suave, jus consistant avec une texture veloutée, tanins fondus, finale fraîche, acidulée et salivante.
    Cette cuvée parcellaire vinifiée par Pascale Chicotot s’est très bien goûtée aujourd’hui. Les arômes végétaux initialement assez prégnants (limite disgracieux) se sont intégrés dans une palette complexe très séduisante et le jus dense et structuré laisse une belle impression de plénitude en bouche.
    Avis aux amateurs…je crois que les crus bourguignons de 2011 commencent à s’ouvrir !

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    Le nouveau logo des vins d’Alsace présenté lors du salon « Millésime Alsace 2018 »

  • Les vins du mois de mai 2018

    Riesling Estate Rüdesheim 2016
    Domaine G. Breuer à Rüdesheim (Rheingau)

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    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : franc et bien ouvert, notes de citron vert et de groseille blanche sur un fond minéral déjà très sensible (pierre chaude, silex frotté).
    Bouche : attaque très vivre, minéralité expressive et très immédiate, milieu de bouche qui donne une petite sensation de douceur, petit grip tannique très stimulant, finale acidulée et très saline, retour aromatique très long sur la groseille blanche.
    Voilà une bouteille qui nous permet de comprendre pourquoi les rieslings allemands sont si bien représentés sur le marché international.
    Né sur un terroir de schistes ce vin assez léger (11°5) mais soutenu par une présence minérale de grande classe, nous propose une version d’un riesling sans trop de fantaisie mais qui s'exprime avec une pureté remarquable.


    Sylvaner 2015
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune clair avec des éclats gris métalliques.
    Nez : discret et raffiné, notes d’herbe sèche et de fruits blancs frais sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque souple, matière généreuse qui enrobe une acidité bien mûre, finale puissante et profondément saline avec de beaux amers minéraux et quelques nuances boisées.
    Issu d’une parcelle de très vieilles vignes située sur le lieu-dit Bodenacker (terroir marno-calcaire) ce sylvaner en étonnera plus d’un par son opulence et sa belle trame minérale : le cépage est transcendé par le terroir et galvanisé par ce millésime très solaire.
    Dégusté avec des asperges blanches, le vin s’est vraiment affiné : l’amertume a été complètement gommée et l’acidité est devenue plus saillante pour laisser persister une belle sensation de fraîcheur en finale.


    Muscat Eguisheim 2017
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, très lumineuse avec des éclats argentés.
    Nez : discret et complexe avec une palette bien fraîche sur les fleurs des prés et la groseille blanche sur un fond minéral qu’on commence à entrevoir.
    Bouche : attaque vive et franche avec une ligne acide fine et tendue qui se met en place très rapidement, matière longiligne, petit perlant très stimulant, finale bien minérale avec des amers nobles et une belle salinité.
    Né sur des parcelles situées sur les coteaux d’Eguisheim, ce muscat frais et appétant est marqué par une présence minérale d’une force peu commune : c’est un beau vin de terroir qui fera merveille dès aujourd’hui avec des asperges mais qui pourra également attendre un peu en cave pour s’affiner et donner toute la mesure de son potentiel gastronomique.


    Riesling G.C. Hengst 2011
    Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

    Robe : or clair, très belle brillance.
    Nez : mûr et intense, notes de citron confit, d’épices douces, de gingembre et de vanille.
    Bouche : bouche massive et puissante, silhouette plantureuse tenue par une acidité très large, finale chaude et intense avec de beaux amers minéraux.
    Ce riesling d’une puissance assez extrême (16° au compteur !) nous rappelle que le terroir marno-calcaire du Hengst est vraiment unique en Alsace.
    Sa force expressive et sa présence très intense en bouche flattent nos sens de manière spectaculaire…si bien que les palais sensibles risquent d’être saturés par tant de puissance.
    Voilà un vin fait pour défier le temps que je regoûterai bien dans 10 ou 20 ans !


    Meursault Vieilles Vignes 2015
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets vert pâle.
    Nez : ouvert et complexe, notes d’amande fraîche et d’herbes aromatiques sur un fond minéral très pur qui évoque l’eau de roche.
    Bouche : attaque vive, matière ample et concentrée, présence saline très tactile (petit grain tannique), finale longue et digeste avec des amers salivants et un beau sillage épicé.
    Si mes souvenirs sont bons, Patrick Essa avait crée une petite polémique locale en 2015, lorsqu’il a défendu l’idée de vendanger tard malgré les risques de maturité excessive de ses chardonnays…et cette superbe cuvée de meursault est là pour prouver qu’il a eu raison de faire confiance à ses terroirs : c’est un grand vin plein d’énergie minérale et d’une fraîcheur tout à fait réjouissante. MIAM !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2015
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune doré avec beaucoup d’éclat, larmes glycérinées bien visibles.
    Nez : intense et particulièrement complexe, palette évolutive avec des notes balsamiques à l’ouverture (résine, terpènes), puis développement aromatique sur l’abricot frais, le gingembre et les épices douces sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : matière épaisse et concentrée, acidité fine et bien souple, amers minéraux qui structurent l’ensemble en apportant fraîcheur et sapidité à la finale.
    Dégustée sur place lors de mon dernier périple sudiste la version 2016 de cette cuvée m’avait fait une très belle impression et j’ai eu envie de vérifier si son aînée était du même acabit…verdict sans appel : cette roussanne 2015 est un pur bonheur.
    MIAM !


    Pinot Noir Les Rocailles 2015
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
    Nez : fines notes fumées/torréfiées à l’ouverture puis développement aromatique très complexe, fruité profond (cerise noire, cassis) et nuances épicées raffinées (curcuma, poivre blanc).
    Bouche : attaque souple et très franche, matière très gourmande, toucher soyeux, structure sphérique, finale riche, longue et très sapide.
    Bon, j’avoue que j’insiste un peu lourdement sur la qualité de ce pinot noir né sur une parcelle de vieilles vignes située au cœur du Grand Cru Eichberg…mais plus je goûte ce vin (à trois reprises durant le dernier mois…quand même !) plus je suis convaincu que cette cuvée vinifiée à la perfection par Michel Ginglinger entrera dans ma sélection resserrée des grandes bouteilles de rouge du millésime 2015. MIAM !


    Coteaux du Languedoc Peyre Rose-Marlène N°3 2004
    M. Soria à Saint Pargoire

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    Robe : très sombre et compacte avec une fine frange tirant sur le roux.
    Nez : profond et racé avec une ouverture très « noire » sur la réglisse, la baie de cassis et l’olive avant de libérer de beaux arômes d’herbes de garrigue complétés par de fines notes de fruits rouges frais.
    Bouche : jus consistant tenu par une acidité bien mûre et une maille tannique très soyeuse, équilibre parfait, texture caressante, finale salivante relevée par une minéralité intense et pénétrante.
    Cette cuvée qui m’avait déjà beaucoup impressionné lors de notre visite chez Marlène Soria a encore gagné en volume, en élégance et en complexité après quelques années de plus en cave…une splendeur en 2016, une merveille absolue aujourd’hui !

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    Vue sur le Clos Lucas du domaine Beyer (photo de Valérie Beyer)

  • Les vins du mois d'avril 2018

    Pinot Blanc La Croix du Sud 2015
    Domaine François Schmitt à Orschwihr

    Img 1962

    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : discret et pur, palette raffinée sur la chair de poire fraîche, la cire d’abeille et la résine.
    Bouche : attaque vivre et franche, matière svelte mais belle vinosité, équilibre sec, présence tannique délicate et amers salivants en finale, sillage fruité avec quelques nuances boisées parfaitement fondues.
    Avec son jus gourmand et son élevage bien maîtrisé, ce pinot blanc affirme un caractère très classieux...ce qui ne l’empêche pas de laisser parler son pouvoir de séduction dès la première gorgée.
    Très belle bouteille !


    Riesling Clos Rebberg 2010
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

    Img 1944

    Robe : jaune d’or, très lumineux.
    Nez : intense et incroyablement complexe, notes de bergamote, de gingembre, de vanille, de poivre blanc…
    Bouche : attaque vive et franche, ligne acide mûre et centrale, matière concentrée qui laisse petite sensation de douceur en milieu de bouche, amertume noble et posée en largeur, finale fraîche et digeste avec une puissante salinité et un long retour aromatique fruité et minéral.
    Le terroir de schistes du Clos Rebberg aime le riesling et cette bouteille arrivée à pleine maturité nous en apporte une preuve éclatante : le jus est dense et salin, l’équilibre idéal et le message aromatique d’une complexité inouïe.
    C’est un très grand vin…MIAM !


    Riesling Grand Cru Brand 2009
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

    Img 1937

    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets argentés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes d’agrumes mûrs (mandarine), d’herbes aromatiques et de pierre chaude, légères touches grillées.
    Bouche : matière juteuse, riche et très saline, acidité fine et brillante, finale salivante avec des amers nobles et un long sillage sur les agrumes.
    Issu d’un millésime solaire, ce riesling s’exprime avec une force pleine d’harmonie : quand l’acidité granitique du Brand commence à répondre sans trembler à la richesse majuscule de ce jus, la dégustation de ce vin devient une vraie fête pour les papilles. MIAM !


    V.D.P. du Mont Baudile Les Intillères 2011
    Domaine Supply-Royer à Arboras

    Img 1961

    Robe : rubis dense, belle brillance, fine frange rousse.
    Nez : complexe et racé, ouverture sur la réglisse, le cacao et les épices avant de délivrer des arômes plus toniques sur l’orange sanguine et les herbes de garrigue.
    Bouche : attaque directe et précise, matière douce avec une texture onctueuse mais équilibre bien frais, finale sapide avec des amers salivants, sillage long sur le chocolat et les épices.
    Réalisée en grande partie avec les carignans de la vigne des Intillères, cette cuvée qui m’avait déjà subjugué lors de ma visite au domaine en 2013, confirme son niveau exceptionnel après plus de 7 années de garde.
    Je persiste et signe : pour moi c’est l’un des plus grands vins rouges du Languedoc !


    Costières de Nîmes Les Nouvelles 2017
    Domaine de la Patience à Bezouce

    Dsc 1867

    Robe : sombre et compacte avec des bords rubis.
    Nez : un peu retenu à l’ouverture avec des notes métalliques peu flatteuses, le fruité se précise après une longue oxygénation complété par des nuances fumées et pierreuses.
    Bouche : jus très gourmand sur les fruits noirs (mûre, cassis), bel équilibre entre douceur et fraîcheur, finale assez courte mais propre et digeste.
    Dégusté lors de ma première soirée à Port Camargue, cet assemblage de syrah-grenache vinifié et embouteillé sans soufre, m’a régalé par son fruité frais et croquant en bouche.
    Déniché à la Maison des Vins de l’Espiguette cette bouteille a marqué le début de mon périple sudiste 2018.


    Dsc 1918
    Promenade sur les hauteurs d’Aspiran (34) au printemps 2018

  • Les vins du mois de mars 2018

    Riesling Grand Cru Rosacker 2014
    Domaine Mader à Hunawihr

    Img 1893

    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : discret et raffiné, notes de miel de fleurs sur un fond délicatement citronné
    Bouche : attaque assez douce puis montée en puissance d’une acidité très droite qui envahit le palais en largeur, finale tendue et avec de beaux amers minéraux.
    Avec son expression d’un académisme quasiment parfait, ce riesling nous prouve que le coteau calcaire du Rosacker est un terroir béni pour ce cépage.
    Voilà un grand vin qui se déguste déjà très bien à l’heure actuelle mais qui possède un potentiel de garde impressionnant…une vraie bouteille pour collectionneurs !


    Riesling Grand Cru Pfersigberg 2014
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

    Img 1897

    Robe : or pâle, très belle brillance
    Nez : franc et direct avec des notes d’agrumes frais et de zestes sur un fond de miel de forêt et de poudre de craie.
    Bouche : attaque très vive, acidité puissante et bien mature qui se met en place sans tergiverser, matière pure et juteuse, finale longue et tendue relevée par des amers salivants.
    Le sol calcaire du coteau du Sundel a donné un caractère précis et ciselé à ce grand vin dont la force minérale m’a impressionné, d’ailleurs je lui ai trouvé un véritable air de famille avec le riesling du Rosacker dégusté quelques jours plus tôt. MIAM !


    Pouilly Vinzelles Les Longeays 2007
    La Soufrandière à Vinzelles

    Img 1900

    Robe : jaune pâle avec des reflets argentés
    Nez : vif et fringant sur les agrumes frais, le gingembre, les herbes aromatiques et la poudre de craie.
    Bouche : attaque vive avec une acidité mûre mais stimulante qui se pose en largeur mais la matière garde une silhouette plutôt longiligne, finale pleine d’énergie, présence minérale persistante.
    Dégusté après plus de 10 années de garde ce Pouilly-Vinzelles m’a bluffé par son énergie et par sa profonde empreinte minérale.
    Quand un grand terroir comme Les Longeays est mis en valeur par de grands vignerons…la réussite d’un grand vin devient une évidence. MIAM !


    Puligny Montrachet 2011
    Domaine F. Carillon à Puligny

    Img 1896

    Robe : or clair, étincelant.
    Nez : palette assez mûre à l’ouverture avec des notes de beurre frais et de noisette, l’aération apporte une belle suite d’arômes plus frais, gingembre, menthe et fougère.
    Bouche : attaque vive avec une acidité mûre et centrée qui se déploie progressivement sur la largeur pour soutenir et équilibrer une matière assez généreuse, finale longue et tendue relevée par de beaux amers minéraux.
    Malgré une matière plutôt opulente, ce Puligny a réussi à garder cette pureté et ce tonus qui rendent ce cru de la Côte de Beaune si particulier. C’est une très belle réussite sur un millésime assez compliqué…chapeau maître François !


    Corton Charlemagne 1996
    Domaine P. Marey à Pernand Vergelesses

    Img 1936

    Robe : topaze avec des reflets or jaune.
    Nez : discret et complexe, registre aromatique assez évolué avec des notes de beurre, d’amande fraîche et de cire accompagnées par de belles nuances minérales.
    Bouche : matière volumineuse et concentrée, texture épaisse, très mâchue, acidité puissant et droite qui soutient fermement la structure, finale nette et vive avec un rebond aromatique persistant.
    Ce Grand Cru dégusté après plus de 20 ans de garde déploie fièrement une matière très généreuse tout en trouvant son équilibre grâce à l’action conjuguée de la puissante acidité propre aux vins de ce millésime et de la profonde minéralité caractéristique de ce terroir classé. Impressionnant !!!


    Fleurie Cuvée Vieilles Vignes 2009
    Domaine de la Grand’Cour à Fleurie

    Img 1899

    Robe : grenat sombre avec des bords brunissants.
    Nez : intense et bien typé, palette évolutive qui s’ouvre sur des notes florales (pivoine) avant de libérer un bouquet complexe sur la prune, la terre glaise, la mine de crayon.
    Bouche : matière consistante, jus épais et très gourmand tenu par une ligne acide très vive, finale fruitée (retour des notes de prune bien mûre) et minérale.
    Goûté à son optimum de maturité, ce vin qui s’exprime avec une grande spontanéité m’a ravi par la richesse de son expression aromatique et la qualité superlative de sa présence en bouche.
    A mon humble avis, lorsque le millésime est favorable, c’est chez Jean-Louis Dutraive qu’on trouve quelques unes des plus belles cuvées de Fleurie. MIAM 
    !


    Beaumes de Venise Saint Martin 2014
    Domaine de La Ferme Saint Martin à Suzette

    Img 1895

    Robe : rubis sombre et profond, frange très compacte
    Nez : mûr et épanoui, arômes intenses de quetsche et de confiture de mûre avec une fine touche réglissée et quelques notes de terre humide.
    Bouche : matière dense et musculeuse, présence assez virile avec une acidité vive et stimulante et une trame tannique très voluptueuse, finale digeste, sillage acidulé et minéral.
    La cuvée « Saint Martin » est reconnue comme étant l’un des grands vins de garde du domaine et je dois avouer que j’ai toujours eu un peu de mal à l’apprécier à sa juste valeur lors de mes nombreuses visites à Suzette, mais là j’ai eu une très bonne surprise : dégusté à l’occasion d’un petit dîner printanier en Alsace, ce vin a commencé à s’ouvrir en révélant une palette très séduisante tout en développant une matière gourmande et digeste. MIAM !

    Dsc 1827
    Zellenberg au début du printemps 2008

  • Les vins du mois de février 2018

    Riesling Grand Cru Eichberg 2010
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

    Img 1864

    Robe : jaune vif avec des éclats dorés.
    Nez : ouvert et très loquace avec une palette complexe sur les fruits mûrs (abricot, mangue), les herbes aromatiques, la vanille et une fine touche de poivre blanc.
    Bouche : attaque franche mais très douce, matière dense avec une texture épaisse et une acidité bien fondue, équilibre généreux, finale sapide, long sillage aromatique relevé par des amers nobles.
    Issu d’un millésime particulièrement réussi en Alsace, cet Eichberg qui semble avoir atteint sa phase de pleine maturité impressionne par sa générosité assumée et sa grande complexité.
    Voilà un riesling qui se goûte magnifiquement bien aujourd’hui mais qui supportera surement encore quelques années de garde…mais pour moi c’est « hic et nunc » et MIAM !


    Aligoté Sous le Chemin 2015
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Robe : jaune clair, reflets argentés.
    Nez : suave et particulièrement raffiné, notes de pêche blanche sur un fond beurré-vanillé délicat.
    Bouche : matière pleine et charnue, équilibre frais et gourmand, acidité rayonnante, finale racée avec une touche boisée subtile et une présence saline/minérale bien marquée.
    Quand on connaît la cave Buisson-Charles, on ne peut s’empêcher de penser que c’est parce qu’il a grandi entouré de crus réputés de la côte de Beaune que cet aligoté absolument sublime s’est forgé un caractère très murisaltien… mais ce serait oublier la qualité du travail de ces vignerons de Meursault qui élaborent toutes leurs cuvées avec le même soin et la même précision. Chapeau bas !!!


    Meursault 1°Cru Bouches-Chères 2008
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Img 1865

    Robe : jaune profond, très lumineux.
    Nez : raffiné et très complexe avec une palette évolutive qui développe des notes de frangipane et de fruits jaunes frais complété par de légères nuances fumées sur un fond minéral bien marqué.
    Bouche : attaque suave, matière pleine avec un joli gras, acidité mûre et puissante qui stimule les côtés de la langue, finale énergique et salivante avec des amers nobles et un sillage délicatement mentholé.
    Après un aligoté de grande qualité j’ai eu envie de voir comment se portait l’une des cuvées haut de gamme du domaine Buisson-Charles…et j’ai été bien inspiré d’aller piocher cette bouteille de Bouches-Chères 2008 qui m’a littéralement subjugué par la beauté de son expression aromatique et la par classe absolue qui se dégageait de sa présence en bouche. MIAM !


    Côte de Brouilly La Chapelle 2016
    Château Thivin à Odenas

    Img 1866

    Robe : rubis profond avec une fine frange mauve.
    Nez : mûr et très racé, notes de fruits noir et de fleurs (pivoine) avec des nuances minérales bien définies (silex).
    Bouche : attaque franche et vive, jus plein et très dense qui donne une impression de douceur en milieu de bouche, finale droite et bien sapide, sillage acidulé et minéral.
    Née sur une parcelle située sur la partie sommitale du Mont Brouilly, cette cuvée la Chapelle 2016 qui s’exprime remarquablement bien malgré sa jeunesse prouve une fois encore que les grands vins n’ont pas forcément besoin de temps pour révéler leur talent. P… que c’est bon !!!


    Côtes du Roussillon Villages Vieilles Vignes 2006
    Domaine Gauby à Calce

    Img 1863

    Robe : rubis sombre, bords tirant sur le roux.
    Nez : intense et évolutif, notes de fruits noirs confits (mûre, myrtille), d’eucalyptus et d’herbes de garrigue.
    Bouche : attaque douce, matière concentrée, très nappante, acidité structurante mais bien enrobée, trame tannique serrée avec un grain joliment patiné, finale nette et salivante, sillage minéral et légèrement mentholé.
    A la fois profonde, vineuse et d’une parfaite sociabilité cette remarquable cuvée de Crozes Hermitage vinifiée par Laurent Combier est l’une des plus belles bouteilles de syrah rhodanienne qu’il m’a été donné de goûter ces dernières années.
    Quel bonheur…MIAM !!!

    Img 1871
    Février sur le glacier du Stubaï…comment résister !!!

  • Les vins du mois de janvier 2018

    Riesling Grand Cru Sommerberg 2005
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

    Img 1850

    Robe : or clair avec des éclats jaune fluo.
    Nez : riche, mûr et bien complexe, notes d’agrumes confits, de bergamote sur un fond très minéral (pierre chaude.
    Bouche : attaque douce, jus moelleux, grande suavité, amers larges qui se font sentir dès le milieu de bouche, acidité d’abord dominée par la générosité de la matière fruitée mais qui gagne progressivement en intensité pour donner beaucoup d’énergie et de sapidité à la finale
    Découvert un peu par hasard dans un coin de ma cave, ce riesling Sommerberg plein de générosité nous a fait vivre un joli moment de gourmandise.
    J’avais dégusté récemment cette cuvée chez Stéphane lors d’une session consacrée au millésime 2005 et cette nouvelle rencontre avec ce vin confirme mon impression initiale : le riesling du grand Claude est arrivé à son optimum. MIAM !


    Riesling Grand Cru Winzenberg 2012
    Domaine H. Metz à Blienschwiller

    Img 1858

    Robe : jaune clair, reflets dorés.
    Nez : ouvert, complexe et bien typé, palette terpénique et fruitée relevée par de belles notes d’herbes aromatiques méditerranéennes (citronnelle, origan, romarin).
    Bouche : attaque vive et franche, acidité fine et droite bien enrobée par une matière juteuse bien dense, amers minéraux très présents en finale, sillage tonique sur le pamplemousse et la pierre chaude.
    Avec sa palette raffinée et sont équilibre d’une précision absolue, ce riesling né sur ce coteau granitique qui domine Blienschwiller m’a vraiment bluffé.
    Voilà un vin qui prouvera aux sceptiques que le Winzenberg mérite amplement son classement parmi les grands terroirs alsaciens.


    Pinot Noir Les Rocailles 2013
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

    Img 1860

    Robe : rubis profond, fine frange violacée.
    Nez : épanoui et expressif avec une palette complexe qui s’ouvre avec des arômes fumés/torréfiés avant de délivrer de belles notes fruitées (quetsch puis framboise bien mûre) et épicées (muscade poivre noir).
    Bouche : attaque douce et gourmande, matière concentrée et structurée par une ligne acide bien en place, tanins fondants, finale digeste qui s’étire en prolongeant un beau sillage fruité et épicé.
    Ce vin qui nous avait déjà fait une forte impression lors de notre passage chez Michel Ginglinger, confirme pleinement son niveau après quelques années de garde : il y a une complexité aromatique incroyable, un jus charnu et parfaitement équilibré, une finale fraîche et persistante…bref, c’est un pinot noir vraiment exceptionnel qui va nous obliger à taper très haut dans la hiérarchie bourguignonne pour trouver un niveau de qualité équivalent. MIAM !!!


    Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière 2015
    Domaine Parigot à Meloisey

    Img 1849

    Robe : rubis profond, dense mais avec beaucoup d’éclat.
    Nez : ouvert et charmeur, palette complexe sur les fruits rouges bien mûrs (cerise burlat, framboise) avec une touche boisée délicate.
    Bouche : attaque suave, jus concentré et très gourmand qui laisse une sensation de douceur en milieu de bouche, trame tannique douce et sensuelle, acidité fine et bien centrée qui se fait sentir progressivement, finale fruitée, fraîche et glissante.
    Cette très belle cuvée de Hautes Côtes de Beaune qui s’est fait remarquer lors de ma visite au domaine confirme ses belles promesses quelques semaines plus tard : c’est un vin riche, charmeur et accessible avec un rapport Q/P très intéressant…la Bourgogne comme ça, j’adore !!!!


    Crozes Hermitage Cap Nord 2015
    Domaine Combier à Pont-de-l'Isère

    Img 1859

    Robe : rubis très sombre, fine frange mauve.
    Nez : noble et complexe, très belle palette fruitée (framboise, mûre confite) et épicée (épices douces orientales).
    Bouche : matière pleine et charnue, équilibre précis, texture épaisse mais d’un soyeux parfait, finale longue et fraîche, sillage très agréable sur le Zan à la violette.
    A la fois profonde, vineuse et d’une parfaite sociabilité cette remarquable cuvée de Crozes Hermitage vinifiée par Laurent Combier est l’une des plus belles bouteilles de syrah rhodanienne qu’il m’a été donné de goûter ces dernières années.
    Quel bonheur…MIAM !!!

  • Les vins du mois de décembre 2017

    Riesling Grand Cru Frankstein 2012
    Domaine Beck-Hartweg à Dambach

    Img 1804

    Robe : jaune clair, brillant.
    Nez : intense et typé, notes zestées et balsamiques évoluant vers des arômes d’agrumes mûrs après oxygénation.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité immédiate et véloce, jus dense avec des amers minéraux très présents, finale sapide et pleine d’énergie, sillage frais sur le pamplemousse.
    Voilà un riesling qui porte la signature du travail d’un vigneron qui a parfaitement saisi l’âme de ce Grand Cru : la palette aromatique est d’une grande netteté et la présence en bouche brille par une expression minérale profonde et racée.
    Certes ce Frankstein commence à peine sa phase de pleine maturité mais il se goûte tellement bien que je ne regrette pas d’avoir pris la liberté de le déboucher aujourd’hui...la suite dans quelques années.


    Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
    Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

    Img 1828   Img 1829

    Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat.
    Nez : intenses et mûr, notes de fruits jaunes frais (abricot, mirabelle) et d’épices douces.
    Bouche : attaque très suave, présence qui s’affirme progressivement par une acidité qui monte en puissance pour structurer une matière bien charnue, salinité intense en finale, sillage empyreumatique et fruité avec de fins amers minéraux.
    Ce sylvaner qui a fait une très forte impression lors de notre session AOC chez Albert Seltz, confirme son niveau avec une grande facilité : un vin généreux et plein d’énergie, structuré par une acidité très ferme et une minéralité vraiment particulière.
    Voilà un vin à recommander à tous ceux qui pensent que le sylvaner ne méritait pas une dérogation pour être autorisé sur ce Grand Cru. MIAM !


    Sauternes Grand Cru Château d’Yquem 1985
    Lur-Saluces à Sauternes

    Img 1843

    Robe : jaune foncé avec des éclats vieil or
    Nez : intense et très complexe avec une palette évolutive d’une grande noblesse, notes d’agrumes confits, de raisin sec, d’épices orientales, encens et santal…
    Bouche : matière très concentrée soutenue par une ligne acide solide, texture épaisse avec un toucher voluptueux, aromatique qui s’épanouit et se complexifie encore, finale suave et salivante, sillage d’une longueur majuscule.
    Après avoir goûté l’édition 2015 lors de la dernière session de l’U.G.V., j’ai eu envie de prélever une bouteille dans ma petite collection et je suis tombé su ce 85 vraiment magique qui a enchanté nos papilles le soir de Noël.
    C’est un vin unique, incomparable et encore relativement accessible que tout amateur de vin devrait boire une fois dans sa vie.
    Bon, pour acheter un 2015 il faut quand même lâcher 350 euros mais lorsqu’on se réfère au prix des 1° GC du Médoc ou de Saint Emilion…la dépense peut presque sembler acceptable. Incroyable mais vrai !!!


    Côte de Brouilly Les 7 Vignes 2016
    Château Thivin à Odenas

    Img 1845

    Robe : pourpre profond, fine frange mauve.
    Nez : délicat et charmeur, notes florales à l’ouverture (pivoine) puis évolution vers une palette fruitée sur la griotte et le noyau de cerise sur un fond minéral discret.
    Bouche : attaque franche et cinglante, acidité qui stimule la pointe de la langue avant de se disperser et de s’élargir, matière juteuse bien concentrée, trame tannique très délicate, finale tendue avec un sillage sur un fruité toujours très frais et des nuances de silex et de fumée qui commencent à se montrer.
    Je n’ai pas fait ma halte traditionnelle du côté d’Odenas lors de mon pèlerinage 2017 mais j’ai quand même acheté quelques quilles du Château Thivin sur le dernier millésime…et après cette première dégustation tout à fait convaincante, je sais que j’ai eu raison de le faire : il y a un fruit magnifique, un jus très gourmand et une empreinte minérale racée…une nouvelle visite au pied du Mont Brouilly me semble indispensable dans l’année à venir. MIAM !


    Clos de la Roche 2011
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

    Img 1782

    Robe : rubis sombre, bords violine.
    Nez : complexe et évolutif qui s’ouvre sur quelques nuances végétales (herbe fraîche, fougère) avant de livrer une très belle palette fruitée (cerise rouge) complétée par des notes florales (violette) et minérales (poudre de craie).
    Bouche : attaque très douce puis montée en puissance pour développer une matière concentrée tenue par une charpente acide/minérale solide et cohérente, expression fruitée qui s’intensifie progressivement, finale longue, sillage réglissé et épicé.
    Un peu comme le Griottes-Chambertin 2004 dégusté à la Saint Sylvestre, ce Clos de la Roche 2011 démontre qu’on pouvait trouver de très belles quilles sur cet autre millésime difficile...à condition de ne pas s’éloigner trop du sommet de la pyramide qualitative bourguignonne.
    Lors de mon récent passage au domaine, Jérôme Castagnier m’a encouragé à déboucher l’un de ses Grands Crus 2011et il a bien fait. MIAM !


    Chambolle-Musigny Les Fremières 2002
    Domaine M. Magnien à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis profond avec une fine frange brunissante.
    Nez : discret, complexe et raffiné, notes florales très agréables et fruité délicat (cerise) à l’ouverture, palette minérale qui s’affirme après oxygénation (graphite, terre humide).
    Bouche : présence élégante avec un équilibre bien frais, une chair gourmande et des tanins polis, finale tonique relevée par de beaux amers minéraux.
    Ce Chambolle goûté dans sa phase de plénitude montre ce que la Côte de Nuits peut produire de grand dans le registre de la finesse et du raffinement…ici pas de musculature saillante ni de squelette trop massif mais une matière longiligne et sensuelle tenue par une trame minérale de grande classe. MIAM !


    Côtes de Provence Cuvée Saint-Saux 2015
    Domaine du Clos de la Procure à Carnoules

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    Robe : grenat dense avec une fine frange rosée.
    Nez : nez discret mais très séduisant, palette florale délicate (pivoine, violette) et fines touches balsamiques.
    Bouche : attaque souple, matière charnue mais équilibre très digeste, texture caressante, présence tannique bien mûre, finale digeste avec une présence minérale stimulante.
    Cette cuvée que j’ai découverte à l’occasion de mon passage à Carnoules en 2013, a été réalisée principalement à partir de vieux cinsaults travaillés selon le principe « Nowat » (foulage au pied, pigeages manuels, pressurage dans un ancien pressoir manuel, aucun pompage…) cher à Laurent Barrera.
    C’est un vin au caractère sudiste affirmé mais d’une buvabilité absolument parfaite : la bouteille se vide toute seule et ses 14°5 glissent dans la bouche avec une facilité déconcertante. MIAM !


