Vins du mois

  • Les vins du mois de juillet 2019


    Gueuze 100% Lambic 2019
    Brasserie Cantillon à Bruxelles

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    Robe : jaune d’or, légèrement trouble, mousse blanche et crémeuse.
    Nez : complexe et séduisant, notes d’agrumes (citron, mandarine) et de céréales sur un fond légèrement boisé.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité incisive et longue, matière consistante, bulle très fine, finale énergique avec de beaux amers et un long sillage acidulé.
    Offerte par Patrick Böttcher lors de notre rencontre au Summer Fascht du 14 juillet, cette bière m’a étonné par sa complexité aromatique et par son acidité « fulgurante ».
    C’est une bouteille qui fera probablement hurler les défenseurs d’une production brassicole traditionnelle dont l’esthétique me laisse indifférent depuis longtemps mais cette première rencontre avec cette bière mythique m’a procuré de belles sensations et de belles émotions.

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    Capsule et bouchon…on n’est jamais trop prudent !


    Roussette de Savoie Marestel 2005
    Domaine Dupasquier à Jongieux

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    Robe : jaune doré, très belle brillance.
    Nez : complexe et charmeur, notes de miel de fleurs à l’ouverture puis développement aromatique sur les fruits jaunes avec de fines nuances balsamiques (terpènes et résine…presque comme un riesling d’un certain âge).
    Bouche : matière ample et consistante, texture assez grasse, acidité large et centrée, finale légèrement tannique, belle sapidité et sillage sur les fruits jaunes avec une petite pointe de rancio.
    Après près de 14 années de garde ce grand blanc savoyard impressionne par son jus fiche et dense qui s’appuie sur une assise minérale très profonde…une fois encore, cette altesse vinifiée par les Dupasquier est vraiment royale !


    Pinot Noir V 2016
    Domaine Muré à Rouffach

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    Robe : rubis dense avec une frange tirant sur le roux.
    Nez : bien ouvert avec une palette fruitée pure et fringante, notes de mûre, de cassis, de groseille…, sur un fond légèrement poivré.
    Bouche : matière longiligne, équilibre très digeste, acidité fine et large et trame tannique bien mûre, texture bien onctueuse, finale salivante avec de beaux arômes minéraux et un retour fruité/épicé persistant.
    Cette cuvée que j’avais goûtée sur fût en 2017 tient pleinement les belles promesses entrevues. C’est un pinot noir de grande classe qui associe avec bonheur un fruité bien gourmand et une trame minérale bien racée. MIAM !


    Vin du Pays de l’Hérault Les Indigènes 2017
    Domaine de Clovallon à Bédarieux

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    Robe : noire et dense avec une fine frange violine.
    Nez : ouvert et complexe, notes fruitées (mûre et cassis) complétées par de fines touches d’amande amère et d’épices orientales.
    Bouche : attaque nette et intense, jus corsé, épais mais bien sapide, acidité large et très vive, tanins mûrs et souples, finale longue et sapide.
    Le retour sur cette cuvée dégustée sur place au printemps est tout à fait convaincant : réalisé à partir de cépages « indigènes » et francs de pied ce rouge languedocien m’a procuré quelques sensations inédites et une très belle émotion gustative…c’est diablement bon !


    Saint Emilion Grand Cru Classé Château Dassault 2005
    Dassault W.E. à Saint Emilion

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    Robe : très sombre, presque noire avec des bords très compacts.
    Nez : complexe et racé, notes de mûre confite, de sous bois, de tabac brun et d’épices orientales sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : attaque souple mais directe, matière dense et veloutée, acidité large et amers nobles, finale bien fraîche, sillage épicé et boisé (notes d’écorce pilée).
    Comme mes approvisionnements de crus bordelais continuent de diminuer, la section de ma cave consacrée à ce grand vignoble devient de plus en plus petite mais lorsque je rencontre une bouteille de cet acabit, je me dis qu’il serait temps de revoir ma politique d’achat…
    C’est un vin complexe à souhait, parfaitement équilibre et dune buvabilité exemplaire…et qui en plus porte en lui la certitude de tenir encore de longues années avant d’amorcer sa phase de déclin. Que demander de plus !


