Vins du mois

Les vins du mois d'avril 2018

Pinot Blanc La Croix du Sud 2015
Domaine François Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : discret et pur, palette raffinée sur la chair de poire fraîche, la cire d’abeille et la résine.
Bouche : attaque vivre et franche, matière svelte mais belle vinosité, équilibre sec, présence tannique délicate et amers salivants en finale, sillage fruité avec quelques nuances boisées parfaitement fondues.
Avec son jus gourmand et son élevage bien maîtrisé, ce pinot blanc affirme un caractère très classieux...ce qui ne l’empêche pas de laisser parler son pouvoir de séduction dès la première gorgée.
Très belle bouteille !


Riesling Clos Rebberg 2010
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune d’or, très lumineux.
Nez : intense et incroyablement complexe, notes de bergamote, de gingembre, de vanille, de poivre blanc…
Bouche : attaque vive et franche, ligne acide mûre et centrale, matière concentrée qui laisse petite sensation de douceur en milieu de bouche, amertume noble et posée en largeur, finale fraîche et digeste avec une puissante salinité et un long retour aromatique fruité et minéral.
Le terroir de schistes du Clos Rebberg aime le riesling et cette bouteille arrivée à pleine maturité nous en apporte une preuve éclatante : le jus est dense et salin, l’équilibre idéal et le message aromatique d’une complexité inouïe.
C’est un très grand vin…MIAM !


Riesling Grand Cru Brand 2009
Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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Robe : jaune clair, belle brillance, reflets argentés.
Nez : ouvert et séduisant, notes d’agrumes mûrs (mandarine), d’herbes aromatiques et de pierre chaude, légères touches grillées.
Bouche : matière juteuse, riche et très saline, acidité fine et brillante, finale salivante avec des amers nobles et un long sillage sur les agrumes.
Issu d’un millésime solaire, ce riesling s’exprime avec une force pleine d’harmonie : quand l’acidité granitique du Brand commence à répondre sans trembler à la richesse majuscule de ce jus, la dégustation de ce vin devient une vraie fête pour les papilles. MIAM !


V.D.P. du Mont Baudile Les Intillères 2011
Domaine Supply-Royer à Arboras

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Robe : rubis dense, belle brillance, fine frange rousse.
Nez : complexe et racé, ouverture sur la réglisse, le cacao et les épices avant de délivrer des arômes plus toniques sur l’orange sanguine et les herbes de garrigue.
Bouche : attaque directe et précise, matière douce avec une texture onctueuse mais équilibre bien frais, finale sapide avec des amers salivants, sillage long sur le chocolat et les épices.
Réalisée en grande partie avec les carignans de la vigne des Intillères, cette cuvée qui m’avait déjà subjugué lors de ma visite au domaine en 2013, confirme son niveau exceptionnel après plus de 7 années de garde.
Je persiste et signe : pour moi c’est l’un des plus grands vins rouges du Languedoc !


Costières de Nîmes Les Nouvelles 2017
Domaine de la Patience à Bezouce

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Robe : sombre et compacte avec des bords rubis.
Nez : un peu retenu à l’ouverture avec des notes métalliques peu flatteuses, le fruité se précise après une longue oxygénation complété par des nuances fumées et pierreuses.
Bouche : jus très gourmand sur les fruits noirs (mûre, cassis), bel équilibre entre douceur et fraîcheur, finale assez courte mais propre et digeste.
Dégusté lors de ma première soirée à Port Camargue, cet assemblage de syrah-grenache vinifié et embouteillé sans soufre, m’a régalé par son fruité frais et croquant en bouche.
Déniché à la Maison des Vins de l’Espiguette cette bouteille a marqué le début de mon périple sudiste 2018.


Dsc 1918
Promenade sur les hauteurs d’Aspiran (34) au printemps 2018

Les vins du mois de mars 2018

Riesling Grand Cru Rosacker 2014
Domaine Mader à Hunawihr

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Robe : jaune clair, lumineux avec des reflets argentés.
Nez : discret et raffiné, notes de miel de fleurs sur un fond délicatement citronné
Bouche : attaque assez douce puis montée en puissance d’une acidité très droite qui envahit le palais en largeur, finale tendue et avec de beaux amers minéraux.
Avec son expression d’un académisme quasiment parfait, ce riesling nous prouve que le coteau calcaire du Rosacker est un terroir béni pour ce cépage.
Voilà un grand vin qui se déguste déjà très bien à l’heure actuelle mais qui possède un potentiel de garde impressionnant…une vraie bouteille pour collectionneurs !