    Saint Emilion G.C. Classé Château Dassault 2005
    Dassault W.E. à Saint Emilion

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    Robe : grenat très sombre avec un fin liséré ambré.
    Nez : intense et bien ouvert, palette complexe à la fois fruitée (fruits noirs), balsamique et légèrement torréfiée (moka).
    Bouche : belle présence qui donne une vraie impression de plénitude, matière bien charnue, mâche tannique gourmande, finale fraîche et appétante, long retour aromatique avec un fruit encore bien jeune, des notes d'épices orientales et de discrètes touches fumées.
    Après une session de l’U.G.V. consacrée à Cheval Blanc, j’ai eu envie de sortir un Saint Emilion de ma cave – et oui, il en reste encore quelques uns ! – et je dois dire que j’ai bien apprécié cette cuvée qui s’exprimait avec cette précision et ce raffinement qui caractérisent souvent les grands vins de cette région.
    MIAM admiratif !

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    Au pied du Haut Koenigsbourg en hiver

  • Les vins du 31

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    Champagne Blanc de blancs Cuvée de Réserve – Guérinot : une aromatique très engageante, fruits blancs bien mûrs et brioche au beurre, une présence suave en bouche avec une bulle très fine et une finale bien sapide.
    Une belle quille achetée par le fiston par l’intermédiaire de l’association œnologie de l’Ecole Polytechnique…c’est doublement réjouissant !!!

    Godello Valdeorras 2012 – Avancia : une robe lumineuse avec des reflets verts, un nez ouvert et complexe, notes de fleurs blanches, d’amande fraîche et de vanille relevés par une touche citron-carambole, bouche onctueuse, riche mais remarquablement équilibrée, finale glissante et appétante.
    Une superbe bouteille offerte par un ami cher à qui j’avais envie de penser ce soir…un vin généreux et gorgé de soleil qui nous a vraiment régalés ce soir.

    Griotte Chambertin 2004 – Marchand-Frères : une palette mature où on perçoit encore une fine touche de cerise rapidement dominée par des notes de cendre, de sous-bois et un léger fumé, matière élancée en bouche, équilibre très dynamique, tanins veloutés, finale longue et profonde, sillage minéral (graphite, terre glaise) et délicatement végétal.
    Il fallait « taper » bien haut en 2004 pour dégoter un cru bourguignon exempt de ces notes végétales insistantes et disgracieuses…mais après avoir débouché une petite merveille comme ce Griotte-Chambertin je me suis dit que cette année finissait plutôt bien et si ça pouvait continuer comme ça en 2018, je suis partant !

     

  • Les vins du mois de novembre 2017

    Riesling Clos Rebberg 2009
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune doré, belle brillance.
    Nez : fruité agréable et bien mûr à l’ouverture (prune, mirabelle), notes minérales (pierre à feu) et balsamiques avec une fine pointe oxydative qui se révèlent après aération.
    Bouche : présence envahissante avec une matière épaisse, une ligne acide vive, une salinité intense et une fine trame tannique, finale marquée par de beaux amers minéraux.
    Avec ce terroir de schistes qui impose son empreinte minérale malgré un jus marqué par la richesse caractéristique de ce millésime, ce riesling qui s’exprime avec une force peu commune peut heurter la sensibilité d’un palais non initié…mais moi j’adore !


    Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2012
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

    Img 1733

    Robe : jaune pâle, très brillante avec une fine frange argentée.
    Nez : discret mais d’une belle pureté, palette complexe avec des notes de citron frais, de craie et de fleurs des prés.
    Bouche : attaque nette et précise, acidité droite et filante, développement aromatique sur les agrumes frais, silhouette svelte très élégante, finale salivante relevée par des amers minéraux et une légère tannicité.
    Le terroir calcaro-gréseux de cette belle parcelle située au cœur du Pfingsberg engendre toujours des rieslings qui impressionnent par leur classe et leur pureté…et cette superbe cuvée qui vient d’entrer dans sa phase de pleine maturité ne déroge pas à la règle. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Pfingstberg 2010
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

    Img 1781

    Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat, belle présence glycérinée.
    Nez : ouvert et complexe, arômes exotiques et fines touches vanillées complétées par des notes de bergamote et d’épices (safran).
    Bouche : matière opulente, équilibre riche mais buvabilité parfaite, texture caressante, expression aromatique intense qui persiste longuement en finale.
    Ce gewurztraminer d’une finesse inouïe apporte une preuve supplémentaire de la qualité du travail de Frédéric et Myriam Schmitt…voilà un domaine qui continue sa progression vers l’excellence alsacienne en mettant en lumière les grands terroirs d’Orschwihr que sont le Pfingstberg ou le Bollenberg. Bravo !


    Meursault Vieilles Vignes 2010
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune éclatant, reflets dorés.
    Nez : vif et très pur, notes de citron frais relevé par une touche de gingembre sur un fond minéral très raffiné.
    Bouche : matière ciselée tendue par une acidité fine et bien droite, finale longue avec un sillage très stimulant sur les agrumes et la craie.
    Issu d’un millésime qui a vu naître des vins d’exception au domaine Buisson-Charles, ce Meursault Villages est un vin brillant et racé qui se livre avec une énergie très communicative. MIAM !


    Vin de Savoie Le Feu 2015
    Domaine Belluard à Ayse

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    Robe : jaune clair, reflets argentés.
    Nez : original et évolutif, notes de miel de sapin et d’écorce à l’ouverture puis évolution vers des arômes de fruits blancs frais.
    Bouche : attaque cinglante avec une acidité vive et immédiate soutenue par des amers nobles, jus puissant, structure très large, finale longue, tonique et intensément saline.
    Même si elle a été dégustée bien trop tôt, cette cuvée m’a vraiment impressionné par la densité de sa matière et la force de sa présence minérale.
    Lorsqu’un cépage autochtone rare, un terroir original hautement qualitatif et un vigneron talentueux se rencontrent le résultat ne peut être qu’un vin d’exception.


    Morgon Côte du Py-James 2006
    Domaine Burgaud à Morgon

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    Robe : grenat sombre, très dense, fine frange orangée.
    Nez : fin et complexe, notes de cerise et de noyau sur un arrière-plan minéral évoquant la terre humide.
    Bouche : matière concentrée, trame tannique serrée mais très douce, toucher velouté, développement aromatique sur la prune bien mûre, finale minérale et délicatement épicée.
    Voilà un vin qui a eu besoin de plus de 10 ans de vieillissement pour trouver l’harmonie entre un jus concentré plutôt viril et un élevage très ambitieux.
    Aujourd’hui ce Morgon laisse parler son talent en révélant un caractère bourguignon de très haut niveau…à l’aveugle, je serai parti du côté de Nuits Saint Georges, c’est dire !


    Côte de Brouilly Cuvée Zaccharie 2014
    Château Thivin à Odenas

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    Robe : grenat moyen avec une fine frange rose.
    Nez : nez complexe et envoûtant, notes de fruits noirs (prune, myrtille) et nuances minérales bien sensibles (fumé léger et mine de crayon).
    Bouche : superbe présence avec un jus dense tenu par une acidité vive et rayonnante, finale fruitée avec une minéralité affirmée.
    Avec son aromatique très raffinée et sa belle maturité structurelle cette cuvée haut de gamme du Château Thivin révèle un côté sociable et gourmand tout à fait irrésistible…à tel point qu’on oublierait presque que c’est aussi un très grand vin de garde. MIAM !


    Maranges 1°Cru Clos des Roys 2011
    Nicolas Perraud à Dezize les Maranges

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    Robe : rubis moyen, très lumineux avec une belle densité.
    Nez : expression fruitée très agréable (mûre confite) et notes florales (violette) sur un fond boisé noble (résine, écorce)
    Bouche : matière épaisse mais glissante, acidité franche et bien centrée, finale digeste avec de beaux amers minéraux et un long sillage floral.
    Né sur l’un des plus beaux terroirs de cette appellation, ce premier cru vinifié par Nicolas Perrault semble avoir atteint son pic de forme et se goûte parfaitement bien aujourd’hui.
    Enfin un pinot noir bourguignon qui se goûte bien…je commençais à désespérer !


    Ventoux Les Estaillades 2016
    Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

    Robe : rubis sombre et dense, bords mauves.
    Nez : discret mais séduisant, notes de fruits rouges confits (cerise, framboise) et d’orange amère relevées par des touches balsamiques et mentholées.
    Bouche : attaque fraîche et tonique, matière ample qui s’élargit progressivement, tanins fondants, finale complexe sur le bâton de réglisse, la violette et la pierre chaude.
    Transmis par l’ami Cyril lors de notre rencontre automnale dans le Beaujolais, ce petit cadeau provenant de l’un de mes domaines préférés du vignoble sud-rhodanien est un vin accessible et gourmand qui m’a étonné par sa complexité et sa plénitude.
    J’espère que lors de mon prochain passage à Suzette je trouverai encore l’une ou l’autre bouteille de cette cuvée qui a ensoleillé une soirée d’automne en Alsace.

    Dsc 1538
    Le Clos Saint Landelin à la fin de l’automne 2017

  • Les vins du mois d'octobre 2017

    Riesling Leimental 2011
    Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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    Robe : jaune moyen, belle brillance, éclats dorés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes de citron mûr, de gingembre et de zestes d’agrumes confits sur un fond minéral discret (craie, terre glaise).
    Bouche : matière riche et généreuse en bouche, texture épaisse et finement granuleuse, finale saline avec de très beaux amers minéraux…mais aussi une petite pointe de chaleur assez insistante.
    Le terroir argileux du Leimental et ce millésime assez chaud a permis aux Barmès-Buecher d’élaborer un riesling épanoui et expressif qui s’appuie sur une base minérale très solide…c’est un vin qui virevolte avec une telle énergie qu’il nous ferait presque oublier qu’il est structuré par un profonde minéralité.
    Encore quelques années de patience et sa fougue sera enfin domestiquée !


    Aligoté Sous le Chemin 2014
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, reflets argentés.
    Nez : pur et discret, notes de chair de fruits blancs frais sur un fond minéral et iodé.
    Bouche : matière équilibrée, silhouette filiforme très élégante, finale tonique avec une salinité sensible et un sillage tonique et appétant.
    Avec son élégance murisaltienne et sa présence minérale un peu chablisienne, cet aligoté vinifié par Patrick Essa nous donne une interprétation très haut de gamme de ce cépage…on est probablement  assez loin des standards de cette appellation mais dieu que c’est bon !!!


    Champagne Grand Cru Blanc de Noirs-Les Clés
    Domaine Coquillette à Chouilly

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    Robe : jaune moyen, belle brillance, cordon de bulle d’une grande finesse.
    Nez : ouvert et séduisant, palette complexe sur le beurre, la brioche, la poudre de craie sur un fond de petits fruits rouges (fraise, groseille).
    Bouche : matière suave, jus très pur et mousse d’une parfaite onctuosité, belle persistance aromatique et sillage fruité/vanillé très désaltérant.
    Le bouchon de cette belle bouteille a sauté pour célébrer les 24 ans de mon X-man qui a trouvé le temps de venir nous rendre une petite visite en cette fin octobre.
    C’est un blanc de noirs vineux et profond qui caresse les papilles avec une parfaite onctuosité…là je regrette de ne pas avoir acheté de magnum. MIAM !


    Pinot Noir Cœur de Bollenberg 2012
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : rubis moyen, belle brillance, frange rose pâle.
    Nez : nez flatteur et engageant qui s’ouvre sur des notes grillées/torréfiées (grain de café, chocolat) avant de laisser de développer une très belle palette fruitée et quelques nuances minérales nobles.
    Bouche : attaque suave, très beau développement aromatique avec un élevage qui commence à se fondre dans un jus bien concentré, structure tenue par une acidité bien en place et un maillage tannique très soyeux, finale sapide et fruitée.
    Le boisé un peu généreux qui marquait ce vin à sa naissance s’est parfaitement intégré pour donner une très belle texture à son jus fruité pur et profond.
    Cette grande bouteille entrée dans sa phase de maturité optimale nous apporte la preuve que le Bollenberg est un terroir qui réussit particulièrement bien au pinot noir mais aussi que Frédéric Schmitt sait gérer ses élevages en barriques avec une vraie finesse. MIAM !

    Dsc 1455
    Sur les hauts de Mercurey en octobre 2017

  • Les vins du mois de septembre 2017

    VDP D’OC Sacrée Madeleine 2014
    Domaine La Grange Léon à Saint Chinian

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    Robe : jaune moyen, belle brillance, frange très claire.
    Nez : discret mais séduisant, notes florales complexes (violette, jasmin...), petites nuances exotiques (ananas frais) sur un fond légèrement balsamique (résine).
    Bouche : matière ample et généreuse avec un gras sensible, équilibre sec, finale sapide avec des amers salivants et un sillage long où on retrouve de beaux arômes de fleurs et de résine.
    Dans cet assemblage de cépages sudistes (60% de grenache blanc, 30% de viognier et 10% de roussanne) on sent de plus en plus la belle signature olfactive du viognier dans une palette qui reste néanmoins bien complexe. La bouche poursuit ce beau récital aromatique en développant une matière très goûteuse et parfaitement digeste.
    Les schistes de Berlou font également merveille sur les blancs. MIAM !


    Riesling Grand Cru Kastelberg 2011
    Domaine Mortiz à Andlau

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    Robe : jaune intense, reflets presque fluorescents.
    Nez : complexe et racé même si le registre aromatique est un peu austère avec ses notes de zestes, d’écorce et de pierre chaude sur un fond tourbé/iodé.
    Bouche : matière épaisse tenue par une acidité centrée et très droite, toucher finement tannique, finale longue et tendue par une puissante minéralité.
    Dégusté une première fois au sommet du Kastelberg, ce riesling à l’esthétique très monacale nous montre (démontre !) toute la force de ce terroir de schistes.
    C’est un vin à la fois sombre et racé qui affirme d’ores et déjà un vrai caractère gastronomique…bien qu’il me donne l’impression de n’avoir pas encore atteint son apogée.


    Riesling Grand Cru Wineck Schlossberg 2009
    Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

    Img 1610

    Robe : jaune franc avec des reflets dorés, beaucoup d’éclat.
    Nez : intense et charmeur, notes d’agrumes mûrs sur un fond citronné et minéral bien frais.
    Bouche : matière généreuse avec un jus concentré tenu par une acidité vive et véloce, finale tonique avec un fin grain tannique et un sillage long sur l’orange amère.
    Après la noblesse austère du Kastelberg, ce riesling Grand Cru nous emmène dans un monde de plaisir et de volupté…c’est un vin lumineux et festif qui flatte nos sens tout en gardant une belle réserve d’énergie pour tenir encore quelques années en cave. MIAM !


    Meursault Vieilles Vignes 2012
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Img 1605

    Robe : jaune moyen avec une belle brillance et des reflets or pâle
    Nez : discret et raffiné, palette très suave avec des notes d’amande, d’herbe fraîche, de fougère sur un support aromatique minéral qui évoque la boîte de craie.
    Bouche : matière fuselée avec une silhouette particulièrement élégante, équilibre parfait entre un gras très noble et une acidité mûre et rayonnante, finale relevée par des amers délicate et salivants, sillage aromatique floral d’une belle longueur.
    Cette cuvée de Meursault Villages m’a impressionné par l’extrême finesse de son expression aromatique et par la perfection de son équilibre en bouche.
    On devine une matière première de grande qualité vinifiée avec une précision millimétrique…du travail d’orfèvre. MIAM !


    Pinot Noir Sundel 2015
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

    Img 1598

    Robe : rubis dense avec des bords bien compacts.
    Nez : réduction très marquée à l’ouverture, expression fruitée qui se manifeste après une longue aération, notes de cerise et de noyau (un peu kirsch), touche végétale fraîche et agréable (feuille de tomate), nuances florales discrètes mais très élégantes.
    Bouche : attaque tout en délicatesse, montée en puissance progressive pour développer une matière ample et concentrée mais qui reste souple et gourmande, trame tannique fine et bien mûre, finale juteuse et sapide.
    Malgré son olfaction perturbée à l’ouverture, ce pinot noir riche et large d’épaules révèle la qualité de ce terroir calcaire du Sundel que Christian Beyer met en valeur depuis quelques années.
    C’est un grand vin rouge taillé pour la garde qu’il faudra carafer quelques heures avant la dégustation pour l’apprécier dès aujourd’hui…à bon entendeur !


    Bourgogne Vieilles Vignes 2012
    Domaine Marchand Frères à Gevrey Chambertin

    Img 1609

    Robe : rubis très clair avec de larges bords rose pâle.
    Nez : délicat et assez complexe, notes de griotte acidulée et de noyau de cerise, fines touche boisée (écorce).
    Bouche : attaque franche, matière légère qui flatte agréablement les papilles, tanins fondus, équilibre fringant, finale fruitée, souple et glissante.
    Conditionnée en bouteille lourde et armoriée cette cuvée générique proposée par Denis Marchand est un vrai petit cadeau pour tout amateur de rouges bourguignons accessibles et gourmands.
    Un vigneron qui travaille ses entrées de gamme avec autant de rigueur ne peut qu’être recommandé avec la plus grande ferveur…qu’on se le dise !


    Givry 1° Cru Le Médenchot 2015
    Domaine Tatraux à Givry

    Img 1601

    Robe : rubis moyen, brillante avec une belle densité, fine frange mauve.
    Nez : délicat et raffiné, fruité discret (petits fruits rouges), notes florales très agréables sur un fond délicatement balsamique.
    Bouche : attaque souple, matière juteuse et gourmande, tanins veloutés, joli développement aromatique sur la framboise et la griotte, finale fraiche et parfaitement digeste.
    Ce premier cru de Givry découvert l’année passée continue de tenir ses promesses et nous régale toujours autant par la qualité de son aromatique et de sa texture.
    Voilà un vin qui aurait surement pu attendre un peu en cave mais la tentation a été bien trop forte…MIAM !


    Côtes du Roussillon Villages Les Mirandes 2012
    Domaine Danjou-Banessy à Espira de l’Agly

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    Robe : grenat foncé, très dense, fine frange pourpre.
    Nez : réduction intense mais fugace à l’ouverture suivie par un véritable festival aromatique, palette évoluant constamment durant toute la durée de la dégustation (bouteille bue en 2 fois sur 24 heures), notes cacao/épices douces puis fruité mûr et complexes (fruits noirs, mûre, myrtille, cassis) pour finir sur des notes de garrigue (cade, myrte…) et encens.
    Bouche : attaque franche, matière ample et concentrée, toucher sensuel, équilibre généreux mais parfaitement digeste, finale longuement aromatique soutenue par de beaux amers minéraux.
    Cette syrah du Roussillon vinifiée par les frères Danjou nous a offert une symphonie d’arômes et de saveurs absolument exceptionnelle.
    Voilà un vin qui me fait regretter de ne pas avoir davantage de mots à ma disposition pour décrire plus précisément la complexité des sensations et des émotions qu’il a suscitées…Exceptionnel !!!

    Dsc 1279
    En avant première…mon prochain Grand Cru alsacien en cours d’étude.

  • Les vins du mois d'août 2017

    Pinot Blanc La Croix du Sud 2015
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

    Img 1585

    Robe : jaune paille clair, reflets argentés.
    Nez : discret mais d’une inhabituelle complexité (pour le cépage), notes de fruits blancs frais, nuances végétales nobles et fines nuances épicées.
    Bouche : attaque franche, matière assez épaisse mais équilibre parfaitement sec, toucher sensuel avec une grip tannique stimulant, finale pas trop longue mais d’une grande sapidité.
    Après un séjour au Canada où je n’ai bu que très peu de vin, j’ai jeté mon dévolu sur cette petite pépite alsacienne…histoire de me remettre mon palais d’équerre.
    Avec son aromatique très épanouie, sa présence très élégante en bouche et son élevage parfaitement intégré cette cuvée prouve une fois encore les talents de vinificateur de Frédéric Schmitt. MIAM !


    Alsace Ambre 2011
    Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

    Img 1589

    Robe : jaune d’or, assez épaisse mais avec une belle brillance
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs avec de fines nuances vanillées
    Bouche : matière généreuse avec un très joli gras structurée par une acidité vive et rayonnante, finale très agréable avec des arômes pâtissiers relevés par de beaux amers salivants.
    Cet assemblage de pinot auxerrois et de pinot gris élevé en demi-muids révèle un air de famille indéniable avec la cuvée Croix du Sud de Fred Schmitt mais la matière est un peu plus riche (influence du pinot gris ?) même si l’équilibre général montre une vraie tonicité.
    Voilà encore un vin qui prouve que les vignerons alsaciens maîtrisent de mieux en mieux les élevages sous bois. MIAM !


    Wachau Riesling Ried Loïbenberg Federspiel 2013
    Weingut Knoll à Loïben

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    Robe : jaune très clair avec des bords presque transparents.
    Nez : intense mais plutôt « sérieux », notes de zestes d’agrumes et d’aspérule sur un fond discrètement naphté.
    Bouche : attaque assez douce, matière svelte et élégante, présence acide large et montant en puissante pour devenir assez envahissante, finale longue avec un sillage très « sauvignon » et des amers salivants
    Malgré son étiquette « spectaculaire » – voire un peu inquiétante – ce riesling s’exprime pourtant avec une classe et une retenue presque aristocratique.
    Né sur ces coteaux surplombant les méandres du Danube ce vin propre, droit et rudement bien vinifié force le respect. MIAM !


    Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2008
    Domaine L. Carillon et fils à Puligny

    Dsc 1170

    Robe : jaune clair, lumineuse avec des éclats argentés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes de chair de poire, d’amande fraîche et les d’agrumes mûrs soutenues par de fines touches de menthe verte et de vanille.
    Bouche : présence éblouissante, matière à la fois suave et puissante avec une qualité de gras très murisaltienne, grande complexité dans la structure et dans l’expression aromatique, finale longue, tendue et citronnée relevée par des amers minéraux très stimulants.
    Ce Puligny d’une puissance exceptionnelle est surement le plus grand « Referts » qu’il m’a été donné de boire jusqu’à aujourd’hui.
    Voilà une bouteille exceptionnelle qui me rappelle pourquoi je continue de vénérer les grands chardonnays de la Côte de Beaune. MIAM !!!!!!!!


    Saint Aubin 1° Cru Les Pitangerets 2015
    Domaine François Carillon à Puligny

    Img 1586

    Robe : rubis foncé, dense mais lumineuse.
    Nez : ouvert et séduisant, notes fruitées très épanouies (confiture de mûres) rehaussées par de fines nuances végétales (ronce) et un boisé très discret.
    Bouche : attaque franche mais gourmande, matière pulpeuse et profondément fruitée, ligne acide mature et bien en place, tannins veloutés, finale digeste avec un beau sillage sur les fruits noirs et les épices.
    Même si le nom de Carillon résonne plus spontanément avec grand vin blanc, ce très beau 1° Cru de Saint Aubin nous a régalés par son jus fruité et son énergie communicative.
    issu d’une vigne de plus de 30 ans plantée sur un terroir très calcaire, ce un vin est doté d’un joli potentiel d’évolution…mais j’ai bien peur qu’il ne s’éternise pas sur les rayonnages de ma cave…trop bon !!!

    Dsc 1148
    Vignes dans le Valais photographiées lors de mon périple d'août.

  • Les vins du mois de juillet 2017

    Riesling Stein 2010
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

    Stein 2010

    Robe : jaune franc, belle brillance.
    Nez : intense et complexe, notes d’agrumes bien juteux (pomelo, orange), de zestes et de poudre de craie.
    Bouche : attaque vive et franche, matière assez généreuse, acidité tonique et rayonnante, finale longue et saline avec des amers salivants.
    Dès mon premier riesling Stein – un 2007 je crois – j’ai su que j’allais entretenir une relation privilégiée avec ce terroir calcaire de Mittelbergheim et ce n’est pas cette superbe cuvée expressive et pleine d’énergie minérale qui va me faire changer. MIAM !


    Riesling Grand Cru Eichberg 2011
    Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune vif avec des reflets argentés.
    Nez : ouvert, exubérant et très mûr, arômes d’abricot et de vanille, fine touche grillée sur un fond bien minéral (notes de ciment, terre glaise).
    Bouche : matière très opulente qu’une acidité massive peine à équilibrer, milieu de bouche très riche, presque moelleux, finale sapide grâce à un puissant retour minéral.
    Malgré une richesse encore sensible ce riesling Grand Cru commence tout juste à laisser parler la minéralité de ce beau terroir d’Eguisheim. Je pense qu’il est à point pour les amateurs de gourmandise mais aura encore besoin d’un peu de temps pour séduire les puristes à la recherche de droiture et de tension.


    Riesling Fronholz 2015
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune paille, très brillant.
    Nez : intense et franc, palette raffinée et très complexe, notes de citron vert, de carambole, de céréales…, nuances minérales naissantes.
    Bouche : attaque souple, jus fruité très gourmand, acidité ciselée qui stimule les bords de la langue et qui s’impose dès le milieu de bouche pour donner de l’énergie et de la fraîcheur à la finale, sillage fruité long, salinité sensible et amers nobles.
    Voilà un très grand riesling où on sent à la fois l’effet millésime et la présence du Fronholz qui impose d’ores et déjà sa marque saline.
    Déjà commenté il y a quelques semaines lors d’une session AOC au domaine Ostertag, ce vin a réalisé un accord magistral avec une salade associant gambas, carottes, courgettes et nectarines. MIAM !


    Roussette de Savoie Marestel 2008
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune franc, éclatant avec des reflets dorés.
    Nez : intense et complexe, notes de fruits blancs et jaunes bien mûrs et de miel de fleurs complétées par des nuances de sous-bois et de résine.
    Bouche : matière ample et puissante, acidité immédiate, large et virulente, équilibre tonique, finale vibrante avec une belle rémanence aromatique sur le miel et la pierre chaude.
    J’ai débouché cette bouteille pour préparer mes papilles à ma virée savoyarde prévue début août et je n’ai pas été déçu : c’est un vin magnifique, généreux et parfaitement digeste qui est entré dans sa phase de maturité optimale…et qui va surement tenir de longues années à ce niveau. MIAM !


    Pouilly-Loché Les Mûres 2015
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune pâle avec des éclats argentés.
    Nez : pur et discret, notes de pêche blanche et de pomelo sur un fond mentholé et pierreux.
    Bouche : chair pleine et opulente, structure large, acidité souple mais présence minérale très marquée, finale tonique avec un petit grip tannique, sillage frais sur le pamplemousse et la poudre de craie.
    Même s’il s’est livré avec une vraie spontanéité gourmande ce beau vin du mâconnais aurait surement du être gardé quelques années de plus pour pouvoir donner toute la mesure de son potentiel.
    Ceci dit, j’ai vraiment apprécié cette cuvée née sur le terroir le plus réputé de Loché, un terroir dont on sent la présence à travers cette intense salinité qui permet de donner la réplique à une matière assez généreuse. MIAM !


    Côtes de Provence Très Longue Macération 2010
    Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : grenat moyen avec une frange brunissante.
    Nez : sombre et austère, notes de suie, d’olive noire, de poivre et d’herbes aromatiques
    Bouche : matière pleine et concentrée, mâche voluptueuse avec un grain tannique très fin, finale un peu plus serrée mais très belles rémanences aromatiques sur les fleurs et les épices
    Si vous cherchez de très grands vins rouges provençaux, la production vinique de Laurent Barrera ne pourra que vous combler à l’instar de cette magnifique cuvée de Côtes de Provence réalisée à partir d’un assemblage original de cépages vinifiés et élevés séparément en barriques (cabernet-sauvignon, syrah, mourvèdre et carignan).
    Ce vin plein de chair, de sensualité et de complexité me fait penser que je dois absolument refaire une petite visite du côté de Carnoules.


    Côte Rôtie Les Rochains 2009
    Domaine Bonnefond à Mornas

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange tirant sur le roux.
    Nez : discret et complexe avec une palette plutôt noire, réglisse, mûre et myrtille sur un fond délicatement floral (violette).
    Bouche : attaque vive, matière profonde et concentrée, tanins tendres mais trame bien serrée, finale virile, limite austère mais avec un beau sillage minéral.
    Issu d’une parcelle située sur la côte Brune, cette cuvée commence tout juste à montrer sa classe et son envergure. On est loin des jus flatteurs et confiturés qu’on rencontre souvent sur ce millésime mais la côte rôtie ne donne jamais dans la flagornerie…grand vin !

    Dsc 1048
    Le coteau du Sundel sur le Pfersigberg en juillet 2017

  • Les vins du mois de juin 2017

    Riesling Grand Cru Wiebelsberg 2009
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets dorés.
    Nez : délicat et évolutif, notes d’agrumes mûrs (clémentine) suivies par de belles nuances florales sur un fond minéral bien sensible (pierre chaude).
    Bouche : matière riche et épaisse, toucher bien gras, ligne acide fine mais très aiguisée qui étire la structure, amers nobles et salinité en finale, sillage aromatique long sur les zestes et le poivre blanc.
    Avec le millésime 2009 qui apporte sa générosité et le terroir gréseux  du Wiebelsberg qui donne la longueur et la finesse à la structure, ce riesling Grand Cru exprime aujourd’hui toute la mesure de son talent. Quel vin…MIAM !


    Riesling Thalberg 2015
    Domaine R. Schmitt à Bergbieten

    Img 0850

    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : pur et direct, palette séduisante sur les agrumes mûrs avec de belles nuances minérales (craie, pierre chaude).
    Bouche : attaque très franche, acidité ciselée qui se positionne en largeur et stimule les bords de la langue, matière douce et charnue, légère tannicité et amers salivants en finale.
    Ce coteau qui prolonge le Grand Cru Altenberg de Bergbieten vers l’ouest est un terroir de très grande qualité que Julien Schmitt met en valeur de façon remarquable comme nous le prouve ce riesling absolument parfait dans son expression et son équilibre. MIAM !


    Alsace Les Pinots 2007
    Domaine Bechtold à Kirchheim

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    Robe : jaune franc, belle brillance.
    Nez : intense et complexe, palette évolutive, notes d’abricot, d’amande fraîche, de vanille et de pralin sur un fond légèrement résineux.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité large qui appuie sur la langue, matière bien concentrée, finale saline avec de beaux amers et un sillage long sur la résine et les épices
    Cette cuvée originale a été réalisée à partir d’un assemblage de pinots blancs et gris élevés en barriques dans un milieu oxydatif. Même s’il affirmait un style « jurassien » un peu brut de décoffrage à sa sortie ce vin commence à révéler sa vraie personnalité : j’ai été séduit par sa grande complexité aromatique et sa finesse structurelle étonnante. MIAM !


    VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac blanc 2004
    Moulin de Gassac à Aniane

    Img 0855

    Robe : jaune profond, reflets vieil or
    Nez : intense et complexe, notes de fruits jaunes mûrs et d’épices orientales avec des nuances d’oliban sur un fond légèrement oxydatif.
    Bouche : matière riche et épaisse, toucher velouté, milieu de bouche légèrement moelleux (plus de 8g SR dans cette cuvée…mais je crois qu’il en reste moins à l’heure actuelle), aromatique très suave, finale sapide et bien glissante.
    Ce Daumas blanc entré depuis quelques années dans sa « seconde vie » - celle qui lui donne des accents de Jerez – nous a vraiment régalés ce soir : une explosion aromatique au nez et une véritable caresse en bouche…P…que c’est bon !!!