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    La grosse cylindrée du mois débouchée par l’ami Thierry…pas de notes mais le souvenir d’une belle émotion après une première rencontre avec un mythe.

  • Les vins du mois de juin 2019

    Pfaltz VDP Gosse Lage Riesling Jesuitengarten 2013
    Weingut Von Bassermann-Jordan à Deidesheim

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : mûr et très expressif, notes d’ananas frais, de citron confit et de pierre chaude sur un fond légèrement fumé/épicé.
    Bouche : attaque vive, acidité fine mais acérée qui se met en place très rapidement mais la bouche reste très opulente avec un centre un peu moelleux et un léger perlant, l’équilibre final se réalise grâce à une présence saline particulièrement invasive et un retour acide persistant.
    Avec son faible degré alcoolique (9°5), son jus concentré et suave tenu par une acidité très vive et sa trame minérale fortement marquée, ce riesling propose une interprétation très aboutie d’un grand vin blanc d’outre Rhin. MIAM !


    Chablis 1° Cru Vaillons 2014
    Domaine Besson à Chablis

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    Robe : jaune très clair avec des éclats argentés.
    Nez : vif et complexe, notes de beurre frais à l’ouverture suivies par des arômes plus frais de citron et de fleurs printanières.
    Bouche : attaque cinglante avec une acidité nette et puissante, matière élancée en demi-corps, salinité envahissante, finale chargée d’effluves marins (iode, coquille d’huître…).
    Issu d’un millésime plutôt froid et élevé exclusivement en cuve, ce chablis Vaillons droit comme un « i » et tramé par une présence minérale intense et bien typée nous propose une interprétation presque archétypique de ce terroir bourguignon.
    Voilà un vin qui appelle les coquillages, les poissons grillés ou les fromages de chèvre.


    V.D.F. Rose Bohême 2018
    Julien Peyras à Paulhan

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    Robe : rouge cerise clair, assez dense avec une légère turbidité.
    Nez : expressif et engageant, notes de fruits rouges croquants et légère touche fermentaire.
    Bouche : attaque vive, jus concentré et bien structuré, tanins sensibles mais d’une grande finesse, finale fraîche et sapide avec une belle présence saline/minérale..
    Réalisé à partir d’un assemblage de syrah et de mourvèdre, ce rosé travaillé « nature » est loin des canons actuels qui font le succès de ces vins de terrasse d’été sans fond et à peine teintés, oubliés avant même d’avoir fini de les avaler.
    C’est une cuvée pleine de fruit et d’énergie qui se laisse siroter avec facilité et plaisir…il y a du « glou » mais avec un vrai fond vineux. J’adore !


    Crozes Hermitage Espiègle 2018
    Domaine Betton à La Roche de Glun

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    Robe : sombre et dense avec une fine frange purpurine.
    Nez : ouvert et séduisant, palette complexe et bien mûre sur les fruits noirs (cassis, myrtille) et la feuille de laurier sur un fond boisé/épicé très subtil.
    Bouche : attaque douce et suave, jus ample et fruité qui laisse une sensation de douceur en milieu de bouche, finale longuement aromatique, sapide et appétante.
    Les belles sensations ressenties lors de ma visite au domaine au printemps se confirment par cette nouvelle dégustation : ce Crozes tout en douceur et en suavité est une vraie petite friandise. MIAM !

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    Le crémant de J.P. Rietsch dégusté lors d’une belle soirée au restaurant Le Jardin Secret.
    Es gilt !

  • Les vins du mois de mai 2019

    Côtes de Provence Nowat blanc 2017
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
    Nez : frais et complexe, note de mandarine, de citron vert et de fleurs printanières sur un fond délicatement vanillé/épicé.
    Bouche : attaque vive, matière ample, équilibre sec avec un joli gras, finale assez pointue relevée par de beaux amers minéraux.
    Réalisée à partir d’un assemble de rolle (majoritaire) et d’ugni blanc élevé durant 9 mois en demi-muids, ce très beau blanc méditerranéen séduit par sa fraîcheur guillerette sa grande complexité aromatique. MIAM !