Riesling Grand Cru Pfersigberg 2014
Domaine E. Beyer à Eguisheim

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Robe : or pâle, très belle brillance
Nez : franc et direct avec des notes d’agrumes frais et de zestes sur un fond de miel de forêt et de poudre de craie.
Bouche : attaque très vive, acidité puissante et bien mature qui se met en place sans tergiverser, matière pure et juteuse, finale longue et tendue relevée par des amers salivants.
Le sol calcaire du coteau du Sundel a donné un caractère précis et ciselé à ce grand vin dont la force minérale m’a impressionné, d’ailleurs je lui ai trouvé un véritable air de famille avec le riesling du Rosacker dégusté quelques jours plus tôt. MIAM !


Pouilly Vinzelles Les Longeays 2007
La Soufrandière à Vinzelles

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Robe : jaune pâle avec des reflets argentés
Nez : vif et fringant sur les agrumes frais, le gingembre, les herbes aromatiques et la poudre de craie.
Bouche : attaque vive avec une acidité mûre mais stimulante qui se pose en largeur mais la matière garde une silhouette plutôt longiligne, finale pleine d’énergie, présence minérale persistante.
Dégusté après plus de 10 années de garde ce Pouilly-Vinzelles m’a bluffé par son énergie et par sa profonde empreinte minérale.
Quand un grand terroir comme Les Longeays est mis en valeur par de grands vignerons…la réussite d’un grand vin devient une évidence. MIAM !


Puligny Montrachet 2011
Domaine F. Carillon à Puligny

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Robe : or clair, étincelant.
Nez : palette assez mûre à l’ouverture avec des notes de beurre frais et de noisette, l’aération apporte une belle suite d’arômes plus frais, gingembre, menthe et fougère.
Bouche : attaque vive avec une acidité mûre et centrée qui se déploie progressivement sur la largeur pour soutenir et équilibrer une matière assez généreuse, finale longue et tendue relevée par de beaux amers minéraux.
Malgré une matière plutôt opulente, ce Puligny a réussi à garder cette pureté et ce tonus qui rendent ce cru de la Côte de Beaune si particulier. C’est une très belle réussite sur un millésime assez compliqué…chapeau maître François !


Corton Charlemagne 1996
Domaine P. Marey à Pernand Vergelesses

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Robe : topaze avec des reflets or jaune.
Nez : discret et complexe, registre aromatique assez évolué avec des notes de beurre, d’amande fraîche et de cire accompagnées par de belles nuances minérales.
Bouche : matière volumineuse et concentrée, texture épaisse, très mâchue, acidité puissant et droite qui soutient fermement la structure, finale nette et vive avec un rebond aromatique persistant.
Ce Grand Cru dégusté après plus de 20 ans de garde déploie fièrement une matière très généreuse tout en trouvant son équilibre grâce à l’action conjuguée de la puissante acidité propre aux vins de ce millésime et de la profonde minéralité caractéristique de ce terroir classé. Impressionnant !!!


Fleurie Cuvée Vieilles Vignes 2009
Domaine de la Grand’Cour à Fleurie

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Robe : grenat sombre avec des bords brunissants.
Nez : intense et bien typé, palette évolutive qui s’ouvre sur des notes florales (pivoine) avant de libérer un bouquet complexe sur la prune, la terre glaise, la mine de crayon.
Bouche : matière consistante, jus épais et très gourmand tenu par une ligne acide très vive, finale fruitée (retour des notes de prune bien mûre) et minérale.
Goûté à son optimum de maturité, ce vin qui s’exprime avec une grande spontanéité m’a ravi par la richesse de son expression aromatique et la qualité superlative de sa présence en bouche.
A mon humble avis, lorsque le millésime est favorable, c’est chez Jean-Louis Dutraive qu’on trouve quelques unes des plus belles cuvées de Fleurie. MIAM 
!


Beaumes de Venise Saint Martin 2014
Domaine de La Ferme Saint Martin à Suzette

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Robe : rubis sombre et profond, frange très compacte
Nez : mûr et épanoui, arômes intenses de quetsche et de confiture de mûre avec une fine touche réglissée et quelques notes de terre humide.
Bouche : matière dense et musculeuse, présence assez virile avec une acidité vive et stimulante et une trame tannique très voluptueuse, finale digeste, sillage acidulé et minéral.
La cuvée « Saint Martin » est reconnue comme étant l’un des grands vins de garde du domaine et je dois avouer que j’ai toujours eu un peu de mal à l’apprécier à sa juste valeur lors de mes nombreuses visites à Suzette, mais là j’ai eu une très bonne surprise : dégusté à l’occasion d’un petit dîner printanier en Alsace, ce vin a commencé à s’ouvrir en révélant une palette très séduisante tout en développant une matière gourmande et digeste. MIAM !

