Vins du mois

Les vins du mois de juillet 2017

Riesling Stein 2010
Domaine Rietsch à Mittelbergheim

Stein 2010

Robe : jaune franc, belle brillance.
Nez : intense et complexe, notes d’agrumes bien juteux (pomelo, orange), de zestes et de poudre de craie.
Bouche : attaque vive et franche, matière assez généreuse, acidité tonique et rayonnante, finale longue et saline avec des amers salivants.
Dès mon premier riesling Stein – un 2007 je crois – j’ai su que j’allais entretenir une relation privilégiée avec ce terroir calcaire de Mittelbergheim et ce n’est pas cette superbe cuvée expressive et pleine d’énergie minérale qui va me faire changer. MIAM !


Riesling Grand Cru Eichberg 2011
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune vif avec des reflets argentés.
Nez : ouvert, exubérant et très mûr, arômes d’abricot et de vanille, fine touche grillée sur un fond bien minéral (notes de ciment, terre glaise).
Bouche : matière très opulente qu’une acidité massive peine à équilibrer, milieu de bouche très riche, presque moelleux, finale sapide grâce à un puissant retour minéral.
Malgré une richesse encore sensible ce riesling Grand Cru commence tout juste à laisser parler la minéralité de ce beau terroir d’Eguisheim. Je pense qu’il est à point pour les amateurs de gourmandise mais aura encore besoin d’un peu de temps pour séduire les puristes à la recherche de droiture et de tension.


Riesling Fronholz 2015
Domaine Ostertag à Epfig

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Robe : jaune paille, très brillant.
Nez : intense et franc, palette raffinée et très complexe, notes de citron vert, de carambole, de céréales…, nuances minérales naissantes.
Bouche : attaque souple, jus fruité très gourmand, acidité ciselée qui stimule les bords de la langue et qui s’impose dès le milieu de bouche pour donner de l’énergie et de la fraîcheur à la finale, sillage fruité long, salinité sensible et amers nobles.
Voilà un très grand riesling où on sent à la fois l’effet millésime et la présence du Fronholz qui impose d’ores et déjà sa marque saline.
Déjà commenté il y a quelques semaines lors d’une session AOC au domaine Ostertag, ce vin a réalisé un accord magistral avec une salade associant gambas, carottes, courgettes et nectarines. MIAM !


Roussette de Savoie Marestel 2008
Domaine Dupasquier à Jongieux

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Robe : jaune franc, éclatant avec des reflets dorés.
Nez : intense et complexe, notes de fruits blancs et jaunes bien mûrs et de miel de fleurs complétées par des nuances de sous-bois et de résine.
Bouche : matière ample et puissante, acidité immédiate, large et virulente, équilibre tonique, finale vibrante avec une belle rémanence aromatique sur le miel et la pierre chaude.
J’ai débouché cette bouteille pour préparer mes papilles à ma virée savoyarde prévue début août et je n’ai pas été déçu : c’est un vin magnifique, généreux et parfaitement digeste qui est entré dans sa phase de maturité optimale…et qui va surement tenir de longues années à ce niveau. MIAM !


Pouilly-Loché Les Mûres 2015
Bret Brothers à Vinzelles

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Robe : jaune pâle avec des éclats argentés.
Nez : pur et discret, notes de pêche blanche et de pomelo sur un fond mentholé et pierreux.
Bouche : chair pleine et opulente, structure large, acidité souple mais présence minérale très marquée, finale tonique avec un petit grip tannique, sillage frais sur le pamplemousse et la poudre de craie.
Même s’il s’est livré avec une vraie spontanéité gourmande ce beau vin du mâconnais aurait surement du être gardé quelques années de plus pour pouvoir donner toute la mesure de son potentiel.
Ceci dit, j’ai vraiment apprécié cette cuvée née sur le terroir le plus réputé de Loché, un terroir dont on sent la présence à travers cette intense salinité qui permet de donner la réplique à une matière assez généreuse. MIAM !


Côtes de Provence Très Longue Macération 2010
Domaine Dupéré-Barrera à Carnoules

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Robe : grenat moyen avec une frange brunissante.
Nez : sombre et austère, notes de suie, d’olive noire, de poivre et d’herbes aromatiques
Bouche : matière pleine et concentrée, mâche voluptueuse avec un grain tannique très fin, finale un peu plus serrée mais très belles rémanences aromatiques sur les fleurs et les épices
Si vous cherchez de très grands vins rouges provençaux, la production vinique de Laurent Barrera ne pourra que vous combler à l’instar de cette magnifique cuvée de Côtes de Provence réalisée à partir d’un assemblage original de cépages vinifiés et élevés séparément en barriques (cabernet-sauvignon, syrah, mourvèdre et carignan).
Ce vin plein de chair, de sensualité et de complexité me fait penser que je dois absolument refaire une petite visite du côté de Carnoules.


Côte Rôtie Les Rochains 2009
Domaine Bonnefond à Mornas

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Robe : sombre et dense avec une fine frange tirant sur le roux.
Nez : discret et complexe avec une palette plutôt noire, réglisse, mûre et myrtille sur un fond délicatement floral (violette).
Bouche : attaque vive, matière profonde et concentrée, tanins tendres mais trame bien serrée, finale virile, limite austère mais avec un beau sillage minéral.
Issu d’une parcelle située sur la côte Brune, cette cuvée commence tout juste à montrer sa classe et son envergure. On est loin des jus flatteurs et confiturés qu’on rencontre souvent sur ce millésime mais la côte rôtie ne donne jamais dans la flagornerie…grand vin !