    V.D.P. du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2016
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune paille clair avec des reflets dorés
    Nez : ouvert et très complexe, notes de cédrat, de gingembre et de poivre rose sur un fond balsamique (résine, pinède).
    Bouche : attaque assez douce puis montée en puissance progressive pour poser en bouche une matière consistante structurée par une acidité très solide qui reprend la main en finale, retour aromatique long et complexe avec de beaux amers salivants.
    Bien que dégustée dans sa prime jeunesse, cette cuvée pleine de gourmandise et d’énergie montre que le travail d’Eric et Marie-Ange sur cette parcelle commence vraiment à porter ses fruits : cette roussanne qui gagne chaque année en pureté et en équilibre mérite d’ores et déjà sa place parmi les grands blancs du Languedoc.


    V..D.P du Mont Baudile Les Intillères blanc 2017
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune moyen, reflets dorés, très lumineux.
    Nez : intense et très complexe, notes balsamiques (cade, résine) dominantes complétées par de beaux arômes de citron mûr, de sésame grillé et de vanille.
    Bouche : attaque vive avec une acidité ciselée qui structure une matière ample et consistante, finale très longue sur les épices douces et le gingembre frais.
    Les jeunes vignes de bourboulenc et de chenin plantés sur le « triangle magique » des Intillères ont encore fait des étincelles en 2017 en donnant à Eric une matière première de toute beauté qu’il a travaillé avec sa maestria habituelle pour nous gratifier de cette cuvée vraiment exceptionnelle. WAOUHHH !


    V.D.F. Solo 2018
    La Ferme des Roumanes à Lussas

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    Robe : rubis sombre avec une fine frange violine.
    Nez : riche et engageant, notes de mûre confite, d’épices orientales et d’herbes de garrigue
    Bouche : attaque souple, matière douce et suave, équilibre bien gourmand, tanins fondus, finale épicée qui laisse une petite sensation de chaleur.
    Cette cuvée 100% grenache, travaillée « nature » par Béatrice Fromaigeat est une vraie petite friandise qui prouve qu’un vin n’a pas forcément besoin de SO2 pour se tenir en bouteille et dans le verre.
    Merci à l’ami Cyril de m’avoir fait découvrir ce très joli vin !


    Arbois Clos Maire 2016
    Domaine Ratte à Arbois

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    Robe : rubis moyen avec un fin liseré mauve clair
    Nez : épanoui et charmeur, notes de petits fruits rouges bien mûrs sur un fond floral discret.
    Bouche : attaque nette et bien franche, centre riche et très suave, acidité bien intégrée et trame tannique veloutée, finale fruitée et salivante.
    Les belles sensations éprouvées lors d’une première dégustation vin au domaine (en 2018) se sont confirmées aujourd’hui avec cette bouteille de Clos Maire tout à fait étonnante : c’est un vin dense et complexe qui se livre dès aujourd’hui avec une belle spontanéité mais qui est armé pour se bonifier encore quelques années en cave.

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    Un gewurztraminer Grand Cru Winzenberg dégusté in-situ lors de la sortie AOC de mai...le CR est en cours

     

  • Les vins du mois d'avril 2019

    Pinot Blanc La Fontaine aux Enfants 2013
    Domaine Kreydenweiss à Andlau

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    Robe : jaune citron avec des reflets dorés.
    Nez : riche et complexe avec de belles notes florales et épicées, nuances pierreuses et fumé léger en fond.
    Bouche : attaque franche, matière généreuse qui enrobe une acidité puissante, présence saline intense, finale longue et salivante.
    Une fois encore, ces pinots récoltés sur cette parcelle granitique qui coiffe le sommet du Kastelberg, ont engendré une cuvée qui impressionne par la densité de sa matière et la force de son expression minérale.