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Zellenberg au début du printemps 2008

Les vins du mois de février 2018

Riesling Grand Cru Eichberg 2010
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune vif avec des éclats dorés.
Nez : ouvert et très loquace avec une palette complexe sur les fruits mûrs (abricot, mangue), les herbes aromatiques, la vanille et une fine touche de poivre blanc.
Bouche : attaque franche mais très douce, matière dense avec une texture épaisse et une acidité bien fondue, équilibre généreux, finale sapide, long sillage aromatique relevé par des amers nobles.
Issu d’un millésime particulièrement réussi en Alsace, cet Eichberg qui semble avoir atteint sa phase de pleine maturité impressionne par sa générosité assumée et sa grande complexité.
Voilà un riesling qui se goûte magnifiquement bien aujourd’hui mais qui supportera surement encore quelques années de garde…mais pour moi c’est « hic et nunc » et MIAM !


Aligoté Sous le Chemin 2015
Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : suave et particulièrement raffiné, notes de pêche blanche sur un fond beurré-vanillé délicat.
Bouche : matière pleine et charnue, équilibre frais et gourmand, acidité rayonnante, finale racée avec une touche boisée subtile et une présence saline/minérale bien marquée.
Quand on connaît la cave Buisson-Charles, on ne peut s’empêcher de penser que c’est parce qu’il a grandi entouré de crus réputés de la côte de Beaune que cet aligoté absolument sublime s’est forgé un caractère très murisaltien… mais ce serait oublier la qualité du travail de ces vignerons de Meursault qui élaborent toutes leurs cuvées avec le même soin et la même précision. Chapeau bas !!!


Meursault 1°Cru Bouches-Chères 2008
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune profond, très lumineux.
Nez : raffiné et très complexe avec une palette évolutive qui développe des notes de frangipane et de fruits jaunes frais complété par de légères nuances fumées sur un fond minéral bien marqué.
Bouche : attaque suave, matière pleine avec un joli gras, acidité mûre et puissante qui stimule les côtés de la langue, finale énergique et salivante avec des amers nobles et un sillage délicatement mentholé.
Après un aligoté de grande qualité j’ai eu envie de voir comment se portait l’une des cuvées haut de gamme du domaine Buisson-Charles…et j’ai été bien inspiré d’aller piocher cette bouteille de Bouches-Chères 2008 qui m’a littéralement subjugué par la beauté de son expression aromatique et la par classe absolue qui se dégageait de sa présence en bouche. MIAM !


Côte de Brouilly La Chapelle 2016
Château Thivin à Odenas

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Robe : rubis profond avec une fine frange mauve.
Nez : mûr et très racé, notes de fruits noir et de fleurs (pivoine) avec des nuances minérales bien définies (silex).
Bouche : attaque franche et vive, jus plein et très dense qui donne une impression de douceur en milieu de bouche, finale droite et bien sapide, sillage acidulé et minéral.
Née sur une parcelle située sur la partie sommitale du Mont Brouilly, cette cuvée la Chapelle 2016 qui s’exprime remarquablement bien malgré sa jeunesse prouve une fois encore que les grands vins n’ont pas forcément besoin de temps pour révéler leur talent. P… que c’est bon !!!


Côtes du Roussillon Villages Vieilles Vignes 2006
Domaine Gauby à Calce

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Robe : rubis sombre, bords tirant sur le roux.
Nez : intense et évolutif, notes de fruits noirs confits (mûre, myrtille), d’eucalyptus et d’herbes de garrigue.
Bouche : attaque douce, matière concentrée, très nappante, acidité structurante mais bien enrobée, trame tannique serrée avec un grain joliment patiné, finale nette et salivante, sillage minéral et légèrement mentholé.
A la fois profonde, vineuse et d’une parfaite sociabilité cette remarquable cuvée de Crozes Hermitage vinifiée par Laurent Combier est l’une des plus belles bouteilles de syrah rhodanienne qu’il m’a été donné de goûter ces dernières années.
Quel bonheur…MIAM !!!

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Février sur le glacier du Stubaï…comment résister !!!

Les vins du mois de janvier 2018

Riesling Grand Cru Sommerberg 2005
Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

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Robe : or clair avec des éclats jaune fluo.
Nez : riche, mûr et bien complexe, notes d’agrumes confits, de bergamote sur un fond très minéral (pierre chaude.
Bouche : attaque douce, jus moelleux, grande suavité, amers larges qui se font sentir dès le milieu de bouche, acidité d’abord dominée par la générosité de la matière fruitée mais qui gagne progressivement en intensité pour donner beaucoup d’énergie et de sapidité à la finale
Découvert un peu par hasard dans un coin de ma cave, ce riesling Sommerberg plein de générosité nous a fait vivre un joli moment de gourmandise.
J’avais dégusté récemment cette cuvée chez Stéphane lors d’une session consacrée au millésime 2005 et cette nouvelle rencontre avec ce vin confirme mon impression initiale : le riesling du grand Claude est arrivé à son optimum. MIAM !