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Le coteau du Sundel sur le Pfersigberg en juillet 2017

Les vins du mois de juin 2017

Riesling Grand Cru Wiebelsberg 2009
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets dorés.
Nez : délicat et évolutif, notes d’agrumes mûrs (clémentine) suivies par de belles nuances florales sur un fond minéral bien sensible (pierre chaude).
Bouche : matière riche et épaisse, toucher bien gras, ligne acide fine mais très aiguisée qui étire la structure, amers nobles et salinité en finale, sillage aromatique long sur les zestes et le poivre blanc.
Avec le millésime 2009 qui apporte sa générosité et le terroir gréseux  du Wiebelsberg qui donne la longueur et la finesse à la structure, ce riesling Grand Cru exprime aujourd’hui toute la mesure de son talent. Quel vin…MIAM !


Riesling Thalberg 2015
Domaine R. Schmitt à Bergbieten

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Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
Nez : pur et direct, palette séduisante sur les agrumes mûrs avec de belles nuances minérales (craie, pierre chaude).
Bouche : attaque très franche, acidité ciselée qui se positionne en largeur et stimule les bords de la langue, matière douce et charnue, légère tannicité et amers salivants en finale.
Ce coteau qui prolonge le Grand Cru Altenberg de Bergbieten vers l’ouest est un terroir de très grande qualité que Julien Schmitt met en valeur de façon remarquable comme nous le prouve ce riesling absolument parfait dans son expression et son équilibre. MIAM !


Alsace Les Pinots 2007
Domaine Bechtold à Kirchheim

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Robe : jaune franc, belle brillance.
Nez : intense et complexe, palette évolutive, notes d’abricot, d’amande fraîche, de vanille et de pralin sur un fond légèrement résineux.
Bouche : attaque vive et franche, acidité large qui appuie sur la langue, matière bien concentrée, finale saline avec de beaux amers et un sillage long sur la résine et les épices
Cette cuvée originale a été réalisée à partir d’un assemblage de pinots blancs et gris élevés en barriques dans un milieu oxydatif. Même s’il affirmait un style « jurassien » un peu brut de décoffrage à sa sortie ce vin commence à révéler sa vraie personnalité : j’ai été séduit par sa grande complexité aromatique et sa finesse structurelle étonnante. MIAM !


VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac blanc 2004
Moulin de Gassac à Aniane

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Robe : jaune profond, reflets vieil or
Nez : intense et complexe, notes de fruits jaunes mûrs et d’épices orientales avec des nuances d’oliban sur un fond légèrement oxydatif.
Bouche : matière riche et épaisse, toucher velouté, milieu de bouche légèrement moelleux (plus de 8g SR dans cette cuvée…mais je crois qu’il en reste moins à l’heure actuelle), aromatique très suave, finale sapide et bien glissante.
Ce Daumas blanc entré depuis quelques années dans sa « seconde vie » - celle qui lui donne des accents de Jerez – nous a vraiment régalés ce soir : une explosion aromatique au nez et une véritable caresse en bouche…P…que c’est bon !!!


Chablis 1° Cru Vaillons 2014
Domaine Besson à Chablis

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Robe : jaune très clair, belle luminosité et reflets argentés.
Nez : charmeur et raffiné, notes de beurre frais et de noisette évoluant rapidement vers une belle palette fruitée (agrumes frais) sur un fond minéral bien marqué.
Bouche : matière pleine, ample et juteuse, acidité mûre mais fine et tendue comme une corde de guitare, finale longue avec un sillage minéral et citronné.
Débouchée en plein épisode caniculaire, cette bouteille nous a régalés par son équilibre très gourmand et par sa trame acide/saline fraîche et désaltérante.
A l’heure où les chardonnays de la côte de Beaune deviennent de plus en plus inaccessibles pour le commun des mortels, ce magnifique Vaillons 2014 nous rappelle qu’il reste de belles alternatives à dénicher du côté du vignoble chablisien.


Pinot Noir Vieilles Vignes 2011
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : rubis moyen avec un léger trouble et une frange tirant sur le roux.
Nez : ouvert et raffiné, fruits rouges et fleurs (pivoine, violette) à l’ouverture puis évolution vers une palette plus mature sur la vanille, la résine et le poivre.
Bouche : attaque douce et franche, matière riche, gourmande et parfaitement équilibrée, acidité mûre et trame tannique caressante, finale sapide et longuement aromatique.
Même si je dois me fâcher avec mes amis bourguignons, j’affirme que cette cuvée née sur le coteau du Hengst est le meilleur pinot noir qu’il m’ait été donné de déguster sur ce millésime jusqu’ici…mais je ne désespère pas !!!
Voilà une bouteille qui démontre avec brio que ce cépage mérite sa place dans le cahier de charges de ce Grand Cru. MIAM !

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Un bouchon parfait de 50 mm pour protéger cette petite merveille…rien n’est laissé au hasard chez les Barmès-Buecher


VDP du Mont Baudile Les Intillères 2015
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : sombre et dense avec une fine frange rubis.
Nez : riche et envoûtant, palette très complexe avec des notes de cacao amer, de poudre de craie, d’eucalyptus et de fruits noirs confits (mûre, myrtille).
Bouche : matière opulente, structure sphérique, sensation de moelleux en milieu de bouche, acidité fine et bien centrée, tannins suaves, finale très longue sur les épices et l’encens.
La grande cuvée du domaine Supply-Royer confirme une fois encore qu’elle n’a pas besoin de beaucoup de temps pour révéler toute l’étendue de son talent : millésime après millésime ces vieux carignans de la vigne des Intillères permettent à Eric de sortir l’un des plus beaux vins rouges du Languedoc. MIAM !