    Chablis 1° Cru Vaillons 2014
    Domaine Besson à Chablis

    Img 0859

    Robe : jaune très clair, belle luminosité et reflets argentés.
    Nez : charmeur et raffiné, notes de beurre frais et de noisette évoluant rapidement vers une belle palette fruitée (agrumes frais) sur un fond minéral bien marqué.
    Bouche : matière pleine, ample et juteuse, acidité mûre mais fine et tendue comme une corde de guitare, finale longue avec un sillage minéral et citronné.
    Débouchée en plein épisode caniculaire, cette bouteille nous a régalés par son équilibre très gourmand et par sa trame acide/saline fraîche et désaltérante.
    A l’heure où les chardonnays de la côte de Beaune deviennent de plus en plus inaccessibles pour le commun des mortels, ce magnifique Vaillons 2014 nous rappelle qu’il reste de belles alternatives à dénicher du côté du vignoble chablisien.


    Pinot Noir Vieilles Vignes 2011
    Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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    Robe : rubis moyen avec un léger trouble et une frange tirant sur le roux.
    Nez : ouvert et raffiné, fruits rouges et fleurs (pivoine, violette) à l’ouverture puis évolution vers une palette plus mature sur la vanille, la résine et le poivre.
    Bouche : attaque douce et franche, matière riche, gourmande et parfaitement équilibrée, acidité mûre et trame tannique caressante, finale sapide et longuement aromatique.
    Même si je dois me fâcher avec mes amis bourguignons, j’affirme que cette cuvée née sur le coteau du Hengst est le meilleur pinot noir qu’il m’ait été donné de déguster sur ce millésime jusqu’ici…mais je ne désespère pas !!!
    Voilà une bouteille qui démontre avec brio que ce cépage mérite sa place dans le cahier de charges de ce Grand Cru. MIAM !

    Img 0858
    Un bouchon parfait de 50 mm pour protéger cette petite merveille…rien n’est laissé au hasard chez les Barmès-Buecher


    VDP du Mont Baudile Les Intillères 2015
    Domaine Supply-Royer à Arboras

    Img 0861

    Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
    Nez : riche et envoûtant, palette très complexe avec des notes de cacao amer, de poudre de craie, d’eucalyptus et de fruits noirs confits (mûre, myrtille).
    Bouche : matière opulente, structure sphérique, sensation de moelleux en milieu de bouche, acidité fine et bien centrée, tannins suaves, finale très longue sur les épices et l’encens.
    La grande cuvée du domaine Supply-Royer confirme une fois encore qu’elle n’a pas besoin de beaucoup de temps pour révéler toute l’étendue de son talent : millésime après millésime ces vieux carignans de la vigne des Intillères permettent à Eric de sortir l’un des plus beaux vins rouges du Languedoc. MIAM !

    Dsc 0950
    Promenade dans le vignoble alsacien : le Kirchberg de Barr en juin

  • Les vins du mois de mai 2017

    Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2008
    Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets argentés.
    Nez : très fin et particulièrement complexe, palette évolutive qui s’ouvre avec des notes d’agrumes (orange sanguine, mandarine avant de libérer des senteurs d’herbes aromatiques sur un fond minéral où on devine une touche iodées.
    Bouche : présence magnifique ne bouche, matière pleine et gourmande structurée par une acidité large et encore très véloce, un maillage minéral sensible, finale longue avec un beau retour sur les agrumes et les aromates.
    Ardent défenseur de ce Grand Cru d’Orschwihr, Frédéric Schmitt exploite une parcelle sur ce lieu-dit hautement qualitatif du Pfingstberg et nous gratifie à chaque millésime d’une cuvée de riesling « paradisiaque » comme ce 2008 qui est entré dans la force de l’âge mûr et qui s’exprime avec une classe incomparable. MIAM !

     

    Muscat Quintessence 1997
    Domaine F. Mochel à Traenheim

    Img 0790

    Robe : jaune franc, reflets dorés avec beaucoup d’éclat.
    Nez : complexe et un peu mystérieux, notes florales (rose fanée), touche finement mentholée et petites nuances pierreuses en fond.
    Bouche : attaque douce et suave, matière puissante, texture épaisse et assez grasse, acidité qui stimule les bords de la langue mais petite sensation de lourdeur en milieu de bouche, finale plus digeste avec des amers minéraux qui font saliver et un sillage mentholé de belle longueur.
    Malgré sa petite vingtaine d’années, ce muscat récolté en surmaturité nous régale avec ses arômes raffinés et nous surprend par son énergie en bouche : le jus est opulent mais la trame minérale porte la structure en laissant persister une belle impression de légèreté et de vitalité.

     

    Meursault Vieilles Vignes 2012
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair et très lumineux.
    Nez : mutique à l’ouverture, discret et raffiné par la suite, notes de fleurs, d’amande fraîche sur un fond délicatement mentholé.
    Bouche : attaque tout en suavité, milieu de bouche souple et élégant, acidité bien mûre qui se révèle progressivement en donnant beaucoup d’ampleur à la structure, finale légèrement tannique, sillage racé et complexe, fruits blancs, amande, craie et petite touche vanillée
    Dégusté pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur – Happy Birthday Patrick – ce Meursault a pris son temps pour se livrer mais ma patience fut largement récompensée : une aromatique noble et délicate et un équilibre d’une précision d’orfèvre.
    Voilà un vin qui laisse une vraie impression de plénitude et de sérénité.

     

    Haut Médoc Château Sociando-Mallet 2004
    J. Gautreau à Saint Seurnin de Cadourne

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    Robe : grenat assez dense, frange légèrement dégradée.
    Nez : complexe et raffiné, fruits noirs confits, bois de cèdre, épices et cuir.
    Bouche : attaque souple franche et assez gourmande, balance parfaitement équilibrée, acidité en place mais bien enrobée, tannins suaves, finale longue et appétante.
    Après une jeunesse assez tumultueuse marquée par une certaine outrance dans son expression, ce joli cru du Haut Médoc s’est posé et nous régale par son aromatique classieuse et sa balance vraiment impeccable en bouche.
    Voilà une  belle réussite sur un millésime délicat qui m’encourage à ne pas délaisser complètement cette région : mon stock de Bordeaux diminue à vue d’œil mais je vais quand même essayer de garder un petit fond de roulement pour pouvoir trouver quelques belles surprises de temps à autre…

     

    Beaujolais-Leynes Bien-Venu in X-tremis 2011
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : rubis dense, bords rose pale
    Nez : profond et épanoui, fruits rouges mûrs, rose fanée, épices douces
    Bouche : attaque suave, matière charnue et bien mûre, impression de douceur en milieu de bouche, tanins veloutés, finale franche, tonique et parfaitement sapide.
    J’ai toujours un peu de mal à apprécier les beaujolais des Bret Brothers lorsque je les déguste au domaine – il faut dire qu’après un festival en blanc, les rouges ont un peu de mal à suivre – mais lorsqu’on débouche une de ces bouteilles pour la siroter tranquillement on découvre avec plaisir un jus fruité profond et gourmand qui séduit sans réserve de la première à la dernière gorgée. MIAM !

     

    Crozes Hermitage 2015
    Domaine Combier à Pont de l’Isère

    Img 0816

    Robe : rubis très sombre, bords violine
    Nez : complexe et charmeur, notes de fruits noirs biens mûrs (myrtille, cassis), de violette et de cacao amer
    Bouche : matière juteuse concentrée, texture caressante, expression aromatique d’une exceptionnelle suavité, finale franche et sapide qui laisse persister un sillage floral raffiné.
    Ce Crozes-Hermitage confirme les très bonnes impressions ressenties lors de ma visite au domaine Combier au printemps 2017 en révélant une matière fruitée concentrée et incroyablement gourmande.
    Voilà le genre de bouteille qui n’a qu’un seul défaut : elle ne contient que 75 centilitres de vin. MIAM !

    Dsc 910
    Bergheim vu de l’Altenberg au printemps 2017

  • Les vins du mois d'avril 2017

    Riesling Grand Cru Hengst 2008
    Domaine Barmes-Buecher à Wettolsheim

    Dsc 0663

    Robe : jaune franc, brillant avec des reflets or jaune.
    Nez : un peu austère mais très complexe, notes d’agrumes (pomelo, citron vert) et d’épices (poivre blanc) sur un fond minéral et délicatement fumé.
    Bouche : matière opulente et bien épaisse, acidité vive et rayonnante qui rend la présence en bouche très invasive, gras sensible et finale longue et tendue, sillage minéral et citronné, amers nobles persistants.
    Ce Hengst droit et puissant qui envahit le palais et l’occupe sans partage pendant de longues minutes s’exprime avec une fougue qui ne laissera personne indifférent et qui pourra même heurter les papilles trop sensibles.
    Bref, voilà un très grand vin à partager avec un public averti. MIAM !


    Meursault Les Tessons 2007
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Img 0748

    Robe : jaune profond, très lumineux avec des éclats dorés.
    Nez : noble et raffiné, pêche jaune, amande fraîche et épices douces sur un fond d’herbes aromatiques (sauge, menthe poivrée).
    Bouche : matière ample et concentrée, acidité solide et bien en place, texture assez épaisse avec un gras très sensuel, finale jeune et tonique, long sillage épicé et minéral.
    Quand on a la chance de tomber sur un Tessons au sommet de sa forme, on devrait fermer les yeux et on savourer en silence.
    Fidèle à mon habitude, j’ai essayé de partager avec vous la beauté des sensations et les émotions ressenties face à ce vin sublime…mais il y a des fois où les mots ne suffisent plus. MIAM !


    VDP des Côtes Catalanes Les Calcinaires 2011
    Domaine Gauby à Calce

    Img 0778

    Robe : jaune clair, belle brillance mais léger trouble.
    Nez : épanoui et bien complexe, notes de fruits blancs bien mûrs, de rhubarbe sur un fond plus végétal (cône de houblon, fougère)
    Bouche : chair juteuse et consistante, salinité intense qui se manifeste assez rapidement et qui tend solidement la structure, acidité présente et fine tannicité, amers minéraux très appétants en finale.
    Profond, complexe et débordant d’énergie cette cuvée vinifiée par Lionel Gauby nous a régalés tout en confirmant que Calce est un terroir béni pour les vins blancs.
    J’avoue d’ailleurs avoir plus de mal avec les rouges du coin mais ce Calcinaires blanc mérite un MIAM sans réserve.


    Saint Julien Château Gruaud-Larose 1994
    S.C.CH à Saint Julien Beychevelle

    Img 0777

    Robe : sombre et assez dense, encore beaucoup d’éclat, fine frange brunissante.
    Nez : très complexe, presque méditatif, baies de cassis et de mûre, genièvre, cèdre sur un fond légèrement tertiaire (cuir, bouillon de viande).
    Bouche : attaque très douce, matière bien épaisse, balance parfaite entre richesse, acidité et tanins – le triangle d’Emile Peynaud est équilatéral – mâche voluptueuse, finale digeste avec de belles rémanences aromatiques sur les fruits noirs et le graphite.
    Comme vous le savez je ne suis plus un grand fan des vins girondins mais parfois je tombe sur une bouteille qui me procure un réel plaisir comme ce Saint Julien de plus de 22 ans qui révèle une classe incomparable.
    On trouve dans le verre tout ce qu’il faut pour faire un très grand vin. MIAM !


    IGP Cévennes Merlot Ataraxie 2016
    Dom. Rivière à Saint Hilaire de Brethmas

    Dsc 683   Dsc 684

    Robe : sombre, presque noir avec une fine frange rubis.
    Nez : agréable et ouvert, arômes de fruits rouges et noirs frais sur un fond minéral un peu rustique, notes de terre humide.
    Bouche : attaque souple et suave, chair voluptueuse et mâche tannique très gourmande, acidité présente et bien en place, finale fruitée, pas très longue mais bien fraîche.
    Cueillie au hasard sur les rayonnages de La Maison des Vins de l’Espiguette, cette cuvée « nature » de merlot fut une vraie belle surprise : fruité, juteux et glissant. Si tous les vins sans SO2 s’exprimaient de cette façon je serai le premier à me convertir !

    50 3
    Saint Guilhem le Désert au printemps 2017...je vais aussi dans le sud pour voir ça !

     

  • Les vins du mois de mars 2017

    Riesling Herrenreben 2008
    Domaine Schoenheitz à Wihr au Val

    Img 0634

    Robe : jaune moyen, très lumineux avec des reflets dorés.
    Nez : intense et séduisant, notes d’agrumes mûrs rehaussées par une touche zestée et de belles nuances minérales (pierre chaude).
    Bouche : attaque vive et directe, acidité immédiate très fine et tendue comme une chanterelle de guitare, matière juteuse et gourmande, finale salivante, amers nobles et long sillage fruité et épicé.
    Avec son aromatique à la fois flatteuse et complexe et sa présence en bouche pleine d’énergie, ce riesling de granit se goûte avec un vrai plaisir aujourd’hui.
    C’est un vin qui commence sa phase de pleine maturité tout en laissante deviner un très grand potentiel de garde.

     

    Pinot Gris G.C. Sommerberg-Les Terrasses 2008
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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    Robe : jaune franc avec beaucoup d’éclat et des reflets dorés.
    Nez : flatteur et très complexe, notes « pâtissières » à l’ouverture (beurre, vanille, tarte au citron), développement aromatique sur les agrumes confits et la mangue sur un fond pierreux.
    Bouche : attaque suave, liqueur fruitée très gourmande, texture caressante, acidité mûre et droite qui apporte beaucoup de tonus à l’ensemble, salinité sensible en finale, sillage sur le raisin sec et les épices douces.
    Sur ces fameuses terrasses situées dans un secteur très pentu du 4° amphithéâtre du Sommerberg Claude Weinzorn a pris l’habitude de produire une cuvée de pinots gris vraiment exceptionnelle.
    Avec sa puissance expressive et son équilibre très fringant, ce Terrasses 2008 tient pleinement ses promesses…c’est un très grand vin. MIAM !

     

    Riesling G.C. Kaefferkopf 2010
    Domaine Adam à Ammerschwihr

    Img 0650

    Robe : jaune franc, très lumineux
    Nez : tonique et précis, palette évolutive sur les agrumes frais (citron, pamplemousse) et les herbes aromatiques (mélisse, sauge) sur un fond pierreux (silex, fumé léger).
    Bouche : attaque franche avec une acidité cinglante et bien en place, matière étirée, présence saline sensible, petit grain tannique très appétent, finale vivifiante, sillage citronné et minéral.
    Issu de parcelles de vieilles vignes travaillées en BIO, le riesling de la gamme « Jean-Baptiste » de ce grand domaine d’Ammerschwihr est un vin ciselé avec une extrême finesse qui nous propose une interprétation classique de très haut niveau de ce cépage alsacien…un bijou pour amateurs de droiture et de minéralité.

     

    Riesling G.C. Ollwiller 2013
    Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

    Img 0694

    Robe : jaune clair, limpide et très brillant.
    Nez : classique mais très gourmand, palette zestée, citronné et délicatement florale.
    Bouche : attaque très suave, matière ample avec un joli gras, petit grain tannique très stimulant, finale fraîche et bien minérale.
    Né sur un terroir classé mais assez peu connu, ce riesling harmonieux et parfaitement sociable flatte nos sens et nos papilles avec une facilité déconcertante.
    Le travail de Mathieu Ginglinger sur ce Grand Cru commence à porter ses fruits…MIAM !

     

    Pinot Noir Linsenberg 2010
    Domaine Schoenheitz à Wihr au Val

    Dsc 0555

    Robe : rubis sombre avec une fine frange brunissante.
    Nez : complexe et raffiné, notes de cerise noire et de mûre, fines nuances d’herbes aromatiques et légère touche fumée.
    Bouche : matière souple et très suave, équilibre impeccable, trame tannique veloutée, finale nette, appétante avec un sillage aromatique fruité et minéral.
    Un fruité bien défini, un élevage géré avec beaucoup de pertinence et une présence très classieuse en bouche…voilà un pinot noir alsacien qui n’a vraiment rien à envier aux crus bourguignons. MIAM !

     

    Morgon Les Charmes 2015
    Domaine Burgaud à Morgon

    Img 0648

    Robe : très sombre, presque opaque avec une fine frange rubis violacé.
    Nez : mûr et bien complexe, notes de cerise noire, de mûre et de chocolat amer sur un fond plus terrien (terre humide, pierre à feu).
    Bouche : jus dense et profondément fruité, texture épaisse mais grain tannique très fin, structure tenue fermement par une acidité minérale bien en place, finale longue et parfaitement digeste.
    Issu d’un millésime béni dans le vignoble du Beaujolais ce Morgon développe une matière riche et concentrée organisée autour d’une structure minérale bien en place.
    C’est un vin brillant qui a de l’énergie et du « charme » à revendre…MIAM !

     

    Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2009
    Domaine Murat à Concoeur

    Img 0661

    Robe : carmin, assez dense, pas trop brillant, bords tirant sur le roux
    Nez : intense et flatteur, fruité bien mûr (fruits rouges, grenadine), épices douces, fumé très discret.
    Bouche : jus gourmand, riche et onctueux, équilibre souple mais sans aucune lourdeur, fruité toujours bien épanoui, tannins d’une suavité absolue, finale longue et digeste, confiture de fruits rouges et chocolat amer.
    Ce Beaune 1° Cru est l’une de mes cuvées préférées chez ce vigneron des Hautes Côtes de Nuits et ce n’est pas ce magnifique 2009 dégusté dans la force de l’âge mûr qui va remettre en question ma prédilection pour ce vin. MIAM !

     

    VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac 1998
    Famille Guibert à Aniane

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    Robe : rubis assez dense, légère turbidité, fine frange brunissante.
    Nez : racé et complexe, notes fruitées de cabernet bien mûr (mûre, myrtille) complétées par des arômes plus sudistes, herbes de garrigue, épices…
    Bouche : attaque très souple, matière concentrée tenue par une trame tannique veloutée et rafraîchie par une fine ligne acide, finale longue, sillage réglissé et minéral.
    Dans un millésime exceptionnel en terre languedocienne, Daumas Gassac montre toute sa classe en nous régalant avec un vin complexe et parfaitement équilibré…voilà une bouteille qui remet les choses en place en apportant la preuve que la réputation de ce domaine est loin d’être surfaite. MIAM !

    Dsc 0525
    La tour du domaine De Castellane à Epernay en mars 2017…une première visite en terre champenoise et des C.R. à suivre en avril.

  • Les vins du mois de février 2017

    Pinot Gris Réserve Rolly-Gassmann 2007
    Domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr

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    Robe : jaune franc, texture épaisse, reflets dorés
    Nez : épanoui et flatteur, palette évolutive, notes d’ananas au sirop, pêche bien mûre, fines touches grillées/fumées.
    Bouche : matière riche et concentrée, aromatique suave et complexe, acidité fine et tendue qui s’impose progressivement, petit grip tannique et amers salivants qui rendent la finale particulièrement digeste.
    Avec son aromatique d’une exceptionnelle complexité, sa carnation riche et juteuse et sa belle trame acide/minérale, ce magnifique pinot gris nous prouve une fois encore qu’un vin très généreux peut se montrer parfaitement sapide pour peu qu’il soit issu d’un beau terroir et vinifié par un grand vigneron. MIAM !


    Riesling G.C. Sommerberg-Cuvée Z 2013
    Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

    Img 0631

    Robe : jaune clair, brillante et limpide avec des reflets argentés
    Nez : fin et complexe, notes d’agrumes frais, de citron vert, touches d’herbes aromatiques (basilic, fenouil) sur un fond pierreux.
    Bouche : acidité fine, mûre et bien tendue qui se met en place dès l’attaque, matière fuselée avec un petit creux en milieu de bouche, joli rebond d’énergie à l’approche de la finale, sillage long sur l’amande grillée et la mandarine sur un fond minéral très racé.
    Plantée par Claude Weinzorn dans la roche granitique en haut de l’amphi 4 du Sommerberg, la parcelle du Z a montré son potentiel dès le premier vin en 2008.
    5 millésimes plus tard, le style à changé et l’expression minérale commence à se faire sentir de plus en plus tant au niveau de l’aromatique que de la structure.
    Conséquence probable de la jeunesse de la vigne, le petit fléchissement ressenti en bouche ne met pas en cause la qualité de ce beau terroir : je suis certain que dans une dizaine d’années, le riesling Z sera la cuvée référence du domaine de l’Oriel.


    Savigny les Beaune Vieilles Vignes 2010
    Domaine Carré à Meloisey

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    Robe : rubis clair, bords dégradés avec des nuances orangées.
    Nez : ouvert et raffiné, notes de petits fruits rouges, touche épicée délicate et discrètes nuances boisées/réglissées.
    Bouche : matière équilibrée qui gagne progressivement en épaisseur dans le verre, développement aromatique sur la framboise écrasée, trame tannique veloutée, finale longue et tonique.
    Tout en finesse et en élégance, ce vin tonique et gourmand semble avoir atteint son niveau de forme optimal tout en montrant une présence en bouche dont le haut niveau qualitatif nous permet d’envisager l’avenir avec sérénité : voilà une bouteille qu’on pourra déboucher avec confiance durant de longues années. MIAM !


    D.O. Jerez Noe-Pedro Jimenez 30
    Domaine Gonzalez Byass à Jerez de la Frontera

    Dsc 0373

    Robe : brun foncé, sombre, épaisse, légèrement trouble avec une frange topaze.
    Nez : intense et incroyablement complexe, notes de café moulu, de chocolat noir, de massepain, de fruits secs (noix, noisette)...
    Bouche : concentré et vineux avec une liqueur sucrée d’une force impressionnante, ligne acide vive et profonde, finale sapide, sillage aromatique d’une longueur inouïe.

    Dsc 0372

    Servi par Stéphane à l’issue de notre réunion AOC de février, ce vin hors normes nous a laissés bouche bée…
    Cette cuvée de Jerez réalisée à partir de pedro ximénez élevés durant 30 ans en solera révèle une constitution tout à fait exceptionnelle (plus de 400 g/l de SR et une AT de 5,3 g/l)…je ne sais pas si c’est encore du vin mais ce dont je suis sûr c’est que c’est une bouteille qui marquera longtemps ma mémoire de dégustateur.

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    En février c’est Autriche, ski, spa, zweigelt et grüner veltliner!

  • Les vins du mois de janvier 2017

    Corton Charlemagne 2009 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : complexe et racé, amande fraîche, herbes aromatiques (aneth, mélisse) et citron, boisé très discret sur un fond minéral qui commence à se faire sentir.
    Bouche : attaque franche et directe, matière épaisse, jus concentré, gras très noble et tension acide/saline d’une force impressionnante, finale largement dominée par l’expression minérale, longueur majuscule.

    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Saint Georges 2010 – Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

    Robe : sombre et dense avec des bords très compacts.
    Nez : discret, presque méditatif, notes fruitées (prune, cerise rouge) et florales (rose fanée), minéralité très présente (terre humide, argile).
    Bouche : matière dense et charnue, équilibre impeccable, grain tannique soyeux, acidité longue et profonde, retour minéral intense en finale.

    Dense ; racé et regorgeant d’énergie minérale, le Corton Charlemagne de Jérôme Castagnier est vraiment au niveau où on attend un Grand Cru bourguignon, moins démonstratif mais remarquable de profondeur et de complexité, le Saint Georges des Chicotot confirme les belles sensations ressenties lors de ma première rencontre avec ce vin en 2012.
    La doublette bourguignonne qui m’a permis de fêter dignement le passage vers 2017 fut un choix gagnant. Voilà une année qui commence bien…c’est toujours ça de pris !

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    Le duo de la Saint Sylvestre en compagnie d’une petite douceur allemande.


    Pinot Blanc Croix du Sud 2012 – Domaine Schmitt à Orschwihr

    Robe : jaune clair et reflets dorés, beaucoup d’éclat.
    Nez : raffiné et engageant, notes de fruits blancs bien mûrs et d’amande fraîche sur un fond subtilement boisé.
    Bouche : matière ample avec un gras très « bourguignon », acidité mûre et bien en place, finale légère et sapide avec des amers nobles et un sillage sur la vanille et les herbes aromatiques.
    Avec son jus très pur et son boisé parfaitement intégré dans une palette aromatique bien complexe, ce pinot blanc est un pur régal.
    A l’heure où de plus en plus de cuvées de chardonnays bourguignons affichent des prix un peu dissuasifs, cette bouteille est une véritable aubaine pour les amateurs du genre. MIAM !


    Riesling Grand Cru Schlossberg 2008 – Domaine Paul Blanck à Kientzheim

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    Robe : jaune franc avec des reflets dorés.
    Nez : ouvert, intense et très complexe, notes d’agrumes mûrs et de zestes confits sur un fond pierreux (pierre chaude, silex, fumé léger).
    Bouche : ligne acide rectiligne qui tend une matière dense et épaisse, structure profonde, finale longue avec une minéralité très présente, amers nobles et sillage sur les plantes aromatiques (menthe fraîche, basilic…).
    Ce superbe riesling entré dans sa phase de pleine maturité confirme que 2008 est un très beau millésime en Alsace et nous rappelle que lorsqu’il est confié aux bons soins d’un grand vigneron, le terroir du Schlossberg est en mesure d’engendrer des vins d’exception. MIAM !


    Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2008 – Domaine Carillon à Puligny

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    Robe : jaune franc, belle brillance, reflets dorés.
    Nez : très discret avec une présence minérale sensible, notes de fougère et de pamplemousse sur un fond pierreux et légèrement fumé.
    Bouche : attaque vive et directe, matière concentrée mais équilibre très droit, acidité épaisse et solidement tendue, finale sapide, amers nobles et long sillage sur les herbes aromatiques.
    Après les pulignys de 2006 et de 2007 débouchés récemment pour me rassurer quant à leur état de conservation, ce 2008 pur et droit se situe dans la ligne Carillon mais ne semble pas encore arrivé dans sa phase de maturité optimale…et même s’il se goûte déjà avec beaucoup d’agrément aujourd’hui je suis prêt à laisser encore un peu de temps aux deux autres flacons qui me restent en cave…à suivre !


    Hautes Côtes de Nuits 2014 – Domaine Gros frère et soeur à Vosne Romanée

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    Robe : rubis dense, bords violine.
    Nez : complexe et exubérant, palette magnifique sur les petits fruits rouges bien mûrs évoluant vers un bouquet plus floral après aération, notes d’élevage délicates et bien intégrées.
    Bouche : attaque suave, matière voluptueuse, trame tannique veloutée, acidité large, bien en place, finale fruitée, glissante et très appétante.
    Tout comme les grandes cuvées du domaine Gros frère et sœur, ce Hautes Côtes de Nuits est travaillé pour flatter nos sens : il y a de la richesse et de la gourmandise avec un jus consistant et parfaitement équilibré…un must absolu pour amateurs de bourgognes accessibles et sensuels. MIAM !


    Châteauneuf du Pape 2004 – Domaine La Millière à Orange

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    Robe : rouge cerise, assez sombre avec une fine frange rousse.
    Nez : séduisant et complexe, notes de petits fruits rouges très mûrs, d’herbes de garrigue et de poivre noir.
    Bouche : matière à la fois souple et musculeuse, grain tannique très fin, toucher de bouche sensuel, équilibre parfaitement digeste, finale salivante et long sillage épicé.
    Vinifié par Michel Arnaud, un vigneron fort sympathique à qui j’avais rendu visite il y a bien longtemps et que je retrouve toujours avec plaisir au salon des Vignerons Indépendants de Strasbourg, ce Châteauneuf du Pape arrivé dans la force de l’âge mûr m’a vraiment comblé aujourd’hui par son accessibilité, sa belle présence juteuse et son fond minéral bien en place. MIAM !

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    Le vignoble de Dambach en janvier 2017

  • Les vins du mois de décembre 2016

    Roussette de Savoie Marestel 2009
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune profond, reflets dorés.
    Nez : mûr et complexe, fruits jaunes, poire au sirop, pâte d’amade et gelée de coing sur un fond minéral bien sensible.
    Bouche : attaque très suave, matière épaisse, équilibre riche mais très digeste, finale très longue, notes de marmelade d’orange et amers nobles qui stimulent les papilles et laissent le palais frais et dispos.
    Je n’ai que très peu de vins savoyards dans ma cave, mais à chaque fois que je débouche une bouteille de Marestel je me dis que c’est une lacune qui devra être comblée très rapidement. Quel beau vin !


    Sylvaner de Mittelbergheim 2014
    Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair, très belle brillance.
    Nez : riche et évolutif, notes fruitées originales, prune, abricot et même un peu de fraise des bois, nuances minérales et épicées en fond.
    Bouche : matière généreuse, belle densité, acidité bien en place avec une petite touche de volatile qui ne dérange pas vraiment, finale très longue, belle persistance saline et épicée.
    Avec son jus généreux, son équilibre précis et son expression minérale déjà bien mature, ce sylvaner de Mittelbergheim est un vrai régal.
    Il faut savoir qu’en 2014, Albert Seltz a jugé que la qualité des raisins du Zotzenberg ne lui semblait pas assez bonne pour réaliser un vin classé Grand Cru, ce qui nous permet de profiter de cette superbe cuvée au rapport Q/P imbattable.
    A bon entendeur…


    Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair et lumineux, reflets argentés.
    Nez : noble et complexe, chair de fruits blancs (pomme golden, poire mûre), épices douces, poudre de craie, fond délicatement zesté.
    Bouche : matière pleine et charnue, belle profondeur, acidité rayonnante (une fine pointe de volatile), salinité très intense, finale longuement aromatique et parfaitement digeste.
    Déjà impressionnant dans sa prime jeunesse ce sylvaner vinifié par Jean-Pierre Rietsch nous montre qu’un petit cépage né sur un beau terroir et vinifié par un grand vigneron peut donner un vin absolument somptueux.
    Pour moi c’est l’un des plus grands sylvaners qu’il m’a été donné de boire jusqu’à ce jour. MIAMMMM !


    Pinot Gris Hohrain 2014
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, limpide, frange or pâle.
    Nez : pur et fringant, notes de fruits blancs frais, touche de gingembre et de craie.
    Bouche : attaque franche et vive, matière fuselée tendue par une acidité droite et aiguisée, petit grip tannique en finale, sillage fruité toujours très frais (poire verte et pomme à cidre) et amers minéraux persistants.
    Ce coteau calcaire orienté au nord qui fait face au Sundel et au Clos Lucas est un terroir frais et bien ventilé propice au pinot gris. Habituellement Christian Beyer y réalise de très belles cuvées moelleuses mais en 2014 il a choisi d’y produire un vin sec.
    J’ai trouvé ce pinot gris assez surprenant mais j’ai vraiment aimé son toucher de bouche avec un gras presque bourguignon et son équilibre frais et sapide. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Steingrubler 2009
    Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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    Robe : jaune franc, éclats dorés.
    Nez : ouvert et séduisant, palette très complexe, notes de banane et de pêche jaune à l’ouverture puis arômes d’eau de rose et d’épices douces.
    Bouche : attaque très suave, matière assez épaisse avec un toucher doux et un moelleux confortable, acidité qui se manifeste dès le milieu de bouche et qui gagne progressivement en intensité pour donner beaucoup de tonus à la finale, sillage aromatique long avec du fruit, des épices et des amers bien salivants.
    Certes, après la réunion A.O.C. de septembre 2016, j’avais pris la décision de ne boire mes gewurztraminers qu’après plus de 10 ans en cave, mais je n’ai pas résisté à l’envie de voir si ce Steingrubler qui s’était déjà montré très convaincant en 2014 (lors de la journée « Portes Ouvertes » au domaine), était toujours aussi avenant et grand bien m’en a pris : le vin a gagné en profondeur et en complexité tour en gardant son caractère généreux et gourmand. MIAM !


    Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2007
    Domaine Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair, très brillant, reflets vert-fluo.
    Nez : discret et raffiné, pamplemousse frais, herbes aromatique et nuances minérales qui gagnent en intensité avec l’oxygénation.
    Bouche : attaque franche et assez réservée, montée en puissance progressive avec une matière concentrée articulée autour d’une acidité parfaitement mûre et expression aromatique citronnée et minérale qui persiste longuement en finale, sillage intense avec des amers nobles qui font saliver.
    Débouché comme le 2006 du mois dernier pour vérifier son état de forme, ce Referts 2007 est tout aussi sublime que son aîné…à croire que les conseils de prudence de François Carillon sont destinés à faire de la place dans ma cave pour pouvoir y loger quelques flacons Puligny supplémentaires !
    En tout état de cause, j’ai apprécié pleinement ce grand vin qui je pense a atteint là son pic de forme. MIAM !


    Chablis 2007
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets or blanc.
    Nez : fin et complexe avec une palette évolutive, notes de citron vert, beurre frais et craie à l’ouverture, nuances florales sur fond iodé par la suite.
    Bouche : attaque vive et précise, matière élancée structurée par une acidité énergique et stimulante, finale minérale très appétante.
    Plus fin et un peu plus léger que celui, également fort recommandable, du domaine d’Elise, ce Chablis vif et frais, exemplaire de pureté et de minéralité et vendu à un prix tout à fait raisonnable (un peu plus de 10 euros départ cave) offre un rapport prix/plaisir vraiment exceptionnel. MIAM !


    Bourgogne 2014
    Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : rubis clair et brillant, reflets vermillon.
    Nez : délicat et engageant, notes de petits fruits rouges, fumé délicat et poivre noir.
    Bouche : présence franche et gourmande en bouche, saveurs fruitées bien expressives, jolie touche de griotte acidulée, équilibre léger et tonique, trame tannique parfaitement souple, finale courte mais belle fraîcheur.
    Jérôme Castagnier met un point d’honneur à travailler ses cuvées d’entrée de gamme avec la même exigence que ses plus grandes appellations et ce Bourgogne plein de charme et d’élégance nous en donne une preuve incontestable.
    C’est une bouteille qu’on peut siffler sans se prendre la tête mais qu’on peut très bien placer à table avec une belle volaille rôtie et peut-être même une marmite de bœuf bourguignon.
    Bref, c’est un très beau vin avec un rapport Q/P évidemment exceptionnel !

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    Bouteille lourde et bouchon de 40 cm…il n’y pas de petits vins chez Jérôme Castagnier !


    Beaune 1° Cru Les Vignes Franches 2008
    Domaine Rebourgeon-Mure à Pommard

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    Robe : rubis clair, frange légèrement tuilée.
    Nez : discret et très raffiné, notes de cerise rouges, de bois de réglisse et de poivre blanc.
    Bouche : attaque très directe, structure acide/tannique qui équilibre parfaitement une matière très élancée, toucher lisse et sensuel, finale assez souple, sillage aromatique long sur la réglisse et les épices.
    Je connais peu et je déguste rarement des crus de Beaune et pourtant à chaque fois que je débouche une bouteille de cette appellation je suis conquis… et ce « Vignes Franches » du domaine Rebourgeon-Mure n’a pas échappé à la règle : déjà très bien disposé lorsque nous l’avons goûté sur place (en 2013), il s’exprime aujourd’hui avec élégance et plénitude. MIAM !

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    Le Clos Saint Landelin en décembre 2016

  • Les vins du mois de novembre 2016

    Arbois Cuvée d’Automne
    Domaine de la Pinte à Arbois

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    Robe : jaune franc, reflets dorés.
    Nez : raffiné et très complexe, notes fruitées bien mûres (melon, chair de poire) et épicées.
    Bouche : attaque douce, matière suave avec des arômes de miel d’acacia, acidité très dynamique qui se manifeste dès le milieu de bouche et qui se combine à une présence minérale bien marquée pour donner du relief et du tonus à la finale, sillage aromatique légèrement « jurassien » mais très agréable.
    Cet assemblage de 45 % de savagnin ouillé, de 40% de chardonnay et de 15% de savagnin élevé 4 ans sous voile se goûte avec une gourmandise un peu inhabituelle chez les vins jurassiens…mais quel bonheur !


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Referts 2006
    Domaine L. Carillon et fils à Puligny

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    Robe : jaune clair, limpidité parfaite, beaucoup d’éclat.
    Nez : subtil et séduisant, chair de fruits blancs frais, fougère et pointe de cardamome sur un fond de pierre chaude.
    Bouche : attaque franche et précise, matière concentrée, acidité solide et bien mûre qui tient fermement la structure, finale très longue, minéralité profonde et grande sapidité.
    Comme François Carillon m’a conseillé une certaine vigilance par rapport à la tenue de certaines cuvées du domaine après une dizaine d’années de garde, j’ai débouché cette bouteille pour vérifier et constater que ce Puligny 1° Cru est une pure merveille.
    MIAM !


    Pouilly-Fuissé Le Clos Reyssié 2010
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune assez prononcé, très lumineuse.
    Nez : ouvert et complexe, notes de fruits jaunes (abricot, mirabelle), touche de beurre frais, et belles nuances minérales.
    Bouche : attaque douce, matière voluptueuse structurée par une ligne acide bien tendue, petit grip tannique qui apparaît dès le milieu de bouche, finale sapide avec des amers minéraux et un sillage sur le citron et les herbes aromatiques.
    Après un passage à La Soufrandière, je suis toujours pris d’une irrépressible envie de déboucher quelques flacons élaborés par les frangins Bret…et comme la version 2015 du Clos Reyssié m’avait particulièrement séduit lors de ma récente visite au domaine, c’est cette cuvée issue du millésime 2010 qui a fait les frais de mon élan de soiffard.
    Comme toujours, le vin s’est montré complexe et avenant à souhait tout en développant une structure en bouche empreint d’une profonde minéralité…quel vin !


    Riesling Grand Cru Pfersigberg-Hertacker 2014
    P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, très belle brillance, frange argentée.
    Nez : frais et tonique, palette très complexe et évolutive, évocations florales très délicates relevées par de belles notes zestées, présence minérale sensible (craie, pierre chaude).
    Bouche : attaque vive et franche, ligne acide puissante et acérée qui se met en place avec une grande vélocité, matière juteuses très gourmande mais solidement structurée, finale longue et tendue, minéralité expressive et amers salivants.
    Située dans un secteur du Grand Cru où le sol est particulièrement dur et caillouteux – comme le laisse deviner le nom du lieu-dit (Hertacker = le champ dur) – cette parcelle a donné naissance à une cuvée vraiment exceptionnelle : son élégance absolue, la perfection de son équilibre et la profondeur de son empreinte minérale ne tromperont personne…c’est un très grand riesling !


    Corbières Cuvée Sextant 2011
    Celliers d’Orfée à Ornaisons

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    Robe : noire avec du brillant, grande densité, ménisque très compact.
    Nez : intense et séduisant, palette complexe riche et bien mûre, mûre et myrtille confite, vanille, clou de girofle…
    Bouche : jus fruité très avenant, matière assez épaisse mais texture veloutée, finale plutôt courte, sillage aromatique sur la vanille et les épices douces.
    Issue d’un assemblage de syrah et de carignan, cette cuvée se goûte avec beaucoup de facilité et flatte nos papilles avec son expression fruitée très épanouie et sa texture caressante en bouche.
    Offerte par la petite amie de mon Titi, cette bouteille qui évoque leurs vacances familiales dans les Corbières s’est montrée tout à fait agréable sous des latitudes bien plus septentrionales. MIAM !

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    Visite de novembre dans le vignoble du Palatinat…C.R. à suivre.

  • Les vins du mois d'octobre 2016

    Riesling Grand Cru Wiebelsberg 2014
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets argentés.
    Nez : frais et complexe, notes d’agrumes et nuances florales délicates sur un fond discrètement anisé.
    Bouche : attaque vive, matière charnue très voluptueuse, acidité fine et minéralité intense, finale ciselée, longue et tonique.
    Ce Grand Cru confirme les belles sensations que j’avais éprouvées lors d’une première dégustation au domaine à l’occasion de la journée « Portes Ouvertes » de ce printemps : c’est un vin qui se livre avec une belle spontanéité grâce à un jus très gourmand qui enrobe une trame acide/minérale très fine mais solidement tendue. MIAM !


    Riesling Saint Jacques 2014
    Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune franc, très brillant avec des reflets dorés.
    Nez : ouvert et charmeur, palette exotique (mangue, ananas frais) et délicatement épicée.
    Bouche : matière ample et très charnue, développement aromatique intense, belle présence saline qui se manifeste progressivement, finale longue, notes d’agrumes et de poudre de craie.
    Ce riesling est issu d’une parcelle qui jouxte l’Eichberg sur son versant nord, nous a vraiment régalés par sa gourmandise un peu frivole et par sa matière profonde et parfaitement équilibrée.
    Débouchée pour me remémorer ma belle
    journée de vendanges au domaine Beyer, cette bouteille s’est vidée pratiquement toute seule…je pense que Christian serait bien inspiré de vérifier l’étanchéité de ses flûtes alsaciennes !!!


    Chablis Grand Cru Les Clos 2010
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune clair, très lumineuse, texture glycérinée.
    Nez : pur et racé avec une palette assez classique sur le beurre frais et les zestes d’agrumes, belles notes pierreuses en filigrane.
    Bouche : matière riche et généreuse, structure large, gras sensible, acidité très mûre, finale tenue par des amers minéraux, belle sapidité.
    Toujours aussi puissant et généreux que lors de ma première dégustation au domaine Besson ce Grand Cru de Chablis s’exprime de façon un peu atypique mais quelle prestance !
    Le puriste à la recherche de minéralité devra patienter encore quelques années mais l’hédoniste pourra déboucher ce flacon dès maintenant. MIAM !


    Meursault 1° Cru Les Cras 2009
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune citron avec beaucoup d’éclat.
    Nez : discret et fin, palette évolutive qui s’ouvre sur des notes fraîches finement zestées avant de délivrer de délicats effluves d’amande et d’herbes aromatiques (mélisse, sauge).
    Bouche : matière riche et généreuse, structure large, gras sensible, acidité très mûre, finale tenue par des amers minéraux, belle sapidité.
    J’ai dégusté ce premier cru de Meursault pour préparer ma future visite au domaine Buisson-Charles – un exercice de révision en quelque sorte – et j’ai pris beaucoup de plaisir à siroter ce nectar élégant et raffiné qui commence à laisser parler son terroir…voilà un grand vin qui commence sa phase de pleine maturité. Excellent !


    Vin de France Blanc 2014
    Domaine Richaud à Cairanne

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    Robe : jaune clair avec des reflets dorés.
    Nez : direct et bien fringant notes de résine et de fruits à chair blanche, fines nuances d’épices douces.
    Bouche : matière élancée, équilibre dynamique, présence tannique délicate et amers nobles, belle sapidité finale, sillage tonique sur les zestes d’agrumes.
    Issue du terroir des Sablières, cette cuvée 100% bourboulenc qui trouve un très bel équilibre entre richesse (13°) et fraîcheur, m’a fait beaucoup penser à Nega Saumas d’Eric Supply…il était donc tout à fait normal que je tombe sous son charme. MIAM !


    Côtes Du Rhône Villages Les Genévriers 2011
    Domaine de la Reméjeanne à Sabran

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    Robe : noire mais beaucoup d’éclat, fine frange grenat.
    Nez : ouvert et très séduisant, palette complexe avec un fruité bien mûr sur un fond de garrigue estivale (romarin, menthe poivrée…)
    Bouche : matière dense mais d’une onctuosité parfaite, jus gourmand, tanins fondus, finale douce et sapide.
    Issu d’un assemblage de vieux grenaches (90%) et de syrah (10%) récoltés sur un coteau exposé au sud, cette cuvée donne aujourd’hui une impression de plénitude absolue qui pourrait faire oublier son grand potentiel de garde.
    En ce qui me concerne, j’ai appliqué – comme souvent – le principe du « carpe diem » et je me suis régalé…en me promettant d’aller très vite refaire une visite chez ces vignerons qui travaillent en bio depuis de longues années sur les hauteurs de Sabran. MIAM !


    Saint Chinian L’Audacieux 2014
    Domaine de La Grange Léon à Berlou

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    Robe : grenat sombre, très dense avec des bords roux.
    Nez : intense et flatteur, griotte confite, prune bien mûre et amande amère.
    Bouche : ample et voluptueuse, matière riche et épaisse, jus profondément fruité, finale sapide, minéralité et acidité se conjuguent pour donner une belle impression de fraîcheur
    Cette petite merveille qui brille par sa puissance, sa gourmandise et sa buvabilité exceptionnelle est le fruit d’une conjonction idéale entre une générosité très méridionale et la présence minérale impressive issue des schistes de Berlou.
    Voilà un grand vin du Languedoc qui entre dans sa phase de plénitude. Excellent !


    Pommard Les Noizons 2003
    Domaine D. Carré à Meloisey

    Robe : grenat assez sombre, bords brunissants.
    Nez : discret mais fort agréable, notes de fruits rouges bien mûrs complétées par quelques belles nuances de rose fanée.
    Bouche : attaque souple, matière sphérique très onctueuse, trame tannique racée, finale longue et intense, sillage épicé et minéral.
    Né pendant une année caniculaire ce Pommard issu d’un terroir argilo-calcaire riche en fer, s’exprime avec une sensualité un peu inhabituelle mais en ce qui me concerne, j’adore.
    Situé dans un petit village sur les hauteurs de la Côte de Beaune, le domaine Carré nous propose des vins offrant un très beau rapport Q/P…à bon entendeur !


     

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    Mittelbergheim en automne

  • Les vins du mois de septembre 2016

    Puligny Montrachet 2012
    Domaine François Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair, limpide et lumineux.
    Nez : délicat et raffiné, citronnelle et menthe fraîche, notes pierreuses et poudre de craie en fond.
    Bouche : attaque toute en souplesse et en finesse, matière équilibrée avec une acidité mûre et un gras très flatteur, finale franche, sapide et marquée par un élevage noble et impeccablement intégré.
    Débouché pour oublier la fin de ces belles vacances d’été, ce Puligny, pourtant encore bien jeune s’est exprimé avec une classe magistrale…voilà un enfant précoce qui montre déjà de grandes qualités tout en ayant encore de belles perspectives d’évolution devant soi. MIAM !


    Mâcon-Chardonnay La Roche 2014
    Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés
    Nez : plutôt austère à l’ouverture, le vin a besoin de beaucoup de temps pour révéler de belles notes d’agrumes frais (citron, pamplemousse) sur un fond minéral bien dessiné.
    Bouche : matière élancée, équilibre droit et salinité bien marquée qui donne un petit grip stimulant à la texture, finale vive, citronnée et « caillouteuse » avec de très beaux amers.
    Né sur un coteau calcaire très caillouteux exposé au sud, ce vin s’exprime avec une rigueur et un sérieux qui ne sont pas forcément caractéristiques de cette appellation.
    Fidèles à la ligne de conduite qu’ils suivent depuis leur premier millésime, les Brothers mettent tout en œuvre pour que chacune de leurs cuvées porte la signature minérale de leur terroir d’origine. Bravo !


    Chablis Grand Cru Bougros 2009
    Domaine du Colombier à Chavanay

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    Robe : jaune clair, belle brillance
    Nez : mûr et riche avec une belle définition aromatique, palette classique sur le lait d’amande, le beurre frais, la coquille d’huître...
    Bouche : matière généreuse et assez épaisse, toucher très gras et acidité souple, amers minéraux intenses qui donnent une grande sapidité à la finale, sillage long mais assez austère (pierre, iode, fumée).
    Comme j’avais besoin d’un peu de place dans le secteur des chablis de ma cave – après mes rentrées estivales provenant du domaine d’Elise et du domaine Besson – j’ai décidé de déboucher ce Grand Cru qui s’est montré fort à son avantage, même si le millésime a un peu marqué son équilibre…un peu moins chablisien mais très bon quand même !


    Meursault Vieilles Vignes 2011
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, limpide et lumineuse.
    Nez : discret et d’une grande pureté, notes de groseille blanche et de pamplemousse sur un fond minéral bien présent.
    Bouche : attaque souple, ligne acide mûre mais bien solide qui se met en place progressivement et qui équilibre une matière longiligne très élégante, finale racée avec un élevage subtilement dosé, une pointe saline et des amers nobles
    Encore un chardonnay bourguignon « tombé » durant ce mois de septembre !
    Mais il fallait bien ça pour oublier que j’ai que je n’ai pas pu faire mon pèlerinage annuel en terre burgonde…et il faut dire que cette magnifique cuvée de Meursault fut une consolation de premier choix avec son expression encore un peu retenue mais pleine de classe et sa présence en bouche de toute beauté. MIAM !


    Coteaux du Layon Saint Lambert 2014
    Domaine Ogereau à Saint Lambert du Lattay

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    Robe : jaune d’or très brillante, texture épaisse et glycérinée.
    Nez : intensité moyenne mais palette complexe et séduisante sur la mirabelle confite, le miel de fleurs et le coing frais sur un fond de pierre chaude.
    Bouche : matière généreuse et expressive, notes d’agrumes bien mûrs, texture finement tannique, belle présence minérale en finale.
    J’aime beaucoup les vins secs de ce domaine – notamment le Savennières Clos du Grand Beaupréau – mais lorsque Vincent Ogereau m’a invité à déguster cette cuvée moelleuse, j’ai été séduit : expression aromatique guillerette, équilibre précis entre richesse et minéralité et buvabilité exemplaire. MIAM !


    Riesling-Steinacker 2015
    Domaine L. Sipp à Ribeauvillé

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    Robe : jaune clair, belle brillance.
    Nez : riche et exubérant, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs, nuances florales délicates (acacia, jasmin).
    Bouche : matière ample et très gourmande, jus fruité bien concentré structuré par une belle minéralité, finale fruitée et très sapide.
    En général, les vins d’Etienne Sipp sont des vins de temps et de patience mais cette cuvée Steinacker semble déroger à cette règle : plein de fruit et d’énergie positive ce riesling né sur un terroir sablo-limoneux riche en galets, se goûte avec une parfaite gourmandise dès aujourd’hui. MIAM !


    Côtes de Bourg Château Fougas Maldoror 2014
    J.Y Bechet à Lansac

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    Robe : foncée presque opaque avec une frange rubis très brillante.
    Nez : très discret à l’ouverture avec des notes de torréfaction et de terre humide, belle palette fruitée (mûre et myrtille) et florale (violette) après oxygénation.
    Bouche : attaque franche, matière assez dense, trame tannique très sensuelle, ligne acide bien présente qui donne un vrai tonus à la finale, sillage frais et salivant.
    J’ai découvert le Château Fougas dans les années 90, lorsque la famille Bechet présentait ses vins au Salon des Vignerons Indépendants de Strasbourg et j’ai acheté cette cuvée Maldoror sur plusieurs millésimes parce que je lui trouvais un très bon rapport Q/P.
    Depuis ce temps, le domaine s’est converti à la biodynamie mais, oh surprise, les prix ne se sont pas envolés...bien au contraire, puisqu’ils ont même baissé (77 francs soit environ 11,70 euros pour le millésime 1997, 10,50 euros pour la version 2014) C’est d’autant plus incroyable que ce Côtes de Bourg fruité et charnu se laisse boire avec une grande facilité aujourd’hui tout en montrant un joli potentiel de garde…quelle belle affaire !

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    Vendanges sur les terrasses du Clos Lucas à Eguisheim

     

  • Les vins du mois d'août 2016

    Alsace 2012
    Domaine Deiss à Bergheim

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    Robe : jaune clair, belle brillance.
    Nez : discret et très pur, notes d’agrumes frais et nuances minérales déjà très pénétrantes.
    Bouche : attaque suave, jus très gourmand, acidité mûre et salinité qui gagne progressivement en intensité pour donner du relief et une très belle longueur à la finale.
    Réalisée à partir d’un assemblage des 13 cépages alsaciens complantés, vendangés et vinifiés ensemble, cette cuvée riche et profondément minérale nous donne une première clé pour entrer dans l’univers particulier des vins de la famille Deiss.
    Très belle bouteille avec un rapport Q/P tout à fait intéressant.


    Riesling Réserve Millésime 2014
    Domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr

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    Robe : jaune clair, éclats argentés.
    Nez : ouvert et flatteur avec une palette complexe sur l’ananas frais, les agrumes murs sur un fond crayeux bien présent.
    Bouche : matière opulente, fruité très expressif, rondeur agréable, ligne acide fine et structurante, finale très saline avec un léger grip tannique qui stimule la salivation.
    Dans la série des vins signés par un style maison, ce riesling vinifié par Pierre Gassmann montre une générosité incroyable tout en gardant un équilibre parfaitement digeste. Les amateurs de vins droits et tranchants seront surement déstabilisés mais je crois que personne ne pourra mettre en question la qualité exceptionnelle de cette cuvée. MIAM !


    Arbois Vin Jaune 1987
    Domaine A. et M. Tissot à Montigny

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    Robe : jaune doré, très brillant, frange très claire.
    Nez : intense, complexe et évolutif, noix verte, épices, fumé léger sur un fond minéral qui se manifeste progressivement après oxygénation (pierre chaude, silex).
    Bouche : attaque vive avec une acidité massive qui se fond dans une matière dense et puissante, texture épaisse, petite mâche tannique, finale d’une longueur inouïe (en terme de persistance, on n’est pas loin de la minute), salinité marquée et notes d’épices, de brou de noix, de feuille de noyer…
    Impressionnant de puissance avec sa matière dense et son acidité puissante, ce vin jaune qui termine sa troisième décennie ne semble plus pouvoir être altéré par le temps qui passe…des gouttes d’éternité et pourquoi pas un élixir de longue vie ?
    On peu rêver un peu, non ?


    Gewurztraminer Demoiselle 2014
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune orangé, assez trouble.
    Nez : complexe, étonnant mais somme toute bien agréables, notes de vanille, de raisin mûr, d’orange amère et d’épices douces.
    Bouche : attaque franche, matière charnue et très gourmande, présence tannique sensible, salinité intense qui stimule la salivation, sillage aromatique sur les épices et les agrumes mûrs relevé par une fine touche boisée.
    Lorsque Jean-Pierre décide de sortir des sentiers battus, il n’y va pas par quatre chemins…et j’avoue ne pas toujours être capable de le suivre !
    Mais parfois la magie opère comme avec ce gewurztraminer réalisé après une macération des raisins en grappes entières (3 semaines) et un élevage sur lies de 6 mois en foudres et en fût de 600 litres. Certes on est très loin des codes esthétiques alsaciens mais la gourmandise et l’expressivité minérale de ce m’ont vraiment bluffés aujourd’hui…c’est déroutant mais c’est vraiment bon !


    Vin de France Zig-Zag 2015
    Domaine Les Deux Terres à Villeneuve de Berg

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    Robe : grenat sombre, limpide et brillant, fine frange orange
    Nez : agréable, fruité confit sur un fond de terre humide et de bois de réglisse
    Bouche : attaque suave, jus très gourmand, petite présence tannique bien mûre, finale nette et sapide
    Ce joli vin simple mais terriblement séduisant m’a été offert par Cyril qui a voulu me faire partager les bonnes impressions ressenties lors de sa visite chez ces vignerons ardéchois. Bu et approuvé…MIAM !


    Château Malescot Saint Exupéry 2004
    J.-L. Zuger à Margaux

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    Robe : sombre, presque noire, opaque avec une fine frange grenat.
    Nez : intense et charmeur, palette raffinée avec un fruité mûr complété par des notes florales délicates (violette) et une fine touche épicée.
    Bouche : attaque vive et stimulante, matière voluptueuse, mâche tannique présente mais très douce, finale très sapide tenue par une fine acidité et des amers nobles.
    Depuis quelques mois je fais main basse sur mon stock de vieux crus bordelais qui occupent une place encore trop importante dans ma cave à mon goût. Je suis souvent déçu par des vins que je trouve plutôt ennuyeux et sans beaucoup d’âme, mais parfois le miracle se produit et c’est un feu d’artifice de sensations qui nous donne le sentiment d’accéder à une forme de perfection vinique. Respect !


    Pinot Noir Muhlforst 2012
    Domaine Mader à Hunawihr

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    Robe : rubis moyen, très brillant, frange violine
    Nez : complexe et engageant avec une palette délicatement fruitée (framboise, cassis) sur un fond végétal noble (fougère et sous-bois).
    Bouche : attaque franche et directe, matière juteuse avec une charpente acide très structurante, tanins très soyeux, finale tonique avec une minéralité pénétrante qui génère une intense salivation.
    Un beau millésime sur un terroir très qualitatif – le Muhlforst est un coteau marno-limoneux exposé plein sud – et la main experte d’un vinificateur hors pair…voilà une équation qui ne pouvait qu’aboutir à un résultat tout à fait exceptionnel !
    Encore un pinot noir qui prouve que l’Alsace est capable de produire de très beaux vins rouges.

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    Petit souvenir de vacances : le rocher de la Vierge qui domine les vignes des terrasses du Larzac

     

  • Les vins du mois de juillet 2016

    Riesling Grand Cru Frankstein 2014
    Domaine Beck-Hartweg à Dambach

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    Robe : jaune clair, reflets métalliques, légère turbidité.
    Nez : discret, presque mutique, petites notes fermentaires sur un fond aromatique sur les fruits blancs et la résine.
    Bouche : matière longiligne tendue par une acidité fine mais vive et véloce, toucher de bouche finement tannique, salinité intense qui se manifeste dès le milieu de bouche et qui s’impose généreusement en finale.
    Ce Frankstein 2014 est un grand riesling de terroir qui se cherche encore sur le plan aromatique mais qui montre une présence minérale vibrante en bouche. Le travail exemplaire de Florian au niveau de ses vignes se ressent au plus profond de la structure de ce vin que j’ai ouvert surement trop tôt mais que j’ai déjà vraiment bien apprécié. MIAM !


    Riesling Wormeldange Koeppchen- Les Terrasses 2012
    Domaine A. Hartmann à Wormeldange (Luxembourg)

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    Robe : jaune pâle, très lumineuse.
    Nez : intense et expressif, palette complexe sur les fruits jaunes et les fleurs de printemps sur un fond de citron mûr.
    Bouche : petite pointe de CO2 à l’ouverture, matière large, généreuse, équilibre très gourmand, expression aromatique qui se complexifie, acidité fine et amers minéraux en finale.
    Elaboré à partir d’une très vieille vigne (76 ans) plantée sur un coteau calcaire très pentu exposé au sud, ce vin plein de fruit et de gourmandise s’est laissé boire avec un réel plaisir.
    Offerte par l’ami François, cette bouteille de riesling d’AOC « Moselle luxembourgeoise » fut une très belle surprise. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Pfersigberg 2008
    Domaine Emile Beyer à Egusiheim

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    Robe : or jaune avec beaucoup d’éclat.
    Nez : complexe et évolutif, palette exotique très suave, notes d’ananas rôti, de vanille et de bois de réglisse.
    Bouche : matière opulente, acidité large, toucher caressant, finale fruitée qui s’étire et s’affine pour laisser le palais frais et dispos.
    Avec sa finesse aromatique, sa matière rondelette sculptée avec beaucoup d’élégance et sa finale sapide et désaltérante, ce gewurztraminer fut un compagnon de table très agréable face à des brochettes de gambas à l’ananas. MIAM !


    Chablis 1° Cru Fourchaume 2003
    Domaine du Colombier à Fontenay

    Robe : jaune doré, belle brillance.
    Nez : intensité moyenne, aromatique nette et bien typée, beurre frais et coquille d’huître sur un fond fruité assez mûr, belles notes de chair de poire.
    Bouche : matière épaisse avec un joli gras, acidité très flexible mais assurant un équilibre bien droit, finale salivante avec des amers nobles et un sillage minéral sur la pierre à feu.
    Débouchée juste avant mon départ vers le vignoble chablisien cette bouteille de 1° Cru fut une belle surprise.
    Le vieillissement a permis à ce vin de définir une belle trame minérale qui a répondu avec beaucoup d’aplomb à une matière plutôt généreuse en créant un équilibre raffiné et harmonieux.
    Voilà un Fourchaume en forme olympique !!!


    Pinot Noir L’Hostellerie 2013
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : grenat moyen, belle densité.
    Nez : légère réduction à l’ouverture puis expression aromatique noble et complexe, fumé léger, notes de craie et fruité discret (mûre et cerise noire).
    Bouche : attaque souple et suave, jus bien concentré, tannins fins et mûrs, finale fraîche et épicée relevée par une délicate amertume.
    Née sur les coteaux marno-calcaires d’Eguisheim, cette cuvée a été élevée durant 12 mois en barriques (25% neuves).
    Avec sa belle concentration et sa présence tannique classieuse, ce pinot noir peut être dégusté aujourd’hui ou mis en cave durant quelques années pour lui permettre de s’affiner encore davantage.
    Pour oublier que le magnifique Sundel 2013 est déjà épuisé et pour attendre que sa version de 2015 soit mise en bouteilles, la cuvée « Hostellerie » du domaine Beyer tombe à point nommé. MIAM !

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    Vacances en juillet dans un pays magnifique où il ne manque que des vignes…

  • Les vins du mois de juin 2016

    Pinot gris Fondation 2010
    Domaine Josmeyer à Wintzenheim

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    Robe : jaune franc, assez dense mais avec beaucoup d’éclat.
    Nez : classique et raffiné, fruits jaunes bien mûrs, petites notes épicées et touche fumée caractéristique.
    Bouche : matière ample, large et généreuse, texture caressante avec un joli gras, acidité mûre mais bien tendue, finale salivante avec des amers minéraux de très belle facture.
    Née sur les sols sablo-limoneux du Herrenweg, ce pinot gris donne une sensation de force et d’élégance conjugués pour aboutir à un équilibre impeccable et nous offrir une belle émotion vinique.
    Dégustée une première fois lors d’une session AOC en 2014, cette cuvée a gagné en finesse et en complexité tout en confirmant son caractère de grand vin de gastronomie



    Sylvaner de Mittelbergheim 2014
    Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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    Robe : jaune clair, très lumineux avec des reflets dorés.
    Nez : doux et très profond, notes de fruits jaunes bien mûrs, de vanille et de poudre de craie.
    Bouche : matière ample et riche, milieu très suave avec de beaux arômes de pêche jaune, acidité souple mais salinité intense en finale.
    Déjà dégusté et commenté lors de notre session A.O.C. au domaine Seltz ce sylvaner confirme l’excellente impression laissée à ce moment…même sortir du contexte particulier de cette soirée ce vin impose sa présence et sa classe. MIAM !