Riesling Grand Cru Winzenberg 2012
Domaine H. Metz à Blienschwiller

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Robe : jaune clair, reflets dorés.
Nez : ouvert, complexe et bien typé, palette terpénique et fruitée relevée par de belles notes d’herbes aromatiques méditerranéennes (citronnelle, origan, romarin).
Bouche : attaque vive et franche, acidité fine et droite bien enrobée par une matière juteuse bien dense, amers minéraux très présents en finale, sillage tonique sur le pamplemousse et la pierre chaude.
Avec sa palette raffinée et sont équilibre d’une précision absolue, ce riesling né sur ce coteau granitique qui domine Blienschwiller m’a vraiment bluffé.
Voilà un vin qui prouvera aux sceptiques que le Winzenberg mérite amplement son classement parmi les grands terroirs alsaciens.


Pinot Noir Les Rocailles 2013
Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : rubis profond, fine frange violacée.
Nez : épanoui et expressif avec une palette complexe qui s’ouvre avec des arômes fumés/torréfiés avant de délivrer de belles notes fruitées (quetsch puis framboise bien mûre) et épicées (muscade poivre noir).
Bouche : attaque douce et gourmande, matière concentrée et structurée par une ligne acide bien en place, tanins fondants, finale digeste qui s’étire en prolongeant un beau sillage fruité et épicé.
Ce vin qui nous avait déjà fait une forte impression lors de notre passage chez Michel Ginglinger, confirme pleinement son niveau après quelques années de garde : il y a une complexité aromatique incroyable, un jus charnu et parfaitement équilibré, une finale fraîche et persistante…bref, c’est un pinot noir vraiment exceptionnel qui va nous obliger à taper très haut dans la hiérarchie bourguignonne pour trouver un niveau de qualité équivalent. MIAM !!!


Hautes Côtes de Beaune Clos de la Perrière 2015
Domaine Parigot à Meloisey

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Robe : rubis profond, dense mais avec beaucoup d’éclat.
Nez : ouvert et charmeur, palette complexe sur les fruits rouges bien mûrs (cerise burlat, framboise) avec une touche boisée délicate.
Bouche : attaque suave, jus concentré et très gourmand qui laisse une sensation de douceur en milieu de bouche, trame tannique douce et sensuelle, acidité fine et bien centrée qui se fait sentir progressivement, finale fruitée, fraîche et glissante.
Cette très belle cuvée de Hautes Côtes de Beaune qui s’est fait remarquer lors de ma visite au domaine confirme ses belles promesses quelques semaines plus tard : c’est un vin riche, charmeur et accessible avec un rapport Q/P très intéressant…la Bourgogne comme ça, j’adore !!!!


Crozes Hermitage Cap Nord 2015
Domaine Combier à Pont-de-l'Isère

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Robe : rubis très sombre, fine frange mauve.
Nez : noble et complexe, très belle palette fruitée (framboise, mûre confite) et épicée (épices douces orientales).
Bouche : matière pleine et charnue, équilibre précis, texture épaisse mais d’un soyeux parfait, finale longue et fraîche, sillage très agréable sur le Zan à la violette.
A la fois profonde, vineuse et d’une parfaite sociabilité cette remarquable cuvée de Crozes Hermitage vinifiée par Laurent Combier est l’une des plus belles bouteilles de syrah rhodanienne qu’il m’a été donné de goûter ces dernières années.
Quel bonheur…MIAM !!!

Les vins du mois de décembre 2017

Riesling Grand Cru Frankstein 2012
Domaine Beck-Hartweg à Dambach

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Robe : jaune clair, brillant.
Nez : intense et typé, notes zestées et balsamiques évoluant vers des arômes d’agrumes mûrs après oxygénation.
Bouche : attaque vive et franche, acidité immédiate et véloce, jus dense avec des amers minéraux très présents, finale sapide et pleine d’énergie, sillage frais sur le pamplemousse.
Voilà un riesling qui porte la signature du travail d’un vigneron qui a parfaitement saisi l’âme de ce Grand Cru : la palette aromatique est d’une grande netteté et la présence en bouche brille par une expression minérale profonde et racée.
Certes ce Frankstein commence à peine sa phase de pleine maturité mais il se goûte tellement bien que je ne regrette pas d’avoir pris la liberté de le déboucher aujourd’hui...la suite dans quelques années.