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Promenade dans le vignoble alsacien : le Kirchberg de Barr en juin

Les vins du mois de mai 2017

Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2008
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, belle luminosité et reflets argentés.
Nez : très fin et particulièrement complexe, palette évolutive qui s’ouvre avec des notes d’agrumes (orange sanguine, mandarine avant de libérer des senteurs d’herbes aromatiques sur un fond minéral où on devine une touche iodées.
Bouche : présence magnifique ne bouche, matière pleine et gourmande structurée par une acidité large et encore très véloce, un maillage minéral sensible, finale longue avec un beau retour sur les agrumes et les aromates.
Ardent défenseur de ce Grand Cru d’Orschwihr, Frédéric Schmitt exploite une parcelle sur ce lieu-dit hautement qualitatif du Pfingstberg et nous gratifie à chaque millésime d’une cuvée de riesling « paradisiaque » comme ce 2008 qui est entré dans la force de l’âge mûr et qui s’exprime avec une classe incomparable. MIAM !

 

Muscat Quintessence 1997
Domaine F. Mochel à Traenheim

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Robe : jaune franc, reflets dorés avec beaucoup d’éclat.
Nez : complexe et un peu mystérieux, notes florales (rose fanée), touche finement mentholée et petites nuances pierreuses en fond.
Bouche : attaque douce et suave, matière puissante, texture épaisse et assez grasse, acidité qui stimule les bords de la langue mais petite sensation de lourdeur en milieu de bouche, finale plus digeste avec des amers minéraux qui font saliver et un sillage mentholé de belle longueur.
Malgré sa petite vingtaine d’années, ce muscat récolté en surmaturité nous régale avec ses arômes raffinés et nous surprend par son énergie en bouche : le jus est opulent mais la trame minérale porte la structure en laissant persister une belle impression de légèreté et de vitalité.

 

Meursault Vieilles Vignes 2012
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair et très lumineux.
Nez : mutique à l’ouverture, discret et raffiné par la suite, notes de fleurs, d’amande fraîche sur un fond délicatement mentholé.
Bouche : attaque tout en suavité, milieu de bouche souple et élégant, acidité bien mûre qui se révèle progressivement en donnant beaucoup d’ampleur à la structure, finale légèrement tannique, sillage racé et complexe, fruits blancs, amande, craie et petite touche vanillée
Dégusté pour célébrer à distance l’anniversaire de son concepteur – Happy Birthday Patrick – ce Meursault a pris son temps pour se livrer mais ma patience fut largement récompensée : une aromatique noble et délicate et un équilibre d’une précision d’orfèvre.
Voilà un vin qui laisse une vraie impression de plénitude et de sérénité.

 

Haut Médoc Château Sociando-Mallet 2004
J. Gautreau à Saint Seurnin de Cadourne

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Robe : grenat assez dense, frange légèrement dégradée.
Nez : complexe et raffiné, fruits noirs confits, bois de cèdre, épices et cuir.
Bouche : attaque souple franche et assez gourmande, balance parfaitement équilibrée, acidité en place mais bien enrobée, tannins suaves, finale longue et appétante.
Après une jeunesse assez tumultueuse marquée par une certaine outrance dans son expression, ce joli cru du Haut Médoc s’est posé et nous régale par son aromatique classieuse et sa balance vraiment impeccable en bouche.
Voilà une  belle réussite sur un millésime délicat qui m’encourage à ne pas délaisser complètement cette région : mon stock de Bordeaux diminue à vue d’œil mais je vais quand même essayer de garder un petit fond de roulement pour pouvoir trouver quelques belles surprises de temps à autre…

 

Beaujolais-Leynes Bien-Venu in X-tremis 2011
Bret Brothers à Vinzelles

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Robe : rubis dense, bords rose pale
Nez : profond et épanoui, fruits rouges mûrs, rose fanée, épices douces
Bouche : attaque suave, matière charnue et bien mûre, impression de douceur en milieu de bouche, tanins veloutés, finale franche, tonique et parfaitement sapide.
J’ai toujours un peu de mal à apprécier les beaujolais des Bret Brothers lorsque je les déguste au domaine – il faut dire qu’après un festival en blanc, les rouges ont un peu de mal à suivre – mais lorsqu’on débouche une de ces bouteilles pour la siroter tranquillement on découvre avec plaisir un jus fruité profond et gourmand qui séduit sans réserve de la première à la dernière gorgée. MIAM !

 

Crozes Hermitage 2015
Domaine Combier à Pont de l’Isère

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Robe : rubis très sombre, bords violine
Nez : complexe et charmeur, notes de fruits noirs biens mûrs (myrtille, cassis), de violette et de cacao amer
Bouche : matière juteuse concentrée, texture caressante, expression aromatique d’une exceptionnelle suavité, finale franche et sapide qui laisse persister un sillage floral raffiné.
Ce Crozes-Hermitage confirme les très bonnes impressions ressenties lors de ma visite au domaine Combier au printemps 2017 en révélant une matière fruitée concentrée et incroyablement gourmande.
Voilà le genre de bouteille qui n’a qu’un seul défaut : elle ne contient que 75 centilitres de vin. MIAM !