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Referts 2007
    Domaine Carillon à Puligny

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    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets vert-pâle.
    Nez : noble et racé, notes citronnées délicates, senteurs d’herbes aromatiques (verveine, citronnelle) sur un fond minéral qui se révèle progressivement.
    Bouche : plénitude et équilibre impeccable, gras très classieux, acidité bien mature et fine trame tannique, finale longue et bien tendue, sillage sur le pamplemousse et les épices douces.
    Débouché après une alerte lancée par l’ami Stéphane qui venait de goûter un chardonnay de la Côte de Beaune de 2007 en très petite forme, ce 1° Cru de Puligny s’est montré sous son meilleur jour avec une expression complexe et épanouie.
    Déjà très agréable aujourd’hui, cette bouteille possède encore un vrai potentiel de garde…en ce qui me concerne, je ne vais pas prendre de risque : c’est très bon maintenant donc j’en profite !


    Vin de France Ribeyrenc 2014
    Domaine T. Navarre à Saint Chinian

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    Robe : teinte très délicate, nuance grenat clair
    Nez : ouvert et très franc, notes de fraise bien mûre, de confiture de quetsche et de cannelle
    Bouche : matière légère, fruité expressif, structure souple et très déliée, persistance aromatique de longueur modérée mais fraîcheur et sapidité en finale.
    Offerte par l’ami Dany, cette bouteille originale nous fait découvrir un cépage oublié du Languedoc vinifié par l’un des vignerons emblématiques de Saint Chinian.
    Goûté une première fois mais assez rapidement lors de ma visite dans le grand sud, ce vin que j’ai redécouvert chez moi m’a conquis pas sa belle expression fruitée et par son énergie juvénile simple et spontanée en bouche. MIAM !


    Vin de Pays du Mont Baudile Les Intillères 2012
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : dense, presque noire avec une fine frange rubis.
    Nez : sombre, mystérieux et profond, palette très complexe, pêche de vigne, myrtille, épices, cacao sur un fond d’herbe fraîche.
    Bouche : attaque suave, matière riche mais sans aucune lourdeur, mâche tannique sensuelle, finale digeste et longuement aromatique, très belles rémanences sur les épices, le chocolat et l’écorce.
    Le vin haut de gamme du domaine Supply-Royer conjugue parfaitement puissance et accessibilité tout en nous éblouissant par sa grande complexité aromatique.
    Ceci dit, cette cuvée Intillères 2012 place l’amateur devant un cruel dilemme : déjà proche de la perfection aujourd’hui, elle laisse pourtant entrevoir des perspectives d’évolution tout à fait prometteuses…que faire ?

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    Le Salon Millésime Alsace à Colmar…un évènement majeur pour tout oenophile.

     

  • Les vins du mois de mai 2016

    Côtes du Rhône Les Arbousiers 2013
    Domaine de la Reméjeanne à Cadignac

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    Robe : jaune clair, frange vert-pâle, reflets métalliques.
    Nez : vif et stimulant, très belle palette florale relevée par des notes de citron vert.
    Bouche : attaque nette et pointue, acidité très tonique, silhouette élancée et finale salivante rehaussée par quelques amers nobles.
    Cet assemblage de cépages sudistes (viognier, roussanne, clairette, marsanne et bourboulenc) séduit par la beauté très classieuse de son expression aromatique et étonne par sa tension en bouche qui fait plus penser à l’Alsace qu’à la vallée du Rhône…il faut croire que le vigneron ne s’appelle pas Klein pour rien !!!


    Meursault Les Tessons 2009
    Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets or vert.
    Nez : complexe et profond, notes d’agrumes frais à l’ouverture, évolution vers une palette de plus en plus raffinée, chair de fruits blancs, mélisse sur un fond minéral d’’une grande pureté qui évoque l’eau de roche.
    Bouche : attaque très suave puis montée en puissance progressive, la matière prend du volume, la charpente acide se tend pour réaliser un équilibre parfait, finale sapide avec une salinité presque tactile et des amers nobles, retour aromatique très long.
    Quand on a la chance de déguster un « Tessons » de Buisson-Charles dans la plénitude de ses moyens on est sûr de vivre une expérience gustative magique.
    Débouchée pour penser un peu à mes amis bourguignons durement touchés par les terribles gelées de mai, cette bouteille m’a fait vivre un réel moment de grâce. MIAM !


    VDP d’OC Grand Vin 2012
    Domaine La Madura à Saint Chinian

    Dsc 3541

    Robe : jaune clair, dense mais très brillante.
    Nez : riche et envoûtant, palette complexe sur le citron confit et l’ananas frais, notes très suaves de fleurs blanches sur un fond minéral très racé.
    Bouche : attaque tout en douceur, matière ample et bien mûre avec un gras très charmeur, acidité fine mais très bien en place qui équilibre la structure et tonifie une finale digeste et longuement aromatique.
    Réalisée à partir de sauvignons récoltés sur des terroirs argilo-calcaires et travaillés « à la bourguignonne » en pièces de 1 ou 2 vins, cette cuvée donne une interprétation pleine de volupté et de raffinement de ce cépage.
    Il ya de la suavité, de la densité et de la profondeur dans ce jus...pas de doute, l’édition 2012 du Grand Vin de la Madura est vraiment remarquable. MIAM !


    Pinot Gris Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2010
    Domaine Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune clair, assez épais, reflets argentés.
    Nez : délicat et très complexe, évoluant constamment, notes florales à l’ouverture, puis fruits jaunes et fumé discret, minéralité qui s’affirme progressivement.
    Bouche : matière ample et juteuse, belle puissance, acidité très pointue qui construit un équilibre dynamique, finale longue et saline.
    Arrivé dans sa phase de pleine maturité, ce pinot gris qui allie force et élégance, fruit et minéralité est un vrai bonheur, même pour celui qui ne jure que par le riesling sur ce Grand Cru.
    Voilà la bouteille qui a réussi à me réconcilier avec les pinots gris alsaciens…et ce n’était pas une mince affaire à priori !


    Riesling Ostenberg V.T. 2007
    Domaine Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune intense et lumineux.
    Nez : complexe, invasif et envoûtant, notes d’abricot mûr, d’orange confite, touche fumée et fond minéral (pierre chaude, terpènes).
    Bouche : matière riche et solidement tramée, structure arrondie, acidité posée en largeur, présence saline sensible qui donne un grain tannique à la texture, finale fraîche et nerveuse, belle persistance aromatique.
    Déjà fort bien équilibré à sa sortie, ce riesling V.T. qui a gagné en profondeur et en distinction après quelques années en cave nous rappelle que les 2007 alsaciens sont vraiment au sommet de leur forme en ce moment.
    Hélas, cette référence va disparaître de la carte du domaine Schmitt car la parcelle a été replantée récemment avec du pinot noir mais connaissant la qualité du travail de ces vignerons je suis sûr que la naissance d’une belle cuvée rouge va nous consoler très rapidement…Chiche !


    Côtes de Provence Nowat 2010
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : dense et profonde, fine frange grenat.
    Nez : typé cabernet mûr à l’ouverture avec une palette sur le poivron rouge et les fruits noirs (mûre, myrtille), notes plus méridionales par la suite, épices douces et fumé léger.
    Bouche : matière puissante, équilibre tonique avec des tannins souples mais structurants, finale sapide et appétante, longue persistance fruitée et épicée.
    Réalisé à partir de l’assemblage de cabernet sauvignon, de mourvèdre, de cinsaut et de syrah, ce vin original a été vinifié et embouteillé à l’ancienne, sans utilisation d’électricité. Conformément à ce que j’avais ressenti lors de la première dégustation de ce vin l’expression aromatique est restée assez « bordelaise » mais l’élevage s’est parfaitement fondu après quelques années en cave.
    Le vin est en place, il y a de la gourmandise et de la classe…c’est un grand vin méditerranéen tout simplement !

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    Les enrochements du Clos Lucas à Eguisheim au printemps 2016

  • Les vins du mois d'avril 2016

    Riesling Clos Rebberg 2008 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune franc, belle brillance.
    Nez : intense et expressif, notes d’agrumes mûrs et d’épices, fine touche fumée.
    Bouche : attaque franche et vive, matière charnue, assez épaisse avec une trame minérale d’une force incroyable, finale longue et salivante, sillage aromatique sur le pamplemousse et la pierre à feu.
    Voilà un vin splendide qui confirme que les sols schisteux du Clos Rebberg font partie des très beaux terroirs alsaciens. Avec ce riesling 2008 qui me semble être arrivé à son optimum de maturité – mais qui va surement y rester quelques temps - Antoine Kreydenweiss prouve qu’il a parfaitement compris comment il fallait travailler ses vignes et son vin pour faire parler le schiste. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Rosacker 2012 – Domaine Mader à Hunawihr

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    Robe : jaune clair, lumineux avec des éclats argentés.
    Nez : délicat et très complexe, notes florales raffinées (bouton de rose), touche finement exotique (litchi) sur un fond déjà bien minéral (poudre de craie).
    Bouche : matière longiligne, suavité extrême, délicatement moelleux mais structuré par une belle ligne acide, finale très longue, sillage fruité charmeur et notes végétales nobles (cône de houblon), salinité naissante.
    Goûté (et approuvé) une première fois lors de ma rencontre avec Jérôme Mader et le Rosacker, ce gewurztraminer s’est encore affiné pour devenir cette merveille de finesse et d’élégance qui joue la carte de la séduction tout en affirmant une personnalité de très grand vin…un instant de bonheur total !


    Cuvée K 2014 – L’Oustal Blanc à Creissan

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    Robe : noire et épaisse avec une fine frange rubis.
    Nez : typé et charmeur, notes de fruits rouges très mûrs et nuances aromatiques d’herbes de garrigue.
    Bouche : attaque très douce, matière ample et juteuse avec une richesse qui donne une petite sensation de moelleux en milieu de bouche, tannins lisses, finale assez tonique et parfaitement digeste, très « glissante ».
    Cette cuvée 100% carignan née sur les zones d’appellation Minervois et Saint Chinian a été déclassée en vin de table pour cause d’encépagement non conforme.
    C’est un vin gourmand et charmeur qui ne ment pas sur son origine sudiste et qui trouve une balance tout à fait équilibrée entre richesse et structure.
    Très belle découverte, merci Dany !

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    En avril c’est cap au sud..ici on est près de Saint Chinian !

  • Les vins du mois de mars 2016

    IGP Pays d’Hérault-Mont Baudile Le Bourboulenc de Nega Saumas 2013 – Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune profond avec beaucoup d’éclat.
    Nez : intense et envoûtant, très balsamique à l’ouverture, la palette aromatique se complexifie avec l’oxygénation, notes de pêche jaune bien mûre, gingembre et herbes de garrigue.
    Bouche : matière dense, équilibre tonique avec une acidité virevoltante, toucher onctueux, finale sapide avec des amers fins et un sillage aromatique long et toujours très complexe.

    IGP Pays d’Hérault-Mont Baudile Le Mourvèdre des Crouzets 2007 – Domaine Supply-Royer à Arboras

    Robe : noire, opaque avec une très fine frange violacée.
    Nez : profond et méditatif, palette évolutive qui s’ouvre sur le cacao amer et le bois de réglisse, notes de myrtille, d’épices, d’encens…
    Bouche : matière épaisse et très concentrée, mâche tannique imposante mais d’une douceur absolue, finale sapide avec un long sillage épicé.

    IGP Pays d’Hérault-Mont Baudile Les Intillères 2011 – Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : dense et ténébreuse avec une fine frange purpurine.
    Nez : beaucoup de « noir » dans l’expression aromatique (à l’image de la robe), notes de myrtille et de cacao sur un fond de garrigue (ciste et romarin).
    Bouche : matière sphérique, lisse et opulente mais d’une parfaite buvabilité, acidité bien tendue qui tient solidement la structure, tanins d’une finesse incroyable, finale bien fraîche avec un long retour aromatique sur les aromates et les épices.

    Mon périple sudiste annuel approche et je commence à me mettre en condition en débouchant quelques bouteilles languedociennes produites par des amis vignerons à qui je rends visite régulièrement depuis l’année 2008…déjà !!!
    Le bourboulenc encore très jeune s’exprime avec beaucoup d’originalité mais montre une tenue vraiment impeccable en bouche, le mourvèdre d’une complexité inouïe développe une présence en bouche dont l’équilibre de la structure et des saveurs force l’admiration et le carignan assume pleinement son statut de cuvée haut de gamme du domaine Supply-Royer…je confirme que pour moi, c’est l’un des plus grands vins du Languedoc.


    Savennières Clos de Coulaine 2008 – Domaine Papin-Chevalier à Beaulieu sur Layon

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    Robe : jaune intense avec des reflets dorés.
    Nez : profond et bien typé, notes de fruits à chair blanche, nuances minérales qui se développent progressivement, pierre chaude, silex, fumé discret.
    Bouche : matière généreuse, volume en largeur, équilibre très sec, acidité puissante et salinité tactile bien présente, finale sapide avec un sillage minéral long et une fine amertume.
    Avec son expression aromatique étonnante de complexité et de minéralité et sa présence en bouche marquée par une salinité pénétrante, ce Savennières est un vrai régal. MIAM !


    Chablis 1° Cru Mont de Milieu 2008 – Domaine La Meulière à Fleys

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    Robe : jaune moyen, très lumineux.
    Nez : noble et typé, notes de beurre frais et de craie sur un fond discrètement iodé.
    Bouche : matière posée et sereine, gras très élégant, ligne acide mûre et tendue, finale très sapide, amers délicats et profonde minéralité.
    Raffiné, précis, salin et très appétant ce Mont de Milieu s’exprime avec la prestance des grands Chablis arrivés à maturité.
    Vendu moins de 20 euros (tarif actuel pour le dernier millésime) ce vin nous rappelle que c’est dans cette région que l’amateur de chardonnays bourguignons peut encore trouver d’excellents rapports Q/P.


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Perrières 1996 – Domaine L. Carillon et fils à Puligny

    Robe : jaune franc avec des reflets dorés.
    Nez : toujours très retenu mais racé et complexe, palette qui évolue continuellement, notes de beurre frais, de vanille, de citron vert, de grillé, de pierre chaude…
    Bouche : acidité mature mais très puissante, gras enveloppant, petite présence tannique, finale étirée, très saline.
    Bouteille de secours prévue pour pallier une défaillance du Bienvenues-Bâtard-Montrachet 1998 lors durepas organisé par T. Meyer à « La Taverne Alsacienne », ce premier cru de Puligny a été débouché quelques semaines plus tard et nous a subjugués par sa plénitude et sa fraîcheur…je ne suis pas sûr que le BBM aurait soutenu la comparaison !


    Château la Tour Carnet 1996 – G.F.A. du château à Saint Laurent de Médoc

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    Robe : sombre, opaque avec des bords rubis très fins.
    Nez : fin et très racé, fruité très discret, notes de suie et de bois de réglisse, nuances minérales bien présentes (terre humide, argile).
    Bouche : matière posée, équilibre impeccable, mâche tannique très souple, finale digeste avec des amers persistants.
    J’ai toujours autant de difficulté à vibrer lorsque je déguste un cru du bordelais mais face à ce Haut Médoc de 20 ans étonnant de jeunesse je ne peux être qu’admiratif.
    Voilà un très beau vin sur qui le temps ne semble pas avoir de prise…Impressionné !


    Château Meyney 1991 – Cordier à Saint Estèphe

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    Robe : grenat profond avec une fine frange tirant sur le roux
    Nez : discret et racé, fruité délicat encore bien frais, notes florales délicates et nuances minérales nobles.
    Bouche : matière bien posée, acidité et tanins souples, équilibre très dynamique, finale longue, amers minéraux, rémanences sur le bois de réglisse et la terre humide.
    Avec près d’un quart de siècle au compteur, ce Saint Estèphe semble tout aussi inaltérable que le Haut Médoc 1996…ça confirme quand même le fait que les crus bordelais sont des placements sûrs pour des amateurs de vins de garde.
    J’admire la performance…même si je m’ennuie un peu à la longue !

    Dsc 3179
    Le sommet du Kastelberg d’Andlau au printemps.

  • Les vins du mois de février 2016

    Riesling Fronholz 2012 – Domaine A. Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair, très brillant, reflets argentés.
    Nez : délicat et complexe, notes d’agrumes frais (orange, mandarine) et de kiwi, sur un fond minéral très racé (pierre, graphite).
    Bouche : matière concentrée, jus fruité très gourmand, trame acide minérale structurante, finale intensément saline et sillage aromatique long avec des amers nobles qui font saliver.
    Né sur un coteau sablo-argileux bien ventilé et exposé au sud-ouest, ce riesling Fronholz s’exprime aujourd’hui avec une grande sérénité tout en donnant une l’impression de plénitude absolue.
    Après un 2013 un peu décevant dégusté lors d’une réunion AOC, ce 2012 nous a vraiment régalé…Très grand vin !


    Riesling Grand Cru Pfersigberg-Hertacker 2014 – Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune très clair avec beaucoup d’éclat.
    Nez : discret, pur et raffiné, palette vivifiante avec des arômes de citron vert, carambole et zestes d’agrumes sur un fond d’herbes aromatiques (mélisse, verveine).
    Bouche : attaque tonique, acidité longue et tendue qui étire une matière assez concentrée, finale longue avec des notes d’agrumes frais sur un fond minéral très froid.
    Depuis quelques millésimes, Michel Ginglinger a choisi de vinifier 2 cuvées différentes de riesling Pfersigberg : l’une sur le lieu-dit « Ortel » à dominante calcaire et l’autre sur le lieu-dit « Hertacker » à dominante gréseuse.
    Ce riesling Hertacker, dégusté dans sa prime jeunesse est un vin d’une grande élégance avec une droiture sans concession et une profondeur structurelle peu commune. MIAM !


    Coteaux de l’Ardèche Grains d’Ambre 2011 – Domaine Salel-Renaud à Faugères

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    Robe : jaune doré, lumineux, frange très claire.
    Nez : intense et envoûtant, notes de raisin de Corinthe, d’abricot confit et d’épices de Noël (cannelle, girofle…).
    Bouche : matière riche, expression aromatique suave et toucher très onctueux, acidité qui élargit la structure, finale très longue, notes épicées et légèrement grillées.
    Réalisée à partir de grains de viognier botrytisés, cette cuvée liquoreuse que j’ai découverte au domaine Salel-Renaud en 2013 a superbement évolué.
    Déjà très séduisante lors de ma première dégustation, cette petite friandise a gagné en complexité et en finesse après deux années en cave. MIAM !


    Hautes Côtes de Nuits Cuvée Marius 2009 – Hervé Murat à Concoeur

    Dsc 2955

    Robe : rubis assez sombre avec une fine frange violine.
    Nez : expressif et raffiné avec une palette fruitée mûre et un boisé d’une extrême délicatesse.
    Bouche : matière généreuse associant puissance et sensualité, acidité structurante et tannins veloutés, finale fraîche avec de belles notes de fruits rouges.
    Cette cuvée née sur « Le Clos Duc » et vinifiée comme un vin de garde se goûte parfaitement bien aujourd’hui…le jus très riche et l’élevage ambitieux se sont harmonisés pour nous transporter dans un univers gustatif plein de volupté et de raffinement.


    Pic Saint Loup Cuvée Sainte Agnès 2013 – Ermitage du Pic Saint Loup à Saint Martin de Tréviers

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    Robe : très sombre, très dense avec une fine frange purpurine.
    Nez : profond et envoûtant, notes d’orange sanguine, de cacao amer, d’épices orientales et d’aromates méditerranéens.
    Bouche : chair fruitée et bien juteuse, acidité fine qui structure et tonifie la matière, finale sapide et glissante, longueur aromatique exceptionnelle.
    Cette cuvée parcellaire de Pic Saint Loup que j’ai déjà trouvé très en verve lors d’une première dégustation au printemps 2015 a encore gagné en complexité et en gourmandise…quel bonheur !

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    En février il y a du rouge…mais surtout du blanc !

     

  • Les vins du mois de janvier 2016

    Riesling Holder 2007 – Domaine Schoenheitz à Wihr-au-Val

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    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets dorés.
    Nez : séduisant et complexe, palette vivifiante sur les zestes d’agrumes et les herbes aromatiques, notes florales subtiles et complexes.
    Bouche : matière délicate superbement équilibrée, chair assez généreuse, acidité fine et profonde qui file en ligne droite, finale très minérale, petites sensations tanniques, sillage balsamique délicat.
    Ce très beau riesling qui allie à merveille un côté gourmand et sociable avec une expression minérale intense nous rappelle que les Schoenheitz sont des vignerons qui maîtrisent parfaitement leur travail sur les terroirs granitiques de Wihr-au-Val mais aussi que les grands vins alsaciens de 2007 sont au top en ce moment. A bon entendeur…


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Referts 2002 – Domaine L. Carillon à Puligny

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    Robe : jaune moyen, très brillant, reflets dorés.
    Nez : très élégant et évolutif, notes d’amande fraîche, de résine, sur un fond citronné et minéral (pierre, craie).
    Bouche : matière riche et puissante, tension soutenue mais acidité bien mûre, arômes d’orange juteuse et d’épices, texture finement tannique et minéralité longue et vibrante en finale.
    Après 13 années de garde, ce grand Puligny nous régale avec son équilibre apaisé, son énergie sereine et sa trame minérale de grande classe. MIAM !


    Riesling Andlau 2013 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, brillant, reflets argentés.
    Nez : frais et bien ouvert, notes de fruits blancs, de citron et d’herbes aromatiques (sauge, mélisse) sur un fond très minéral (pierre chaude).
    Bouche : attaque directe avec une acidité franche qui se pose en largeur avant de s’étirer pour structurer une matière bien juteuse et tenir une finale longue et saline.
    Né sur les pentes gréseuses sous le Grand Cru Wiebelsberg, ce riesling complexe et encore plein de fougue se goûte avec beaucoup de plaisir et de facilité aujourd’hui tout en révélant de belles potentialités de vin de garde. Gourmand et prometteur !


    Saint Véran Prélude 2014 – Domaine F. Chagnoleau à Pierreclos

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    Robe : jaune très clair, lumineux, reflets argentés.
    Nez : élevage dominateur à l’ouverture (notes boisées, lactées…) mais très belle expression aromatique par la suite, palette raffinée et complexe, fruité gourmand, notes végétales très agréables (citronnelle, mélisse, menthe fraîches), touche minérale discrète.
    Bouche : attaque assez souple, matière en demi-corps avec une acidité qui se tend progressivement en apportant beaucoup de tonus à la structure, finale minérale, salinité et amers nobles.
    Légèrement marquée par un élevage très soigné cette cuvée s’est ouverte progressivement en délivrant un message fruité et minéral de grande classe.
    Les belles impressions ressenties au domaine se confirment…MIAM !


    Pouilly Vinzelles Les Quarts 2009 – Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : fin et délicat avec une palette complexe qui évoluera tout au longe de la dégustation (sur 2 jours en fait), fruité discret, minéralité omniprésente (terre humide, craie), notes balsamiques.
    Bouche : équilibre somptueux entre une matière oblongue et une acidité bien mûre, expression aromatique toujours très complexe avec de belles notes d’agrumes frais, finale longue et raffinée, amers nobles et salinité intense.
    La cuvée Les Quarts 2009 s’exprime aujourd’hui avec une noblesse qui force le respect tout en conservant cette petite touche de spontanéité fort agréable qui la rend pratiquement irrésistible.
    Voilà un Pouilly Vinzelles magnifique de profondeur et de minéralité qui légitime l’ambition de ce terroir d’accéder à un classement en 1° Cru. MIAM !


    Châteauneuf du Pape Tradition 2010 – Domaine de Fontavin à Courthézon

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    Robe : presque noire, dense avec une fine frange rubis.
    Nez : exubérant mais bien complexe, notes de cerise noire, d’épices douces (girofle, cardamome), de cacao amer sur un fond délicatement boisé.
    Bouche : matière riche et gourmande, texture épaisse, finale fraîche et tonique, long sillage aromatique, notes fruitées et balsamiques.
    Très « Châteauneuf » dans son expression aromatique et sa présence en bouche, ce vin garde néanmoins – et pour mon plus grand bonheur – un côté guilleret avec une fraîcheur et une énergie juvénile tout à fait réjouissantes.


    Pinot Noir F 2013 – Domaine Beck-Hartweg à Dambach la Ville

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    Robe : rubis très foncé, très dense.
    Nez : très réservé mais profond avec une palette un peu austère dominée par des nuances minérales (terre humide, silex, résine).
    Bouche : matière ample, concentrée et solidement charpentée par une ligne acide mûre et une trame tannique sensible mais déjà bien patinée, long sillage minéral en finale.
    Voilà un très beau vin rouge intensément imprégné par son terroir qui apporte une preuve supplémentaire que le sol granitique du Frankstein est propice à l’élaboration de grands pinots noirs. Joli travail !

    Dsc 2918
    La belle brochette de rieslings de grès dégustés au club AOC en janvier.

     

  • Les vins du mois de décembre 2015

    Pinot Blanc Kritt 2013 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets argentés.
    Nez : discret et bien complexe, notes de fruits blancs, touche vanillés et nuances minérales très présentes.
    Bouche : attaque vive, acidité virevoltante, matière assez généreuse, texture sensuelle avec un grain tannique fin mais bien présent, salinité intense en finale.
    Voilà un pinot blanc que je retrouve toujours avec le même bonheur : juteux, sapide et marqué par une minéralité qu’on ne perçoit que très rarement sur ce type de vins.
    Un régal !!!


    Riesling Grand Cru Winzenberg 2012 – Domaine H. Metz à Blienschwiller

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    Robe : jaune clair, brillant, bords transparents.
    Nez : fin et complexe, notes fruités de pêche blanche et d’agrumes frais, évocations minérales sensibles (pierre chaude, terpènes discrets).
    Bouche : attaque légère et guillerette, acidité fine et droite qui contrebalance parfaitement une matière qui prend du volume progressivement, finale fraîche et finement tannique, long sillage minéral.
    Ce riesling confirme la belle impression faite à l’occasion de la série Grands Crus granitiques du club AOC : finesse, élégance et belle assise minérale…tout ce qu’on attend d’un vin de ce niveau. MIAM !


    Riesling Grand Cru Schlossberg 2008 – Domaine Bernhard à Katzenthal

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    Robe : jaune assez profond, reflets or-jaune, belle brillance.
    Nez : intensité moyenne, palette évolutive, notes d’agrumes mûrs (mandarine, pomelo) et d’épices douces.
    Bouche : attaque vive, milieu de bouche ample et généreux, finale tonique et minérale.
    Après une longue oxygénation, la structure s’homogénéise, la matière s’allonge, grande élégance et finale longue avec des notes pierreuses et épicées.
    Suite aux commentaires alarmistes rédigés par l’ami Stéphane au sujet de cette bouteille, je suis allé quérir l’un des derniers Schlossberg 2008 qui me restait en cave pour voir si j’avais plus de chance que les membres du club AOC de Barr.
    Malgré une dégustation attentive et critique (j’étais préparé…), je n’ai ressenti que du plaisir face à ce riesling bien en place, très facile d’accès mais avec le fond de concentration et de minéralité qui signe les grands vins. Etonnant non !!!


    Riesling Grand Cru Schlossberg 2007 – Domaine Blanck à Kientzheim

    Robe : jaune clair, brillant, reflets vert-pâle.
    Nez : franc et puissamment minéral, notes de zestes d’agrumes sur un fond de terpènes et d’encaustique.
    Bouche : matière fuselée, très belle acidité, droite et traçante, finale avec une salinité intense et un long sillage sur les agrumes frais.
    Même si le millésime change, cette bouteille nous montre que l’interprétation du Schlossberg par les Blanck n’a pas grand-chose à voir avec celle des Bernhard. C’est un vin de pierre et de temps qui impressionne par sa noblesse et sa classe, et même s’il semble avoir atteint son apogée, on est loin d’entendre sonner l’heure de son déclin.


    Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2010 – Domaine Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune moyen, reflets or jaune, lumineux.
    Nez : intense et complexe, miel de fleurs, pamplemousse bien mûr, mandarine, herbes aromatiques (mélisse, basilic citronné) sur un fond discrètement épicé.
    Bouche : attaque pointue, matière généreuse et concentrée, toucher bien gras, acidité solidement tendue qui étire une finale intensément minérale, salinité puissante, amers nobles et fine présence tannique.
    Même s’il se pose en bouche avec une grande sérénité ce riesling dégage une force minérale hors du commun et nous confirme dans le verre que 2010 est un grand millésime, l’Altenberg de Bergbieten un grand terroir et Julien Schmitt un grand vigneron. MIAM !


    Meursault 1° Cru Bouches Chères 2008 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune intense, texture épaisse, très lumineux.
    Nez : noble et racé, beurre frais et amande à l’ouverture puis développement d’une palette complexe et évolutive, citron confit, pêche blanche, résine et boisé raffiné, silex…
    Bouche : matière ample, volume et concentration, acidité rayonnante, finale salivante, belle salinité et sillage balsamique.
    Après une série de 2006, assez mal en point, j’ai voulu me rassurer en débouchant cette bouteille de Meursault 1° Cru 2008 : opération réussie car ce vin absolument magnifique aujourd’hui développe des arguments sérieux pour nous laisser penser qu’il a encore de beaux jours devant lui. Soulagé !


    Châteauneuf du Pape Vieilles Vignes 2000 – Domaine La Millière à Orange

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    Robe : grenat moyen, limpide et brillant, fine frange brunissante.
    Nez : belle intensité, expression classique avec une palette sur la prune, l’orange sanguine et les épices douces
    Bouche : corsé mais avec une belle fraîcheur, matière gourmande et bien structurée, tanins fins et soyeux, finale sapide.
    J’ai suivi ce domaine pendant quelques années – avant que Cyril l’ardèchois me fasse découvrir d’autres adresses dans cette région – et cette dernière bouteille sortie de ma cave me rappelle quelques beaux souvenirs d’escapade vinique en famille. Portant ses 15 ans avec une facilité presque insolente, ce Châteauneuf nous régale par sa belle palette aromatique et son énergie encore très juvénile. MIAM !


    Gevrey Chambertin 2010 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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    Robe : grenat clair, peu d’intensité, bords brunissants.
    Nez : fin, délicat et très complexe, myrtille, cassis, nuances minérales (terre glaise), boisé subtil en fond.
    Bouche : stature noble et élancée, élégance absolue, équilibre frais et digeste, mâche voluptueuse, finale sur les fruits noirs bien mûrs et le bois de réglisse.
    Comme toutes les cuvées villages produites par Jérôme Castagnier ce Gevrey séduira le dégustateur par la finesse de son aromatique et de sa texture. Avec sa silhouette d’une élégance presque aristocratique et la profondeur de sa structure ce vins représente une forme d’évidence esthétique à la bourguignonne. MIAM !

    Dsc 2864
    Le même endroit qu’en octobre (ou presque…) le 30 décembre…et toujours de la brume !

  • Les vins du mois de novembre 2015

    Sylvaner Grand A du Petit Léon 2011 – Domaine Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune clair, brillant, texture assez épaisse.
    Nez : complexe et raffiné, notes de fruits blancs, de pêche, petites touches de tabac et de vanille.
    Bouche : attaque très franche, matière concentrée, toucher de bouche bien gras, finale salivante grâce à une belle présence saline et des amers nobles, retour aromatique étonnant de longueur.
    Né sur le Grand Cru Altenberg de Bergbieten ce sylvaner est un vin complexe, structuré par une présence minérale d’une intensité peu commune.
    Celui qui pense que ce cépage ne peut produire que des vins pour cuisiner la choucroute devraient goûter cette petite merveille. MIAM !