Sylvaner Grand Cru Zotzenberg 2010
Domaine A. Seltz à Mittelbergheim

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Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat.
Nez : intenses et mûr, notes de fruits jaunes frais (abricot, mirabelle) et d’épices douces.
Bouche : attaque très suave, présence qui s’affirme progressivement par une acidité qui monte en puissance pour structurer une matière bien charnue, salinité intense en finale, sillage empyreumatique et fruité avec de fins amers minéraux.
Ce sylvaner qui a fait une très forte impression lors de notre session AOC chez Albert Seltz, confirme son niveau avec une grande facilité : un vin généreux et plein d’énergie, structuré par une acidité très ferme et une minéralité vraiment particulière.
Voilà un vin à recommander à tous ceux qui pensent que le sylvaner ne méritait pas une dérogation pour être autorisé sur ce Grand Cru. MIAM !


Sauternes Grand Cru Château d’Yquem 1985
Lur-Saluces à Sauternes

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Robe : jaune foncé avec des éclats vieil or
Nez : intense et très complexe avec une palette évolutive d’une grande noblesse, notes d’agrumes confits, de raisin sec, d’épices orientales, encens et santal…
Bouche : matière très concentrée soutenue par une ligne acide solide, texture épaisse avec un toucher voluptueux, aromatique qui s’épanouit et se complexifie encore, finale suave et salivante, sillage d’une longueur majuscule.
Après avoir goûté l’édition 2015 lors de la dernière session de l’U.G.V., j’ai eu envie de prélever une bouteille dans ma petite collection et je suis tombé su ce 85 vraiment magique qui a enchanté nos papilles le soir de Noël.
C’est un vin unique, incomparable et encore relativement accessible que tout amateur de vin devrait boire une fois dans sa vie.
Bon, pour acheter un 2015 il faut quand même lâcher 350 euros mais lorsqu’on se réfère au prix des 1° GC du Médoc ou de Saint Emilion…la dépense peut presque sembler acceptable. Incroyable mais vrai !!!


Côte de Brouilly Les 7 Vignes 2016
Château Thivin à Odenas

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Robe : pourpre profond, fine frange mauve.
Nez : délicat et charmeur, notes florales à l’ouverture (pivoine) puis évolution vers une palette fruitée sur la griotte et le noyau de cerise sur un fond minéral discret.
Bouche : attaque franche et cinglante, acidité qui stimule la pointe de la langue avant de se disperser et de s’élargir, matière juteuse bien concentrée, trame tannique très délicate, finale tendue avec un sillage sur un fruité toujours très frais et des nuances de silex et de fumée qui commencent à se montrer.
Je n’ai pas fait ma halte traditionnelle du côté d’Odenas lors de mon pèlerinage 2017 mais j’ai quand même acheté quelques quilles du Château Thivin sur le dernier millésime…et après cette première dégustation tout à fait convaincante, je sais que j’ai eu raison de le faire : il y a un fruit magnifique, un jus très gourmand et une empreinte minérale racée…une nouvelle visite au pied du Mont Brouilly me semble indispensable dans l’année à venir. MIAM !


Clos de la Roche 2011
Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

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Robe : rubis sombre, bords violine.
Nez : complexe et évolutif qui s’ouvre sur quelques nuances végétales (herbe fraîche, fougère) avant de livrer une très belle palette fruitée (cerise rouge) complétée par des notes florales (violette) et minérales (poudre de craie).
Bouche : attaque très douce puis montée en puissance pour développer une matière concentrée tenue par une charpente acide/minérale solide et cohérente, expression fruitée qui s’intensifie progressivement, finale longue, sillage réglissé et épicé.
Un peu comme le Griottes-Chambertin 2004 dégusté à la Saint Sylvestre, ce Clos de la Roche 2011 démontre qu’on pouvait trouver de très belles quilles sur cet autre millésime difficile...à condition de ne pas s’éloigner trop du sommet de la pyramide qualitative bourguignonne.
Lors de mon récent passage au domaine, Jérôme Castagnier m’a encouragé à déboucher l’un de ses Grands Crus 2011et il a bien fait. MIAM !


Chambolle-Musigny Les Fremières 2002
Domaine M. Magnien à Morey Saint Denis

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Robe : rubis profond avec une fine frange brunissante.
Nez : discret, complexe et raffiné, notes florales très agréables et fruité délicat (cerise) à l’ouverture, palette minérale qui s’affirme après oxygénation (graphite, terre humide).
Bouche : présence élégante avec un équilibre bien frais, une chair gourmande et des tanins polis, finale tonique relevée par de beaux amers minéraux.
Ce Chambolle goûté dans sa phase de plénitude montre ce que la Côte de Nuits peut produire de grand dans le registre de la finesse et du raffinement…ici pas de musculature saillante ni de squelette trop massif mais une matière longiligne et sensuelle tenue par une trame minérale de grande classe. MIAM !