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Bergheim vu de l’Altenberg au printemps 2017

Les vins du mois d'avril 2017

Riesling Grand Cru Hengst 2008
Domaine Barmes-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune franc, brillant avec des reflets or jaune.
Nez : un peu austère mais très complexe, notes d’agrumes (pomelo, citron vert) et d’épices (poivre blanc) sur un fond minéral et délicatement fumé.
Bouche : matière opulente et bien épaisse, acidité vive et rayonnante qui rend la présence en bouche très invasive, gras sensible et finale longue et tendue, sillage minéral et citronné, amers nobles persistants.
Ce Hengst droit et puissant qui envahit le palais et l’occupe sans partage pendant de longues minutes s’exprime avec une fougue qui ne laissera personne indifférent et qui pourra même heurter les papilles trop sensibles.
Bref, voilà un très grand vin à partager avec un public averti. MIAM !


Meursault Les Tessons 2007
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune profond, très lumineux avec des éclats dorés.
Nez : noble et raffiné, pêche jaune, amande fraîche et épices douces sur un fond d’herbes aromatiques (sauge, menthe poivrée).
Bouche : matière ample et concentrée, acidité solide et bien en place, texture assez épaisse avec un gras très sensuel, finale jeune et tonique, long sillage épicé et minéral.
Quand on a la chance de tomber sur un Tessons au sommet de sa forme, on devrait fermer les yeux et on savourer en silence.
Fidèle à mon habitude, j’ai essayé de partager avec vous la beauté des sensations et les émotions ressenties face à ce vin sublime…mais il y a des fois où les mots ne suffisent plus. MIAM !


VDP des Côtes Catalanes Les Calcinaires 2011
Domaine Gauby à Calce

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Robe : jaune clair, belle brillance mais léger trouble.
Nez : épanoui et bien complexe, notes de fruits blancs bien mûrs, de rhubarbe sur un fond plus végétal (cône de houblon, fougère)
Bouche : chair juteuse et consistante, salinité intense qui se manifeste assez rapidement et qui tend solidement la structure, acidité présente et fine tannicité, amers minéraux très appétants en finale.
Profond, complexe et débordant d’énergie cette cuvée vinifiée par Lionel Gauby nous a régalés tout en confirmant que Calce est un terroir béni pour les vins blancs.
J’avoue d’ailleurs avoir plus de mal avec les rouges du coin mais ce Calcinaires blanc mérite un MIAM sans réserve.


Saint Julien Château Gruaud-Larose 1994
S.C.CH à Saint Julien Beychevelle

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Robe : sombre et assez dense, encore beaucoup d’éclat, fine frange brunissante.
Nez : très complexe, presque méditatif, baies de cassis et de mûre, genièvre, cèdre sur un fond légèrement tertiaire (cuir, bouillon de viande).
Bouche : attaque très douce, matière bien épaisse, balance parfaite entre richesse, acidité et tanins – le triangle d’Emile Peynaud est équilatéral – mâche voluptueuse, finale digeste avec de belles rémanences aromatiques sur les fruits noirs et le graphite.
Comme vous le savez je ne suis plus un grand fan des vins girondins mais parfois je tombe sur une bouteille qui me procure un réel plaisir comme ce Saint Julien de plus de 22 ans qui révèle une classe incomparable.
On trouve dans le verre tout ce qu’il faut pour faire un très grand vin. MIAM !


IGP Cévennes Merlot Ataraxie 2016
Dom. Rivière à Saint Hilaire de Brethmas

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Robe : sombre, presque noir avec une fine frange rubis.
Nez : agréable et ouvert, arômes de fruits rouges et noirs frais sur un fond minéral un peu rustique, notes de terre humide.
Bouche : attaque souple et suave, chair voluptueuse et mâche tannique très gourmande, acidité présente et bien en place, finale fruitée, pas très longue mais bien fraîche.
Cueillie au hasard sur les rayonnages de La Maison des Vins de l’Espiguette, cette cuvée « nature » de merlot fut une vraie belle surprise : fruité, juteux et glissant. Si tous les vins sans SO2 s’exprimaient de cette façon je serai le premier à me convertir !

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Saint Guilhem le Désert au printemps 2017...je vais aussi dans le sud pour voir ça !

 

Les vins du mois de mars 2017

Riesling Herrenreben 2008
Domaine Schoenheitz à Wihr au Val

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Robe : jaune moyen, très lumineux avec des reflets dorés.
Nez : intense et séduisant, notes d’agrumes mûrs rehaussées par une touche zestée et de belles nuances minérales (pierre chaude).
Bouche : attaque vive et directe, acidité immédiate très fine et tendue comme une chanterelle de guitare, matière juteuse et gourmande, finale salivante, amers nobles et long sillage fruité et épicé.
Avec son aromatique à la fois flatteuse et complexe et sa présence en bouche pleine d’énergie, ce riesling de granit se goûte avec un vrai plaisir aujourd’hui.
C’est un vin qui commence sa phase de pleine maturité tout en laissante deviner un très grand potentiel de garde.

 

Pinot Gris G.C. Sommerberg-Les Terrasses 2008
Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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Robe : jaune franc avec beaucoup d’éclat et des reflets dorés.
Nez : flatteur et très complexe, notes « pâtissières » à l’ouverture (beurre, vanille, tarte au citron), développement aromatique sur les agrumes confits et la mangue sur un fond pierreux.
Bouche : attaque suave, liqueur fruitée très gourmande, texture caressante, acidité mûre et droite qui apporte beaucoup de tonus à l’ensemble, salinité sensible en finale, sillage sur le raisin sec et les épices douces.
Sur ces fameuses terrasses situées dans un secteur très pentu du 4° amphithéâtre du Sommerberg Claude Weinzorn a pris l’habitude de produire une cuvée de pinots gris vraiment exceptionnelle.
Avec sa puissance expressive et son équilibre très fringant, ce Terrasses 2008 tient pleinement ses promesses…c’est un très grand vin. MIAM !