    Riesling Grand Cru Pfingstberg - Paradis 2009 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, frange assez dense.
    Nez : complexité inouïe avec une palette en évolution permanente, notes de zestes d’agrumes, de menthe poivrée, de citronnelle, de boîte de craie…
    Bouche : attaque très suave, milieu de bouche très large, toucher caressant, acidité mûre qui étire progressivement la structure pour laisser une belle impression de fraîcheur en finale, sillage aromatique très fin et complexe, présence saline intense.
    Rencontrer un grand Pfingstberg dans la force de sa pleine maturité est une expérience qui marque la mémoire d’un amateur de vin : cette cuvée « Paradis » conçue par Frédéric Schmitt est surement l’un des meilleurs rieslings que j’ai bu cette année. MIAM !


    Pinot Noir Obere Hund 2012 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

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    Robe : rubis soutenu, brillant, bords compacts.
    Nez : pur et gourmand, fruité profond sur les fruits rouges croquants (cerise, framboise), notes crayeuses en fond.
    Bouche : charnu et capiteux, texture veloutée, belle expression fruitée, finale étirée et fraîche, rémanences minérales racées.
    J’ai assisté aux vendanges des pinots noirs sur le coteau de l’Obere Hund et j’ai vu l’intransigeance de Jean-Marie Bechtold sur la qualité des raisins qui partaient vers la cave : « Pas un seul grain pourri ne doit rentrer dans mes cuves ».
    3 ans plus tard le résultat est à la hauteur du travail effectué : ce très beau vin rouge qui vous laisse une impression de plénitude et de gourmandise est vraiment une belle réussite.


    Pinot Noir Les Rocailles 2011 – Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

    Dsc 2788

    Robe : grenat profond avec des bords carmin.
    Nez : fruité ouvert et complexe, notes de cassis et de cerise noire ravivées par une touche de jus de groseille acidulé.
    Bouche : chair juteuse, matière concentrée, équilibre parfait entre richesse et vivacité, tannins lisses, finale très « classieuse »  avec un sillage fruité et minéral.
    Née au cœur du Grand Cru Eichberg, la cuvée « Les Rocailles » est une petite merveille de finesse et d’élégance.
    Vinifié et élevé de main de maître par Michel Ginglinger ce rouge d’Alsace est capable de rivaliser avec les grands pinots noirs bourguignons. MIAM !


    Côtes de Provence Le Clos de la Procure 2009 – Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

    Dsc 2860

    Robe : rubis moyen, bords fins et légèrement brunissants.
    Nez : franc et assez intense avec des arômes d’épices douces, de fruits rouges bien mûrs et d’herbes de garrigue.
    Bouche : jus concentré, tannins matures et bien lisses, acidité présente qui structure le volume en largeur, présence affirmée, un peu envahissante mais finale douce et sensuelle avec un sillage épicé complexe.
    Débouchée pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur (Laurent Barrera) ce Clos de la Procure ne cache pas ses origines, avec une expression aromatique aux accents résolument sudistes et une matière charnue et veloutée en bouche.
    Voilà un vin puissamment constitué qui sait faire preuve d’élégance et de finesse…joli travail !


    Fleurie 2007 – Domaine J. Georges à Chénas

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    Robe : sombre et purpurine avec une frange très compacte.
    Nez : belle intensité et fruité expressif sur la cerise croquante, notes florales complexes qui se révèlent progressivement.
    Bouche : silhouette élégante, équilibre impeccable, grande délicatesse dans la texture, rétro-olfaction très complexe, finale fraîche et glissante.
    A l’heure où certains crus bourguignons de 2007 se présentent avec le chapeau sur l’oreille, ce cru du Beaujolais, acheté pour quelques euros il y a 6 ans, m’a comblé par son étonnante complexité et son énergie encore très vivace. MIAM !

    Dsc 2820
    Au dessus de Fleurie en novembre 2015.

  • Les vins du mois d'octobre 2015

    Riesling Grand Cru Schlossberg 2010 – Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

    Dsc 2757

    Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat, frange assez dense.
    Nez : expressif et riche, notes d’agrumes bien mûrs, touche finement épicée, fond minéral (pierre à feu).
    Bouche : matière ample et puissante, énergie presque incandescente, acidité intense qui file en ligne droite, finale tendue avec des amers minéraux nobles.
    Assez sévère dans sa prime jeunesse ce Grand Cru a profité de quelques années de vieillissement pour gagner en volume et en force. Le côté solaire et lumineux du Schlossberg est bien présent mais une trame acide/minérale bien aiguisée apporte le tonus nécessaire pour construire un équilibre idéal. MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2011 – Domaine F. Chidaine à Montlouis sur Loire

    Dsc 2758

    Robe : jaune clair, très lumineuse, frange presque transparente.
    Nez : expressif et charmeur, notes de citron frais et de fruits à chair blanche sur un fond minéral bien présent.
    Bouche : attaque généreuse, volume imposant avec une matière charnue solidement tenue par une acidité très mûre, présence minérale palpable, toucher finement tannique, finale sensuelle avec un sillage sur les fruits, le sucre d’orge et la terre humide.
    Ce chenin ligérien travaillé à la perfection m’a fait vivre un instant magique de plaisir gustatif absolu : équilibré, voluptueux et complexe…quel beau vin !


    Côtes du Jura Savagnin 1997 – Caveau des Jacobins à Poligny

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    Robe : jaune profond, belle brillance, reflets dorés.
    Nez : intense et envoûtant, palette complexe, fruits secs (amande, noisette) et beaucoup d’épices, notes de « jaune » assez discrètes.
    Bouche : matière épaisse, ample, beaucoup de gras mais trame acide puissante, joli développement aromatique, finale tonique avec un sillage épicé très long (safran, curcuma…).
    Ce caveau situé dans un ancien édifice religieux de Poligny a longtemps constitué une étape obligée lors de mes visites dans le Jura. Depuis lors mon carnet d’adresses dans le vignoble jurassien s’est un peu étoffé, mais il n’en reste pas moins que ce beau savagnin à pleine maturité m’a rappelé quelques bons souvenirs en me régalant par sa classe et la finesse de son expression aromatique. MIAM !


    Juliénas 2013 – Domaine des Marrans à Fleurie

    Dsc 2761

    Robe : rubis moyen avec une fine frange rose.
    Nez : très aguichant mais raffiné avec un fruité épanoui (cerise rouge bien mûre) complété par belles notes florales.
    Bouche : attaque souple et juteuse, matière assez consistante (surtout pour un gamay) mais texture bien lisse, finale fraîche, très glissante, rémanence florale longue et complexe.
    Un peu fermé et assez austère lors de notre première rencontre il y a un an, ce Juliénas est sorti de sa coquille pour se livrer à nous avec une spontanéité gourmande pratiquement irrésistible.
    Le bojo comme je l’aime !


    Côtes du Rhône Villages Cairanne 2009 – Domaine Richaud à Cairanne

    Dsc 2763

    Robe : grenat très sombre, bords compacts.
    Nez : expression puissante, fort caractère, palette sur les fruits noirs très mûrs (cassis, mûre), touche minérale.
    Bouche : matière opulente, ample et concentrée, toucher soyeux, finale précise et tonique, sillage délicatement épicé.
    Issu d’un millésime caniculaire, ce Côtes du Rhône assume son côté méridional avec beaucoup d’allant. Doté d’une silhouette très musculeuse, tenue par une belle structure minérale et une ligne acide solide, ce vin qui conjugue agilité et puissance…un peu comme les avants des All Blacks qui ont enflammé Twickenham lors de la finale de la coupe du monde de rugby. MIAM !

    Dsc 2728
    Beaucoup de couleurs et une brume "hamiltonienne"...c'est l'automne en Alsace.

     

  • Les vins du mois de septembre 2015

    Meursault 2003 – Pierre Bourrée à Gevrey Chambertin

    Dsc 0227

    Robe : jaune franc, belle brillance, reflets dorés.
    Nez : charmeur et riche, beurre frais, noisette, pêche bien mûre, légère touche vanillée.
    Bouche : attaque très douce, matière assez épaisse tenue par une acidité large, finale légère très agréable.
    Découvert dans la réserve de mon papa, ce Meursault – qu’il gardait surement pour une occasion spéciale – m’a agréablement surpris par son côté facile d’accès et sa parfaite gourmandise.
    Certes, on est loin des expressions ciselées qu’on rencontre sur des vins de mon domaine de prédilection (Buisson-Charles bien évidemment !) mais j’avoue avoir siroté ce joli blanc bourguignon avec grand plaisir…tout en pensant à quelqu’un qui me manque douloureusement !


    Coteaux du Layon Clos des Bois S.G.N. 1993 – Domaine Jo Pithon à Saint Lambert du Lattay

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    Robe : topaze foncé, bel éclat et reflets vieil or.
    Nez : complexe et évolutif, agrumes confits, pain d’épice et touche de volatile.
    Bouche : attaque douce et caressante, matière épaisse, un peu huileuse, acidité puissante qui étire la structure en largeur, notes de raisin confit et d’épices douces, finale tonique avec un retour aromatique très long.
    Avec sa fraîcheur en bouche que l’état de sa robe ne pouvait laisser deviner et son exubérance aromatique assez rare, cette bouteille piquée dans la réserve de mon X-man, m’a fait passer un très bon moment.
    C’est un vin à siroter juste comme ça, parce qu’il vous emmène dans un univers de la fantaisie et de douceur où le dégustateur chevronné comme l’amateur débutant trouvera son bonheur. MIAM


    Riesling Clos Mathis 2012 – Domaine A. Ostertag à Epfig

    Dsc 2755

    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : un peu réservé mais impressionnant de pureté et de précision, notes de citron verte, de verveine, évocations minérales (pierre chaude, sable chaud).
    Bouche : attaque douce, chair gourmande mais structure verticale très allongée, acidité fine et traçante filant droit au fond de la gorge, amers délicats en finale et long retour aromatique sur les agrumes mûrs.
    Situé sur un coteau de granit et de gneiss granitique près de Ribeauvillé, le Clos Mathis permet à André Ostertag d’apporter une touche supplémentaire à la palette de terroirs qu’il exploite avec une maestria incontestable.
    Ciselé avec une précision absolue, ce riesling déjà parfaitement en place est un véritable régal…à tel point qu’on peut oublier que c’est aussi – et peut-être avant tout – un vin de temps qui possède un potentiel impressionnant. MIAM !


    Pinot Noir 2014 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

    Dsc 0229

    Robe : rubis très clair, frange orangée et légère turbidité.
    Nez : franc et très engageant, belles notes de fruits rouges, légère touche végétale.
    Bouche : matière juteuse, tanins lisses, arômes de framboise bien mûre, équilibre frais et léger, finale sapide, bien glissante.
    Déniché par hasard chez Jean Walch à Strasbourg, le « kilo de Rietsch », que j’ai raté depuis plusieurs millésimes (stock très vite épuisé), est toujours aussi juteux et gourmand. Voilà une petite friandise sans chichis qu’on sirote l’esprit léger...c’est simple et très bon !


    Côtes du Roussillon Villages Roboul 2010 – Domaine Danjou-Banessy à Espira de l’Agly

    Dsc 2736

    Robe : rouge profond, presque noir avec des reflets purpurins.
    Nez : palette chaude et sudiste mais relativement discrète, notes de fruits noirs bien mûrs, de laurier, de baie de genièvre, pointe de graphite…en tous cas, jolie complexité !
    Bouche : matière épaisse, chair voluptueuse, trame tannique serrée mais avec un grain très lisse, expression aromatique qui s’épanouit, finale longue et sapide.

    Découvert en 2013, ce domaine propose une belle gamme de vins du Roussillon avec un niveau de qualité irréprochable sur chaque cuvée.
    Réalisé avec des jeunes vignes de grenache et mourvèdre du domaine, Roboul est un vin qui allie puissance et sapidité, charme et profondeur pour nous offrir un récital gustatif de toute beauté. MIAM !!!


    Nuits Saint Georges Les Plantes au Baron 2011 – Domaine Chicotot à Nuits

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    Robe : rubis assez sombre, belle densité.
    Nez : expression aromatique complexe mais sur un registre plutôt viril, notes de mûre, de sous-bois et de réglisse, nuances minérales en filigrane (terre humide, argile).
    Bouche : matière assez corsée, corpulence respectable, ligne acide fine mais bien tendue, trame tannique élégante, finale précise et bien équilibrée.
    Après une première bouteille dégustée il y a quelques mois et que je n’ai pas eu envie de commenter, la seconde rencontre avec cette cuvée de Nuits fut nettement plus réussie, mais il ne faut jamais oublier que le terroir des Plantes au Baron engendre des vins droits et corsés avec un fort caractère minéral qui demandent certains égards pour se livrer au consommateur. A bon entendeur…

    28 17
    La cave du domaine Chicotot...bientôt un CR sur les 2014

  • Les vins du mois d'août 2015

    VDP du Mont Baudile Le Bourboulenc de Nega Saumas 2007 – Domaine Supply-Royer à Arboras

    Dsc 2671

    Robe : jaune d’or, vive et lumineuse.
    Nez : intense et d’une incroyable complexité, palette évolutive sur les agrumes mûrs avec des nuances balsamiques (résine, encens) et des évocations d’herbes de garrigue (romarin, thym en particulier)
    Bouche : attaque vive, matière très ample articulée autour d’une acidité large, finale puissante avec des amers nobles et un sillage où on retrouve avec plaisir la complexité aromatique révélée par l’olfaction, le verre vide lâche une dernière bouffée d’« amsterdamer ».
    Le dernier exemplaire – de ma cave du moins – de ce magnifique Bourboulenc 2007 conçu par Eric Supply nous a gratifiés d’un feu d’artifice gustatif : un vin intense et complexe qui parle haut et fort sans pour autant fatiguer nos sens…on est comblé mais on en redemande. MIAM !


    Chablis 2012 – Domaine Besson à Chablis

    Dsc 2673

    Robe : jaune clair et brillant, bords vert-pâle.
    Nez : délicate et raffiné, notes de beurre frais, chair de pamplemousse, belles nuances pierreuses.
    Bouche : attaque nerveuse, matière svelte tenue par une arête acide fine mais très solide, finale salivante avec une fine touche fumée.
    Tonique, délicatement minéral et aromatiquement très pur…voilà un Chablis qui propose avec beaucoup de distinction et d’élégance une lecture classique de cette appellation bourguignonne. Avec sont rapport Q/P très avantageux cette très belle bouteille mérite sa place dans la cave de tout amateur averti.


    Meursault Vieilles Vignes 2010 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, belle brillance, reflets dorés.
    Nez : délicat et complexe, palette raffinée sur les fruits blancs, le citron et la noisette fraîche sur un fond minéral qu’on commence à percevoir.
    Bouche : attaque franche et vive, matière épanouie et concentrée qui a gagné en épaisseur mais qui ne pèse absolument sur la langue, finale de grande classe, tonique et longuement aromatique, notes minérales et zestées.
    De retour de mon périple bourguignon et d’une visite au domaine Buisson-Charles où j’ai été contraint de cracher les superbes vins élaborés par Patrick, je n’ai pas résisté à l’envie de déboucher cette bouteille pour me délecter sans aucune retenue de la perfection de cette cuvée Vieilles Vignes qui semble commencer sa phase de plénitude.
    Quel bonheur...MIAM !


    Pinot Noir L’Hostellerie 2012 – Domaine Emile Beyer à Egusiheim

    Dsc 2676  Dsc 2675

    Robe : rouge carmin assez clair, éclat modéré, bords peu marqués.
    Nez : charmeur et très pur avec une palette presque exclusivement dédiée aux fruits rouges (fraise, cerise burlat…).
    Bouche : attaque suave, matière douce et très sensuelle qui laisse une légère impression de sucrosité, fruité toujours bien expressif, finale nette et franche avec une petite pointe acidulée qui laisse le palais frais et dispos.
    Comme je l’ai déjà dit récemment, la gamme « Hostellerie » du domaine Emile Beyer offre aux amoureux de l’Alsace la possibilité de découvrir de très beaux vins sans se ruiner pour autant.
    Mûr, juteux, gourmand et digeste ce pinot noir est absolument irrésistible !


    Hautes Côtes de Nuits Cuvée Marius 2009 – Domaine H. Murat à Concoeur

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    Robe : rouge grenat, belle densité, bords brunissants.
    Nez : nez complexe et flatteur au nez, notes de cerise bien mûre, évocations florales très raffinée et légère touche réglissée.
    Bouche : attaque douce, joli volume avec une matière assez généreuse et un grain tannique bien patiné, finale agréable, sillage épicée et finement boisé avec une légère pointe de chaleur.
    Un peu trop démonstratif dans sa prime jeunesse avec sa chair très musculeuse et son élevage un peu trop présent, ce Hautes Côtes de Nuits élaboré par Hervé Murat s’est bien assagi après quelques années en cave. Aujourd’hui ce vin respire la joie de vivre et donne une belle impression de plénitude…je crois qu’il faut que je refasse un petit crochet sur les hauteurs de Nuits dans les prochains temps…

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    Le Doubs vu d'une falaise sur la via ferrata des "Echelles de la Mort"...première étape sportive de mon pèlerinage jurassien et bourguignon de 2015

     

  • Les vins du mois de juillet 2015

    Pinot Gris G.G. Sommerberg – Les Terrasses 2008 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

    Dsc 2514

    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : riche et envoutant, arômes d’abricot confit et de mangue bien mûre, après oxygénation on sent de belles notes pierreuses et un léger fumé.
    Bouche : matière opulente tenue par une acidité vive et saillante qui se montre dès l’attaque, notes de tarte au citron et de raisin sec, finale franche et tonique, rémanences minérales très nobles.
    Sur cette vigne en terrasses, plantée sur les pentes granitiques abruptes du 4° amphithéâtre du Sommerberg, Claude Weinzorn a réussi à concevoir ce grand pinot gris dont l’exubérance naturelle nous en met plein les papilles tout en révélant une énergie minérale qui confère une belle harmonie à l’ensemble.


    Anjou Moque-Souris 2013 – Bruno Rochard à Rablay sur Layon

    Dsc 2657

    Robe : jaune soutenu, belle brillance.
    Nez : fin et délicat, notes de fruits à chair blanche (pomme, coing), touche florale discrète sur un fond minéral qui se révèle progressivement (boîte de craie).
    Bouche : matière riche, arête acide tendue et puissante qui donne un équilibre très dynamique à la structure, aromatique plus épanouie avec un fruité très gourmand, finale très fraîche où persistent de belles nuances salines
    Dégusté sûrement un peu trop tôt – mais ma curiosité était trop forte face à cette étiquette au nom un peu énigmatique – ce vin m’a vraiment séduit par son énergie et sa pureté.
    Offerte par l’ami Valéry, un oenophile gardois que j’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver en Ardèche, chez l’incontournable Cyril bien sûr, cette magnifique cuvée élaborée par Bruno Rochard m’a rappelé que les chenins ligériens bien nés et bien travaillés pouvaient engendrer de grands vins. Merci Val !


    Pinot Noir 2007 – Domaine Lissner à Wolxheim

    Dsc 0217

    Robe : rubis clair, densité moyenne.
    Nez : fin et engageant avec une palette bien mûre sur la fraise, la cerise bigarreau et les épices douces.
    Bouche : attaque très douce, matière ronde, fruité épanoui et tannins veloutés, finale fraîche et guillerette avec une fine ligne acidulée et un sillage épicé très raffiné.
    Née sur un terroir argilo-calcaire de Wolxheim, cette cuvée a été vendangée très mûre et élevée 15 mois en barriques par le « Grand Maître » Bruno Schloegel. Riche et très démonstratif dans sa prime jeunesse ce vin semble avoir atteint sa phase de plénitude aujourd’hui : une palette délicate, un équilibre parfait et cette élégance incomparable que l’on retrouve dans les grands pinots noirs. MIAM !


    Vin de France 100% Mourvèdre 2012 – Domaine Pin des Marguerites à Berlou

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    Robe : sombre et dense avec une frange rubis.
    Nez : franc et complexe, myrtille bien mûre à l’ouverture, notes de cerise acidulée, silex et fumé léger en filigrane.
    Bouche : équilibre tonique, matière gourmande, trame tannique structurante mais bien souple, finale fruitées et minérale, très sapide.
    Cette bouteille qui me rappelle notre belle rencontre avec Richard Carpena à de Berlou s’est révélée sous son meilleur jour en ce début de vacances scolaires.
    Voilà un magnifique cru sudiste fin, accessible et structuré par cette trame minérale si particulière engendrée par les terroirs schisteux de Saint Chinian. MIAM !


    AOP Corse La Robe d’Ange 2014 – Clos Fornelli à Tallone

    Dsc 2587

    Robe : rubis assez clair avec une frange peu soutenue.
    Nez : élégant et délicat, prune fraîche et notes florales sur un fond pierreux et légèrement fumé.
    Bouche : attaque très suave, matière qui monte en puissance avec une belle densité et une acidité véloce qui tonifie l’ensemble, toucher de bouche sensuel, finale bien en place, équilibre frais et minéralité profonde.
    Débouchée par l’ami Cyril l’ardéchois qui a visité le domaine Clos Fornelli il y a peu, cette cuvée 100% sciaccarelli née sur un terroir de galets schisteux fut une très bonne surprise.
    Après quelques rendez-vous ratés avec des vins Corse, j’ai été conquis par ce beau rouge : bien ouvert et parfaitement équilibré, il possède un côté sociable que je n’ai encore que rarement trouvé sur des crus originaires de l’île de beauté.


    Saint Joseph Vignes de l’Hospice 2005 – Domaine Guigal à Ampuis

    Dsc 2588

    Robe : rubis très sombre, grande densité, bords très compacts.
    Nez : complexe et mûr, palette évoluant entres notes très charmeuse de fruits noirs (myrtille, mûre confite), violette et réglisse, nuances de pierre chaude.
    Bouche : ample et épanouie, matière ronde et puissante mais qui ne pèse pas sur la langue, expression aromatique douce et suave, sillage aromatique d’une longueur considérable.
    Généreux mais parfaitement équilibré ce Saint Joseph nous propose une version très racée d’une syrah rhodanienne.
    Merci à Cyril de nous avoir servi cette belle cuvée de la maison Guigal à parfaite maturité pour nous faire vivre un grand moment de plaisir papillaire.

    Dsc 2659
    Coucher de soleil sur Grospierres.

     

     

  • Les vins du mois de juin 2015

    Saint Chinian La Madura Grand Vin blanc 2013 – C. Bourgne à Saint Chinian

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    Robe : jaune moyen, très brillant avec une frange vert pâle.
    Nez : délicat et complexe, notes de groseille bien mûre, d’agrumes juteux et de tilleul sur un fond minéral (silex, pierre chaude).
    Bouche : matière ample avec du gras, structure tenue par une acidité bien large, toucher de bouche sensuel, finale longue et fraîche, retour aromatique complexe avec de petits amers très raffinés.
    Cet assemblage dominé par le sauvignon (90% + 10% piquepoul), né sur des terrasses argilo-calcaires autour de Saint Chinian, nous régale dès aujourd’hui par son énergie vibrante et son fruité délicieux.
    Ce grand blanc du Languedoc, élaboré par Cyril Bourgne – qui ne l’oublions pas a longtemps travaillé à Fieuzal – se livre avec franchise et gourmandise tout en possédant un vrai tempérament de vin de garde…allez, j’en ouvre encore une petite et j’oublie les autres dans ma cave !


    Riesling Clos Rebberg 2009 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

    Csc 2441

    Robe : jaune franc, belle brillance, reflets or pâle.
    Nez : intense et charmeur, notes de mandarine et de miel de sapin sur une base aromatique minérale (silex) et légèrement fumée.
    Bouche : attaque vive, acidité rayonnante qui structure une matière riche et juteuse, texture finement tannique et finale racée avec de beaux amers et une salinité pénétrante.
    Marqué par une générosité affirmée dans sa prime jeunesse, ce riesling né sur un coteau schisteux près d’Andlau a profité de quelques années de garde pour s’affiner et s’harmoniser en définissant une trame minérale de toute beauté. MIAM !


    Tout Naturellement 2013 – Domaine Beck-Hartweg à Dambach la Ville

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    Robe : jaune clair, légère turbidité.
    Nez : notes « natureuses » à l’ouverture (pomme et arômes fermentaires), palette qui évolue très favorablement et qui gagne en pureté et en complexité, notes de fleurs blanches et d’agrumes, fine touche vanillée.
    Bouche : léger perlant au débouchage, matière fraîche et juteuse, salinité très tactile, finale longue sur les agrumes frais.
    Assemblage de pinot blanc et de sylvaner, cette cuvée « nature » est vraiment surprenante car elle évolue de façon remarquable une fois le flacon débouché : on passe de la perplexité face à des arômes un peu suspects à une admiration sans bornes après quelques heures d’ouverture. L’alliance entre un jus très gourmand et une trame minérale bien marquée crée une sensation de plénitude bienfaisante.
    Voilà un vin qui sort des sentiers battus mais qui me convient à merveille. MIAM !


    Puligny Montrachet 2003 – Domaine L. Carillon à Puligny

    Robe : jaune prononcé, très lumineux avec une frange dorée assez compacte.
    Nez : assez discret mais avec une palette évolutive et racée, notes de beurre et d’amande fraîche à l’ouverture puis citron frais, gingembre et pierre chaude.
    Bouche : attaque très suave avec une ligne acide dont la présence se fait sentir progressivement et qui étire la structure en largeur, la texture est lisse mais assez épaisse, la finale tonique et très légèrement tannique développe une longueur aromatique intéressante illustrée par quelques amers nobles.
    Issu d’une année caniculaire où les rendements furent ridiculement bas – et mon allocation limitée à quelques flacons – ce puligny villages semble avoir attient sa forme optimale avec cette expression complexe et minérale que j’apprécie par-dessus tout mais qui a mis une bonne décennie pour s’imposer.
    Un remède souverain que j’ai choisi de m’administrer pour passer un moment très douloureux de ma vie…c’est ça aussi le vin !


    Gevrey Chambertin 2010 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

    Csc 2450

    Robe : rubis moyen avec des bords très clairs.
    Nez : dès l’ouverture l’aromatique pure et expressive fait une large place aux fruits rouges, après oxygénation on perçoit des notes minérales de grande qualité (terre humide, argile, pierre…)
    Bouche : matière équilibrée, remarquable d’élégance et de délicatesse, mâche très sensuelle, finale longue et bien fraîche, belle rémanence fruitée.
    Un peu viril et marqué par son élevage à sa naissance, ce gevrey villages est maintenant parfaitement en place : le boisé s’est intégralement fondu dans une matière très juteuse et la marque du terroir commence à se faire sentir en apportant un surcroît de complexité dans l’aromatique et la structure du vin.

    Dsc 1744
    A mon papa, amateur de bonne chère et de bons vins...tu resteras à jamais avec moi.

     

  • Les vins du mois de mai 2015

    Auxerrois L’Auxerrois de Jean-Baptiste 2013 – J-B Adam à Ammerschwihr

    Robe : jaune très clair, brillant, reflets or blanc.
    Nez : riche, flatteur et évolutif, abricot frais, notes florales suaves et complexes, touche d’herbes aromatiques.
    Bouche : matière charnue, gras sensible, développement aromatique intense, fine ligne acidulée, amertume racée et belle salinité en finale.
    Généreux, suave et digeste ce vin travaillé en biodynamie est une petite friandise qui s’exprime avec une certaine bonhommie tout en développant une matière harmonieuse et bien structurée. Voilà une cuvée qui rend un bel hommage à ce cépage alsacien généralement destiné à faire du volume dans des cuvées génériques. MIAM !


    Riesling G.C. Pfingstberg 2012 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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    Robe : jaune clair, brillant, lumineux, reflets argentés.
    Nez : discret, racé, grande pureté aromatique, notes pierreuses déjà très présentes, touche florale et finement zestée.
    Bouche : matière tonique et vibrante, acidité large, développement aromatique sur les agrumes frais (citron, pamplemousse) et les herbes aromatiques (basilic, verveine), finale saline avec des amers salivants.
    Goûté et approuvé une première fois au domaine lors de mon travail sur le Pfingstberg avec Frédéric Schmitt, ce riesling plein d’énergie se tient toujours aussi bien après quelques mois en cave.
    Droit, précis, complexe et salin, voilà un vin qui livre une remarquable interprétation de ce terroir classé. Chapeau !


    Riesling G.C. Eichberg 2012 – Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune clair, très belle brillance, frange vert pâle.
    Nez : subtil et complexe, miel de sapin, chair de poire, notes minérales (pierre chaude) sur un fond finement poivré.
    Bouche : attaque assez vive avec une acidité large, matière qui développe un joli gras mais la présence minérale se manifeste dès le milieu de bouche pour s’exprimer avec une belle intensité en finale, sillage long sur les zestes d’agrumes et le poivre blanc
    S’exprimant avec une certaine véhémence ce Grand Cru d’Eguisheim impressionne cependant par la richesse de son profil aromatique et la perfection de son équilibre…surement encore très (trop) jeune mais déjà terriblement séduisant. MIAM !


    Pinot Gris G.C. Eichberg 2011 – Domaine Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : jaune prononcé, lumineux avec des reflets vieil or.
    Nez : riche et envoûtant avec une complexité inouïe, abricot mûr, mirabelle confite, fraise des bois, une pointe de cannelle et de vanille sur un fond de terre humide, de sous-bois.
    Bouche : attaque ample et douce, matière assez épaisse structurée par une acidité large et persistante, développement aromatique intense, toucher onctueux finale puissante sur les fruits jaunes, la fraise et les épices douces, sillage minéral/salin très long.
    Avec sa palette aromatique d’une remarquable complexité et sa matière sculptée tout en volume et en rondeurs, ce pinot gris Grand Cru nous emmène dans un monde d’opulence et de volupté qu’on ne quitte qu’avec beaucoup de regrets.
    Michel Ginglinger a réussi à élaborer un grand vin où la force du cépage s’exprime pleinement sans pour autant masquer la marque du terroir de l’Eichberg. Joli travail !


    VDP des Cévennes Stella 2014 – Mas Bres à Saint Maurice

    Dsc 2215

    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets vert pâle.
    Nez : surprenant, complexe et évolutif, palette florale très riche, notes pierreuses déjà très présentes, touche florale et finement zestée.
    Bouche : matière longiligne, solidement tendue avec un fruité très flatteur, finale fraiche et sillage floral très agréable.
    Déniché par Jérôme, le caviste de la Maison des Vins de l’Espiguette (Port Camague), ce vin incroyable est réalisé à partir d’un assemblage de rolle, de riesling et de pinot gris.
    Parfaitement équilibré, gourmand à souhait et vendu à un prix dérisoire (5,50 euros) cette cuvée née sur les terroirs du piémont cévenol est un pur régal. MIAM !


    Mas de Daumas Gassac blanc 2000 – Aniane

    Robe : vieil or, brillant avec des reflets topaze.
    Nez : mûr et évolué avec une palette très évolutive, développant des arômes d’agrumes confits, d’épices douces, d’herbes méridionales mais passant aussi par des phases tertiaires un peu ingrates.
    Bouche : matière ample avec un joli gras et un équilibre très doux, finale un poil trop lourde malgré quelques beaux amers qui font saliver.
    Sorti de ma cave pour laisser la place au nouvel arrivage de vins du domaine, ce Daumas blanc de presque 15 ans assume son âge avec une palette évoluée mais bien complexe et une matière dodue mais agréablement patinée en bouche.
    Personnellement j’apprécie plus les blancs du Mas dans leur jeunesse, lorsqu’ils montrent une exubérance et une vitalité qui me mettent toujours de très bonne humeur mais j’avoue avoir passé en moment très agréable en compagnie de cette bouteille.