Côtes de Provence Cuvée Saint-Saux 2015
Domaine du Clos de la Procure à Carnoules

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Robe : grenat dense avec une fine frange rosée.
Nez : nez discret mais très séduisant, palette florale délicate (pivoine, violette) et fines touches balsamiques.
Bouche : attaque souple, matière charnue mais équilibre très digeste, texture caressante, présence tannique bien mûre, finale digeste avec une présence minérale stimulante.
Cette cuvée que j’ai découverte à l’occasion de mon passage à Carnoules en 2013, a été réalisée principalement à partir de vieux cinsaults travaillés selon le principe « Nowat » (foulage au pied, pigeages manuels, pressurage dans un ancien pressoir manuel, aucun pompage…) cher à Laurent Barrera.
C’est un vin au caractère sudiste affirmé mais d’une buvabilité absolument parfaite : la bouteille se vide toute seule et ses 14°5 glissent dans la bouche avec une facilité déconcertante. MIAM !


Saint Emilion G.C. Classé Château Dassault 2005
Dassault W.E. à Saint Emilion

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Robe : grenat très sombre avec un fin liséré ambré.
Nez : intense et bien ouvert, palette complexe à la fois fruitée (fruits noirs), balsamique et légèrement torréfiée (moka).
Bouche : belle présence qui donne une vraie impression de plénitude, matière bien charnue, mâche tannique gourmande, finale fraîche et appétante, long retour aromatique avec un fruit encore bien jeune, des notes d'épices orientales et de discrètes touches fumées.
Après une session de l’U.G.V. consacrée à Cheval Blanc, j’ai eu envie de sortir un Saint Emilion de ma cave – et oui, il en reste encore quelques uns ! – et je dois dire que j’ai bien apprécié cette cuvée qui s’exprimait avec cette précision et ce raffinement qui caractérisent souvent les grands vins de cette région.
MIAM admiratif !

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Au pied du Haut Koenigsbourg en hiver

Les vins du 31

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Champagne Blanc de blancs Cuvée de Réserve – Guérinot : une aromatique très engageante, fruits blancs bien mûrs et brioche au beurre, une présence suave en bouche avec une bulle très fine et une finale bien sapide.
Une belle quille achetée par le fiston par l’intermédiaire de l’association œnologie de l’Ecole Polytechnique…c’est doublement réjouissant !!!

Godello Valdeorras 2012 – Avancia : une robe lumineuse avec des reflets verts, un nez ouvert et complexe, notes de fleurs blanches, d’amande fraîche et de vanille relevés par une touche citron-carambole, bouche onctueuse, riche mais remarquablement équilibrée, finale glissante et appétante.
Une superbe bouteille offerte par un ami cher à qui j’avais envie de penser ce soir…un vin généreux et gorgé de soleil qui nous a vraiment régalés ce soir.

Griotte Chambertin 2004 – Marchand-Frères : une palette mature où on perçoit encore une fine touche de cerise rapidement dominée par des notes de cendre, de sous-bois et un léger fumé, matière élancée en bouche, équilibre très dynamique, tanins veloutés, finale longue et profonde, sillage minéral (graphite, terre glaise) et délicatement végétal.
Il fallait « taper » bien haut en 2004 pour dégoter un cru bourguignon exempt de ces notes végétales insistantes et disgracieuses…mais après avoir débouché une petite merveille comme ce Griotte-Chambertin je me suis dit que cette année finissait plutôt bien et si ça pouvait continuer comme ça en 2018, je suis partant !

 

Les vins du mois de novembre 2017

Riesling Clos Rebberg 2009
Domaine Kreydenweiss à Andlau

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Robe : jaune doré, belle brillance.
Nez : fruité agréable et bien mûr à l’ouverture (prune, mirabelle), notes minérales (pierre à feu) et balsamiques avec une fine pointe oxydative qui se révèlent après aération.
Bouche : présence envahissante avec une matière épaisse, une ligne acide vive, une salinité intense et une fine trame tannique, finale marquée par de beaux amers minéraux.
Avec ce terroir de schistes qui impose son empreinte minérale malgré un jus marqué par la richesse caractéristique de ce millésime, ce riesling qui s’exprime avec une force peu commune peut heurter la sensibilité d’un palais non initié…mais moi j’adore !