 

Riesling G.C. Kaefferkopf 2010
Domaine Adam à Ammerschwihr

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Robe : jaune franc, très lumineux
Nez : tonique et précis, palette évolutive sur les agrumes frais (citron, pamplemousse) et les herbes aromatiques (mélisse, sauge) sur un fond pierreux (silex, fumé léger).
Bouche : attaque franche avec une acidité cinglante et bien en place, matière étirée, présence saline sensible, petit grain tannique très appétent, finale vivifiante, sillage citronné et minéral.
Issu de parcelles de vieilles vignes travaillées en BIO, le riesling de la gamme « Jean-Baptiste » de ce grand domaine d’Ammerschwihr est un vin ciselé avec une extrême finesse qui nous propose une interprétation classique de très haut niveau de ce cépage alsacien…un bijou pour amateurs de droiture et de minéralité.

 

Riesling G.C. Ollwiller 2013
Domaine P.H. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune clair, limpide et très brillant.
Nez : classique mais très gourmand, palette zestée, citronné et délicatement florale.
Bouche : attaque très suave, matière ample avec un joli gras, petit grain tannique très stimulant, finale fraîche et bien minérale.
Né sur un terroir classé mais assez peu connu, ce riesling harmonieux et parfaitement sociable flatte nos sens et nos papilles avec une facilité déconcertante.
Le travail de Mathieu Ginglinger sur ce Grand Cru commence à porter ses fruits…MIAM !

 

Pinot Noir Linsenberg 2010
Domaine Schoenheitz à Wihr au Val

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Robe : rubis sombre avec une fine frange brunissante.
Nez : complexe et raffiné, notes de cerise noire et de mûre, fines nuances d’herbes aromatiques et légère touche fumée.
Bouche : matière souple et très suave, équilibre impeccable, trame tannique veloutée, finale nette, appétante avec un sillage aromatique fruité et minéral.
Un fruité bien défini, un élevage géré avec beaucoup de pertinence et une présence très classieuse en bouche…voilà un pinot noir alsacien qui n’a vraiment rien à envier aux crus bourguignons. MIAM !

 

Morgon Les Charmes 2015
Domaine Burgaud à Morgon

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Robe : très sombre, presque opaque avec une fine frange rubis violacé.
Nez : mûr et bien complexe, notes de cerise noire, de mûre et de chocolat amer sur un fond plus terrien (terre humide, pierre à feu).
Bouche : jus dense et profondément fruité, texture épaisse mais grain tannique très fin, structure tenue fermement par une acidité minérale bien en place, finale longue et parfaitement digeste.
Issu d’un millésime béni dans le vignoble du Beaujolais ce Morgon développe une matière riche et concentrée organisée autour d’une structure minérale bien en place.
C’est un vin brillant qui a de l’énergie et du « charme » à revendre…MIAM !

 

Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2009
Domaine Murat à Concoeur

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Robe : carmin, assez dense, pas trop brillant, bords tirant sur le roux
Nez : intense et flatteur, fruité bien mûr (fruits rouges, grenadine), épices douces, fumé très discret.
Bouche : jus gourmand, riche et onctueux, équilibre souple mais sans aucune lourdeur, fruité toujours bien épanoui, tannins d’une suavité absolue, finale longue et digeste, confiture de fruits rouges et chocolat amer.
Ce Beaune 1° Cru est l’une de mes cuvées préférées chez ce vigneron des Hautes Côtes de Nuits et ce n’est pas ce magnifique 2009 dégusté dans la force de l’âge mûr qui va remettre en question ma prédilection pour ce vin. MIAM !

 

VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac 1998
Famille Guibert à Aniane

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Robe : rubis assez dense, légère turbidité, fine frange brunissante.
Nez : racé et complexe, notes fruitées de cabernet bien mûr (mûre, myrtille) complétées par des arômes plus sudistes, herbes de garrigue, épices…
Bouche : attaque très souple, matière concentrée tenue par une trame tannique veloutée et rafraîchie par une fine ligne acide, finale longue, sillage réglissé et minéral.
Dans un millésime exceptionnel en terre languedocienne, Daumas Gassac montre toute sa classe en nous régalant avec un vin complexe et parfaitement équilibré…voilà une bouteille qui remet les choses en place en apportant la preuve que la réputation de ce domaine est loin d’être surfaite. MIAM !

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La tour du domaine De Castellane à Epernay en mars 2017…une première visite en terre champenoise et des C.R. à suivre en avril.

Les vins du mois de février 2017

Pinot Gris Réserve Rolly-Gassmann 2007
Domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr

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Robe : jaune franc, texture épaisse, reflets dorés
Nez : épanoui et flatteur, palette évolutive, notes d’ananas au sirop, pêche bien mûre, fines touches grillées/fumées.
Bouche : matière riche et concentrée, aromatique suave et complexe, acidité fine et tendue qui s’impose progressivement, petit grip tannique et amers salivants qui rendent la finale particulièrement digeste.
Avec son aromatique d’une exceptionnelle complexité, sa carnation riche et juteuse et sa belle trame acide/minérale, ce magnifique pinot gris nous prouve une fois encore qu’un vin très généreux peut se montrer parfaitement sapide pour peu qu’il soit issu d’un beau terroir et vinifié par un grand vigneron. MIAM !