    Meursault Vieilles Vignes 2011 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : jaune clair, brillant avec des éclats argentés.
    Nez : notes d’élevage évanescentes en attaque, palette fruitée très fraîche (chair de pomme verte, groseille blanche), notes de fougère.
    Bouche : attaque très vive avec une acidité fine et droite qui va soutenir une matière fuselée très élégante, le gras est délicat, juste assez pour donner un peu de glissant à la texture, les amers nobles accompagnent une finale salivante qui commence à exprimer des nuances minérales (poudre de craie, pierre chaude).
    Débouchée pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur, cette cuvée de Meursault d’une vivacité encore un peu arrogante m’a procuré une série de très belles sensations : une expression aromatique d’une profonde beauté et une présence en bouche pleine de sève et d’énergie.
    Surement encore loin de son apogée, ce grand vin ravira les amateurs de pureté et de droiture…Bon anniversaire Patrick !


    Costières de Nîmes Marginal 2013 – Terre des Chardons à Bellegarde

    Dsc 2217

    Robe : rubis profond, légère turbidité, bords mauves.
    Nez : ouvert et flatteur, fruits rouges bien mûrs, pain d’épice et amande amère.
    Bouche : chair sensuelle, équilibre vivifiant, finale digeste avec une belle fraîcheur et un sillage sur la menthe poivrée et la pierre chaude.
    Réalisé à partir de syrah (80%) et de grenache (20%) issus d’un terroir alluvial riche en cailloux siliceux, la cuvée « Marginal » est une bombe de gourmandise et de fraîcheur.
    Proposé par Jérôme (mon caviste de l’Espiguette) en même temps que la cuvée du Mas Bres, ce Costières de Nîmes a également illuminé mon récent séjour méditerranéen.
    Si en plus on sait que le domaine est en biodynamie depuis de nombreuses années et que cette petite merveille coute à peine plus de 10 euros…comment résister à un tel cadeau !


    Morey Saint Denis Le Village 2011 – H. Murat à Concoeur

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    Robe : rubis moyen, légère turbidité, frange rose.
    Nez : riche et évolutif, ouverture sur d’intenses notes de myrtille, puis la palette se fait plus délicate avec de belles notes de fleurs des prés sur un fond légèrement végétal.
    Bouche : matière fine avec un équilibre des saveurs parfait, texture caressante, finale fraîche avec un sillage floral très élégant.
    Avec sa matière fuselée et son expression aromatique très séduisante, ce Morey qui nous avait déjà fait une belle impression lors de notre passage au domaine en 2013 est toujours aussi plaisant.
    Ce petit bijou qui semble avoir atteint sa phase de plénitude malgré son jeune âge apporte une preuve supplémentaire de la qualité du travail de vinificateur d’Hervé Murat. MIAM !


    Dsc 2232
    Un paysage près du Pic Saint Loup…que la France est belle !

  • Les vins du mois d'avril 2015

    Pouilly Vinzelles Les Quarts 2005 – J.G. et J.P. Bret à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, lumineux, reflets argentés.
    Nez : complexe et évolutif, notes de mousse et de craie à l’ouverture, palette qui s’épanouit par la suite, agrumes frais (mandarine, citron) et herbes aromatiques (verveine, mélisse…).
    Bouche : attaque vive, matière élégante mais solidement tendue, expression aromatique citronnée et pierreuse, finale salivante, finement tannique, sillage minéral et délicatement mentholé.
    Alerté par les commentaires d’un dégustateur chevronné qui venait d’ouvrir une bouteille de Quarts 2005 avec un souci d’oxydation, je me suis précipité dans ma cave pour vérifier mon stock. Il ne me restait plus qu’une bouteille que j’ai ouverte dans la foulée : une cuvée magnifique, lumineuse…surement l’un des meilleurs vins des Brothers que j’ai pu boire jusqu’à aujourd’hui. MIAM !!!


    Gewurztraminer G.C. Froehn 2011 – Becker à Zellenberg

    Robe : jaune clair, lumineux, reflets dorés.
    Nez : mûr et raffiné avec une palette très complexe qui évolue sur un registre exotique (banane, ananas, litchi) avec quelques notes d’épices douces (girofle, poivre blanc) et une minéralité déjà bien sensible.
    Bouche : attaque suave, matière sphérique, expression aromatique puissante, finale très sapide, salinité très marquée, sillage très long sur les épices.
    Cette bouteille offerte par le CIVA nous propose une version classique mais terriblement bien balancée d’un gewurztraminer né sur un beau terroir. Son expression aromatique a résonné en parfaite harmonie avec un wok de poitrine de porc aux légumes bien épicé mais sa belle présence saline lui a permis de s’accorder également avec des asperges blanches…j’en fus le premier étonné mais on ne soupçonne pas l’étendue du potentiel gastronomique d’un grand gewurztraminer.


    Côtes de Provence rosé Grande Cuvée Esprit de Corps 2014 – Cave de Puyloubier

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    Robe : rose clair, lumineux avec des reflets argentés.
    Nez : ouvert et séduisant, notes de melon, de fraise, de bonbon anglais, fine touche florale.
    Bouche : attaque souple, matière gourmande, assez douce, finale courte mais nette et tonique.
    Offert par mon petit X-men en stage de formation humaine à la Légion Etrangère, ce vin m’a séduit par la qualité de son expression aromatique et la suavité de sa matière.
    D’accord, je ne suis pas forcément objectif dans ce commentaire (d’ailleurs, je ne le suis jamais…) mais il n’en reste pas moins que ce joli rosé m’a fait passer un bon moment de plaisir.


    Nuits Saint Georges Les Charmottes 2010 – Domaine Chicotot à Nuits

    Robe : rubis moyen, limpide et brillant, fine frange rose.
    Nez : discret et raffiné, palette très fraîche sur le cassis, la mûre avec une très fine touche torréfiée.
    Bouche : balance parfaite avec un équilibre très droit et une matière dont la présence reste très sensuelle, grain tannique souple et soyeux, finale nette et fraîche avec un sillage délicat sur les fruits noirs et le bâton de réglisse.
    Un peu sévères dans leur prime jeunesse les crus 2010 de la Côte de Nuits commencent à s’ouvrir en offrant au dégustateur un récital aromatique d’une grande finesse et un jus parfaitement équilibré. Cette cuvée Les Charmottes, issue d’une parcelle près de Vosne Romanée, est conçue pour s’ouvrir un peu plus tôt que les grandes cuvées de Nuits produites par la famille Chicotot…ceci dit, si on veut lui laisser encore un peu de temps, pas de problème car elle ne semble pas prête à décliner de sitôt. MIAM !

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    Lorsqu’on s’éloigne un peu de la route du vin on peut également se régaler avec des points de vue magiques : matin d’avril au sommet du Neuntelstein avec vue sur les Vosges, la plaine du Rhin, la Forêt Noire et les Alpes bernoises.


  • Les vins du mois de mars 2015

    Pouilly Vinzelles La Soufrandière 2012 – J.G. et J.P. Bret à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, brillant, reflets métalliques.
    Nez : délicat et raffiné, chair de poire fraîche, bâton de réglisse, craie et très fine touche vanillée.
    Bouche : silhouette très élégante, matière juteuse bien expressive, acidité très profonde mais d’une maturité parfaite, finale digeste, glissante et bien minérale.
    Comme souvent cette cuvée issue des jeunes vignes (entre 25 et 50 ans quand même…) sur le coteau des Quarts se livre au dégustateur avec une franchise et une bonhommie qui la rendent vraiment irrésistible.
    La bouteille se vide sans qu’on s’en aperçoive et lorsqu’on arrive à la dernière goutte on qu’une seule envie, descendre à la cave pour en rechercher une autre. MIAM !


    Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Bergbieten 1997 – Domaine Mochel à Traenheim

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    Robe : jaune franc, reflets dorés, belle brillance.
    Nez : complexe et mûr, notes d’abricot, d’ananas rôti, de litchis et d’épices douces avec une petite touche d’évolution en fond.
    Bouche : matière ample, large et généreuse, milieu de bouche qui pèse un peu lourd mais finale allégée par une fine acidité et des amers nobles, sillage aromatique long et épicé.
    Même si la palette commence à montrer quelques rides, assez élégantes au demeurant, ce gewurztraminer de 18 ans est encore bien vaillant et déploie une structure qui ne donne aucun signe de faiblesse. Ouvert pour célébrer la majorité de mon fiston, cette bouteille n’a pas déçu mais à vrai dire


    Pinot Noir Nature 2010 – Domaine Rieffel à Mittelbergheim

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    Robe : grenat assez clair avec une frange brunissante.
    Nez : charmeur et expressif avec une présence de CO2 très évanescente, notes de fruits rouges bien mûrs et d’amande fraîche.
    Bouche : matière juteuse, déliée et bien glissante, fruité intense, tanins fondus et ligne acidulée très désaltérante, finale d’une longueur assez modeste mais fraîche et salivante .
    Provenant de parcelles de pinots noirs autour de Mittelbergheim ce vin a été élevé en barriques bourguignonnes anciennes et travaillé sans ajout de SO2. Cette cuvée dont la couleur de la robe peut faire craindre pour sa tenue dans le temps est un véritable régal aujourd’hui…Pas grave « Carpe Diem » et MIAM !


    Pinot Noir Cuvée XXC 2005 – Domaine Stoeffler à Barr

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    Robe : rubis foncé avec des bords brunissants.
    Nez : Intense et très gourmand, notes de cerise noire et de mûre avec une petite touche d’épices douces.
    Bouche : matière charnue, équilibre parfait avec une belle ligne acidulée et un maillage tannique s très fin, toucher velouté et finale longue et fraîche avec un fruité encore très expressif.
    Né sur le grand cru Kirchberg de Barr, ce pinot noir qui semble arrivé à pleine maturité nous démontre que certains terroirs alsaciens peuvent engendrer des vins rouges capables de rivaliser avec de grands bourgognes.
    Parfait dès la première gorgée, ce vin a cependant montré quelques signes de faiblesse le lendemain (légère oxydation) tout en restant très plaisant au demeurant…ceci dit, je pense qu’il ne faut plus trop attendre pour profiter pleinement de cette très belle cuvée.


    Vosne Romanée Au Réas 1997 – Domaine Machard de Gramont à Nuits Saint Georges

    Robe : rubis moyen, belle vivacité et frange rosée.
    Nez : classique et très pur, note de fruits noirs (mûre, cassis) et d’argile humide, touche délicatement fumée.
    Bouche : attaque très suave, structure fuselée, matière juteuse et tanins veloutés, finale fraîche avec un sillage aromatique complexe et racé.
    Piquée dans la réserve de mon fiston pour célébrer sa majorité, ce Vosne, qui s’est montré un peu revêche dans sa jeunesse, semble arrivé à son optimum de maturité pour nous régaler avec son jus parfaitement équilibré et son développement aromatique très raffiné…ça valait le coup d’attendre 18 ans !
    Bon anniversaire mon Titi !

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    C’est le printemps dans les rangs des vignes du domaine Barmès-Buecher

  • Les vins du mois de février 2015

    Sylvaner Réserve de la Dîme 2012 – Domaine H. Metz à Blienschwiller

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    Robe : jaune clair, brillant, reflets argentés.
    Nez : discret mais avec une palette séduisante sur la chair de poire et le foin coupé.
    Bouche : matière gourmande, équilibre très aérien, léger moelleux qui donne un côté très aimable à la texture, finale nette et sapide.
    Cette Réserve de la Dîme répond parfaitement au cahier de charges d’un très bon sylvaner, franc, léger et guilleret avec un petit fond salin qui va bien…MIAM !
    Voilà une entrée de gamme qui montre le sérieux du travail de ce vigneron de Blienschwiller…au risque de me répéter une nouvelle fois, n’hésitez jamais à déguster les sylvaner, pinot blanc ou edelzwicker lorsque vous voulez vous faire une idée sur la qualité des vins d’un domaine alsacien.


    Riesling Fronholtz 2013 – Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair, brillant, reflets argentés.
    Nez : discret mais très pur, belles notes fruitées (brugnon et poire fraîche) sur un fond minéral très raffiné (eau de roche).
    Bouche : matière svelte, élégante et déliée, acidité longue et bien souple, délicates sensations tanniques, amers nobles qui soutiennent une finale digeste bien salivante.
    Né sur une colline décrochée du massif vosgien qui se caractérise par un terroir de sables siliceux sur une base argileuse, ce riesling est un véritable petit bijou qu’André Ostertag façonne millésime après millésime avec une constance qui force le respect. Ce vin qui se laisse approcher facilement dès son plus jeune âge possède néanmoins un fond minéral et salin qui lui offre de belles perspectives d’évolution…ceci dit, le Fronholtz constitue une jolie solution pour attendre la maturation des Muenchberg du domaine.


    Riesling Grand Cru Pfersigberg 2009 – Domaine E. Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune prononcé avec des reflets très vifs.
    Nez : riche, mûr sur un registre très exotique (ananas frais, mangue, gingembre) et une petite touche grillée.
    Bouche : attaque moelleuse, matière ample et intensément fruitée avec des notes d’agrumes mûrs et de zestes, acidité qui se tend progressivement et qui s’associe à de belles sensations salines pour tonifier la finale, rémanence sur les épices, petite impression de chaleur en fin de bouche.
    Avec sa palette flamboyante et sa matière généreuse structurée par une synergie entre acidité et salinité, ce riesling est une véritable gourmandise mais sa facilité d’accès ne doit pas faire oublier qu’il aura encore besoin de quelques années de vieillissement pour exprimer plus nettement la marque de ce grand terroir d’Eguisheim.
    Voilà un vin déjà superbe aujourd’hui mais qu’il faudrait attendre encore un peu…ceci dit, à l’impossible nul n’est tenu !


    Puligny Montrachet 1° Cru Les Referts 2001 – Domaine Carillon et fils à Puligny Montrachet

    Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat, reflets dorés.
    Nez : noble, complexe et très raffiné, notes d’herbes aromatiques, de beurre frais et de pierre chaude.
    Bouche : ligne acide splendide, longue, solide mais parfaitement mûre, structure très droite mais sans aucune agressivité, beau développement aromatique sur les agrumes frais, finale exponentielle avec un retour fruité de toute beauté complété par une fine touche de sésame grillé.
    Dégusté dans sa phase de plénitude ce Puligny est une pure merveille qui m’inspire une citation de notre regretté Pierre Desproges : « un vin si grand qu’il me ferait presque croire que Dieu existe »…rien à rajouter. MIAM !


    Fleurie Clos de la Grand’Cour 2010 – Domaine Dutraive à Fleurie

    Dsc 2026

    Robe : nuances purpurines, légère turbidité et bords assez clairs.
    Nez : intense et expressif avec une palette très complexe mais bien florale, il y a de la violette, de la rose et même un fond de génépi.
    Bouche : superbe présence en bouche, équilibre idéal, fruité qui s’exprime avec beaucoup de conviction (pêche de vigne, noyau de cerise), trame tannique fine et soyeuse, finale sapide et longuement florale.
    Ce Clos de la Grand’Cour qui semble être entré dans sa phase d’épanouissement optimal est une bénédiction pour celui qui aime les Fleurie associant gourmandise et vinosité.
    En ce qui me concerne, c’est l’un des plus grands beaujolais qu’il m’ait été donné de boire…Bravo M. Dutraive !


    Côtes de Provence Très Longue Macération 2008 – Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

    Dsc 2028

    Robe : sombre, dense avec une fine frange rubis.
    Nez : complexe et particulièrement raffiné avec un fruité mûr, très méridional, de fines notes poivrées et de belles nuances minérales en fond qui font un peu penser à de la terre glaise.
    Bouche : matière épanouie mais sans aucune lourdeur, tanins veloutés, mâche très sensuelle, finale précise et rafraîchie par une belle ligne acidulée.
    Après 5 années en cave, cette cuvée qui n’hésite jamais à montrer ses muscles et son énergie un peu ébouriffante dans sa jeunesse, se livre à nous de façon plus apaisée en nous dévoilant la profondeur de sa matière.
    Avec son expression aromatique complexe et racée, sa présence en bouche pleine et remarquablement balancée, TLM s’impose comme l’un des grands vins du vignoble provençal. MIAM !


    Dsc 2032
    Vignes à Mittelbergheim au sortir de l’hiver


  • Les vins du mois de janvier 2015

    Gewurztraminer V.T. 2007 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

    Robe : jaune franc, un peu fluo, consistance assez épaisse, reflets vert clair.
    Nez : charmeur et complexe, palette classique mais absolument irrésistible qui s’ouvre sur des notes de fruits exotiques (mangue, litchi, ananas frais) pour enchainer sur de délicats arômes de rose.
    Bouche : matière qui flatte les papilles avec un moelleux très agréable, un toucher lisse et caressant et une acidité qui s’invite dès le milieu de bouche pour donner un beau tonus à la finale.
    Voilà une interprétation magistrale d’un gewurztraminer en surmaturité : sexy, généreux mais avec une digestibilité exemplaire…on arrive même à regretter qu’il n’y ait que 50 centilitres dans la bouteille. MIAM !


    Riesling Grand Cru Wineck Schlossberg 2007 – Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

    Robe : jaune clair avec des reflets or blanc.
    Nez : fin, typé et très flatteur, notes d’agrumes mûrs (citron, mandarine, pomelo) avec une petite touche légèrement grillée.
    Bouche : attaque très douce, matière qui se développe en crescendo avec une acidité puissante qui structure une chair fruitée assez généreuse, salinité qui s’invite dès le milieu de bouche et qui tonifie une finale où on perçoit une fine touche minérale et quelques beaux amers.
    Arrivé à pleine maturité (comme beaucoup de 2007 alsaciens d’ailleurs), ce riesling né sur ce coteau granitique de Katzenthal dégage une belle impression de plénitude : interprétation plus disciplinée et plus droite des terroirs de granit – surtout lorsqu’on le compare à ses voisins du Sommerberg – ce Grand Cru offre au gastronome une pléthore de possibilités d’accords culinaires.


    Pouilly Vinzelles Les Longeays 2010 – Domaine de La Soufrandièreà Vinzelles

    Dsc 1946

    Robe : jaune clair, brillant avec des bords vert pâle.
    Nez : délicat et racé avec une palette complexe et évolutive : notes de chèvrefeuille, de pierre chaude, léger fumé et fruits blancs frais après oxygénation.
    Bouche : matière dense et volumineuse tendue par une acidité droite mais sans aspérité, la finale voit naître quelques amers nobles mais est vite dominée par une présence minérale très intense.
    Situé dans le voisinage immédiat des Quarts, le climat des Longeays est considéré comme l’autre grand terroir de Vinzelles et cette cuvée qui entre dans sa phase de plénitude le prouve de façon éclatante. Grand vin !


    Meursault 1° Cru Bouches Chères 2009 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Robe : jaune clair, belle brillance et frange vert-pâle.
    Nez : beaucoup de retenue à l’ouverture mais palette bien complexe après oxygénation, notes de fruits blancs frais et de fougère avec une touche d’herbes aromatiques.
    Bouche : attaque en souplesse, matière large avec une acidité qui se tend progressivement pour étirer et équilibrer la structure, finale un poil chaleureuse avec un sillage très long où on retrouve des effluves d’herbes aromatiques.
    Même si la signature solaire du millésime se révèle en fin de bouche, ce premier cru de Meursault à l’expression aromatique un peu timide séduit par sa superbe présence en bouche…La grande classe !


    Sydre Argelette 2010 – Eric Bordelet à Charchigné

    Dsc 1965

    Robe : jaune franc avec des nuances orangées, cordon de bulles très fin.
    Nez : fruité délicat, étonnant de complexité, petites notes minérales et fumé discret.
    Bouche : matière dense, chair gourmande, équilibre parfait entre richesse, acidité et amertume, mousse onctueuse avec une bulle légère, d’une extrême finesse, retour aromatique très persistant sur le fruit et la minéralité, très grande sapidité.
    Lorsqu’un cidre est conçu comme un grand cru, il a parfaitement sa place dans les carnets de dégustation d’un œnophile : chez Eric Bordelet on parle cépage et terroirs comme pour un vin et on réalise des cuvées de cidre qui révèlent des qualités organoleptiques exceptionnelles.
    Le Sydre Argelette, qui est la cuvée haut de gamme du domaine, provient d’un terroir de schiste et est réalisé à partir d’un assemblage de multiples variétés de pommes.
    Voilà une très belle bouteille qui aura dorénavant sa place parmi les vins effervescents de ma cave. MIAM !


    Chambolle Musigny Les Fremières 1999 – M. Agnien à Morey Saint Denis

    Dsc 1944

    Robe : grenat profond, légère turbidité et frange brunissante.
    Nez : délicat et complexe avec une palette qui évolue continuellement, bouquet floral très fin, notes d’orange sanguine, graphite et discrète pointe mentholée.
    Bouche : attaque tonique suivie par un très beau développement tout en largeur, texture d’une grande gourmandise, acidité mûre et tanins souples, grande longueur finale avec un sillage aromatique sur les agrumes, la réglisse et une pointe minérale.
    Malgré un début de réveillon très compliqué – dans un restaurant que nous avons fini par fuir au bout d’une heure – cette très belle bouteille m’a fait oublier notre déconvenue en me tenant compagnie lors du passage vers la nouvelle année.
    Arrivé à pleine maturité ce Chambolle est un véritable nectar…MIAM !


    VDP du Mont Baudile Le Grenache du Badaïre 2012 – Supply-Royer à Arboras

    Dsc 1979

    Robe : grenat brillant, densité moyenne…un peu inhabituelle pour les vins du domaine.
    Nez : fruité mûr, charme presque irrésistible, notes de cerise noire confite et senteurs de garrigue…celle d’Arboras peut-être ?
    Bouche : matière ronde et caressante dès l’attaque, chair tendre et fruitée, acidité très souple mais présente, développement aromatique sur la cerise, le noyau, l’amande fraiche, finale digeste, glissante mais bien longue.
    J’avais déjà beaucoup aimé cette cuvée lors de ma dernière visite au domaine Supply-Royer mais cette fois ci elle m’a vraiment subjugué par sa finesse et sa gourmandise…et pourtant Eric a un peu de mal à revendiquer le style de ce vin qui n’a pas assez l’accent du pays, à son goût. Pour moi c’est « bu et approuvé »…sans hésitation. MIAM !

    Dsc 1774
    Rendez-vous pour mon prochain Grand Cru.


  • Les vins du mois de décembre 2014

    Riesling Stein 2007 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

    Dsc 1885

    Robe : lumineuse, jaune franc avec des reflets dorés.
    Nez : riche, intense, palette raffinée et évolutive, pêche jaune bien mûre, ananas frais, épices douces et poudre de craie
    Bouche : matière ample et généreuse, structurée par une acidité discrète et une très belle salinité, finale longue, salivante, notes de pamplemousse, amers fins et petite touche grillée.
    Même si la belle exubérance de sa jeunesse s’est un peu tempérée, ce superbe riesling a gardé son caractère expressif et généreux tout en affirmant un équilibre plus vertical et une minéralité plus profonde…un grand Stein dans la force de l’âge mûr. MIAM !


    Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr 2008 – Domaine Hering à Barr

    Robe : jaune citron, belle brillance et reflets métalliques.
    Nez : complexe et racé avec une palette classique sur le miel, la résine et le citron frais.
    Bouche : attaque souple mais très vite la sensation de douceur est relevée par une présence acide large et assez mordante, finale longue, très salivante avec de beaux amers nobles.
    Après une expression aromatique très engageante – qui m’évoque presque un cru de Meursault – la présence en bouche stricte et sans concession de ce riesling peut surprendre…mais je reste bluffé par la force minérale de ce vin que je sens presque inaltérable que je serai curieux de regoûter dans une dizaine d’années.


    Riesling Grand Cru Hengst 2009 – Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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    Robe : jaune clair, lumineuse avec des reflets dorés.
    Nez : expressif et bien mûr, palette très séduisante sur le citron confit, l’ananas rôti avec quelques notes grillées et une fine touche vanillée.
    Bouche : matière puissante et concentrée, acidité mûre et rayonnante, finale très longue, parfaitement digeste, amers nobles et sillage délicatement fruité avec un soupçon de poivre et un petit grain tannique.
    Dans ce riesling pleine de fougue ont sent que les effets du terroir et du millésime agissent de concert pour nous livrer un vin plein d’énergie vitale au charme ravageur. Magnifique !!!


    La Madura-Grand Vin VDP d’Oc 2012 – C. Bourgne à Saint Chinian

    Robe : jaune clair, belle brillance et reflets or pâle.
    Nez : expressif et très raffinée, groseille bien mûre, écorce d’agrumes, gingembre frais, touche épicée et pointe minérale très noble.
    Bouche  chair gourmande et bien dodue étirée par une trame acide bien en place, toucher onctueux avec un joli gras, finale épicée et tenue par une salinité qui commence à pointer.
    Ce vin issu à 100% de sauvignon représente pour moi l’une des interprétations les plus complexes et les plus abouties de cépage.
    Equilibre, complexité, minéralité…tout est là ! Superbe cuvée !


    Mas Del Perié-La Roque Cahors 2012 – F. Jouves à Trespoux

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    Robe : très sombre, opaque avec des bords pourpres.
    Nez : mûr et très complexe, prune bien mûre, myrtille, réglisse et petites notes de violette.
    Bouche : matière épaisse avec une texture particulièrement onctueuse, tanins présents mais bien souples, équilibre tonique, finale sapide et longuement aromatique.
    Issu d’une vigne de malbecs située sur un terroir argilo-calcaire et travaillée en biodynamie cette cuvée élevée pour moitié en barriques et pour moitié en cuves béton a bousculé définitivement ma représentation du vin de Cahors.
    Malgré une silhouette musculeuse et une ossature solide la matière caresse les papilles en déployant une expression aromatique envoûtante.
    Présenté par Claude Weinzorn à l’occasion du Salon de Strasbourg, Fabien Jouves est le vigneron qui m’aura redonné l’envie de boire du Cahors. MIAM !


    Château Beychevelle 2001 – S.C.CH. à Saint Julien

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    Robe : grenat sombre avec une frange brunissante.
    Nez : noble et raffiné, touche de torréfaction à l’ouverture, groseille bien mûre et notes de sous-bois par la suite.
    Bouche : attaque acidulée très stimulante, matière large et charnue structurée par un maillage tannique présent mais bien souple, finale équilibrée, très digeste avec une touche légèrement amère.
    Même si la finale est un poil trop austère à mon goût, ce quatrième cru classé de Saint Julien s’est livré avec une gourmandise un peu canaille tout en gardant beaucoup de sérieux et de tenue en bouche.
    La fin du flacon dégusté le lendemain a révélé un vin plus fatigué avec une expression bien moins flatteuse : déstructuré en bouche et moins net au niveau aromatique…peut-être le signe annonciateur d’une phase de déclin.

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    La cathédrale sous le soleil de décembre…mille ans en 2015 et toujours aussi belle !


  • Les vins du mois de novembre 2014

    Pouilly Vinzelles Les Quarts 2005 – La Soufrandière à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, limpide et brillant.
    Nez : pur, cristallin, palette complexe et évolutive (agrumes frais, menthe poivrée, basilic) soutenue par une minéralité intense (craie, réglisse…le sol des Quarts sent la réglisse !).
    Bouche : matière ample et juteuse, notes de pomelo mûr, acidité mûre mais très profonde, belle présence saline, finale longue et finement réglissée.
    Après 8 ans en cave, ce Pouilly Vinzelles commence à sortir de sa réserve et révèle une classe incomparable…élaborée par les frères Bret cette superbe bouteille nous emmène évidemment au sommet de la hiérarchie mâconnaise mais également dans le monde des très grands vins de Bourgogne. MIAM !


    Champagne Brut Tradition – Domaine L. Leblond à Chavot-Courcourt

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    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat et bulle très fine.
    Nez : complexe et avenant avec des notes de fleurs et de chair de pomme sur un fond brioché et citronné.
    Bouche : bouche tonique avec une acidité très franche et une mousse onctueuse et persistante, finale fraîche et délicieusement fruitée.
    (75% pinot meunier + 20% chardonnay + 5% pinot noir – vendange de 2010 – dégorgé en juillet 2014).
    Née sur les terroirs calcaires d’Epernay, cette cuvée dosée avec légèreté (juste de qu’il faut !) possède une buvabilité exceptionnelle.
    Un champagne plein de charme et d’énergie positive qui enchantera les apéritifs festifs sans ruiner le compte en banque.
    Une « affaire » proposée par mon ami Yves Cortey sur son site (NB ce n’est pas une pub masquée…j’ai payé mes bouteilles !).


    Château Batailley 2003 – Héritiers Castéja à Pauillac

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    Robe : sombre, très dense avec des bords compacts teintés de rubis.
    Nez : noble, complexe mais très avenant, arômes de violette, de réglisse et de mûre avec une touche d’argile (un peu terre glaise).
    Bouche : matière épaisse et charnue, tanins patinés, mâche très gourmande, finale sapide avec un beau sillage minéral.
    Je ne commente que très rarement des crus bordelais – et pourtant il m’arrive d’en boire de temps en temps – mais j’avoue que ces vins ne m’inspirent plus trop depuis quelques années.
    Ce Pauillac fait partie des exceptions qui me donnent envie de prendre quelques notes pour mémoriser quelques belles sensations viniques : beaucoup de sensualité dans le toucher de bouche et une expression aromatique particulièrement raffinée…j’aime !

    Savigny les Beaune Vieilles Vignes 2010 – Domaine D. Carre à Meloisey

    Dsc 1880

    Robe : rubis très clair, belle brillance.
    Nez : fruité charmeur et très guilleret au nez (petits fruits rouges, framboise, groseille).
    Bouche : superbe présence, un jus frais, tonique mais bien glissant, acidité fine qui structure une matière qui reste cependant très suave, finale longue avec un beau sillage fruité et floral.
    Produit par un domaine assez discret situé sur les hauteurs entre Beaune et Pommard ce Savigny charmeur et élégant se déguste aujourd’hui avec plaisir et facilité. Après un Pommard très convaincant présenté lors de notre dernière session AOC, cette cuvée tout aussi réussie témoigne de la qualité du travail de ces vignerons de Meloisey. MIAM !

    Dsc 1762
    Il y a quand même certains avantages lorsqu’on habite dans un immeuble au 6°, surtout lorsqu’on peut profiter des magnifiques couchers de soleil de fin d’automne.

  • Les vins du mois d'octobre 2014

    Pinot Gris Grand Cru Sommerberg-Les Terrasses 2006 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

    Dsc 1760

    Robe : jaune franc avec des reflets fluo.
    Nez : riche et expressif, notes d’abricot mûr et d’orange confite sur un fond discrètement fumé.
    Bouche : matière épaisse, très généreuse avec une texture veloutée et une trame acide et minérale qui ne se devine plus qu’elle ne se perçoit mais qui donne à l’ensemble un équilibre irréprochable en laissant la bouche légère et disponible en finale.
    Dans le quatrième amphithéâtre du Sommerberg (le plus près de la montagne vosgienne), ces rangs de vignes plantés en terrasses pour domestiquer une pente abrupte, Claude Weinzorn produit chaque année un pinot gris intense et volumineux dont la classe se révèle après quelques années de garde comme le montre ce 2006 parfaitement en place après 8 ans de garde. Grand vin !