    Muscat 2016
    Domaine P. Blanck à Kientzheim

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    Robe : jaune moyen, belle brillance avec des reflets vert-pâle.
    Nez : pur et suave, notes de raisin frais et de fleur de sureau.
    Bouche : attaque franche, matière bien juteuse, ligne acide souple qui soutient vaillamment la structure, finale légère et très digeste.
    Avec son équilibre très juste entre une acidité fine et stimulante et une petite douceur bienvenue, ce muscat expressif et charmeur est un vrai vin plaisir qu’on pourra savourer dès l’apéritif mais qui sera également très à son aise face à une botte d’asperges. MIAM !


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2012
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune doré, limpide et lumineux.
    Nez : stylé et très complexe, notes de fruits jaunes et d’agrumes mûrs, nuances balsamiques et pierreuses.
    Bouche : attaque franche et pointue, matière opulente mais équilibre très sec, amers salivants qui se montrent dès le milieu de bouche, finale longue et sapide, retour aromatique sur les fruits et la résine.
    Face à ce « monstre » de puissance et d’expressivité les amateurs de blancs glissants et désaltérants devront passez leur chemin mais ceux qui cherchent un vin qui nourrit aussi bien le corps que l’âme trouveront ici une bouteille qui les comblera.


    Arbois La Mailloche 2005
    Domaine S. Tissot à Montigny les Arsures

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : intense et complexe, palette fruitée (fruits à chair blanche) et épicée (gingembre, curry…) sur un fond fumé/boisé subtil.
    Bouche : attaque nette, matière concentrée, acidité longue et puissante, équilibre sec mais avec un joli gras, texture onctueuse, finale très énergique avec un sillage fumé/épicé persistant.
    On sait depuis longtemps que les grands terroirs jurassiens sont capables de donner naissance à des chardonnays de très haute tenue et cette cuvée d’Arbois remarquable de complexité et d’énergie nous le prouve une fois encore. MIAM !


    Mercurey 1° Cru Le Clos du Roi 2016
    Domaine Tupinier-Bautista à Mercurey

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    Robe : très sombre et dense avec un fin liseré rubis.
    Nez : agréable et raffiné, notes de fruits rouges bien mûrs (fraise des bois, cerise rouge) et nuances balsamiques sur un fond légèrement torréfié (café, chocolat noir).
    Bouche : attaque douce et séduisante, jus fruité très onctueux, équilibre impeccable, finale tonique et longuement aromatique.
    Découvert lors d’une première visite en 2017, ce domaine produit une gamme de rouges et de blancs de très belle facture comme ce1°Cru de Mercurey qui allie à merveille profondeur, complexité et gourmandise et qui nous rappelle que cette appellation recèle de jolies pépites viniques avec des rapports Q/P très avantageux.
    A bon entendeur…


    Bordeaux S de Saint-Pey 2016
    Château de Saint-Pey à Saint-Pey d’Armens

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    Robe : pourpre très sombre.
    Nez : expressif et charmeur, notes de fruits noirs bien mûrs et d’épices douces sur un fond légèrement fumé.
    Bouche : jus riche et bien gourmand, acidité souple, tanins veloutés, finale nette et fraîche, belle persistance aromatique fruitée et épicée.
    Je ne bois pas beaucoup de vins du bordelais et je n’en commente que très rarement sur ce site mais parfois je rencontre des bouteilles inspirantes comme ce « petit » bordeaux qui m’a fait vivre un joli moment de plaisir.
    J’ai trouvé ce vin dans un coffret « My Vitibox » arrivé un beau matin dans ma boîte aux lettres…c’était une belle surprise que je dois à mon petit X-men qui, malgré les kilomètres qui nous séparent,  n’a pas oublié mon anniversaire. Merci Maxime !

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    Vue sur le lac du Salagou…c’est beau le Languedoc !