Riesling G.C. Sommerberg-Cuvée Z 2013
Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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Robe : jaune clair, brillante et limpide avec des reflets argentés
Nez : fin et complexe, notes d’agrumes frais, de citron vert, touches d’herbes aromatiques (basilic, fenouil) sur un fond pierreux.
Bouche : acidité fine, mûre et bien tendue qui se met en place dès l’attaque, matière fuselée avec un petit creux en milieu de bouche, joli rebond d’énergie à l’approche de la finale, sillage long sur l’amande grillée et la mandarine sur un fond minéral très racé.
Plantée par Claude Weinzorn dans la roche granitique en haut de l’amphi 4 du Sommerberg, la parcelle du Z a montré son potentiel dès le premier vin en 2008.
5 millésimes plus tard, le style à changé et l’expression minérale commence à se faire sentir de plus en plus tant au niveau de l’aromatique que de la structure.
Conséquence probable de la jeunesse de la vigne, le petit fléchissement ressenti en bouche ne met pas en cause la qualité de ce beau terroir : je suis certain que dans une dizaine d’années, le riesling Z sera la cuvée référence du domaine de l’Oriel.


Savigny les Beaune Vieilles Vignes 2010
Domaine Carré à Meloisey

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Robe : rubis clair, bords dégradés avec des nuances orangées.
Nez : ouvert et raffiné, notes de petits fruits rouges, touche épicée délicate et discrètes nuances boisées/réglissées.
Bouche : matière équilibrée qui gagne progressivement en épaisseur dans le verre, développement aromatique sur la framboise écrasée, trame tannique veloutée, finale longue et tonique.
Tout en finesse et en élégance, ce vin tonique et gourmand semble avoir atteint son niveau de forme optimal tout en montrant une présence en bouche dont le haut niveau qualitatif nous permet d’envisager l’avenir avec sérénité : voilà une bouteille qu’on pourra déboucher avec confiance durant de longues années. MIAM !


D.O. Jerez Noe-Pedro Jimenez 30
Domaine Gonzalez Byass à Jerez de la Frontera

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Robe : brun foncé, sombre, épaisse, légèrement trouble avec une frange topaze.
Nez : intense et incroyablement complexe, notes de café moulu, de chocolat noir, de massepain, de fruits secs (noix, noisette)...
Bouche : concentré et vineux avec une liqueur sucrée d’une force impressionnante, ligne acide vive et profonde, finale sapide, sillage aromatique d’une longueur inouïe.

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Servi par Stéphane à l’issue de notre réunion AOC de février, ce vin hors normes nous a laissés bouche bée…
Cette cuvée de Jerez réalisée à partir de pedro ximénez élevés durant 30 ans en solera révèle une constitution tout à fait exceptionnelle (plus de 400 g/l de SR et une AT de 5,3 g/l)…je ne sais pas si c’est encore du vin mais ce dont je suis sûr c’est que c’est une bouteille qui marquera longtemps ma mémoire de dégustateur.

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En février c’est Autriche, ski, spa, zweigelt et grüner veltliner!

Les vins du mois de janvier 2017

Corton Charlemagne 2009 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : complexe et racé, amande fraîche, herbes aromatiques (aneth, mélisse) et citron, boisé très discret sur un fond minéral qui commence à se faire sentir.
Bouche : attaque franche et directe, matière épaisse, jus concentré, gras très noble et tension acide/saline d’une force impressionnante, finale largement dominée par l’expression minérale, longueur majuscule.

Nuits Saint Georges 1° Cru Les Saint Georges 2010 – Domaine Chicotot à Nuits Saint Georges

Robe : sombre et dense avec des bords très compacts.
Nez : discret, presque méditatif, notes fruitées (prune, cerise rouge) et florales (rose fanée), minéralité très présente (terre humide, argile).
Bouche : matière dense et charnue, équilibre impeccable, grain tannique soyeux, acidité longue et profonde, retour minéral intense en finale.

Dense ; racé et regorgeant d’énergie minérale, le Corton Charlemagne de Jérôme Castagnier est vraiment au niveau où on attend un Grand Cru bourguignon, moins démonstratif mais remarquable de profondeur et de complexité, le Saint Georges des Chicotot confirme les belles sensations ressenties lors de ma première rencontre avec ce vin en 2012.
La doublette bourguignonne qui m’a permis de fêter dignement le passage vers 2017 fut un choix gagnant. Voilà une année qui commence bien…c’est toujours ça de pris !

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Le duo de la Saint Sylvestre en compagnie d’une petite douceur allemande.


Pinot Blanc Croix du Sud 2012 – Domaine Schmitt à Orschwihr

Robe : jaune clair et reflets dorés, beaucoup d’éclat.
Nez : raffiné et engageant, notes de fruits blancs bien mûrs et d’amande fraîche sur un fond subtilement boisé.
Bouche : matière ample avec un gras très « bourguignon », acidité mûre et bien en place, finale légère et sapide avec des amers nobles et un sillage sur la vanille et les herbes aromatiques.
Avec son jus très pur et son boisé parfaitement intégré dans une palette aromatique bien complexe, ce pinot blanc est un pur régal.
A l’heure où de plus en plus de cuvées de chardonnays bourguignons affichent des prix un peu dissuasifs, cette bouteille est une véritable aubaine pour les amateurs du genre. MIAM !