    Côtes du Jura A la Percenette 2008 – Domaine Pigner à Montaigu

    Dsc 1765

    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : intense, ouvert et bien mûr, palette complexe sur la mandarine, le miel, les fleurs blanches avec une petite nuance de pierre à feu.
    Bouche : acidité assez tranchante à l’attaque mais la structure s’élargit et s’assouplit progressivement, matière juteuse et fruitée, belle finale longue et aromatique qui développe des notes d’agrumes, un boisé subtil et quelques beaux amers minéraux.
    Cette cuvée de chardonnay ouillé affirme un style personnel très original à mi-chemin entre le Jura et la Bourgogne...un vrai régal et une réussite majeur pour ces vignerons de Montaigu qui travaillent en biodynamie. Bravo !


    Chablis 1°Cru Monts de Milieu 2011 – Domaine de la Meulière à Fleys

    Dsc 1863

    Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, frange aux reflets métalliques.
    Nez : discret sur un registre franc et très minéral, notes de silex, de craie et touche fumée.
    Bouche : attaque en douceur, milieu de bouche bien concentré avec une structure qui s’élargit, finale splendide très typée Chablis, longue, tendue et agrémentée de notes de sous-bois, d’iode et de fumée.
    Riche concentré et structuré par une minéralité noble et racée, ce premier cru de la rive droite du Serin se montre déjà très mature tout en révélant une belle réserve pour tenir face au temps. MIAM !


    Morgon Réserve 2009 – Domaine J.M. Burgaud à Morgon

    Dsc 1860

    Robe : rubis sombre, texture dense et épaisse.
    Nez : discret, finement fruité sur un fond minéral très présent (terre glaise, silex).
    Bouche : matière ample et charnue, juteux et très concentré, acidité mûre et puissante qui étire la structure dans tous les sens, finale fraîche et fruitée tenue par des tanins très fins.
    Puissant tant dans sa matière que dans sa charpente ce Morgon nous rappelle que Jean-Marc Burgaud réalise chaque année des cuvées de très belle facture en prouvant que le vignoble beaujolais est à même de produire de grands vins.
    Ma réserve en cave commence à diminuer de façon inquiétante…je crois qu’il va falloir refaire un tour du côté de la colline du Py dans les prochains mois…


    Morey Saint Denis Le Village 2010 – Domaine Murat à Concoeur

    Dsc 1766

    Robe : rubis clair, limpide, brillant mais teinte peu soutenue.
    Nez : discret et raffiné, notes de cerise acidulée et présence minérale sensible (graphite, fumé léger).
    Bouche : matière carrée mais d’un abord très sociable, palette aromatique qui s’épanouit avec un caractère proche de celui ressenti au nez (fruits rouge et minéralité), acidité droite mais sans aspérité, tannins très souples, finale longue mais légèrement marquée par l’alcool.
    Un peu austère dans sa prime jeunesse (mais déjà prometteur…) ce Morey commence à s’ouvrir et se livre après deux années en cave…bu surement un peu trop jeune – car le potentiel est évident – mais déjà tout à fait à mon goût.
    Pourquoi attendre…MIAM !

    Dsc 1831
    L’été indien, fin novembre 2014 dans les vignes de Fleurie



  • Les vins du mois de septembre 2014


    Meursault Les Tessons 2007 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Dsc 1723

    Robe : jaune moyen avec des reflets argentés.
    Nez : fin et délicat avec une palette qui évoque l’amande, le beurre frais et la poudre de craie.
    Bouche : beaucoup de classe et d’élégance, matière ample, gras sensible et toucher très onctueux, ligne acide superbe qui étire et tend la structure, finale saline avec un sillage aromatique bien long sur les herbes aromatiques.
    Ce Tessons arrivé dans sa phase de pleine maturité nous éblouit par son expressivité et par sa présence en bouche à la fois voluptueuse et solidement tenue par une charpente minérale, véritable signature de ce beau terroir murisaltien.


    Meursault Vieilles Vignes 2008 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Dsc 1725

    Robe : jaune franc, très brillant avec des reflets argentés.
    Nez : noble et très évolutif, un peu orientale à l’ouverture (résine, oliban), l’expression aromatique devient plus classique après oxygénation avec des notes de beurre, de noisette fraîche et d’agrumes mûrs (pomelo).
    Bouche : matière longiligne avec une acidité puissante, structurante sans être agressive, finale très onctueuse qui prolonge des amers minéraux de toute beauté.
    Voilà une superbe cuvée de Meursault qui me semble arrivée à sa phase de maturité optimale et qui nous propose une interprétation archétypique de cette élégance murisaltienne à laquelle personne ne résiste. MIAM !


    Meursault 1° Cru Les Cras 2008 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

    Robe : jaune moyen avec une franche vive et très claire.
    Nez : complexe et racé, on y sent des arômes de fougère, de craie suivis par quelques notes d’agrumes mûrs (orange sanguine) et une touche de miel de fleurs après une longue aération.
    Bouche : attaque franche avec une acidité qui se montre sans tergiverser, une minéralité omniprésente et une matière concentrée donnent de la largeur à la structure, la finale finement tannique et bien salivante prolonge des notes de poudre de craie et d’agrumes.
    Malgré beauté du Vieilles Vignes 2008, ce premier cru marque incontestablement une montée en gamme impressionnante…pour moi Cras est aussi grand que Charmes sur ce millésime. Sublime !


    Nuits Saint Georges Les Charmottes 2010 – Domaine Chicotot à Nuits

    Dsc 1724

    Robe : rubis assez clair avec une frange tirant sur le roux.
    Nez : délicat mais très racé  avec une palette qui évolue du bigarreau mûr, vers des notes plus florales pour finir sur des évocations minérales (terre humide).
    Bouche : après une attaque souple et très gourmande la matière prend du volume en milieu de bouche, la chair s’épaissit avant que la finale acidulée et finement tannique redonne un côté plus léger à l’ensemble.
    Sensuel, équilibré et d’une grande complexité aromatique et structurelle ce Charmottes nous propose une expression très aboutie d’un pinot noir nuitton.
    Très belle bouteille !


    Gevrey Chambertin 2011 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

    Dsc 1729

    Robe : rubis moyen, pas trop soutenu avec des bords rosés.
    Nez : palette raffinée sur la cerise rouge, la violette et de petites nuances minérales.
    Bouche : superbe d’élégance avec un jus gourmand où le fruit s’épanouit, une acidité vibrante et une trame tannique d’une finesse extrême, finale qui laisse persister longuement un beau sillage floral.
    Je trouve ce Gevrey village absolument parfait…il me donne tout ce que j’attends d’une belle quille bourguignonne.
    Les poètes pourront expliquer cette belle réussite par l’influence positive d’une cave où prolifèrent les Grands Crus nuittons, personnellement je la mettrais davantage sur le compte de la qualité du travail effectué par Jérôme Castagnier. Chapeau !

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    Un peu d’Alsace après cette série exclusivement bourguignonne : les pentes du Sommerberg en automne.


  • Les vins du mois d'août 2014

    Sylvaner Grand A 2009 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : mûr et charmeur, palette complexe sur la poire au sirop, les fruits exotiques et les épices (cannelle, girofle…).
    Bouche : matière large, texture soyeuse avec un gras sensible, finale longuement aromatique rendue très sapide par un retour minéral intense.
    Ce sylvaner dont l’épaisseur et la charpente m’étonneront toujours est issu d’une vieille vigne plantée sur le Grand Cru Altenberg de Bergbieten. Sa richesse et son exubérance continuent de se manifester avec autant de fougue malgré près de 5 années de garde. Je serais curieux de retrouver ce vin dans 10 ans pour voir s’il commence à fléchir un peu, mais ce ne sera pas possible car ce fut ma dernière bouteille…hélas !


    Riesling Oberhagel 2010 – Domaine B. Bohn à Reichsfeld

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    Robe : jaune médian avec des reflets argentés.
    Nez : raffiné et très complexe, palette florale, notes de résine et de miel d’acacia, petite touche pierreuse.
    Bouche : matière vive et juteuse, toucher assez gras, expression aromatique sur le pomelo mûr, acidité étirée et finale longue et minérale avec de beaux amers.
    Récolté sur une parcelle située au cœur de ce coteau schisteux qui fait la fierté des vignerons de Reichsfeld, ce riesling élevé en barriques d’acacia commence à se montrer sous son meilleur jour : le boisé très particulier s’est parfaitement fondu dans une palette aromatique racée et complexe tout en apportant une patine très élégante à la texture de ce vin. MIAM !!!


    Mas de Daumas Gassac blanc 2010 – A. Guibert à Aniane

    Robe : jaune franc très brillant.
    Nez : gourmand et très expansif avec des notes d’abricot frais, de cire, de résine et une touche d’herbes provençales (une jolie pointe de basilic et de mélisse)
    Bouche : matière riche et juteuse avec un milieu de bouche volumineux qui donne une sensation de douceur très agréable, finale énergique, soutenue par une minéralité bien présente et quelques amers très délicats.
    Ce beau vin blanc où l’âme du Languedoc s’exprime avec beaucoup de générosité flatte les sens avec une grande facilité tout en déployant une matière élégante et très joliment structurée : on le sent séducteur, on le suspecterait même d’être un poil baratineur mais il ne faut pas se tromper, ce Daumas blanc a vraiment du fond.
    Pour mois ça reste l’un des grands vins blancs du sud !


    Riesling Grand Cru Engelberg 2006 – Domaine Pfister à Dahlenheim

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    Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
    Nez : intense et vraiment très classieux, agrumes mûrs, cire, boîte de craie (je sens souvent ça sur des Engelberg !) et une touche légèrement fumée.
    Bouche : attaque vive avec une acidité très incisive qui structure une matière ample où on sent un gras presque bourguignon, finale nette qui libère de fins amers et qui laisse persister longuement un sillage aromatique très racé.
    Issu d’un millésime compliqué ce riesling qui semble avoir atteint sa phase de plénitude et qui s’exprime avec un classicisme exemplaire est une très grande réussite…en plus ce fut le premier millésime vinifié au domaine par Mélanie Pfister.
    Chapeau bas mademoiselle !


    Bourgogne Pinot Noir 2006 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

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    Robe : quelques signes d’évolution avec une teinte rubis très clair et une mince frange brunissante.
    Nez : finesse et gourmandise avec une palette qui évolue du bigarreau, vers le noyau de cerise avant de révéler quelques notes de sous-bois.
    Bouche : matière élégante et bien tonique, silhouette svelte, tanins veloutés, finale franche, pas trop longue mais avec un côté guilleret fort sympathique.
    Cette bouteille n’était peut-être pas destinée à une garde de plus de 6 ans mais il m’arrive d’oublier volontairement quelques flacons plus modestes « derrière les fagots » pour voir comment ils évoluent dans le temps…parfois la surprise est bonne et parfois elle l’est moins !
    Ce Bourgogne pinot noir de 2006 m’a vraiment charmé avec sa pureté aromatique et sa bouche équilibrée et légère mais très joliment sculptée…une entrée de gamme remarquable !

    Dsc 1658
    Un jour ensoleillé en août (rare cette année…) et l’occasion de faire mes premières photos de mon prochain Grand Cru alsacien…on devine où c’est ?

  • Les vins du mois de juillet 2014

    Riesling G.C. Altenberg de Bergbieten 2005 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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    Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
    Nez : expression épanouie d’un riesling à maturité avec des une palette très complexe sur le pomelo et les zestes d’agrumes mais aussi des notes de gingembre, d’épices et d’herbes aromatiques.
    Bouche : matière volumineuse solidement structurée par une acidité puissante et une intense salinité, finale sapide et digeste, citron frais, épices et amers nobles.
    Ce riesling que Julien Schmitt considérait (en 2010) comme sa référence sur l’Altenberg de Bergbieten confirme son statut de très grand vin et nous régale aujourd’hui avec sa matière généreuse et équilibrée et son incomparable complexité aromatique…Magnifique !!!


    Puligny Montrachet 2010 – Domaine François Carillon à Puligny

    Dsc 1514

    Robe : jaune clair, très belle brillance et reflets vert pâle.
    Nez : pur et très frais, il libère des arômes de citron et de fougère sur un fond boisé très délicat.
    Bouche : matière longiligne et juteuse tendue par une acidité puissante mais d’un contact très agréable, finale très longue révélant une minéralité intense.
    Face à ce sentiment de plénitude qui se dégage de ce vin pourtant encore bien jeune on ne peut que s’incliner devant la qualité du travail de François Carillon : équilibre parfait, élevage subtil et raffiné et expression minérale qui commence à se montrer…du grand art !


    Pic Saint Loup Guilhem Gaucelm 2011 – Ermitage du Pic Saint Loup à Saint Mathieu de Treviers

    Robe : sombre et dense avec une frange rubis.
    Nez : envoûtant, raffiné et très complexe, notes de petits fruits rouges très mûrs, d’herbes de garrigue (thym, romarin, menthe poivrée…) et d’épices douces.
    Bouche : matière juteuse qui allie gourmandise et profondeur, texture veloutée, fruité épanoui et finale très longue, étirée par une présence acidulée bien fraîche.
    Réalisée à partir de grenaches et syrah (50/50) récoltées sur des parcelles à très faible rendement (10 à 20 hl/ha, cette cuvée qui a été élevée durant 24 à 30 mois en fûts de chêne constitue le haut de gamme de ce domaine.
    Après avoir encensé ce vin très récemment sur ce site, l’ami Cyril m’a fait découvrir cette merveille lors de notre séjour ardèchois de l’été 2014.
    La preuve en bouteille qu’on peut faire de très grands vins avec des personnalités sudistes affirmées…MIAM !!!

    Au gite 12
    Vue du gîte de Grospierres en juillet 2014 : un ciel menaçant sur les monts d’Ardèche.

  • Les vins du mois de juin 2014

    Muscat G.C. Bruderthal 2007 – G. Neumeyer à Molsheim

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    Robe : jaune franc avec des reflets vieil or.
    Nez : discret, complexe et bien mûr avec des notes de fruits jaunes et une touche exotique mais sans les marqueurs classiques du muscat.
    Bouche : matière épaisse et généreuse, moelleux délicat et aromatique épanouie sur le pêche jaune et l’ananas rôti, finale nette et rafraîchie par une fine acidité.
    Issu du Grand Cru marno-calcaire de Molsheim, ce muscat très opulent avec un profil aromatique un peu atypique, m’a très agréablement surpris : équilibré malgré une richesse affirmée, il présente une silhouette aux formes épanouies qui ne manque cependant ni de classe ni d’élégance.


    Riesling G.C. Altenberg de Wolxheim 2007 – Domaine Lissner à Wolxheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets or pâle.
    Nez : intense, ouvert et bien complexe, il libère des arômes de miel, de mandarine, de résine et d’origan.
    Bouche : après une attaque toute en finesse, la matière s’évase et gagne en volume, le toucher est assez gras, une acidité longue et profonde s’impose peu à peu mais sans aucune agressivité, la finale est longue avec de fins amers et une salinité intense.
    Arrivé à son optimum de maturité (mais encore très loin du déclin…) le riesling « Napoléon » du domaine Lissner nous offre un récital mémorable d’arômes et de saveurs et nous rappelle que l’Altenberg de Wolxheim est un très grand terroir.
    Les heureux amateurs oenophiles qui ont encore cette référence en cave pourront vérifier mes dires…pour moi c’est trop tard, ce fut hélas la dernière bouteille !


    Riesling G.C. Wineck-Schlossberg 2006 – Domaine Bernhard à Katzenthal.

    Dsc 1502

    Robe : jaune moyen, très brillant avec des bords clairs.
    Nez : expressif et très complexe avec des notes de zestes d’agrumes, de romarin et de terpènes nobles sur un fond délicatement floral (lilas) et légèrement vanillé.
    Bouche : après une attaque franche et vive, la matière s’élargit en bouche, on y ressent même une petite touche de gras, la finale reste sans concession, fine amertume et minéralité profonde.
    J’ai découvert le domaine Bernhard grâce à cette bouteille de riesling qui, après 8 années de garde, confirme toujours son statut de réussite majeure sur le millésime 2006 en Alsace.
    L’aromatique a beaucoup gagné en complexité, la bouche s’est un peu assagie en développant un côté suave très agréable associé à une expression minérale bien trempée.
    MIAM…mais avec pincement au cœur car c’était ma dernière bouteille !


    Les Larmes de Vénus 2001 – B. Bohn à Reichsfeld

    Dsc 1503

    Robe : jaune topaze elle rappelle celle d’un vieil armagnac.
    Nez : intense et exubérant avec des notes de raisin sec, d’abricot confit, de marmelade d’orange et quelques effluves de vieux rhum.
    Bouche : la matière est bien épaisse avec une texture un peu huileuse, les arômes de fruits secs se développent, de beaux amers et une fine acidité soutiennent une finale bien longue en laissant une belle impression de sapidité.
    Cette cuvée réalisée par Bernard Bohn suivant la technique du vin de paille jurassien est un vin liquoreux de très grande classe alliant concentration extrême et structure minérale solide et racée(les schistes sûrement !).
    Cette petite merveille n’est hélas produite que sur certains millésimes (1998, 2001, 2005…j’en oublie peut-être) car comme nous l’a confié ce vigneron « ce vin demande un travail considérable et je n’ai pas envie de m’imposer ça chaque année ». Dommage pour nous !


    Mâcon-Uchizy Cuvée La Martine 2012 – Bret Brothers à Vinzelles.

    Robe : jaune clair avec des bords argentés.
    Nez : fringant mais bien complexe avec des notes de citron frais, de pomelo et de poudre de craie, l’oxygénation nous fait découvrir un fond floral très délicat.
    Bouche : après une attaque bien pointue, on sent une acidité vive et rayonnante qui structure une matière juteuse enrobée d’un petit gras fort avenant, la finale revient vers davantage de droiture avec une belle salinité et des amers délicats.
    Issue d’un coteau argilo-calcaire exposé à l’est, cette cuvée du négoce Bret Brothers estampillée BIO nous séduit par la noblesse de sa silhouette. Un vin élancé pur et minéral aurait surement pu vieillir encore un peu…La Martine deviendrait-elle sérieuse avec l’âge ?


    Pernand Vergelesses 1° Cru Ile des Vergelesses 2008 – Domaine Rollin à Pernand Vergelesses

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    Robe : rubis moyen avec une belle brillance.
    Nez : élégant et disert, il distille une belle série d’arômes de fruits rouges mûrs et d’épices douces (baies roses).
    Bouche : la matière est sculptée avec beaucoup de finesse, une structure oblongue structurée par des tanins déjà bien polis, la finale est svelte et très digeste.
    Cette cuvée qui m’avait séduit lors de ma visite en 2011 confirme ses promesses, son aromatique s’est définie et sa présence en bouche a gagné en distinction et en précision.
    Un très beau premier cru qui commence sa phase de maturité…MIAM !

    Dsc 1487
    Les vignes au pied du Haut Koenigsbourg en juin 201
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  • Les vins du mois de mai 2014

    Le Bourboulenc de Nega Saumas 2012 – Domaine Supply-Royer à Arboras

    Robe : jaune franc avec beaucoup d’éclat.
    Nez : complexe, généreux et bien épicé on y perçoit également des arômes d’herbes provençales (romarin, ciste) et une touche d’oliban.
    Bouche : la matière donne une belle impression de suavité mais le fond est puissant, la finale sapide et bien glissante prolonge un beau sillage de senteurs orientales (épices douces, encens).
    L’expression aromatique complexe et exubérante de ce vin affirme un type sudiste bien assumé, la présence en bouche assume sa richesse mais l’équilibre reste très digeste…Une petite gourmandise presque irrésistible !


    Pouilly-Vinzelles Les Quarts 2009 – Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair, très lumineux.
    Nez : noble et complexe, il délivre de beaux arômes de bâton de réglisse sur un fond délicatement floral avant de partir sur un registre minéral très marqué (qui fait presque penser à des expressions de calcaire qu’on trouve sur des Alsace).
    Bouche : matière charnue et dense, structure droite et d’une élégance absolue, texture lisse, finale longue avec un boisé raffiné et d’intenses notes minérales.
    Ce très grand vin du mâconnais s’exprime déjà avec beaucoup de noblesse même si je pense l’avoir ouvert un peu trop tôt…mais j’ai débouché cette bouteille après avoir appris le décès de Marc-Antoine Bret pour penser à ces frangins vignerons que le destin vient de frapper si cruellement et qui nous enchantent depuis tant d’années avec des vins magnifiques.
    Avec sa droiture, sa classe et sa minéralité profonde cette cuvée Les Quarts 2009 nous offre une oraison funèbre digne de l’homme qui nous a quittés.

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    Mas de Daumas Gassac rouge 2004 – A. Guibert à Aniane

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    Robe : rubis sombre avec une texture compacte.
    Nez : pas trop démonstratif mais très complexe et racé avec un registre fruité encore bien jeune agrémenté par une discrète touche épicée.
    Bouche : le jus est équilibré et bien gourmand avec une structure pas trop imposante mais une trame tannique souple et une belle finale nette et très fraîche.
    Svelte et élégant avec une présence presque aristocratique en bouche et au nez, ce Daumas rouge arrivé à sa phase de pleine maturité affirme avec éclat sont statut de grand vin du Languedoc. MIAM !


    Domaine de la Milière Châteauneuf du Pape 1996 – A. et M. Arnaud à Orange

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    Robe : grenat avec une légère turbidité et une frange brunissante.
    Nez : fin et légèrement évolué avec des notes de cerise rouge bien mûre et quelques nuances minérales rappelant la pierre chaude.
    Bouche : après attaque assez pointue la matière révèle un équilibre très bourguignon, la puissance monte progressivement sans pour autant devenir excessive, la finale finement poivrée reste très digeste malgré une petite pointe de chaleur.
    Ce très beau Châteauneuf se montre peu marqué par son grand âge et nous séduit par la jeunesse de sa palette aromatique et la classe de sa tenue en bouche.
    Une très belle bouteille qui aurait mérité sa place dans la récente série du club A.O.C. !


    Nuits Saint Georges 1° Cru Les Pruliers 2000 – D. Duband à Chevannes

    Robe : très jeune, rubis brillant avec des bords très compacts.
    Nez : intense, complexe et très racé on y sent des notes de fruits rouges bien mûrs, de rose fanée et une présence minérale très insistante.
    Bouche : la matière est ample et équilibrée de toute beauté, la structure sphérique et la finale laisse persister un sillage aromatique de grande longueur.
    Ce Nuits tout simplement sublime le soir s’est révélé extrêmement fatigué le lendemain…heureusement qu’il ne restait qu’un petit quart dans la bouteille.
    Mais on peut penser que cette petite merveille est arrivée à son optimum…à boire !

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    Le vignoble près de Bergheim et Le Haut Koenigsbourg au loin.


  • Les vins du mois d'avril 2014


    Muscat G.C. Spiegel 2007 – Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : intense et charmeur, on y découvre des arômes de raisin bien mûr sur un fond floral très complexe.
    Bouche : attaque très douce, matière suave avec une texture assez grasse, finale rafraîchie par une fine acidité et un sillage mentholé de longueur appréciable.
    En règle générale j’aime bien les muscats simples et aromatiques qu’on boit avec gourmandise sans forcément s’interroger sur leur terroir d’origine mais cette cuvée que Jean-Pierre Dirler m’avait conseillée lors de ma visite au sujet du G.C. Kessler m’a très favorablement impressionné.
    Avec un surcroît de complexité dans l’aromatique et dans la structure on sent que le terroir du Spiegel a sublimé le cépage sans lui voler sa personnalité. Beau vin !


    Saint Véran En Combe 2010 – Bret Brothers à Vinzelles

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    Robe : jaune clair avec des bords clairs et des éclats métalliques.
    Nez : franc et racé il s’ouvre sur des notes minérales assez dominatrices (silex, craie) avant de délivrer de beaux arômes de citron vert et de fougère.
    Bouche : matière charnue et tonique avec un beau gras, une minéralité très tactile et une acidité vive, profonde mais bien mûre, finale tendue avec des notes de pomelo très persistantes.
    Voilà peut-être le vin le plus minéral qu’il m’ait été donné de déguster dans la gamme des Brothers jusqu’ici, mais cette buvabilité qui me séduit à chaque fois que je goûte un vin de ce domaine est toujours là…il y a de la gourmandise mais aussi de la profondeur et du terroir. Très belle cuvée !


    Riesling Herrenreben 2008 – Domaine Schoenheitz à Wihr au Val

    Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle.
    Nez : ouvert et complexe sur le citron mûr, la mandarine, les herbes aromatiques et une touche pierreuse.
    Bouche : ample et gras avec une matière assez généreuse et une acidité vibrante et invasive, finale de longueur moyenne mais dotée d’une puissante salinité.
    Comme j’avais goûté récemment un Linsenberg du même millésime qui m’avait un peu déboussolé (surement un problème de bouchage…) j’ai voulu mes rassurer en ouvrant ce Herrenreben 2008…et grand bien m’en a pris car ce riesling de granit est vraiment impeccable !
    Complexité aromatique, équilibre tonique et minéralité affirmée…tout ce que j’aime !


    Fleurie Vieilles Vignes 2009 – Domaine de la Grand’Cour à Fleurie

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    Robe : rubis profond avec des bords très compacts.
    Nez : flatteur et épanoui avec des notes de griotte bien mûre et de noyau de cerise.
    Bouche : volumineux et voluptueux, matière juteuse, concentrée et très fruitée, finale fraîche et finement minérale.
    Pur, juteux et riche mais très digeste en finale…Jean-Louis Dutraive a su harmoniser la richesse apportée par le millésime autour d’une belle structure issue du terroir de Fleurie. Y a pas à dire, 2009 a vu naître de grands beaujolais !

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    Lever du soleil en Camargue photographié lors de mon périple sudiste 2014.

  • Les vins du mois de mars 2014


    La Roussanne du Bramaïre VDP du Mont Baudile 2011 – Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune franc, très brillant, bords argentés.
    Nez : intense et très séduisant avec des notes de cône de houblon et de fruits exotiques.
    Bouche : attaque souple, matière ample et charnue, fruité généreux et finale longuement aromatique avec des amers nobles.
    Sudiste par l’opulence de sa matière cette roussanne commence à trouver un superbe équilibre avec une présence minérale de toute beauté. Voilà un vin gourmand et digeste qui se boit avec une facilité déconcertante. MIAM !


    Riesling G.C. Bruderthal 2005 – Domaine G. Neumeyer à Molsheim

    Dsc 1169

    Robe : jaune prononcé mais avec beaucoup d’éclat.
    Nez : moyennement intense mais avec une palette aromatique de classe sur les agrumes et la minéralité (craie, pierre chaude).
    Bouche : une matière qui possède beaucoup de gras et de générosité mais la structure est solidement tenue par une acidité rayonnante et bien mûre, la finale très saline prolonge un long sillage sur le pamplemousse.
    Comme se plaît à le rappeler Gérard Neumeyer, les Bruderthal sont des « vins de temps » qu’il faut oublier un peu en cave avant de les déguster. Ce riesling qui semble avoir atteint sa plénitude après 8 ans de vieillissement constitue une preuve éclatante de la pertinence de cette assertion. Très beau vin !


    7 Grains Alsace 2012 – Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

    Dsc 1172

    Robe : jaune moyen avec des reflets vifs et dorés.
    Nez : flatteur et évolutif, il s’ouvre sur un registre très muscaté avant de partit vers des évocations florales et finement végétales (houblon) sur un fond de fruits jaunes mûrs.
    Bouche : matière légère, souple et très détendue, finale glissante rafraîchie par des amers délicats.
    Cette friandise absolue au nom qui évoque les 7 principaux cépages alsaciens est en fait l’edelzwicker du domaine Barmès-Buecher…un vin bien fait, consensuel et convivial par excellence. MIAM !


    Le Carignan des Intillères VDP du Mont Baudile 2011 – Domaine Supply-Royer à Arboras

    Robe : sombre et dense avec des bords très compacts.
    Nez : complexe et raffiné sur un registre de fruits noirs (myrtille, cassis) et les herbes de garrigue.
    Bouche : matière suave d’une rondeur confortable qui garde cependant une silhouette particulièrement élégante, finale fraîche avec un sillage aromatique d’une grande finesse.
    Cette bouteille confirme l’excellente impression laissée lors de ma première rencontre avec cette cuvée « haute couture » du domaine Supply-Royer…je crois même qu’après quelques mois en cave, le vin a encore gagné en finesse et en complexité. Magnifique !


    Gevrey Chambertin En Motrot 1993 – Domaine D. Mortet à Gevrey Chambertin

    Dsc 1191

    Robe : grenat avec une densité moyenne et une frange brunissante.
    Nez : délicat et complexe, le fruité très subtil est complété par quelques notes florales raffinées, quelques notes tertiaires se manifestent après une longue oxygénation.
    Bouche : équilibre proche de la perfection absolue avec une matière en demi-corps à laquelle répondent une trame tannique bien souple et une acidité fine, la palette aromatique très suave s’épanouit et s’allonge en finale.
    Avec sa stature svelte et sa tenue très aristocratique ce vin exprime tout ce qui me séduit dans les crus de Bourgogne : finesse, complexité et perfection dans l’équilibre.
    Dans ce millésime assez compliqué, le regretté Denis Mortet avait réussi une série de Gevrey vraiment mémorable…hélas il ne m’en reste plus qu’une !

    Dsc 1126
    Des vignes près d’Ammerschwihr sous le soleil de mars.

  • Les vins du mois de février 2014


    Sylvaner Zotzenberg 2007 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

    Dsc 1100     Dsc 1099

    Robe : jaune clair, très brillant avec une frange vert pâle.
    Nez : mûr et très flatteur avec une palette complexe sur citron confit, les fruits jaunes, le gingembre et la craie.
    Bouche : attaque suave, matière juteuse tenue par une acidité bien présente et très large, salinité imposante en finale.
    Beaucoup plus en forme que le 2005 dégusté il y a quelques semaines, ce Zotzenberg 2007 est d’une insolente jeunesse avec une puissance et une minéralité qu’on ne trouve habituellement que dans de grands rieslings.
    Un sylvaner remarquable qui montre que ce cépage est capable de générer de grands vins en Alsace. Bravo Jean-Pierre !


    Gewurztraminer Grand Cru Altenberg de Wolxheim 2007 – Domaine Lissner à Wolxheim

    Cimg4974

    Robe : jaune tendre, très brillant avec des reflets or clair.
    Nez : assez discret mais d’une grande complexité avec de belles notes florales (violette) et épicées (cumin, gingembre, poivre blanc).
    Bouche : après une attaque assez virile, l’acidité s’élargit et laisse la place à une matière gourmande et finement fruitée, finale longue, épicée et puissamment minérale.
    Assez classique dans son expression aromatique mais très profondément marqué par son terroir ce gewurztraminer semble arrivé à son optimum de maturité : sa grande complexité et sa matière riche et sapide lui confèrent un très grand potentiel gastronomique…Y a pas à dire, les 2007 alsaciens sont superbes en ce moment !


    Pinot blanc Kritt 2012 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune clair, avec des éclats dorés.