  • Les vins du mois de mars 2019

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    Non ce n’est pas un poisson d’avril mais une petite diète sans alcool qui a couvert une bonne partie de ce mois…histoire de laisser un peu de répit à mon foie et pour vérifier mon niveau de dépendance par rapport à mon breuvage préféré.

    Les résultats sont plutôt encourageants…je vais donc pouvoir me remettre au travail en avril !

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    Le Wiebelsberg au printemps.

     

  • Les vins du mois de février 2019

    Riesling Saint Jacques 2017
    Domaine Emile Beyer à Eguisheim

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    Robe : jaune paille, très belle brillance.
    Nez : riche et séduisant, notes de fruits jaunes (mirabelle), de fleurs des prés et de poudre de craie.
    Bouche : attaque très vive, jus épais avec une texture assez grasse, charpente acide/saline bien construite, équilibre généreux mais digeste, finale salivante avec de beaux amers minéraux.
    Cette belle parcelle située à la périphérie de l’Eichberg permet à Christian Beyer d’élaborer une cuvée qui s’impose millésime après millésime comme l’un des très beaux vins de terroir de sa gamme.
    C’est un vin où on sent le côté ample et généreux de l’Eichberg et qui dispose à l’évidence d’un vrai potentiel de garde mais comme c’est déjà très bon maintenant, pourquoi attendre…MIAM !


    Riesling Grand Cru Kessler 2012
    Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

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    Robe : jaune moyen, très lumineux avec des reflets dorés.
    Nez : raffiné et charmeur, notes d’agrumes (mandarine, pomelo), de miel de fleurs et d’herbes aromatiques méridionales.
    Bouche : attaque franche avec une acidité vibrante et centrée, milieu de bouche riche et concentré, texture légèrement grenue, finale qui s’étire progressivement sillage citronné très rafraichissant.
    Né sur ce très beau terroir gréseux de Bergholtz, ce Grand Cru arrivé dans la force de l’âge mur s’exprime avec classe et gourmandise : l’aromatique est séduisante, le jus d’une parfaite suavité et la présence minérale bien typée.
    Quel beau riesling mes amis !


    Riesling Clos Mathis 2012
    Domaine Ostertag à Epfig

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    Robe : jaune clair, parfaite limpidité et beaucoup d’éclat.
    Nez : fin et racé, palette fraîche et stimulante, notes de citron et d’herbes de garrigue sur un fond minéral très discret.
    Bouche : présence magnifique avec un jus plein d’énergie parfaitement équilibré par une acidité filante et bien centrée, finale salivante avec de beaux amers et un sillage sur le pamplemousse et les zestes d’agrumes.
    Avec sa robe lumineuse, son expression aromatique d’une grande pureté et son jus parfaitement équilibré, ce riesling est né sur un terroir granitique du vignoble de Ribeauvillé.
    « L’intrus » de la cave Ostertag montre une fois encore qu’il mérite largement sa place parmi les cuvées d’élite de ce domaine. MIAM !


    Riesling Grand Cru Zotzenberg-Kappel 2011
    Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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    Robe : jaune paille, très lumineux.
    Nez : intense et complexe, notes de pêche jaune, d’abricot, d’épices douces et de vanille avec une petite touche de volatile qui apporte une belle pointe de fraîcheur.
    Bouche : matière concentrée, acidité qualitative et bien tonique, équilibre très sec, finale longue et puissante avec une salinité bien marquée.
    Issu d’une parcelle située sur le lieu-dit Kappel – qui fait partie du Grand Cru Zotzenberg – ce riesling a été élevé longuement sur lies dans un foudre de la cave Rietsch.
    Après plus de 7 années de garde ce vin dégage une belle sérénité avec son jus puissant (14°), son équilibre vif (1,3g de SR) et sa très belle présence minérale. MIAM !