Riesling Grand Cru Schlossberg 2008 – Domaine Paul Blanck à Kientzheim

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Robe : jaune franc avec des reflets dorés.
Nez : ouvert, intense et très complexe, notes d’agrumes mûrs et de zestes confits sur un fond pierreux (pierre chaude, silex, fumé léger).
Bouche : ligne acide rectiligne qui tend une matière dense et épaisse, structure profonde, finale longue avec une minéralité très présente, amers nobles et sillage sur les plantes aromatiques (menthe fraîche, basilic…).
Ce superbe riesling entré dans sa phase de pleine maturité confirme que 2008 est un très beau millésime en Alsace et nous rappelle que lorsqu’il est confié aux bons soins d’un grand vigneron, le terroir du Schlossberg est en mesure d’engendrer des vins d’exception. MIAM !


Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2008 – Domaine Carillon à Puligny

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Robe : jaune franc, belle brillance, reflets dorés.
Nez : très discret avec une présence minérale sensible, notes de fougère et de pamplemousse sur un fond pierreux et légèrement fumé.
Bouche : attaque vive et directe, matière concentrée mais équilibre très droit, acidité épaisse et solidement tendue, finale sapide, amers nobles et long sillage sur les herbes aromatiques.
Après les pulignys de 2006 et de 2007 débouchés récemment pour me rassurer quant à leur état de conservation, ce 2008 pur et droit se situe dans la ligne Carillon mais ne semble pas encore arrivé dans sa phase de maturité optimale…et même s’il se goûte déjà avec beaucoup d’agrément aujourd’hui je suis prêt à laisser encore un peu de temps aux deux autres flacons qui me restent en cave…à suivre !


Hautes Côtes de Nuits 2014 – Domaine Gros frère et soeur à Vosne Romanée

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Robe : rubis dense, bords violine.
Nez : complexe et exubérant, palette magnifique sur les petits fruits rouges bien mûrs évoluant vers un bouquet plus floral après aération, notes d’élevage délicates et bien intégrées.
Bouche : attaque suave, matière voluptueuse, trame tannique veloutée, acidité large, bien en place, finale fruitée, glissante et très appétante.
Tout comme les grandes cuvées du domaine Gros frère et sœur, ce Hautes Côtes de Nuits est travaillé pour flatter nos sens : il y a de la richesse et de la gourmandise avec un jus consistant et parfaitement équilibré…un must absolu pour amateurs de bourgognes accessibles et sensuels. MIAM !


Châteauneuf du Pape 2004 – Domaine La Millière à Orange

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Robe : rouge cerise, assez sombre avec une fine frange rousse.
Nez : séduisant et complexe, notes de petits fruits rouges très mûrs, d’herbes de garrigue et de poivre noir.
Bouche : matière à la fois souple et musculeuse, grain tannique très fin, toucher de bouche sensuel, équilibre parfaitement digeste, finale salivante et long sillage épicé.
Vinifié par Michel Arnaud, un vigneron fort sympathique à qui j’avais rendu visite il y a bien longtemps et que je retrouve toujours avec plaisir au salon des Vignerons Indépendants de Strasbourg, ce Châteauneuf du Pape arrivé dans la force de l’âge mûr m’a vraiment comblé aujourd’hui par son accessibilité, sa belle présence juteuse et son fond minéral bien en place. MIAM !

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Le vignoble de Dambach en janvier 2017

Les vins du mois de décembre 2016

Roussette de Savoie Marestel 2009
Domaine Dupasquier à Jongieux

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Robe : jaune profond, reflets dorés.
Nez : mûr et complexe, fruits jaunes, poire au sirop, pâte d’amade et gelée de coing sur un fond minéral bien sensible.
Bouche : attaque très suave, matière épaisse, équilibre riche mais très digeste, finale très longue, notes de marmelade d’orange et amers nobles qui stimulent les papilles et laissent le palais frais et dispos.
Je n’ai que très peu de vins savoyards dans ma cave, mais à chaque fois que je débouche une bouteille de Marestel je me dis que c’est une lacune qui devra être comblée très rapidement. Quel beau vin !


Sylvaner de Mittelbergheim 2014
Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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Robe : jaune clair, très belle brillance.
Nez : riche et évolutif, notes fruitées originales, prune, abricot et même un peu de fraise des bois, nuances minérales et épicées en fond.
Bouche : matière généreuse, belle densité, acidité bien en place avec une petite touche de volatile qui ne dérange pas vraiment, finale très longue, belle persistance saline et épicée.
Avec son jus généreux, son équilibre précis et son expression minérale déjà bien mature, ce sylvaner de Mittelbergheim est un vrai régal.
Il faut savoir qu’en 2014, Albert Seltz a jugé que la qualité des raisins du Zotzenberg ne lui semblait pas assez bonne pour réaliser un vin classé Grand Cru, ce qui nous permet de profiter de cette superbe cuvée au rapport Q/P imbattable.
A bon entendeur…


Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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Robe : jaune clair et lumineux, reflets argentés.
Nez : noble et complexe, chair de fruits blancs (pomme golden, poire mûre), épices douces, poudre de craie, fond délicatement zesté.
Bouche : matière pleine et charnue, belle profondeur, acidité rayonnante (une fine pointe de volatile), salinité très intense, finale longuement aromatique et parfaitement digeste.
Déjà impressionnant dans sa prime jeunesse ce sylvaner vinifié par Jean-Pierre Rietsch nous montre qu’un petit cépage né sur un beau terroir et vinifié par un grand vigneron peut donner un vin absolument somptueux.
Pour moi c’est l’un des plus grands sylvaners qu’il m’a été donné de boire jusqu’à ce jour. MIAMMMM !