Riesling Grand Cru Pfingstberg-Paradis 2012
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune pâle, très brillante avec une fine frange argentée.
Nez : discret mais d’une belle pureté, palette complexe avec des notes de citron frais, de craie et de fleurs des prés.
Bouche : attaque nette et précise, acidité droite et filante, développement aromatique sur les agrumes frais, silhouette svelte très élégante, finale salivante relevée par des amers minéraux et une légère tannicité.
Le terroir calcaro-gréseux de cette belle parcelle située au cœur du Pfingsberg engendre toujours des rieslings qui impressionnent par leur classe et leur pureté…et cette superbe cuvée qui vient d’entrer dans sa phase de pleine maturité ne déroge pas à la règle. MIAM !


Gewurztraminer Grand Cru Pfingstberg 2010
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : jaune franc, beaucoup d’éclat, belle présence glycérinée.
Nez : ouvert et complexe, arômes exotiques et fines touches vanillées complétées par des notes de bergamote et d’épices (safran).
Bouche : matière opulente, équilibre riche mais buvabilité parfaite, texture caressante, expression aromatique intense qui persiste longuement en finale.
Ce gewurztraminer d’une finesse inouïe apporte une preuve supplémentaire de la qualité du travail de Frédéric et Myriam Schmitt…voilà un domaine qui continue sa progression vers l’excellence alsacienne en mettant en lumière les grands terroirs d’Orschwihr que sont le Pfingstberg ou le Bollenberg. Bravo !


Meursault Vieilles Vignes 2010
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune éclatant, reflets dorés.
Nez : vif et très pur, notes de citron frais relevé par une touche de gingembre sur un fond minéral très raffiné.
Bouche : matière ciselée tendue par une acidité fine et bien droite, finale longue avec un sillage très stimulant sur les agrumes et la craie.
Issu d’un millésime qui a vu naître des vins d’exception au domaine Buisson-Charles, ce Meursault Villages est un vin brillant et racé qui se livre avec une énergie très communicative. MIAM !


Vin de Savoie Le Feu 2015
Domaine Belluard à Ayse

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Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : original et évolutif, notes de miel de sapin et d’écorce à l’ouverture puis évolution vers des arômes de fruits blancs frais.
Bouche : attaque cinglante avec une acidité vive et immédiate soutenue par des amers nobles, jus puissant, structure très large, finale longue, tonique et intensément saline.
Même si elle a été dégustée bien trop tôt, cette cuvée m’a vraiment impressionné par la densité de sa matière et la force de sa présence minérale.
Lorsqu’un cépage autochtone rare, un terroir original hautement qualitatif et un vigneron talentueux se rencontrent le résultat ne peut être qu’un vin d’exception.


Morgon Côte du Py-James 2006
Domaine Burgaud à Morgon

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Robe : grenat sombre, très dense, fine frange orangée.
Nez : fin et complexe, notes de cerise et de noyau sur un arrière-plan minéral évoquant la terre humide.
Bouche : matière concentrée, trame tannique serrée mais très douce, toucher velouté, développement aromatique sur la prune bien mûre, finale minérale et délicatement épicée.
Voilà un vin qui a eu besoin de plus de 10 ans de vieillissement pour trouver l’harmonie entre un jus concentré plutôt viril et un élevage très ambitieux.
Aujourd’hui ce Morgon laisse parler son talent en révélant un caractère bourguignon de très haut niveau…à l’aveugle, je serai parti du côté de Nuits Saint Georges, c’est dire !


Côte de Brouilly Cuvée Zaccharie 2014
Château Thivin à Odenas

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Robe : grenat moyen avec une fine frange rose.
Nez : nez complexe et envoûtant, notes de fruits noirs (prune, myrtille) et nuances minérales bien sensibles (fumé léger et mine de crayon).
Bouche : superbe présence avec un jus dense tenu par une acidité vive et rayonnante, finale fruitée avec une minéralité affirmée.
Avec son aromatique très raffinée et sa belle maturité structurelle cette cuvée haut de gamme du Château Thivin révèle un côté sociable et gourmand tout à fait irrésistible…à tel point qu’on oublierait presque que c’est aussi un très grand vin de garde. MIAM !


Maranges 1°Cru Clos des Roys 2011
Nicolas Perraud à Dezize les Maranges

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Robe : rubis moyen, très lumineux avec une belle densité.
Nez : expression fruitée très agréable (mûre confite) et notes florales (violette) sur un fond boisé noble (résine, écorce)
Bouche : matière épaisse mais glissante, acidité franche et bien centrée, finale digeste avec de beaux amers minéraux et un long sillage floral.
Né sur l’un des plus beaux terroirs de cette appellation, ce premier cru vinifié par Nicolas Perrault semble avoir atteint son pic de forme et se goûte parfaitement bien aujourd’hui.
Enfin un pinot noir bourguignon qui se goûte bien…je commençais à désespérer !