    Riesling Charta Rheingau 2013
    Weingut Spreitzer à Oestrich

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    Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat.
    Nez : discret mais très engageant, notes de poire, de pêche blanche et de vanille sur un fond minéral sensible.
    Bouche : attaque suave, acidité souple et bien large, milieu de bouche légèrement doux, finale digeste avec une salinité longue et impressive.
    Arrivé au sommet de sa forme après 5 années de garde, ce riesling élevé en partie sous bois (20% fûts + 80% cuve inox) est une petite friandise qui se laisse boire avec une facilité déconcertante tout en gardant de jolies caractéristiques organoleptiques qui nous rappellent que c’est aussi un vrai vin de terroir.


    Beaumes de Venise Les Terres Jaunes 2016
    Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

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    Robe : rouge sombre et profond, fine frange purpurine.
    Nez : assez secret à l’ouverture, belle complexité après aération, notes de ronce, de mûre, d’herbes de garrigue et de violette.
    Bouche : attaque vive et franche, acidité incisive dont la virulence est rapidement équilibrée par un jus dense et fruité, tanins veloutés, finale très sapide mais qui serre encore un peu.
    L’heure de mon escapade méridionale approchant peu à peu, la tentation de déboucher quelques quilles sudiste se fait de plus en plus insistante…et c’est un domaine que je connais depuis pas mal d’années qui ouvre cette série : ce Terres Jaunes 2016 est probablement encore un peu jeune mais l’équilibre est en train de se construire et la dégustation procure déjà un maximum de plaisir dès maintenant.


    Saint Chinian Berlou D’une Main l’Autre 2013
    Domaine La Grange Léon à Berlou

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    Robe : sombre avec une légère frange pourpre.
    Nez : charmeur et racé, notes de fruits noirs, de laurier, de poivre et d’olive noire sur un fond minéral sensible (silex).
    Bouche : jus dense et très gourmand, texture caressante, équilibre parfait entre richesse et structure, finale longue et digeste avec de belles rémanences minérales.
    Cette magnifique cuvée de Saint Chinian Berlou évoque le souvenir de beaux moments de partage vinique passés en compagnie de Dany Jaffuel et Joël Fernandez (en 2016)…déjà impressionnant à l’époque, ce vin a encore gagné en classe et en complexité après ces quelques années de garde. MIAM !


    Santenay 1°Cru Clos des Mouches 2009
    Domaine Clair à Santenay

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    Robe : grenat sombre avec des bords tirant sur le roux
    Nez : fin et complexe, notes de cerise à l’eau de vie, de noyau de cerise, boisé subtil et fines touches de violette.
    Bouche : fraîche et parfaitement équilibrée, acidité bien centrée et trame tannique très fine, finale fruitée, longue et salivante.
    Un beau terroir, un beau millésime et un vigneron réputé sur l’appellation, voilà des éléments qui plaident pour la réussite d’une très belle bouteille…et ce 1° cru de Santenay arrivé dans la force de l’âge mûr est tout à fait conforme à mes attentes : c’est un vin mûr et complexe, très élégant mais avec une vraie profondeur. MIAM !

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    Premier mois de février depuis 20 ans sans aller tâter de la poudreuse loin de l’Alsace...on se rattrapera en 2020 !

  • Les vins du mois de janvier 2019

    Riesling Clos Häuserer 2008
    Domaine Zind-Humbrecht à Turkheim

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    Robe : jaune paille avec des éclats dorés.
    Nez : complexe et racé, notes de miel de forêt et de noisette grillée sur un fond terpénique et légèrement fumé.
    Bouche : matière assez concentrée, structure large, acidité puissante et bien centrée, finale bien tendue, sillage citronné et présence minérale qui stimule la salivation.
    Après la bouteille assez décevante dégustée à l’occasion de notre réunion AOC de décembre, ce Clos Häuserer 2008 est là pour nous rassurer sur le niveau de ce riesling vinifié par cette grande maison alsacienne : c’est un vin solide et consistant avec un profil gastronomique évident.