Pinot Gris Hohrain 2014
Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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Robe : jaune clair, limpide, frange or pâle.
Nez : pur et fringant, notes de fruits blancs frais, touche de gingembre et de craie.
Bouche : attaque franche et vive, matière fuselée tendue par une acidité droite et aiguisée, petit grip tannique en finale, sillage fruité toujours très frais (poire verte et pomme à cidre) et amers minéraux persistants.
Ce coteau calcaire orienté au nord qui fait face au Sundel et au Clos Lucas est un terroir frais et bien ventilé propice au pinot gris. Habituellement Christian Beyer y réalise de très belles cuvées moelleuses mais en 2014 il a choisi d’y produire un vin sec.
J’ai trouvé ce pinot gris assez surprenant mais j’ai vraiment aimé son toucher de bouche avec un gras presque bourguignon et son équilibre frais et sapide. MIAM !


Gewurztraminer Grand Cru Steingrubler 2009
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune franc, éclats dorés.
Nez : ouvert et séduisant, palette très complexe, notes de banane et de pêche jaune à l’ouverture puis arômes d’eau de rose et d’épices douces.
Bouche : attaque très suave, matière assez épaisse avec un toucher doux et un moelleux confortable, acidité qui se manifeste dès le milieu de bouche et qui gagne progressivement en intensité pour donner beaucoup de tonus à la finale, sillage aromatique long avec du fruit, des épices et des amers bien salivants.
Certes, après la réunion A.O.C. de septembre 2016, j’avais pris la décision de ne boire mes gewurztraminers qu’après plus de 10 ans en cave, mais je n’ai pas résisté à l’envie de voir si ce Steingrubler qui s’était déjà montré très convaincant en 2014 (lors de la journée « Portes Ouvertes » au domaine), était toujours aussi avenant et grand bien m’en a pris : le vin a gagné en profondeur et en complexité tour en gardant son caractère généreux et gourmand. MIAM !


Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts 2007
Domaine Carillon à Puligny

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Robe : jaune clair, très brillant, reflets vert-fluo.
Nez : discret et raffiné, pamplemousse frais, herbes aromatique et nuances minérales qui gagnent en intensité avec l’oxygénation.
Bouche : attaque franche et assez réservée, montée en puissance progressive avec une matière concentrée articulée autour d’une acidité parfaitement mûre et expression aromatique citronnée et minérale qui persiste longuement en finale, sillage intense avec des amers nobles qui font saliver.
Débouché comme le 2006 du mois dernier pour vérifier son état de forme, ce Referts 2007 est tout aussi sublime que son aîné…à croire que les conseils de prudence de François Carillon sont destinés à faire de la place dans ma cave pour pouvoir y loger quelques flacons Puligny supplémentaires !
En tout état de cause, j’ai apprécié pleinement ce grand vin qui je pense a atteint là son pic de forme. MIAM !


Chablis 2007
Domaine Besson à Chablis

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Robe : jaune clair, beaucoup d’éclat, reflets or blanc.
Nez : fin et complexe avec une palette évolutive, notes de citron vert, beurre frais et craie à l’ouverture, nuances florales sur fond iodé par la suite.
Bouche : attaque vive et précise, matière élancée structurée par une acidité énergique et stimulante, finale minérale très appétante.
Plus fin et un peu plus léger que celui, également fort recommandable, du domaine d’Elise, ce Chablis vif et frais, exemplaire de pureté et de minéralité et vendu à un prix tout à fait raisonnable (un peu plus de 10 euros départ cave) offre un rapport prix/plaisir vraiment exceptionnel. MIAM !


Bourgogne 2014
Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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Robe : rubis clair et brillant, reflets vermillon.
Nez : délicat et engageant, notes de petits fruits rouges, fumé délicat et poivre noir.
Bouche : présence franche et gourmande en bouche, saveurs fruitées bien expressives, jolie touche de griotte acidulée, équilibre léger et tonique, trame tannique parfaitement souple, finale courte mais belle fraîcheur.
Jérôme Castagnier met un point d’honneur à travailler ses cuvées d’entrée de gamme avec la même exigence que ses plus grandes appellations et ce Bourgogne plein de charme et d’élégance nous en donne une preuve incontestable.
C’est une bouteille qu’on peut siffler sans se prendre la tête mais qu’on peut très bien placer à table avec une belle volaille rôtie et peut-être même une marmite de bœuf bourguignon.
Bref, c’est un très beau vin avec un rapport Q/P évidemment exceptionnel !

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Bouteille lourde et bouchon de 40 cm…il n’y pas de petits vins chez Jérôme Castagnier !


Beaune 1° Cru Les Vignes Franches 2008
Domaine Rebourgeon-Mure à Pommard

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Robe : rubis clair, frange légèrement tuilée.
Nez : discret et très raffiné, notes de cerise rouges, de bois de réglisse et de poivre blanc.
Bouche : attaque très directe, structure acide/tannique qui équilibre parfaitement une matière très élancée, toucher lisse et sensuel, finale assez souple, sillage aromatique long sur la réglisse et les épices.
Je connais peu et je déguste rarement des crus de Beaune et pourtant à chaque fois que je débouche une bouteille de cette appellation je suis conquis… et ce « Vignes Franches » du domaine Rebourgeon-Mure n’a pas échappé à la règle : déjà très bien disposé lorsque nous l’avons goûté sur place (en 2013), il s’exprime aujourd’hui avec élégance et plénitude. MIAM !

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Le Clos Saint Landelin en décembre 2016