Ventoux Les Estaillades 2016
Domaine de la Ferme Saint Martin à Suzette

Robe : rubis sombre et dense, bords mauves.
Nez : discret mais séduisant, notes de fruits rouges confits (cerise, framboise) et d’orange amère relevées par des touches balsamiques et mentholées.
Bouche : attaque fraîche et tonique, matière ample qui s’élargit progressivement, tanins fondants, finale complexe sur le bâton de réglisse, la violette et la pierre chaude.
Transmis par l’ami Cyril lors de notre rencontre automnale dans le Beaujolais, ce petit cadeau provenant de l’un de mes domaines préférés du vignoble sud-rhodanien est un vin accessible et gourmand qui m’a étonné par sa complexité et sa plénitude.
J’espère que lors de mon prochain passage à Suzette je trouverai encore l’une ou l’autre bouteille de cette cuvée qui a ensoleillé une soirée d’automne en Alsace.

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Le Clos Saint Landelin à la fin de l’automne 2017

Les vins du mois d'octobre 2017

Riesling Leimental 2011
Domaine Barmès-Buecher à Wettolsheim

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Robe : jaune moyen, belle brillance, éclats dorés.
Nez : ouvert et séduisant, notes de citron mûr, de gingembre et de zestes d’agrumes confits sur un fond minéral discret (craie, terre glaise).
Bouche : matière riche et généreuse en bouche, texture épaisse et finement granuleuse, finale saline avec de très beaux amers minéraux…mais aussi une petite pointe de chaleur assez insistante.
Le terroir argileux du Leimental et ce millésime assez chaud a permis aux Barmès-Buecher d’élaborer un riesling épanoui et expressif qui s’appuie sur une base minérale très solide…c’est un vin qui virevolte avec une telle énergie qu’il nous ferait presque oublier qu’il est structuré par un profonde minéralité.
Encore quelques années de patience et sa fougue sera enfin domestiquée !


Aligoté Sous le Chemin 2014
Domaine Buisson-Charles à Meursault

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Robe : jaune clair, reflets argentés.
Nez : pur et discret, notes de chair de fruits blancs frais sur un fond minéral et iodé.
Bouche : matière équilibrée, silhouette filiforme très élégante, finale tonique avec une salinité sensible et un sillage tonique et appétant.
Avec son élégance murisaltienne et sa présence minérale un peu chablisienne, cet aligoté vinifié par Patrick Essa nous donne une interprétation très haut de gamme de ce cépage…on est probablement  assez loin des standards de cette appellation mais dieu que c’est bon !!!


Champagne Grand Cru Blanc de Noirs-Les Clés
Domaine Coquillette à Chouilly

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Robe : jaune moyen, belle brillance, cordon de bulle d’une grande finesse.
Nez : ouvert et séduisant, palette complexe sur le beurre, la brioche, la poudre de craie sur un fond de petits fruits rouges (fraise, groseille).
Bouche : matière suave, jus très pur et mousse d’une parfaite onctuosité, belle persistance aromatique et sillage fruité/vanillé très désaltérant.
Le bouchon de cette belle bouteille a sauté pour célébrer les 24 ans de mon X-man qui a trouvé le temps de venir nous rendre une petite visite en cette fin octobre.
C’est un blanc de noirs vineux et profond qui caresse les papilles avec une parfaite onctuosité…là je regrette de ne pas avoir acheté de magnum. MIAM !


Pinot Noir Cœur de Bollenberg 2012
Domaine F. Schmitt à Orschwihr

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Robe : rubis moyen, belle brillance, frange rose pâle.
Nez : nez flatteur et engageant qui s’ouvre sur des notes grillées/torréfiées (grain de café, chocolat) avant de laisser de développer une très belle palette fruitée et quelques nuances minérales nobles.
Bouche : attaque suave, très beau développement aromatique avec un élevage qui commence à se fondre dans un jus bien concentré, structure tenue par une acidité bien en place et un maillage tannique très soyeux, finale sapide et fruitée.
Le boisé un peu généreux qui marquait ce vin à sa naissance s’est parfaitement intégré pour donner une très belle texture à son jus fruité pur et profond.
Cette grande bouteille entrée dans sa phase de maturité optimale nous apporte la preuve que le Bollenberg est un terroir qui réussit particulièrement bien au pinot noir mais aussi que Frédéric Schmitt sait gérer ses élevages en barriques avec une vraie finesse. MIAM !

Dsc 1455
Sur les hauts de Mercurey en octobre 2017