    Chablis 1°Cru Fourchaume 2008
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune paille, très lumineux.
    Nez : complexe et engageant, notes de beurre frais, de crème anglaise et de craie sur un fond floral délicat.
    Bouche : attaque assez douce, jus très suave avec une acidité large et des amers minéraux qui tendent la structure dès le milieu de bouche, finale très saline, sillage aromatique long avec de belles nuances florales et iodées.
    Ma trilogie de « Fourchaume » (j’ai goûté 2006 et 2007 il y a peu) se termine de belle manière par ce 1° Cru de 2008 qui semble arrivé à son apogée s’exprime avec une belle typicité tout en nous régalant par sa bouche jus à la fois minérale et gourmande.


    Savennières Clos le Grand Beaupréau 2007
    Château Pierre Bise à Beaulieu sur Layon

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    Robe : jaune d’or, belle brillance.
    Nez : suave et très complexe, notes de fruits à chair blanche (poire, coing), de miel de fleurs, de cire d’abeille, de pierre chaude…
    Bouche : attaque douce et gourmande, matière consistante structurée par une acidité vive et très large qui monte progressivement en puissance, finale pleine d’énergie avec une fine tannicité et un long sillage fruité/vanillé/minéral.
    Déguster un chenin bien né à son optimum de maturité est toujours un moment de bonheur total pour un amateur de vin : une expression aromatique incroyablement complexe et une bouche qui laisse une impression de plénitude absolue.
    Voilà ce que j’appelle une vraie belle bouteille MIAM !


    Vouvray Les Argiles 2007
    Domaine Chidaine à Montlouis sur Loire

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    Robe : jaune profond, reflets vieil or.
    Nez : intense et évolutif, notes de pomelo, de cire, de résine et de miel de fleurs sur un fond minéral discret (pierre à fusil).
    Bouche : matière opulente structurée par une acidité puissante et large, texture épaisse et tramée par un fin grain tannique, finale sapide avec de beaux amers minéraux.
    Après la belle émotion créée par le Savennières 2007, j’ai eu envie de goûter un autre chenin ligérien du même millésime et je n’ai pas été déçu : ce Vouvray signé Chidaine est un vin complexe, généreux et structuré par une magnifique présence minérale.
    Promis, cette année je vais aller visiter le vignoble angevin !!!


    Pinot Noir Les Rocailles 2015
    Domaine Ginglinger à Eguisheim

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    Robe : rouge sombre et profond, fine frange rubis
    Nez : discret et plutôt « noir » à l’ouverture avec des notes de cachou et de graphite, palette fruitée (mûre et cerise acidulée) et florale (violette…) qui se développe après aération
    Bouche : matière ample et charnue, équilibre tonique, trame tannique mûre et voluptueuse, finale longue et appétante avec un beau sillage fruité et épicé.
    Ce vin que j’avais déjà très bien dégusté en mai 2018, s’est montré à la hauteur de mes attentes avec son jus d’une parfaite gourmandise qui développe une palette aromatique de plus en plus raffinée.
    Voilà une bouteille qui confirme que cette cuvée magnifique mérite sa place dans le gotha des grands rouges alsaciens…en tous cas pour moi il s’y trouve depuis longtemps !


    VDF Les 2 Vaches Rouges 2016
    Famille Laplace à Aydie

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    Robe : noire et dense avec un fin liseré violine sur le bord du disque.
    Nez : ouvert et engageant, notes de violette et de baies et feuilles de cassis sur un fond terreux très discret.
    Bouche : attaque bien souple, matière très consistante, acidité intégrée et tanins soyeux, finale fraîche et appétante avec de beaux amers salivants.
    Qui m’aurait dit qu’un jour j’arriverai à m’enthousiasmer pour une cuvée 100% tannat !
    Mais cette bouteille découverte à l’occasion d’un repas organisé pour les 50 ans de mon cousin, m’a vraiment bluffé : c’est un vin à la fois concentré et digeste, structuré et gourmand…et avec un indice de « torchabilité » maximal. MIAM !

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    Pas de séjour en Autriche cette année mais les Vosges offrent aussi de belles possibilités de ski…et juste au dessus de mes coteaux viticoles préférés.

  • Les vins du mois de décembre 2018

    Chablis 1°Cru Fourchaume 2007
    Domaine du Colombier à Fontenay-près-Chablis

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    Robe : jaune assez profond avec des éclats argentés.
    Nez : discret et complexe, notes d’agrumes (mandarine), de beurre et d’amande fraîche.
    Bouche : attaque franche, matière bien concentrée avec un joli gras, acidité vive et bien large qui tient fermement la structure, finale légèrement tannique, sillage salin et iodé.
    Après avoir dégusté un Fourchaume 2006 un peu mollasson lors d’une petite soirée festive avec des membres AOC, ce 2007 s’est montré bien plus à son avantage en développant un très joli caractère chablisien tant au niveau de son aromatique que de sa tenue en bouche. MIAM !


    Chablis 1°Cru Vaucoupin 2011
    Domaine de La Meulière à Fleys

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    Robe : jaune très clair avec des reflets argentés.
    Nez : pur et très frais avec une palette très « punchy » sur la groseille blanche, les zestes d’agrumes et la poudre de craie.
    Bouche : attaque franche, matière ample, acidité mûre et très large, présence minérale intense, finale très saline.
    Un peu austère dans ces jeunes années, ce Vaucoupin, vif et caillouteux à souhait, exprime son caractère chablisien avec une belle franchise.
    C’est un vin qui semble avoir atteint son plateau de maturité optimale mais qui dispose des ressources nécessaires pour pouvoir y rester durant quelques années.


    Côtes de Provence Nowat Blanc 2017
    Dupéré-Barrera à Carnoules

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    Robe : jaune très clair, belle brillance et reflets vert pâle.
    Nez : expressif et complexe, notes de pêche blanche, d’amande fraîche et de craie avec une fine touche balsamique qui évoque la résine ou la pinède.
    Bouche : attaque franche, matière voluptueuse avec une acidité bien fondue, toucher de bouche sensuel avec un joli gras, finale digeste avec des amers délicats et salivants et de belles rémanences minérales sur la craie.
    Réalisée à partir d’un assemblage dominé par le rolle et complété par de l’ugni blanc, cette cuvée a été travaillée en douceur par la technique « Nowat » et élevée durant 9 mois en demi-muids.
    Dégustée dans sa prime jeunesse, ce blanc sudiste est un petit bijou d’équilibre et de gourmandise dont on pourra profiter dès maintenant mais qui semble encore capable d’évoluer favorablement durant quelques années.


    VDP du Mont Baudile La Roussanne du Bramaïre 2011
    Domaine Supply-Royer à Arboras

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    Robe : jaune profond avec des reflets vieil or.
    Nez : intense et très complexe, notes de miel de sapin, de résine, de gingembre frais et d’épices orientales.
    Bouche : attaque franche et directe, chair plantureuse mais solidement charpentée, expression aromatique qui monte en puissance progressivement, finale très digeste avec des amers nobles qui stimulent la salivation.
    Après quelques années en cave, cette roussanne exprime son caractère méridional avec une classe folle : aromatique épicée et balsamique, jus concentré mais très bien balancé, une gourmandise irrésistible et une grande profondeur…voilà un blanc sudiste vraiment exceptionnel !


    Savigny les Beaune 2015
    Domaine Cornu à Magny-les-Villers

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    Robe : rubis clair avec une fine frange rosée.
    Nez : fruité bien expressif à l’ouverture avec des notes de petits fruits rouges et noirs, palette aromatique qui se fait plus discrète après aération pour laisser apparaître de belles nuances florales.
    Bouche : attaque assez suave, bouche très élégante, matière svelte et étirée par une acidité parfaitement intégrée, texture souple et glissante, finale fraîche et appétante, sillage aromatique long avec de belles senteurs de fleurs des prés.
    Après un message de l’ami Cyril qui m’annonçait une déception avec un vin de ce domaine, j’ai voulu vérifier immédiatement en débouchant de Savigny acheté lors de ma visite à Magny-les-Villers…résultat : toujours aussi séduit par la douceur et la finesse de ce beau jus de pinot noir bourguignon.